bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 29/04/16
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IDENTITE NATIONALE : LA POLICE DES ORDURES

...MENAGERES.

Sous titre, le bal des cartons.

Dans un pays où on vous dit que l’ordre républicain doit régner en maitre,  comme la sécurité aussi, il faut bien entendu être propre, enfin,  je veux dire pas sale.

Or,  ici, MARSEILLE est également célèbre par sa saleté.

Et on fait comme on peut. Encore qu’un ami lyonnais (c’est dire…) avec qui je voyageais il y a quelques années  au RADJASTHAN,  horrifié qu’il était par la saleté locale,  disait qu’à coté du pays en cause, le 15ème arrondissement de MARSEILLE, c’était LAUSANNE.

Comme il est trop dangereux de bien assurer la sécurité de la ville, il y a toujours une balle de perdue, comme aller dans certaines cités pourrait en plus être vu comme un acte de racisme,  hou la la, donc bonjour les trafics, et le blanchiment d’argent au supermarché, les politiques en place  ont laissé à la  police municipale de la ville   de quoi agir.

La circulation étant ce qu’elle peut, le stationnement étant anarchique et les parkings hors de prix, la police municipale est donc devenue ici celle  des poubelles.

J’écris qu’elle  méritait nettement  mieux.

Alors on a commencé d’installer  dans le centre de la ville de jolies poubelles automatiques, sauf qu’elles sont insuffisantes pour recevoir la masse des ordures ménagères. Et  aussi même des emplacements à cartons. Evidemment, en nombre insuffisants eux aussi. Alors voilà :

Il y a trop de cartons,

Il y a du vent (oui, à MARSEILLE, il y a du vent, vous le saviez ?)

Et des clochards (quoi, vous ne le saviez pas ?)

La police des poubelles traque donc maintenant le carton qui ne serait pas bien  à son emplacement.

A plusieurs agents dont m’assure qu’ils sont assermentés, ils viennent lire les étiquettes sur les susdits cartons et dresser des P.V. aux noms trouvés dessus, lorsqu’on dit  ne les avoir pas  trouvés aux emplacements idoines.

Désolé Messieurs, si je n’ai pas les enveloppes,  mais mon cabinet reçoit souvent des cartons. 

On les vide de leurs livres ou documents, et on les place,  vides,   aux emplacements idoines.

Sauf que je ne sais pas si  c’est qu’on surveille spécialement mes cartons pour y trouver quelque document séditieux,  raciste par exemple, ou si c’est la faute au vent ou au clochard du coin qui  fouille la poubelle, lui,  avant l’agent public assermenté qui suivra, bref, il parait que certains de mes cartons sont retrouvés ailleurs qu’à l’endroit administratif prévu pour  leur fin de vie. Avant recyclage.

Alors, je suis  verbalisé par  « l’agent assermenté du service de prévention et répression aux infractions de la métropole Aix-Marseille  »,  lequel dit qu’il a constaté et relevé par timbre amende n° … à telle date à telle heure un carton sur la voie publique portant mon nom. Et j’écope d’un timbre amende de 68 €. Une paille.

Je refuse de payer, je proteste, et je fais remarquer  à l’ officier du ministère public du Tribunal de police de MARSEILLE  qui m’écrit   que la contravention est fantaisiste,  qui considère que mes cartons seraient immatriculés comme des véhicules automobiles, équivalents d’objets gardés comme on dit dans le Code civil, et à place fixe (sans tenir compte du mistral), pour autant que le carton en cause et qu’on m’attribue serait bien de moi.

Il me faut insister quand on répond (oui,  on a répondu à ma protestation) en me disant que les agents verbalisateurs sont assermentés.

Mais moi, je maintiens que je  demande à comparaitre à l’audience du juge de proximité.

Je signale au passage qu’on aurait pu trouver une autre adresse pour l’officier du ministère public : boulevard Alphonse Allais. C’est pas bien sérieux.

Finalement,  je reçois ce matin un courrier de son secrétariat  qui m’informe,  avec honneur comme il se doit, qu’après examen attentif des éléments versés au dossier, il procède au classement sans suite de cette affaire.

Une chose encore. On me sait  inconditionnel du grand Marcel PAGNOL. Je l’ai souvent écrit ici.

Alors, je conseille aux fonctionnaires et agents intéressés la  sage lecture de la 2ème pièce de théâtre du célèbre académicien, celle qui l’a lancé.

TOPAZE.

Et la scène  où TOPAZE vend des balayeuses à roulettes, mais comme le maire, par ailleurs propriétaire d’un débit de boissons,  ensuite fustigé par un célèbre arrêt du Conseil d’Etat sur le détournement de pouvoirs,   qui jadis avait installé dans sa commune des pissotières à roulettes en façade des commerces  hostiles et/ou concurrents qu’il voulait taxer…

 

Par bernard.kuchukian le 29/04/16
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ARMENORUM :  DU 29 AVRIL AU  19 MAI, LE GENOCIDE PONTIQUE

 

A mon père.

 

 

En 1915, la une du  New York Times informait déjà que toute la population chrétienne –pardon arménienne- de TREBIZONDE   avait été massacrée. Dans la région, c’était déjà 800.000 personnes.

 

On connait la suite, ailleurs que dans cette ville, au bord de la mer noire, dans la région que les Anciens appelaient le Pont Euxin. Le Pont.  Sur le fonds géographique que RACINE plaçait dans Bajazet, en un temps heureux où on ne massacrait pas massivement les Arméniens puis les Grecs.

Le génocide pontique complète  et achève le génocide arménien. Ces massacres, suivants ceux des Arméniens et des Assyriens, répondent à la définition qui été donné du génocide par un juriste français durant le procès de NUREMBERG.

Le génocide pontique c’est  l’après-vente (au point actuel, autant employer le mot, on a la franchise d’être plus concret) de la destruction des Arméniens en 1915.

Oui, après l’extermination de la plus grande partie de ceux-là en Anatolie,  souvent les plus pauvres, les plus simples, ceux de l’intérieur essentiellement, il fallait aussi régler le sort des autres chrétiens.  

Comment dire, allons-y,  de meilleur niveau social.  

Beaucoup Grecs (1) et aussi les  Arméniens  subsistants, qui demeuraient, spécialement à SMYRNE.

Laquelle  en raison aussi de la présence massive de Français, d’Italiens et d’Autrichiens,  avec la protection du traité des Capitulations, et sous la surveillance du consul général de France  (2) était une vitrine occidentale, « la mine d’or » de la Turquie comme l’appelaient les Arméniens smyrniotes.

On appelle donc le génocide pontique cette deuxième partie de l’opération, qui commence par la reprise aux Grecs de SMYRNE et de l’Ionie qui les avaient  reçues par le traité de SEVRES, et se termine par les destructions ethniques,  puis les transferts  forcés des populations grecques du Pont, au nord, le long de la mer Noire.

Pour le Français qui connait mal si mal sa  géographie (3), c’est une bande qui commence à l’est  d’ISTANBUL,  suit la cote et des termine à TREBIZONDE, peu avant l’Adjarie (c’est le sud de la Géorgie).

La Grèce, puis la République de Chypre, puis celle d’Arménie, sont les trois seuls Etats à avoir reconnu le génocide pontique, qui a donc touché non seulement les Grecs, mais aussi beaucoup d’Arméniens (mon père était  rescapé de ceux-ci) mais aussi les Assyro-Chaldéens, autres chrétiens d’Irak.

Plusieurs Etats membres de l’Union des Etats américains comme la Caroline du Sud, le New  Jersey, la Floride, le Massachusetts, la Pennsylvanie et l’Illinois ont également reconnu ce génocide pontique. Mais ces Etats n’ont pas de prérogative en matière de politique extérieure, les résolutions n’ont pas été prises au niveau fédéral.

Même le pape FRANCOIS l’a reconnu implicitement mais on a compris (les Grecs, pas les Arméniens, pour qui il a été plus explicite).

Il n’en demeure pas moins que le génocide pontique a bel et bien existé, avec  ses centaines de milliers de massacres et aussi ses pillages économiques.

Les Grecs s’en souviennent évidemment mieux que les autres, spécialement à ATHENES, dans laquelle est au sud  le quartier de la NEA SMYRNI, la nouvelle SMYRNE.

Même le traité de LAUSANNE le traite, si mal, lui qui a été  arraché à la Grèce épuisée, les Arméniens ayant depuis longtemps dû abandonner leur indépendance dans la partie occidentale de leur territoire, pourtant reconnue par le traité de SEVRES.

L’anniversaire du génocide pontique est le 19 mai.

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 (1) Son père  était président de la Chambre de commerce de SMYRNE et Aristote ONASSIS, le célèbre armateur grec, y est né.On

(2) Il faut voir l’allure du bâtiment du consulat général de France, seul édifice resté débout, après le grand incendie de 1922,  parce qu’en grande partie construit en marbre, dans la ville, face à la  mer, sur les plans d’un architecte grand prix de ROME. J’en ai déjà parlé ici.

(3) Du coup, la géographie  vient à eux en France dans les banlieues. C’est une autre affaire,  il ne faudrait pas voir  de  suite,  aie.

Par bernard.kuchukian le 28/04/16
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ARMENORUM :  A PROPOS  DU RACISME  TRAITE ICI APRES DECES

Je n’ai pas encore répondu au président DEBRE quant  aux commentaires dans son livre déjà largement signalé ici, sur le  traitement du génocide arménien.

Je le ferai le moment venu.

Je lui rappelle qu’il parle lui-même de la nécessité impérieuse du traitement du racisme et de l’antisémitisme.

Quant au premier des deux, par exemple :

Pourquoi dans  «  le  Corniaud », le  si célèbre  et vieux film de Gérard OURY, scénario  de Gérard OURY né TANNENBAUM,  plus Georges,  ainsi qu’André TABET, le chef truand joué admirablement par le regretté Louis de FUNES,  dont la Jaguar, écrabouille la 2 CV du malheureux BOURVIL, pourquoi donc ce chef truand s’appelle-t-il SAROYAN ?

Pourquoi, le truand, même sympathique, est-il donc arménien  dans le film ?

Elle  vient faire quoi cette arménité  dans cette affaire ?  

La question est posée aux scénaristes, qui  n’étaient pas arméniens, eux, et sont tous décédés aujourd’hui.

Ce  film était inspiré de la célèbre affaire ANGELVIN, un Marseillais tout ce qu’il y a de plus marseillais et franco-français. Jacques ANGELVIN, agent immobilier avait en effet été arrêté pour avoir transporté de la drogue  aux Etats-unis dans une Buick et avait aussi  lancé la célèbre affaire dite de la French Connection ?

Par bernard.kuchukian le 28/04/16
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 AVOCATS :   LA SOLITUDE PLURIELLE

 

Bon, ça recommence, impossible de commenter nos blogs. Au secours, le Webmaster.

 

Voici donc la communication que voulait nous faire mon ami Pierre DOYEN.

Rien à ajouter.

 

 

L'avocat disciplinairement poursuivi, peut toujours se dire in petto qu'il n'est point seul dans la tourmente ; que pareille avanie  en le microcosme professionnel survient à bien d'autres que lui.

 

Cependant le fustigé demeure toujours  tragiquement seul, sa liberté étranglée, sa dignité violée et son honneur piétiné.

 

Car c'est un fait bien établi, les coups ne blessent que la personne qui les reçoit, jamais le porte-knout qui ad libitum les prodigue ! Pas davantage ne souffrent les confrères qui, mezza voce expriment à l'infortuné querellé de la Section spéciale leur muette et ineffable sympathie.

 

Le courage d'une mâle énergie, comme eussent  dit nos illustres ancêtres, n'est guère répandu  en la corporation, où jadis ses membres se targuaient d' y être chevaliers ès -lois.

 

Autre temps autres mœurs, la pleutrerie est reine ! Cependant  toute généralité connaît des exceptions.  Il arrive  parfois qu'en faveur du paria agoni de procédures  kakistocratiques, qu'en assemblée, un quidam que nul ne connaissait jusqu'ici  pour sa mordacité, se lève et dise  tout le mal qu'il pense de la sainte inquisition ordinale.

 

Ainsi  sonne le glas.  Le mort, professionnellement parlant s'entend, est en sursis.  L'avalanche de procédures illégales diligentées contre le querellé a pour unique objet de le chasser de la profession en lui coulant le cabinet.

 

L'avocat qui passe son temps à se défendre contre les procédures et actes illégaux  à lui infligés,  par son porteur du knout(entendez du bâton : en langue vernaculaire on dit bâtonnier, cela fait plus chic !), ne peut plus traiter les dossiers de ses clients. A terme, il ferme donc la boutique, par la force naturelle des choses et des hommes.

Par bernard.kuchukian le 27/04/16
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MARSEILLE   LE STADE ET LA MOSQUEE

Je suis très prudent, et je cite ma source, B.F.M. qui nous annonce ceci :

« « A Nice, foot et religion ne font pas bon ménage. Depuis octobre dernier, une dizaine d'incidents ont été recensés dans la ville, essentiellement pour des prières sur ou autour du terrain. Le 20 mai 2015, une équipe a par exemple commencé son entraînement habituel à 20h30 mais s'est arrêtée vers 21h, "pour s'agenouiller en ligne et faire la prière". Plus récemment, le 19 mars dernier, de jeunes footballeurs ont voulu entrer dans le vestiaire d'un arbitre pour prier. Pour la Fédération française de football, c'est inacceptable.

"C'est hors du champ du foot que de parler et encore plus de pratiquer une religion, que ce soit dans un vestiaire ou sur le terrain. Il y a des lieux pour ça", remarque Éric Broghini, le président du district Côte d'Azur.

« « Une charte, quatre règles

« « La mairie a décidé de réagir en rédigeant une charte "du respect des valeurs de la République". Quatre règles précises doivent être respectées: l'égalité homme-femme, le principe de neutralité des bâtiments, la liberté de conscience et de culte ainsi que l'égalité de tous devant la loi, quelles que soient leurs croyances ou leurs convictions. En cas de non-respect de ces principes, la ville peut sanctionner le club. » »

 

Lorsqu’il y a quelques jours de cela, j’imaginais ici  le projet fou de transformer le nouveau stade vélodrome en une mosquée géante, j’avais simplement un peu d’avance. Je dis bien en mosquée, parce qu’en cathédrale, il n’y  aurait ni les moyens ni les

Par bernard.kuchukian le 27/04/16
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AVOCATS : LA COMPOSITION DES CONSEILS REGIONAUX DE DISCIPLINE EST SOUMISE A LA CENSURE DE LA COUR D’APPEL

Encore une décision finale favorable pour notre confrère (et pour moi,  ami) François DANGLEHANT, lui qui fait l’objet d’une véritable chasse à l’avocat par tous les moyens possibles et imaginables,  les plus odieux qui soient.

Dans un arrêt du 17 mars 2016 (n° 15-325), la Cour de cassation dit ceci :

1°. (On le savait déjà) : l’art. 47 du Code de procédure civile ne s’applique pas aux contestations « organiques » de l’avocat contre sa profession, ou l’organe disciplinaire. C’est la cour d’appel territorialement compétente qui peut seule trancher.

2°. (La nouveauté,  du moins dans l’expression, car ceux qui avaient bien voulu lire les textes en étaient déjà parfaitement convaincus) : les délibérations des conseils de l’ordre  relatives à la composition du conseil  de discipline institué dans le ressort de chaque cour d’appel, et l’élection du président du conseil régional de discipline peuvent être déférées à la cour d’appel.

Et la Cour de cassation casse la Cour d’appel d’Amiens qui avait refusé de considérer le recours contre la composition du C.R.D. et son président. 

A suivre désormais devant la Cour d’appel de Paris.

François, tu n’es pas seul. Une fois encore, il faut abolir le régime disciplinaire des avocats.

Par bernard.kuchukian le 27/04/16
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IDENTITE NATIONALE   L’EMPRUNT ALGERIEN

Je lis sur le blog d’un confrère parisien et algérien que l’Etat algérien vient de décider de lancer un emprunt national. A usage interne.

Ce genre de petite information est tout à fait intéressant, pardon révélateur.

Il démontre que tout mal, surtout par les temps qui courent et que surtout les choses ne vont que s’aggraver encore.

Quant un Etat ne parvient plus à se financer par l’impôt, il doit emprunter.

On n’a rien inventé même dans mon pays natal.

Et alors là, il y a plusieurs degrés.

Ou bien la situation est finalement plutôt bonne.

Alors on, trouve des banquiers, des gens qui ont confiance et qui vous prêtent  sur le marché international. Par exemple parce que vous êtes un Etat riche et avec des ressources.

C’est le cas de la France. Cocorico.

Ou bien ça va mal, personne ne fait confiance, et alors deux niveaux.

Ou bien on trouve un autre Etat qui vous prête. Mais alors il faut que le préteur ait de l’argent ou qu’il soit en, mesure de prêter. Ici, impossible d’imaginer un prêt de la France à l’Algérie : Marine LE PEN prendrait immédiatement 40 % d’électeurs en plus, dans la minute. Et je cesserais immédiatement mes billets sur ce blog, appelé à d’autres occupations.

Alors, il faut trouver une autre solution. Les pays arabes ont désormais les mêmes problèmes que l’Algérie, ils n’ont plus les recettes du pétrole. Quitte à prêter, ils préfèrent le faire à des Etats plus costauds. La France par exemple.

Alors quand on n’a plus de solution et que ça va mal, on ponctionne dans l’Etat lui-même, à défaut de pouvoir le faire par l’impôt. Soit parce que personne ne paie et ne peur payer l’impôt (les fortunes étant confisquées par ailleurs). Soit parce que le taux d’imposition est déjà monumental.

Bref, ça va  mal en Algérie. Et comme c’est à 800 km de Marseille, je vous garantis que dans moins de trois ans, plus personne n’aura le sourire.

  L'

Par bernard.kuchukian le 26/04/16
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ARMENORUM :  LES KUCHUKIAN CHEZ LES PEAUX ROUGES D’IRAN

Un petit billet pour faire sourire  Gérard GUILLOT,  qui défend les Iraniens,  qu’il  voit  qualifier odieusement  de peaux rouges.

Ce matin, me voilà plaider,  sur renvoi d’une décision du Conseil constitutionnel,  devant la Cour administrative d’appel de Marseille. L’audience est terminée et je prends,   au bistrot d’à côté,  un café avec le confrère adverse. Qui est apparemment un lecteur de mes billets sur la blogosphère. Jusqu’ici, rien d’original.

Et puis le confrère ajoute :  « tiens,  je vous ai vu à la télé en voyage en Iran ».

Alors il parait que l’été dernier, ARTE a passé une série de  trois ou quatre reportages filmés sur l’Iran, dont un sur la majestueuse ISPAHAN, où on me voit en compagnie de mon épouse, celle-ci en train de lire un plan.

Nous regrettons tous les deux  de n’avoir pas vu le film et on se demande ce que c’est cette histoire.

Et puis, je nous revois,  mon épouse et moi,  sur une place du quartier arménien d’ISPAHAN, après avoir visité la superbe cathédrale de VANK, chercher de plus petites églises apostoliques.

Notamment celle très belle en authentique de  Bethlehem : nous avions trouvé la  Katchkar caractéristique   derrière la porte du jardin à l’arrière et  un passant  nous avait expliqué qu’il fallait faire le tour du pâté de maisons pour trouver l’entrée principale, ce qui a été fait.  Après réflexion, je me souviens qu’il y avait sur place  une petite équipe de cinéma, qui préparait une caméra, il me semble qu’on parlait allemand (ARTE… )

J’ignorais  alors qu’on nous filmait chez les peaux rouges de l’Arménie iranienne. On ne nous a pas scalpés bien au contraire.

Par bernard.kuchukian le 25/04/16
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JUSTICE : DES DECORATIONS ET DES JUGES

Jean-Louis DEBRé n’aime pas du tout les  décorations, avec et y compris celles qu’on a accordées à tel membres du Conseil constitutionnel, dont il dit clairement qu’il en a été choqué.

Sous sa présidence, de mémoire visuelle, personne n’arborait  d’ailleurs de décoration à la boutonnière,  à l’audience du Conseil,  où on siège sans costume d’audience.

Au judiciaire,  DEBRé a la dent très dure et critique par exemple une rentrée solennelle de Cour d’appel, celle de Dijon,  à laquelle il assiste le 13 janvier 2014. Voici :

 « « Entendre (…) le premier président larmoyer sur les moyens matériels mis à sa disposition pour faire fonctionner sa juridiction m’exaspère. Aller s’excuser publiquement,  parce que la réception qui  suivra l’audience sera très modeste, faute de financement, est ridicule. Quelle image navrante il donne de la justice et de la magistrature.

« « J’observe ces femmes et hommes qui siègent de part et d’autre du premier président. Avec leur robe rouge et leurs décorations qui pendouillent, ils me semblent usés, tristes, hors du temps » ».

Voici qui rappelle l’expression sur le même sujet, faite en termes plus policés, par mon  ami Gilbert COLLARD, député du Gard, dans sa proposition de loi tendant à interdire les décorations  aux magistrats, pour assurer leur indépendance totale.

Le sujet n’est pas nouveau.

Et les critiques ont  déjà eu quelque écho.

Je me souviens du temps où,  par principe ou habitude,  on décernait  systématiquement la Légion d’honneur au bâtonnier du barreau de Marseille, à la fin de sa mission. Ce temps est terminé heureusement.

Idem du temps où on faisant pareil avec le président du Tribunal de commerce de la ville.

Le dernier à l’avoir portée est  Alain BEUDON, aujourd’hui décédé. Comme on parlait déjà du sujet, il expliquait,  tranquille,  que sa Légion d’honneur, il l’avait eue à titre militaire pendant la guerre, comme  officier de marine,  ensuite  reconverti dans l’expertise comptable.

P.S.- Pour le bâtonnier de Marseille, nous n’aurons pas ce problème. La bâtonnière élue l’a déjà, la Légion d’honneur.

Par bernard.kuchukian le 24/04/16
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ARMENORUM :  LE   NESPRESSO  DESORMAIS IMPOSSIBLE EN TURQUIE

Non, c’est vrai quoi, voici que Georges CLOONEY vient d’épouser officiellement la cause du génocide arménien.