bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 02/06/16
Dernier commentaire ajouté il y a 2 années 9 mois

LETTRES DE MON BARREAU : LA MAFFIA  EST-ELLE A LA TETE DU BARREAU DE MARSEILLE

Il circule  ce soir,  sur les ordinateurs des avocats marseillais,  l’invitation du bâtonnier Fabrice GILETTA pour la prochaine revue biennale de la profession, qui aura lieu le 30 juin.

A l’appui, l’affiche officielle annexée au présent billet, constituée d’un  montage des photos du bâtonnier  en exercice, et des anciens bâtonniers encore en vie,  l’un d’eux n’étant plus très vaillant.

Un titre : « LES PARRAINS »,   tandis que trois  anciens bâtonniers portent un chapeau.

Avec une légende :  « tu n’avais pas eu peur avant ».

On doit  trembler donc pour la suite.

C’est que (source Wikipedia), » » le terme Parrain (en italien padrino) désigne un chef d'une famille mafieuse.

« « Il a essentiellement trois fonctions :

une fonction dirigeante : il chapeaute le Capocrimine, qui lui-même dirige ses Sottocapo, qui lui dirige le Caporegime ou Capodeccina, qui dirige le soldat (Soldato) ; une fonction de médiateur pour arbitrer les conflits à l'intérieur de sa famille au sens large, une fonction de conseiller des petites gens. « « 

C’est vrai que ça ressemble beaucoup aux fonctions du bâtonnier.

Encore Wikipedia, « « il se distingue des autres mafieux par son audace, sa férocité (on pense ici par exemple à un sens aigu des rapports de force et des relations humaines, et une autorité naturelle lui permettant de s'imposer aux autres. » »[]

Mais au juste, cette affiche, est-ce du lard ou du cochon ?

Je rappelle en effet qu’elle émane d’une institution réputée  sérieuse, du moins jusqu’ici,  qui sait jusqu’où on peut plaisanter.

Et peut-on s’amuser  avec l’évocation de la maffia ?

Et si l’affiche n’était pas « pour de rire », comme un amusement ? 

Et si certains des personnages avaient des liens avec les maffias ou autres organisations secrètes.

Etalant ici leur prétention et leur superbe mépris des autres.

Même s’il s’agit d’annoncer une revue, c’est que je ne  constate aucune réserve d’humour sur le document.

Je me souviens que l’amuseur public MADENIAN, grand ami de certains de ces bâtonniers, avait été condamné en correctionnelle,  pour avoir dit des électeurs du Front national qu’ils étaient des fils de pute.

On avait bien essayé de lui rattraper le coup, mais comme il avait déclaré que ce n’était pas de l’humour, il avait bien failli le condamner.

Ici, il faudrait donc inviter le procureur de la République à interroger ces hauts  personnages sur leur sens de l’humour.

Il est des choses avec lesquelles on ne rit pas.

Encore heureux qu’on ne soit pas en Italie spécialement en Sicile.

C’est que l’humour apparent peut dissimuler la vérité : si les auteurs du montage avaient un peu de culture historique, ils devraient se souvenir qu’au temps du Resorgimento, on écrivait sur les murs de Milan, contre les occupants autrichiens, « Viva Verdi ».

Ce qui n’émanait pas d’amateurs de bel canto, mais signifiait « Vittore Emmanuele Re d’Italia » à la tête du soulèvement contre les occupants autrichiens.  

Quant à l’image de marque du barreau de MARSEILLE, on préfère ne plus  en parler.

Même pour de rire, nous sommes donc officiellement un barreau mafieux. A l’exact moment où une certaine information commence à courir, en cours de vérification.

Moi, je m’apprête à tout faire pour créer incessamment  un nouveau barreau à MARSEILLE, hors ces gens-là, même si on soutient que je n’ai pas le sens de cet éventuel humour là.

Par bernard.kuchukian le 02/06/16
Dernier commentaire ajouté il y a 2 années 9 mois

AVOCATS : LA FIN NECESSAIRE DU BATONNIER DES MAGISTRATS

Je crois bien que c’est aujourd’hui que la Cour d’appel de Grenoble doit évoquer,  en audience solennelle,   la décision du Conseil régional de discipline,  qui a relaxé (civilement, suivant ma formule) notre confrère Bernard RIPERT.

Politiquement,  et intellectuellement, l’intéressé est à mes antipodes.

Je dois même dire publiquement n’avoir pas apprécié son silence sur la proposition d’aide que je lui ai faite,  à moment donné, car moi je défends avant tout, l’avocat, quel qu’il soit, trop souvent contre les siens, qui s’organisent en caste ou en amitiés contraires.

Passons.

Le Canard enchainé d’hier rapporte la formule de Bernard RIPERT,  que je fais mienne : « J’espère que mon bâtonnier, plus celui des magistrats que des avocats, sera déconsidéré. »

Ailleurs, ici dans le ressort d’AIX EN PROVENCE, j’ai déjà fait déconsidérer  pour moi par deux fois le mien par le C.R.D.,  plus une fois par la Cour d’appel.

Courage RIPERT.

Et comme il faut bien trouver une solution de sortie, sachez que je travaille, je l’espère terminée pour ce soir, à une Q.P.C. à poser dans une autre affaire disciplinaire,  pour défendre un confrère,  ces jours-ci devant la Cour d’appel d’AIX EN PROVENCE.

C’est celle de l’inconstitutionnalité des 15 premiers mots du premier alinéa de l’art. 15 de la loi de 1971 sur la profession d’avocats, comme contraires à la liberté d’association, telle que rappelée par la célèbre décision n° 71-44 DC du 16 juillet 1971 du Conseil constitutionnel.

Si on prétend encore les rattacher administrativement à un tribunal de grande instance, il faut que les avocats aient localement le choix du barreau de rattachement. Il faut donc qu’il puisse y avoir plus d’un barreau par tribunal de grande instance.

A suivre.

Par bernard.kuchukian le 01/06/16
Dernier commentaire ajouté il y a 2 années 9 mois

NUMERIQUE : LE RENVOI DU BOITIER NAVISTA

Il a tout de même fallu faire appel à  un informaticien pour déconnecter le boitier Navista, et faire les quelques réglages nécessaires.

Bon, je vais maintenant renvoyer demain ce machin là au C.N.B.  en m’opposant à l’avance à ce qu’on continue à me prélever l’abonnement correspondant (qui est distinct de celui de la clé).

J’imagine qu’une nouvelle bataille est en perspective contre la profession, car le C.N.B. prétendra payer l’abonnement,  champions dans l’art de fermer sa gueule.

Par bernard.kuchukian le 01/06/16
Dernier commentaire ajouté il y a 2 années 9 mois

MISCELANEES : L’URSSAF, ELLE,  NE REMBOURSE JAMAIS

Il peut arriver que le contribuable ait trop payé le fisc.

C’est vrai en matière de T.V.A. et ça peut être vrai en toute autre matière. Le Trésor public est parfait, correct, il rembourse.

Je viens de découvrir pardon d’avoir la confirmer de ce que la R.A.M.,  qui gère l’assurance maladie des indépendants, donc des avocats, procède de la même manière.  Correct. Ayant trop versé en acomptes trimestriels, la R.A.M. vient spontanément de me rembourser le trop versé.

Il reste l’U.R.S.S.A.F.

Ah l’U.R.S.S.A.F. qui fait exactement comme elle veut, comme le veulent ses agents, chevaliers de la guerre sociale, avec le recouvrement de la C.S.G.

Notre blogosphère connait mes démêlés avec ces gens-là, et ce n’est pas terminé, il reste plusieurs procès à plaider à la rentrée devant le T.A.S.S.

C’est toujours  le même refrain : l’U.R.S.S.A.F. ne remboursé par les trop versés en appel de cotisations de la C.S.G., traite la matière comme en compte courant bancaire, sauf qu’elle n’affecte pas le trop perçu aux cotisations suivantes.

Bref, les fonds sont perdus, enfin pas pour elle, qui prétend les affecter à d’autres dettes sans jamais dire de quoi il s’agit.

Il est dommage de savoir qu’il est inutile de porter le contentieux au pénal : aucun procureur ne poursuivra jamais l’U.R.S.S.A.F. et c’est  bien dommage.

Il reste donc à poursuivre le combat au T.A.S.S. Je le continue.