bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 13/09/16
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La campagne présidentielle américaine actuelle nous interpelle sur les jeunes et les vieux au pouvoir. Prochainement.

Donald TRUMP a 70 ans. Hilary CLINTON, 68.

En France, je n’analyse pas les âges des 68 candidats possibles à la prochaine élection. Je m’intéresse aux grosses pointures apparemment susceptibles de faire des voix.

La première observation est que quantitativement, l’essentiel de ces grosses pointures a plus de 60 ans.

SARKOZY, 61 ; FILLON, 62 ; COPE, 62 ;  MELANCHON, 65 ; JUPE, 71.

On ne sait pas si HOLLANDE sera candidat, mais c’est 62.

Les moins vieux ou les plus jeunes vont de MONTEBOURG, 53, à LE MAIRE, 47, en passant par LE PEN, 48.

Il faudra ajouter un an à chacun l’an prochain.

Le titre II de la constitution française de 1958 ne définit aucun âge minimum et encore moins limite pour être président de la  République.

Aux Etats-Unis, ces limites n’existent pas non plus.

On sait tout au plus que la moyenne d’âge est de 55 ans, jusqu’ici.

Par bernard.kuchukian le 13/09/16
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Le site europegrece.wordpress.com pose la question.

Un écrivain turc Ahmet ALTAN, dans le journal Taraf du 28 novembre 2012,  ironise sur la version officielle de l’histoire turque, selon laquelle les Turcs de Turquie viendraient des conquérants turcs d’Asie centrale, qui ont envahi ce que nous appelons aujourd’hui la Turquie à la fin du 11ème siècle de notre ère. « Combien de Turcs sont venus en Anatolie avec Alp Arslan ? » s’interroge-t-il. Et d’énumérer les populations qui vivaient alors en Anatolie avant l’arrivée des conquérants turcs: Grecs (« Rumların »*), Arméniens, Kurdes. « Comment se fait-il alors que nos « ancêtres » soient seulement les Turcs et les musulmans? », poursuit-il.

Selon l’écrivain turc, les Turcs devraient donc revoir leur perception de leurs origines, de leur histoire et de leur culture.

Il ne s’agit pas d’une élucubration de romancier.

Selon une étude publiée dans le American Journal of Physical Anthropology, les Turcs d’Anatolie (partie asiatique de la Turquie) n’ont que 13% de gênes originaires des populations venues d’Asie centrale – American Journal of Physical Anthropology, Volume 136, Issue 1, pages 11–18, May 2008, Ceren Caner Berkman, Havva Dinc, Ceran Sekeryapan, Inci Togan.

Selon cette étude, les langues des régions que nous nommons « la Turquie » (qui étaient surtout le grec et l’arménien) furent graduellement remplacées par le turc après l’invasion de l’Anatolie par les groupes nomades turcs originaires d’Asie centrale.

Selon cette analyse les Turcs de Turquie ne viennent donc pas, majoritairement, des conquérants turcs, mais au contraire, des populations chrétiennes soumises, ou du moins, d’une partie importante de ces populations, celle qui s’est ralliée au conquérant turc, et qui a adopté sa langue et sa religion jusqu’à oublier son identité grecque, arménienne et chrétienne. Entre le 11ème siècle et le 16ème siècle, l’Anatolie passera, de majoritairement grécophone, arménophone et chrétienne, à majoritairement turcophone et musulmane.

Jusqu’à présent, le grand public amateur d’histoire avait seulement entendu parler des jeunes esclaves chrétiens de 7 à 20 ans (Grecs, Slaves, Albanais notamment), enlevés à leurs parents, convertis de force à l’islam (et fournissant en hommes soumis et dévoués l’armée des janissaires et l’administration ottomane); ou de certaines populations de grécophones musulmans qui vivaient en Grèce; ou encore de l’interdiction de l’apostasie sous l’empire ottoman, c’est à dire l’interdiction pour un musulman de se convertir au christianisme sous peine de mort, ce qui empêchait que les populations turco-musulmanes issues de l’envahisseur n’intègrent les communautés chrétiennes.

Mais le phénomène massif d’islamisation-turcisation des groupes ethno-linguistiques chrétiens, grecs et arméniens d’Anatolie (Turquie d’Asie) qui s’est déroulé sur cinq siècles, est plus rarement évoqué.

Les vainqueurs ont écrit que les ancêtres des Turcs de Turquie seraient ces guerriers fiers et dominateurs qui via les Turcs seldjoukides, puis l’Empire ottoman, se sont progressivement emparés de l’Empire byzantin. Malgré les bouleversements entraînés par ces invasions (exode de populations, bouleversement linguistique), les choses ne se seraient donc pas tout à fait produites ainsi…

Le phénomène historique de turcisation-islamisation de ces populations est complexe et provoque un regain d’intérêt en Grèce.

Avant l’arrivée des Turcs, la région que nous appelons aujourd’hui la Turquie d’Asie faisait principalement partie de l’Empire romain d’Orient (que nous appelons à tort « l’Empire byzantin » alors que les « Byzantins » ne se sont jamais appelés ainsi).

Y vivaient alors, des populations dont la langue maternelle était surtout le grec, l’arménien, le kurde et même, au sud, l’araméen (pour l’essentiel, les populations grecques vivant en Asie mineure étaient les descendants de populations égéennes et méditerranéennes, à savoir de populations de langue grecque présentes depuis l’antiquité – Ioniens, Doriens, Eoliens – et d’autres populations locales parlant le plus souvent une langue indo-européenne tels les Phrygiens et les Cariens, qui progressivement avaient  totalement fusionné avec l’élément grec, absorbées dès l’antiquité).

En plus de la langue propre à chaque population de l’Empire byzantin et des dialectes grecs locaux parlés par les populations grecques, une forme plus élaborée de grec servait de langue administrative commune, et une forme de grec standardisé servait de langue vernaculaire aux différents  groupes ethno-linguistiques qui conservaient néanmoins leur langue d’origine (dialectes locaux grecs, arméniens, néo-araméen et autres); le christianisme orthodoxe y était majoritaire, et la plupart des populations qui s’y rattachaient y étaient désignées sous le terme de « Romains » y compris les Grecs.  En effet leur nom « d’Hellènes » était alors rejeté par les cercles ecclésiastiques: ceux-ci faisaient une lecture littérale voire « radicale » de certains textes judéo-chrétiens où le terme « Hellène » était assimilé au terme « païen » – ce qui en marginalisa l’usage jusqu’au 19ème siècle. Dans ce contexte « Romain » ne signifie pas « latin » mais désigne ceux que nous appelons les « Byzantins. » En France, au Moyen Age, les « Byzantins » étaient désignés sous le terme « Grecs. »

En turc, le terme Grec/Hellène est traduit par « Yunan » tandis que le terme « Romain », dans le contexte de « l’Empire byzantin », est traduit par « Rum » et est encore souvent utilisé.

Cependant les Turcs ont tendance à réserver l’usage du terme « Rum » aux Grecs, et pas aux autres populations héritières de « l’Empire byzantin » (les Arméniens par exemple).

Par bernard.kuchukian le 12/09/16
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Toute ma jeunesse –jusqu’à 15 ans- a été bercée à Bab el oued par la déclaration permanente des Juifs séfarades de mes amis : « L’an prochain Jérusalem ».

Franchement, on en riait.

Et puis le monde a bougé.

Dans un premier temps, ça a été 1962, et pour quelques Juifs pieds noirs, l’installation en Israël. Mais, ça n’avait rien à voir, au contraire peut être, avec la portée du message : la reprise de la Ville sainte.

Je ne sais pas comment on appelle la Providence dans le Talmud. Elle a pourtant bien joué, puisqu’en 1967, le vœu dont on se moquait  est bel et bien devenu réalité : le général Dayan avait conquis la totalité de Jérusalem, ainsi réunie sous l’autorité d’Israël.

Et si désormais, le même cri de guerre ne devait pas être le nôtre : « L’an prochain, Constantinople ». Après tout, les Turcs n’occupent l’Anatolie que depuis la fin du XVème siècle seulement, une fois que Byzance est tombée. L’année même 1492, où prend fin en Espagne la reconquête et où commence la conquête de l’Amérique. Et si l’histoire n’avait pas découvert l’Amérique, les Espagnols auraient reconquis les territoires occupés par l’islam, jusqu’à Byzance, tombée aux mains des Turcs quelques mois à peine avant la tombée de Grenade aux mains d’Isabelle de Castille et de Ferdinand d‘Aragon.

Et puis, je me dis que finalement le traité de Sèvres en 1919 n'était jamais que le point de départ de cette reconquete. Certes, il a avorté en 1923 à Lausanne.

Seules les manes du professeur Paul de GEOUFFRE de la PRADELLE pourraient nous dire (1)

 

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(1) Qui m'enseigna jadis à Sciences po.

Par bernard.kuchukian le 12/09/16
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On sait,  sur la blogosphère,  mon affection particulière pour Jacques ATTALI, bien que nous n’ayons pas les mêmes idées politiques.

Mais je suis Algérois comme lui, alors …

Dans l’ouvrage collectif remarquable  qu’il avait dirigé au début du quinquennat de Nicolas SARKOZY, auquel avait participé Emmanuel MACRON,  il paraissait soutenir que l’immigration était une chance pour la France. 

Il se trompait.

Personne surtout pas moi n’a jamais écrit qu’il était parfait.

Voici qu’il récidive  en ce qu’il a écrit un nouveau libre de propositions pour l’avenir. Je ne l’ai pas encore lu.

Interrogé sur celui-ci samedi dernier sur L.C.I. lors de la nouvelle émission animée par l’excellent journaliste Yves CALVI (qui est passé de la 5 à L.C.I.) sur le sujet des  migrants, nouveau nom des immigrés, ATTALI a fait une réponse étonnante, surtout par rapport à ses écrits antérieurs.

Il a dit – c’est ahurissant que personne ne l’ait remarqué dans la presse – qu’il considère que la France n’a pas, n’a plus besoin de migrants. C’est non.

Pratique et intelligent, il a ajouté, « sauf des cas individuels exceptionnels particuliers ». C’est sûr  que si un prix Nobel de quelque chose  veut immigrer en France, il doit y être le bienvenu. 

Mais on voudra bien admettre que c’est rarissime.

Par bernard.kuchukian le 11/09/16
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« I am proud to be one in the family. »

On célèbre  aujourd’hui aux Etats unis, et aussi partout dans le monde, le 15ème anniversaire de  l’attaque des tours jumelles du World Trade Center de New York, des milliers de morts atroces, les pompiers,  admirables, perdant plus de 300 des leurs.

On va surement pleurer sur le sort abominable des victimes.  Ah, les bougies et les minutes de silence.  On le fera partout.

Qu’ils fassent. Moi, je veux saluer aujourd’hui le courage de ceux qui ont essayé de sauver les leurs et y sont parvenus en partie.  Oh, je ne suis rien du tout, surtout pas un officiel. Alors, je laisserai  à d’autres le soin de dire tout le bien possible des pompiers new yorkais.

Mais individuellement,  personne ne m’empêchera de saluer mon arrière… petit cousin, l’un de ces pompiers-là, JOHN MCCONNACHIE. 

A la tête d’une équipe dont il était le chef, caserne de la rue de la Douane à NEW YORK, il fut parmi les premiers  pompiers de l’extérieur  à  intervenir et à sauver des centaines de vies humaines.

On trouvera sa mission rapportée dans le New York Dailly News du surlendemain. 13 septembre 2001.

http://www.nydailynews.com/archives/news/courage-pure-luck-save-death-firefighters-walked-nightmare-article-1.920490

Plus tard, du 26 septembre 2005.

En ligne sur :

http://www.nydailynews.com/archives/news/firehouse-100-years-heroism-article-1.598873

On sait qu’une équipe française faisait à l’époque et depuis quelques jours  un reportage sur les pompiers de New York. Il est  ainsi dans le film des frères Naudet.

C’est que la mère de ce héros s’appelle Suzan Kuchukian. Elle est la petite cousine germaine de mon père, Antoine Kuchukian.

En ce jour anniversaire à la fois de deuil, mais aussi de fierté, je salue aussi  la tante de John,  mon arrière … petite cousine, religieuse en retraite désormais, Angèle Kuchukian.

Je suis fier d’être un de la famille.

http://www.spingola.com/jules%20naudet%207.htm

Par bernard.kuchukian le 11/09/16
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Je n’avais pas fini de mettre en ligne mon billet d’il y a un instant sur le devoir de réserve politique du magistrat, que je découvre l’attaque de Monsieur SARKOZY, ancien président de la République et aspirant à la future présidence l’an prochain. Il tacle le procureur de la République de Paris à propos des attentats et dit qu’il  ne croit pas  que ce magistrat puisse faire de la politique.

Non, SARKOZY – je suis vous appeler ainsi nous sommes avocats tous les deux -, vous vous trompez et êtes trop modéré.

Car le  procureur ne PEUT PAS. Lisez donc ce que je viens d’écrire.

Et prenez connaissance aussi de la proposition de loi COLLARD sur le meme thème.

Par bernard.kuchukian le 11/09/16
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Fut-il président de Tribunal de grande instance, même en instance de départ, vers ailleurs, en une promotion de premier président de Cour d’appel, fut-il à s’exprimer lors d’une minute de silence, pendant laquelle,  par principe et définition, on doit avant tout  se taire, un magistrat peut-il,  hors de toute décision de nature juridictionnelle s’exprimer,  et dire publiquement ceci :

« Cela (il parle  d’actes présentés comme de déséquilibrés à propos de l’attentat du 14 juillet,  à Nice dont les morts sont célébrés lors de la minute de silence) sans réflexion aucune, ni référence aux valeurs de paix que toutes les religions, y compris bien sur l’islam,  entendent d’abord défendre » (c’est moi qui ai souligné).

Il se pose alors sérieusement la question de savoir si le magistrat  est alors

en  infraction à l’art. 10 de l’ordonnance n° 58-1270 du 22 décembre 1958, qui porte  statut de la magistrature.

Je cite ce texte.

« « Toute délibération politique est interdite au corps judiciaire.

« « Toute manifestation d'hostilité au principe ou à la forme du gouvernement de la République est interdite aux magistrats, de même que toute démonstration de nature politique incompatible avec la réserve que leur imposent leurs fonctions.

« « Est également interdite toute action concertée de nature à arrêter ou entraver le fonctionnement des juridictions. » » 

On rappelle que la  politique en son sens plus large, celui de civilité ou Politikos, indique le cadre général d'une société organisée et développée.

L’islam par-dessus tout. On rappelle aussi l’art.  10 de la déclaration des droits de 1789, qui évoque avec précision le statut des religions, avec l’interdiction pour elle de troubler l’ordre public. La déclaration des droits est dans le préambule de la constitution de 1958.

La réponse à la question posée  est donc oui.

Je suis désolé pour ce même magistrat, dont j’ignore à quelle époque il  s’est présenté au concours d’entrée à l’Ecole nationale de la magistrature. Sans doute après moi. Il n’est pas admissible qu’il ait ignoré cette règle fondamentale.  

Sauf qu’une des raisons pour lesquelles, moi,  j’ai finalement abandonné la magistrature et ai choisi une profession libérale, LIBRE, comme celle d’avocat, c’est notamment pour échapper à cette règle.

Et je redis ici que le bâtonnier du barreau auquel j’appartiens s’associe,  ne serait-ce que par sa présence et la photo à la déclaration scélérate du magistrat,    contraire à son statut fondamental,  le tout étant reproduit ne varietur dans le bulletin du barreau, n’est pas admissible.

Pour le surplus, je vous renvoie à la lecture du billet relatif à la récente proposition de loi sur le sujet  des déclarations publiques des mahistrats telle que présentée par mon ami, l’avocat Gilbert COLLARD.

Par bernard.kuchukian le 11/09/16
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Voici qu’on apprend que lors de la campagne électorale présidentielle actuelle aux Etats Unis, la candidate CLINTON a déclaré que les électeurs de son adversaire TRUMP étaient des gens pitoyables.

Elle s’est rapidement ravisée et rendue compte de la gaffe monumentale qu’elle faisait.

On n’a pas le droit d’injurier les électeurs, y compris et surtout ceux du parti adverse.

Et elle a présentée des excuses.

On peut souhaiter que la réaction des électeurs concernés (j’ai en ai dans ma famille outre Atlantique) la battront à plate couture dans quelques semaines. Je le souhaite.

Cette affaire pas si petite que cela, car très révélatrice d’un état d’esprit, devrait éviter ici en France, chez nous, quelques dérives du même genre, à l’attention des électeurs du Front national.

A ce sujet, je rappelle qu’un amuseur public du nom de MADENIAN a été condamné par le Tribunal correctionnel de Paris, à une modeste amende, mais condamné tout de même, pour avoir déclaré que les électeurs du Front national étaient des fils de pute.

Eviter, je n’en suis pas si sûr que cela. Car, cet amuseur public a  été officiellement promu avec un spectacle organisé aux frais de la profession ici à Marseille. J’ai écrit  sur ce blog que la commission de la culture –il parait que ça existe - (sic) du barreau de Marseille qui avait fait cela était celle d’abrutis.

Qu’ai –je fait !

Je suis poursuivi en correctionnelle par un quidam se disant représentant de cette commission  occulte, poursuivi cependant aux côtés du bâtonnier de Marseille.

L’affaire a 18 mois maintenant, et n’est surtout pas terminée. 

J’attends de pied ferme   un désistement que mes pairs refusent. On ira jusqu’au bout.

Par bernard.kuchukian le 09/09/16
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Qu’on le veuille ou non, le christianisme n’est jamais qu’une secte juive.

Ce qu’on sait moins, c’est que le mot « se chamailler » trouverait son origine dans les violentes disputes,  souvent verbales, mais aussi physiques,  qui opposèrent les disciples de Sciammaï à ceux de Hillel, tous deux à la tête d’une institution  de débats des lois juives.

Il parait qu’un rabbin Hillel assura cette responsabilité pendant quarante ans. Un adjoint dirigeait les procès. Il était appelé Av Beth din, probablement tenu par Sciammaï. Ces deux postes étaient en effet traditionnellement confiés aux deux plus grandes autorités légales du moment.

Sciammaï, craignant que le peuple juif se contaminât,  en côtoyant l'occupant romain, comme il l'avait fait un temps,  développa une interprétation rigoriste de la loi.

Il alla ainsi  jusqu'à prêcher qu'une poule pondant pendant un sabbat, ne respectait  pas le précepte qui proscrit tout travail ce jour-là.

C'est ce cas qui,  parait –il,  fut  soumis au jeune Jésus,  né juif, je le rappelle, lors de son examen de majorité.

Il y répondit  dit-on avec à-propos, ce qui étonna ses examinateurs.

Revenons à l’inventeur de la chamaille qui  avait la réputation d'être austère, colérique et impatient.

Le plus cocasse, est que ce rabbin-là avait,  comme il se devait, une profession  bien pratique dans la vie. Il  était charpentier

A ce propos, j’avais jadis gagné un procès en appel (en cassation ils n’avaient  eu aucun humour) en défendant l’éditeur,   contre une journaliste qui faisait valoir sa clause de conscience. J'avais   soutenu, lecture de l’évangile de Luc faite,  que le changement d’orientation d’un journal catholique, absorbé par un journal spécialisé dans le bâtiment, n’avait aucun effet.

Car je soutenais que le christ,  qui était charpentier,   suivant cet évangile-là,  serait sans aucun doute resté abonné au même journal s’il avait existé à l’époque, ne serait-ce que pour se tenir au courant de l’activité du bâtiment.

 

Par bernard.kuchukian le 09/09/16
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Note du département (lire quai d’Orsay)

Paris, 16 septembre 1915,

Il parait douteux  que l’on puisse installer en Algérie, en Tunisie ou au Maroc les quatre à cinq mille réfugiés arméniens venant d’Antioche.

En effet, il ne semble pas que le manque de main d’œuvre se soit fait sentir dans ces pays, en revanche, il y aurait danger à mettre en contact avec la population musulmane ces Arméniens, qui seraient un témoignage vivant des succès des armes turques contre des chrétiens.

(Page 71, n° 80, Archives du Ministère des affaires étrangères, Guerre 1914-1918, Turquie, tome 887, f.192, in Arthur BEYLERIAN, Les Grandes puissances, l’empire ottoman et les Arméniens dans les archives françaises (1914-1918), recueil de documents, publications de la Sorbonne, Paris 1983, préface de Jean-Baptiste DUROSELLE)