bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 02/12/15
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On apprend ce jour que l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord,  l’O.T.A.N., invite la République du Monténégro à se joindre à elle. A nous, quoi.

Au même moment, on apprend aussi les accusations gravissimes du président russe contre la Turquie : double jeu, et trafic de pétrole avec ceux qu’on est censé combattre ensemble.  Aie.

Le problème est que la Turquie est malheureusement membre de l’O.T.A.N.,  où elle n’a jamais eu vraiment sa place, sauf au temps de la guerre froide,  contre le communiste de l’est.

Mais celui-ci a maintenant disparu, et la Russie est heureusement devenue l’alliée objective du monde occidental auquel elle appartient.

On en revient alors aux relations internationales d’il y a cent ans, faussées un grand temps  uniquement par la Révolution bolchévique.

Les Russes sont avec les Français et les Anglais. Les Turcs sont ailleurs, quant aux Allemands, ils jouent comme toujours avec  le feu.

Les  Turcs,  les musulmans  de Bosnie-Herzégovine, à la frontière monténégrine, les aiment trop bien.

Doit-on alors considérer que la toute petite République du Monténégro (650.000 habitants, 13.000 km²) va remplacer la Turquie et des 75.000.000n d’habitants.

Moi je dis oui, ce serait plus sûr. 

Je rappelle à Monsieur Vladimir POUTINE que l’ambassade tsariste dans l’ancienne capitale du Royaume de Monténégro, à CETINJE, est un superbe bâtiment baroque, le plus beau de la ville, et qu’il ferait bien de le rentrer dans le patrimoine de la Russie éternelle. Comme au temps du dernier roi du Monténégro, PETAR 1er (1)

En voici d’ailleurs la photo.

 

Pas de jeu de mot, PETAR  c’est PIERRE.

Par bernard.kuchukian le 02/12/15
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Je comprends maintenant pourquoi l’ex-ministre de je ne sais plus quoi, ça n’a aucun intérêt, n’a cessé de me regarder au restaurant hier à Marseille.

En fait, non je sais, Madame Marie-Arlette CARLOTTI est ancienne ministre,  socialiste  et contre les exclusions. Elle a perdu cette fonction, et elle est redevenue députée d’un secteur de Marseille.

Nous  déjeunons souvent dans ce restaurant avec Philippe KRIKORIAN,  non seulement mon ami, mais aussi mon avocat. C’est une bonne adresse,  si certains veulent savoir, ils me demanderont en off.

Les  hasards nous avaient placés à la table d’à côté les uns des autres.

L’ancienne ministre   discutait avec un quidam qui ressemblait à un confrère (j’écris « qui ressemblait » parce qu’il nous a vus, et ne m’a pas plus salué que Philippe, or les usages sont formels, étant plus jeune que nous, c’était à lui de faire.)

Nous, nous  parlions d’un tas de choses, notamment du Conseil constitutionnel de mardi 8 décembre prochain, pour la loi GAYSSOT et la double intervention arménienne au nom du principe d’égalité.

Sans compter de l’autre question traitant du principe d’égalité. Celle  des deux collèges  inégaux électoraux du C.N.B., car la bataille de son élection n’est pas terminée. Suite en audience solennelle de la Cour d’appel de Paris, le 10 décembre.

Nous parlions  aussi de l’audience du Tribunal correctionnel de l’après-midi, devant lequel certains de mes pairs me poursuivent toujours, ils ne désarment pas,  pour injure (et non diffamation) on le sait parce que j’ai écrit que le barreau de Marseille était raciste, pardon ostraciste à la cause arménienne, et aux Arméniens, qu’il n’aime et n’élit surtout  jamais.

La preuve : Philippe et moi avons tout de même fait 28 voix sur 2000 à la dernière élection de renouvellement du bâtonnier.

Pratiquement, j’ai déposé  au Tribunal,  dans cette affaire,  qui n’est pas prête d’être jugée,  une Q.P.C. il a quelques jours. Impossible de faire plus vite : je ne suis pas maitre du travail de la Cour de cassation, ni d’ailleurs de celui du Conseil constitutionnel (pour ce dernier, je le regrette).

Il se trouve que par deux arrêts de mi-octobre dernier, la chambre commerciale a interrogé sur la validité du principe « non bis in idem », qui apparemment n’a jamais eu l’honneur de traitement par le Conseil constitutionnel,  à propos de dirigeants d’E.A.D.S., relaxés en correctionnelle du chef de délit d’initié (à l’occasion de la fusion avec AIRBUS), mais pourtant désormais poursuivis au  disciplinaire devant l’Autorité des marchés financiers. Les petits porteurs du titre la remercient.

Question développée, celle de la nature de la sanction disciplinaire (qui doit figurer au bulletin n° 1) du casier judiciaire.  Est-elle identique à  celle de la sanction pénale.

A l’envers, je pose donc  la Q.P.C. de savoir du coup,  si on peut saisir le pénal, après avoir saisi le disciplinaire et au surplus une fois que celui-ci a statué (en rejetant).

A l’audience, j’ai bien vu que l’ex-députée ministre était là,  mais comme Philippe et moi étions pressés, nous avons fait appeler notre affaire en tête, puisqu’elle était vouée à un renvoi automatique pour fixation spéciale, vu les textes de la loi organique sur la  Q.P.C.

C’est en lisant la presse locale de ce matin  que je regrette notre  absence d’hier. D’après Denis TROSSERO,  dans La Provence de ce matin, c’était non seulement du grand déballage, mais, c’est moi qui parle,  du déballage en rapport parallèle inversé avec mon affaire.

Voici.

Un confrère arabe,  il le dit lui-même, je vois qu’il est désormais inscrit au barreau de PARIS, avait porté plainte contre l’ex-ministre,  parce qu’elle l’avait refusé sur sa liste,  au motif qu’elle avait déjà un candidat arabe, et qu’il devait aller voir ailleurs (ici il y a le nom d’une autre Arabe, élue des quartiers nord de la ville, désormais sénatrice).

Alors, ils ont plaidé, l’un disant que le mot « arabe » n’est pas une injure, et l’autre que l’emploi du mot « arabe » signifiait  en fait « arabe de service ».

Bon, le confrère parisien a bien de la chance, parce qu’il est,  lui,  partie civile, et la ministre poursuivie.

Tandis que moi, qui,  en comparaison ressemble à la victime,  mais arménienne de l’ostracisme de non élection, ce sont mes bourreaux qui me poursuivent. Le monde à l’envers quoi. Tant il est vrai que les Arabes sont nettement  plus nombreux que les Arméniens. Il y a donc plus d’électeurs…

On aura la suite le 19 janvier prochain date à laquelle on plaidera d’ailleurs ma Q.P.C.

Vous comprenez maintenant pourquoi le titre de ce billet  l’Arabe mieux que l’Arménien.

Par bernard.kuchukian le 02/12/15
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Je ne voudrais surtout pas lui faire de la peine ou du tort pour deux raisons.

D’abord, Robert  MENARD,  maire de BEZIERS est oranais, donc pied noir comme moi. 

Ensuite, nous affichons  la même idéologie politique et sociale.

Pourtant, j’écris qu’il n’invente rien avec sa remarquable idée déjà critiquée dans la presse si bienpensante de création d’une garde biterroise, constituée d’agents policiers ou gendarmes ou assimilés, chargés contractuellement d’aider à la sécurité.

Et voilà tout le monde imbécile habituel de parler de milices, maréchal nous voilà et toutes ces conneries.

Mais enfin, c’est quand qu’on comprendra enfin  qu’on n’est plus en 1940  et que l’ennemi ne s’appelle plus Adolphe HITLER ?

Là-dessus, MENARD n’invite rien.

Lui aussi, il est plus jeune que moi,   a du entendre parler en famille des unités territoriales au temps de l’Algérien française,  et de la guerre que nous y avons perdue.

Ce n’est justement pas parce qu’on l’a perdue qu’on ne doit pas en tirer quelques enseignements et solutions.

Alors, il copie, il adapte. Bravo MENARD, c’est tout.

Par bernard.kuchukian le 02/12/15
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Il y a 25 ans cette année  qu’on a inventé TRACFIN, ce machin qui était destiné à traquer les financements douteux susceptibles d’aider le terrorisme.

Le bilan est celui d’une catastrophe de tout premier ordre.

On a tout au plus  emmerdé le citoyen de base, pardon on l’a terrorisé.

En fait, il n’a jamais existé la moindre organisation sérieuse pour traiter ces informations-là.

Et pour cause, ce n’était pas le rôle des banquiers de jouer aux flics. Alors les banquiers se sont tus, ou pire ont systématiquement  dénoncé toutes les situations, histoire de compliquer et de rendre impossibles les opérations.

Quant aux autres professionnels, les notaires, les huissiers de justice, il était couru à l’avance que leur clientèle terroriste n’allait surement pas alimenter le travail de FRACFIN.

Pour les avocats, je sais bien la fameuse formule de Paul LOMBARD : « quand on est avocat, on ne peut pas toujours avoir comme clients le secrétaire perpétuel de l’Académie française ou le cardinal archevêque de Paris, personnages honorables mais dont on sait bien qu'ils ont assez peu de contentieux à traiter », mais tout de même …

Quand on voit où on en est arrivés désormais dans notre pays et autour de chez nous, on se dit que ceux qui nous ont vendu ce machin-là se sont payés notre tète. Non, pardon, ont détourné en vue de traquer la fraude fiscale.

Pendant ce temps-là, à un niveau supérieur  qui n’a rien à voir avec le délire « tracfinien », les terroristes internationaux de l’islam contemplent avec satisfaction le spectacle de fin de civilisation que nous leur offrons. En allumant  soigneusement nos bougies, et en brandissant  frénétiquement nos petits drapeaux.

Par bernard.kuchukian le 01/12/15
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La Turquie joue de la faiblesse européenne.

C’est le titre de l’éditorial du Monde daté du 1er décembre.

Je crains fort qu’il soit en fond de tableau dans notre combat pour la reconnaissance du génocide arménien, dont tous se fichent parfaitement,  toujours nié par la Turquie.

En fait, le sujet est plus vaste. Je cite deux paragraphes de l’éditorial.

Face à une Europe désunie, et velléitaire,  le président turc est en position de force ? Et  il aime ça.  BRUXELLES courtise ANKARA  acteur clé d’une double crise qui en réalité n’en forme qu’une, celle du flux migratoire à destination de l’Union européenne et du chaos proche oriental.  Mais dans sa relation compliquée avec la Turquie,  l’Europe est  moins victime de M. ERDOGAN que de sa propre incurie. C’est un triste spectacle.

Et encore :

La Turquie est un partenaire difficile, et imprévisible. Elle a une attitude ambiguë dans la lutte contre l’organisation Etat islamique, dont elle est pourtant elle-même victime. Ce sont probablement des tueurs de l’E.I. qui ont assassiné sans doute une des figures de la cause kurde, le bâtonnier de DIYARBAKIR.  Mais les crises  nées de la tourmente proche orientale ont d’abord révélé les faiblesses d’une U.E. en pleine régression. Ceci se voit aussi depuis ANKARA.

Par bernard.kuchukian le 01/12/15
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On  dirait que le principe d’égalité de l’art. 6 de la déclaration des droits, repris à l’art. 1er de la constitution de 1958,  a le vent en poupe actuellement chez les hautes juridictions du pays.

Philippe KRIKORIAN et moi avions déjà réussi à le faire considérer dans le contentieux de l'annulation des élections au Conseil national des barreaux avec l'affaire des deux collèges électoraux. La Cour d'appel de PARIS avait retenu et transmis nos deux Q.P.C. à la Cour de cassation, en termes d'absolue clarté et cohérence. Malheureusement, la Cour de cassation n'a pas suivi, on sait les commentaires qui ont été faits sur ce sujet et ce blog.

Mais on dirait que les choses changent enfin.

D’abord,  la chambre criminelle de la Cour de cassation qui en a fait le support de la Q.P.C.  posée contre la loi GAYSSOT, par comparaison du génocide reconnu par rapport à aux non reconnus, c’est à plaider au Conseil constitutionnel le 8 décembre courant.

Ensuite,  voici que le Conseil d’Etat le reprend aussi dans des circonstances toutes différentes. C’est une décision de renvoi du 27 novembre qui sera donc traitée sans doute en janvier prochain.

On est là dans le contentieux,  qui peut apparaitre comme digne de Clochemerle, puisqu’il concerne la composition de la direction et le contrôle de la métropole Aix-Marseille, avec la bataille GAUDIN-JOISSAINS

Si j’ai bien compris, le Conseil d’Etat a tout rejeté, sauf l’argument de non-respect du principe d’égalité  soulevé par l’une des communes demanderesses (salut Maryse).