bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 11/01/17
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Les longs développements et explications sur la liberté d’expression de l’avocat,   y compris l’arrêt du 16 décembre 2016  de l’affaire MORICE, et tout le travail préparatoire, démontrent finalement  la totale absence générale de hauteur de vue sur le sujet.

C’est qu’on en est resté à la loi de 1881 sur la presse, qui venait à la fin d’un siècle,  marqué en France par tout, sauf par  la liberté.

Alors, celle d’expression des parlementaires et des avocats a été déclarée dans  son article 41, mais encadrée pour nous avocats, à l’intérieur de l’enceinte judiciaire et encore.

Mais tout cela, ce sont de vieilles lunes, totalement dépassées heureusement.

Il faut donc,  et c’est enfantin à écrire, réformer l’art. 41 pour étendre la liberté d’expression de l’avocat  dans l’enceinte judiciaire, et hors de celle-ci sur tout sujet d’intérêt général.

L’avocat devient alors le tribun du peuple. Il est devenu un acteur  constitutionnel.
 

Une fois encore, c’est toi Philippe qui avais raison le premier.

Par bernard.kuchukian le 11/01/17
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Voici que ce qui devait arriver arrive, les protestations prétentieuses et moqueuses des notaires suffisants contre la réforme du divorce par consentement mutuel. Ils avancent leur super compétence contre l’imbécilité des avocats.

Le Conseil national des barreaux, lui-même superbe assemblée de nullards proteste mais que vaut sa protestation quand on sait qu’il se passionne plus pour le sort des avocats du Bélouchistan ou ailleurs qu’aux affaires des avocats de France.

Voici pourtant ce que j’avais écrit sur le sujet, transmis à mes pairs locaux, qui n’en n’ont rien fait,  tant il est vrai que ça venait de moi.

Ils sont supérieurs, n’est-il pas vrai.

J’avais également suggéré de faire jouer un lobby à créer auprès des députés et des sénateurs. Rien du tout. Les notaires savent faire, eux.

Voici mon texte

 

PROPOSITION KUCHUKIAN SUR LA REFORME DU DIVORCE

Exposé des motifs. Le législateur français cherche depuis des années à « déjudiciariser » tout ce qui peut l’être, afin d’économiser ou de répartir autrement la dépense judiciaire.

Le processus n’est ni de droite ni de gauche, il est celui des gouvernements qui se succèdent à la tête du pays, suivant sans doute aussi les souhaits de la chancellerie.

Je suis bien placé pour dire que cette tendance générale n’est surement pas critiquée par d’autres droites.

L’idée est d’aller plus simplement et plus vite, tout en veillant à l’absence d’abus et de débordements.

Les plus cultivés dans la connaissance de l’histoire de France savent que le divorce sur déclaration commune en mairie, sous la Révolution, avait conduit à des abus.

Il ne m’appartient pas ici de critiquer ce processus de sortie du périmètre du juge, notamment quant aux cas d’application de l’absence d’intervention du juge.

Je constate, c’est une chose excellente, que le législateur veut faire confiance au barreau, comme meilleur connaisseur du droit de la famille, hors patrimoine, avec l’exigence d’un avocat par partie, censé aider par principe et définition au respect des droits de chaque conjoint.

Il existe cependant une contradiction évidente dans ce processus, puisque la confiance faite aux avocats, par exemple dans l’acte d’avocat, est subordonnée à une déclaration finale devant notaire, afin de donner le caractère exécutoire au tout.

C’est d’autant moins cohérent que le notaire n’a qu’une simple fonction d’enregistrement.

Il faut donc trouver une autre solution, plus rapide, plus simple, et moins couteuse, afin d’assurer la sécurité du divorce nouveau modèle.

On pense alors à remplacer le notaire par une double déclaration commune des avocats, faite au greffe du Tribunal de grande instance avec dépôt des documents préparés conjointement par eux pour le divorce.

Le greffier aurait ici une fonction de simple enregistrement comme le notaire, s’assurant simplement que les deux déclarants sont bien avocats, exactement comme l’aurait fait le notaire.

Le greffier en donnera récépissé, et revêtira cet acte de la formule exécutoire.

Les avantages du greffier sont nombreux.

D’abord, il est un fonctionnaire d’Etat de qualité et sérieux professionnel reconnu. Sa mission sera rapidement exécutée.

Ensuite, son cout pour les parties serait nul, tandis que le surplus de travail pour le greffe serait négligeable, compte tenu de l’aspect purement formel de son intervention.

Enfin, cette nouvelle fonction n’aurait rien d’original.

Depuis longtemps, la renonciation à la succession ne se fait qu’au greffe du Tribunal, exclusivement audit greffe (art. 804 du Code civil, 1339 et 1340 du Code de procédure civile).

Au risque d’être moqué pour la formule, on renoncerait au mariage comme on renoncerait à la succession, sauf que la renonciation au mariage, le divorce quoi, devrait respecter un formalisme préalable plus important, en raison des intérêts familiaux.

Quant à la délivrance de l’exécutoire, on serait dans un champ d’application voisin de la directive 805/2004 de la commission européenne, créant l’exécutoire européen délivré par le greffier sans intervention du juge, dans l’autre pays pour les décisions d’un tribunal d’un premier dans l’Union en matière de recouvrement de créances.

Marseille, 16.6.2016

Par bernard.kuchukian le 10/01/17
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Qui est, on ne s’en rend pas compte, le pendant du statut,  qui doit être à protection constitutionnelle,  de l’avocat. Oui,  Philippe, tu as raison.

Dans « Libération » d’hier, 9 janvier, le journaliste Renaud LECADRE fait un point,  qui n’apprend rien à n’importe quel quidam,  lecteur de mon blog. Qui sait même s’il n’est pas venu aussi à la pêche aux informations ici, chez moi. Bienvenue.

Son article est en tout cas fort bien fait, avec un titre alléchant et vrai : « avocats- magistrats : les robes se déchirent ».

On y parle  d’un événement que les bâtonniers et conseils des ordres taisent,  parce qu’ils ont peur de l’effet boomerang contre eux, qui demeurent  trop souvent montés sur les échasses de leur inadmissible prétention.

On est dans  le sillage du vieil arrêt COSTA  GOUVEIA C. PORTUGAL de la Cour européenne des droits de l’homme, dont notre confrère Olivier MORICE a fait le meilleur usage.  

La Cour de cassation française  l’avait condamné  quant à lui en 2009,  pour avoir vertement mis en cause  dans la presse,  telle juge d’instruction  Marie-Paule MORACCHINI,  dans l’affaire dite du juge BORREL assassiné à DJIBOUTI.

Mais MORICE ne s’était pas arrêté là : il avait saisi ensuite la Cour européenne, et celle-ci lui avait donné raison.

Du coup, il était retourné devant la Cour de cassation, qui par son arrêt de principe,  ici déjà bien commenté du 16 décembre 2016,  a bien du juger qu’un avocat doit pouvoir attirer l’attention du public (hors prétoire) à propos d’éventuels dysfonctionnements judiciaires.  Et l'a totalement absous.

MORICE avait en effet dénoncé un comportement parfaitement contraire aux principes d’impartialité et de loyauté de la juge d’instruction précitée. Et la Cour de cassation a finalement dit  qu’il s’agissait là d’un légitime débat d’intérêt général.

Alors bien sûr, il va falloir beaucoup de temps pour que la décision soit connue et surtout assimilée.

Un débat,  auquel le journaliste a assisté,  est justement ainsi résumé par notre confrère lyonnais François SAINT-PIERRE, « Quel est le bon mode de défense, entre rupture et connivence ? Le juge n’a pas à être l’arbitre de nos débats ».

Et alors une jeune avocate lui rétorque, « Je sors du CAPA. On nous y éduque à une défense de connivence ».

Ce à quoi l’ancien ajoute, désolé : «  Il y a un abime entre le regard des magistrats sur nous et réciproquement. »

Tout est dit, enfin pas tout à fait.

Il nous manque de voir ce que va juger la Cour de cassation dans l’affaire de Bernard RIPERT. Et aussi quand on finira de tourmenter mon ami François DANGLEHANT – le problème étant pour lui que le S.A.F. ne le défend pas-.

Pour moi, Bernard KUCHUKIAN, qui ai toujours gardé avec succès au demeurant la tête hors de l’eau, il est temps que la nouvelle bâtonnière siffle la fin de la bataille.

Je suis cependant prêt à continuer le combat.

Il est non seulement juste, mais fondé en droit, ce que ne savent pas les délateurs prétentieux et ignorants.

Par bernard.kuchukian le 10/01/17
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Dire qu’au même moment, à l’étage au-dessus, dans une chambre de la galerie, je plaidais une intéressante question de suspension d’exécution provisoire d’un jugement de conversion de sauvegarde  en redressement judiciaire. Rien à voir. J’ai donc raté ça en direct.

On apprend en effet,  par « Le Monde » daté de demain,  qu’à la rentrée solennelle de la Cour d’appel d’AIX EN PROVENCE, vendredi dernier, le procureur général a remis en cause les jurés populaires,  « tout au moins pour les assassinats en bande organisée ».

Il parait que c’est même  la revendication d’un groupe de magistrats contre trop d’acquittements des Corses, qui veulent d’autres magistrats à la place. A terme, fini les cours d’assises.

Le journaliste qui nous rapporte l’information a bien entendu reproduit les protestations scandalisées de quelques avocats pénalistes amis, y compris un non Corse.

Il aurait peut-être mieux fait de signaler qu’il ne s’est trouvé aucun député ou sénateur,  sur place,  pour rappeler au procureur général que la loi n’est pas du ressort des magistrats, même en robe rouge, mais du peuple français souverain, à travers le Parlement de la République.

Par bernard.kuchukian le 10/01/17
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Au moment où notre attention est attirée,  ça et là,  sur la rigueur financière des maniements de fonds des avocats, je ne m’étends pas davantage sur le sujet, je relis le formulaire type qu’adressent tous les banquiers à leurs clients,  en ce début d’année 2017, quant aux informations à fournir aux déposants.

Il est vrai que la déconfiture de la Monte Paschi Banque (8 milliards d’euros) peut faire réfléchir, alors surtout que les fonds des CARPA, à la différence de ceux des notaires et des mandataires judiciaires, ne sont pas placés  à la Caisse des dépôts et consignations, mais dans des banques commerciales ordinaires. Ordinaires en ce sens qu’aucune n’est à l’abri.

Je rappelle le mécanisme général :  la CARPA,   association de la loi de 1901,  gère un compte bancaire unique,   donc indivis pour tous les avocats du barreau local de référence, et tient différents sous-comptes d’avocats.  Qui sont indivisaires par la force des choses.

Le Fonds de garantie des dépôts  et de résolution (FGDR),  sous l’œil de la Banque de France, prévoit en cas de défaillance de la banque gestionnaire,  un plafond de protection de 100.000 € par déposant et par établissement de crédit.

C’est quoi au juste un déposant ? La caisse ou l’avocat individuellement,  qui apporte les fonds à la caisse ?

La réponse est au traitement des cas particuliers  (2) du formulaire type.

« Les comptes sur lesquels deux personnes au moins ont des  droits en leur qualité d’indivisaire, d’associé d’une société, de membre d’une association ou de tout groupement similaire, non dotés de la personnalité morale, sont regroupés et traités comme ayant été effectués par un déposant unique distinct de l’indivisaire ou associés ».

Exprimé en français vernaculaire, ceci veut dire que la garantie est de 100.000 € par CARPA.

Un espoir : que les CARPA. choisissent bien leurs banques

Par bernard.kuchukian le 09/01/17
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Ce qui vient de m’arriver est la démonstration la plus absolue de l’indépendance que doit avoir l’avocat.

Je rappelle en effet que le machin,  appelé cour de justice maçonnique du grand Orient de France, qui est tout au plus une section disciplinaire d’une association de la loi de 1901,  m’a refusé,   le mois dernier,  son accès pour défendre un  client. C’est que  je n’étais pas,  non seulement franc-maçon, mais encore, du moins,  si j’ai bien compris, de l’obédience de référence.

Cet épisode  fait immanquablement penser à la conception de l’avocat  à l’époque de la Terreur révolutionnaire.

A l’occasion du centenaire de la Révolution, on a édité un recueil de plaidoiries du temps, à la Conciergerie.

J’ai dû prêter mon exemplaire à quelqu’un qui ne me l’a jamais rendu. Il ne faut jamais prêter le moindre bouquin.

Je me souviens cependant de transcriptions de plaidoiries ordinaires. Ordinaires sauf celle de MALHERBES  (72 ans) pour LOUIS XVI, mais c’était le roi et l’avocat a été guillotiné tout de même. Il me reste deux ans.

Inouïes,  toutes pareilles des confrères du temps, le plus souvent commis,   résumées toutes ainsi: « il n’existe pas de peine suffisamment grave pour punir mon misérable client » était la formule la plus usitée ne serait-ce que pour éviter que l’avocat soit aussi lui-même guillotiné.

Pour les cinéphiles de grand public, voyez donc le superbe film de Jean-Paul RAPPENAU, « Les mariés de l’An II » dans lequel le réalisateur – scénariste  est sans aucun doute allé chercher dans de vraies archives.

C’est lors du procès  de NANTES qu’on fait à Philibert,  que joue BELMONDO : pas  la moindre erreur historique. Lui aussi est ainsi condamné à la guillotine.

Oh, bien sûr, il n’y a pas  de guillotine rue Cadet où siège le grand Orient de France. Mais c’est intellectuellement pareil.

Au juste, je ne saurais jamais, puisque je n’ai pas pu y mettre les pieds, au juste, pour respecter le règlement, les confrères francs-maçons,  qui se prêtent à cette mascarade,  portent-ils en plaidant, sur leur robe, les insignes maçonniques de l’art. 9 du règlement, le tablier, un sautoir, et plaident-ils avec des gants ?

Parce que le non-respect de ces règles non prévues par le grand Orient les expose aux sanctions ders art.22 et 23, plus de l’art. 93, avec la suspension puis la radiation.

Horreur, malheur.

On est loin de l’épitoge et des breloques sur la robe d’avocat,  comme le dénonce la Conférence des bâtonniers.

Remarquez que ce n’est pas mieux, parce qu’elle le fait pour ne pas parler du voile islamique.

Mais c’est encore autre chose. Je vous le concède.

Par bernard.kuchukian le 08/01/17
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Sur Facebook, notre consœur Véronique COSTA signale le paroxysme de la stupidité, ici en plus c’est cocasse. Ca concerne le  menu déroulant des propositions de professions faites aux avocats lorsqu’ils saisissent les déclarations d’appel par le R.P.V.A.

Une fois encore, c’est évident, je l’ai dénoncé tant  de fois dans l’indifférence générale totale, tout spécialement celle des élus des conseils des ordres dont le seul objectif est la traque disciplinaire de ceux qui ne leur plaisent pas, ceci est la conséquence l’impéritie de la profession.

Une fois que le système a été créé, personne n’a osé considérer qu’il fallait l’adapter, le modifier, le compléter. Non, interdit. Le bâtonnier machin ne veut pas.  Et le C.N.B. non plus. Etc.

Alors cette trahison de nos intérêts par la bêtise ambiante aboutit, je ne l’avais pas encore  vu, a un truc complètement dingue. Un confrère plus facétieux que d’autres, je regrette de ne l’avoir pas été avant lui, a suivi le menu déroulant proposé des professions par le R.P.V.A.  et a découvert l’existence de celle  de « dompteur d’animaux », qui apparemment fait appel aussi. Tout le monde y a droit.   

Alors il a inventé la profession supérieure et magnifique de « dompteur de greffier en chef ».  

Le pire n’est pas là.

Il est que sans doute on a mis  au point un système de copie systématique des professions nouvelles non encore enregistrées, et qu’évidemment celle-ci celle du « dompteur de greffier en chef » ne risquant pas d’y être, a été ajoutée mécaniquement par le programme de la machine.

Il faudrait donc essayer, je n’ose pas, ajouter maintenant des professions du genre : « dictateur en activité », « assassin professionnel », « escroc à la retraite », ou plus doucement « commerçant notoirement connu ».

Merci et salut Véronique.

Par bernard.kuchukian le 08/01/17
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Voici qu’on annonce,  dans les prochains mois,  la fusion,  à MARSEILLE,  d’une grande banque privée locale, une des rares qui demeurent  en France, avec une autre très grande banque privée,  nationale, elle, la plus connue de tous.

Evidemment, le terme fusion est faux. Il faut lire absorption de la première par la seconde.

Jusque-là, on est dans le domaine purement économique.

On passe à toute autre chose lorsqu’on sait que la banque absorbée est réputée celle de la grande bourgeoisie catholique marseillaise,  et des institutions et congrégations.

Tout ce qui est strictement bienpensant. Vous avez compris que je n’en suis pas client.

Alors, on réfléchit et on constate que la banque et le catholicisme ne font pas bon ménage dans notre pays.

Sans doute,  par très mauvais souvenir de la faillite retentissante d’une Union générale  à la fin du XIXème siècle et à la fuite de son dirigeant.

Pourtant, à sa création, tout à sa création, le CREDIT MUTUEL est en Alsace la banque du curé au presbytère, dont le CREDIT MUTUEL DE BRETAGNE conserve sans doute le type de clientèle.

Et si en  Allemagne, il existe quelques banquiers catholiques, il n’existe pas ou plus en  France.

 

Alors, il  demeure l’Institut pour les œuvres de religion (I.P.O.R.) du VATICAN,  que préside Jean-Baptiste DOUVILLE    de FRANSSU,  réputée banque sulfureuse, dont la grande discrétion correspond à la tristesse en noir en blanc de son site Internet.

Mais c’est au VATICAN. 

C’est un peu loin, j’aimerais bien y avoir un compte, aussi parce  qu’il parait qu’elle a été créée par PIE XII, qui m’a béni en 1957.

Et puis finalement, on peut faire comme Madame LE PEN  et aller voir les banquiers russes.

Par bernard.kuchukian le 07/01/17
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Les personnes physiques qui prétendent composer la « chambre suprême de justice maçonnique du grand Orient de France » sont-elles hors la loi ?

De la même manière, celui qui est placé au-dessus de ce machin-là, qui se fait appeler « garde des sceaux et du timbre » (pourquoi le timbre au juste ?) est-il également hors la loi ?

Deux fois oui.

De quelle loi parle-t-on ici ?

De la loi ordinaire, celle de la République française, à travers ses textes  votés publiquement par le peuple souverain.

Comme une association de pécheurs à la ligne ou encore de boulomanes, le grand Orient et sa chambre machin ne sont jamais qu’une banale association de la loi de 1901. Non soumis à ce qu’ils appellent peut être avec dérision, sans doute avec prétention,  « la loi profane ». Ils verront bientôt « la justice profane »

En effet,  la loi profane,  comme ils disent, qui s’impose à eux, qu’ils ne veulent ou non,    sanctionne " l’utilisation d’une qualité professionnelle réglementée par l’autorité publique."

Bien que prudemment, on ait placé  devant lui le mot "chambre" et non "cour",  le fait d’utiliser le terme « justice » est sans aucun  doute un délit.

C'est que  le terme organique de "justice" s’applique uniquement aux juridictions listées dans le Code de l’organisation judiciaire. Ou de procédure civile (pour la juridiction arbitrale, sous contrôle du juge d'Etat). Ou aux textes relatifs aux juridictions administratives d’Etat.

Je ne vais pas citer le détail, c’est un peu long, mais je vous assure que « la chambre suprême" n’y est pas .

Et puis, le terme « garde des sceaux » est,  lui,  officiellement réservé au ministre de la justice, gardien des sceaux de la République (profanes) qui sont apposés sur la constitution de la susdite (République).

Alors, les sanctions sont à l’article 433-14 du  Code pénal (lui aussi profane), savoir  un emprisonnement d’un an (dans une prison profane, bien sûr) et une amende 15.000 € d’amende.

Pour l’amende, rien n’est plus profane, car si on  ne veut  pas utiliser la monnaie,  évidemment  profane,  que distribue,  pour la Banque centrale européenne,  la Banque de France, et que vous voulez vous fabriquer votre propre monnaie, alors ce sont les art. 442-1 et suivants du Code pénal prévus pour la fausse monnaie. C’est alors plus sérieux, 30 ans de réclusion et même 450.000 € d’amende en vraie monnaie susdite.

Bref, j’invite le grand Orient à changer fissa fissa la dénomination de son conseil de discipline,  qui ressemble en plus et furieusement à une banale  section administrative spéciale, devant laquelle il vaut mieux éviter qu’un vrai avocat –moi par exemple- vienne défendre un petit frère.

Par bernard.kuchukian le 07/01/17
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Aux KUCHUKIAN, aux SIDEM, aux miens.

Nous sommes au moment où on annonce (nous n’avons pas encore la décision écrite) que les valeurs du grand Orient de France et les engagements pris par chacun de ses francs-maçons  seraient radicalement incompatibles avec les thèses développées par le Rassemblement Bleu Marine et le Front National. Et que, selon lui, la doctrine de ceux deux là irait directement à l’encontre de “l’humanisme universel et de l’idéal de fraternité” que lui grand Orient défendrait.

Alors, il faut sérieusement s’interroger.

En réalité  le grand Orient de France serait seul  lui meme  raciste,  avec une sélection odieuse.

Au demeurant, si pour défendre tel client et  par ailleurs compagnon politique,  l’avocat que je suis avais pu s’exprimer devant sa cour de justice maçonnique, si mauvais pastiche de justice, moi KUCHUKIAN, et fils de Smyrniote, aurais pu m’étonner d’un autre temps,  qui n’a jamais été démenti depuis lors,  où c’est bien lui,  le grand Orient,  qui n’en n’avait rien à foutre de “l’humanisme universel et de l’idéal de fraternité,” et machin chose.

En n’ayant jamais réagi,   ou en n’ayant oublié…

C’était pourtant le temps où une loge de Smyrne,  appelée Mélès (comme Le Mélès au bord duquel naquit parait -il Homère) s’exprimait dans un opuscule de 16 pages, sous le timbre “Liberté, égalité, fraternité”,  au nom et sous les auspices du grand Orient de France, supreme conseil pour la France et les possessions françaises. En octobre 1922, quelques semaines après le grand incendie de la ville, qui avait mis à la mer les derniers chrétiens grecs et arméniens,  que les Turcs n’avaient pas occis. 

Si le grand Orient peine à le retrouver dans ses archives, il peut le consulter à la bibliothèque universitaire  Sainte-Geneviève de Paris, centre d’histoire contemporaine, n° 159.354. Je l’ai en copie  à disposition de tous.

C’est l’appel au secours,  mais c’est alors  trop tard, le crime abominable  est commis, de frères maçons chrétiens d’Asie mineure pour éclairer le monde civilisé sur la véritable situation des populations innocentes de l’Orient, victimes de l’irruption kémaliste.

Alors, on y invoque l’humanité, et ses principes sacrés.

On parle de l’épouvante et de la mort d’un peuple agonisant.

On invoque les sentiments généreux,  le noble coeur,  où les mots liberté,  égalité,  fraternité,  solidarité et justice sont inscrits en caractères indélébiles.

Seulement voilà, on explique que l’Europe dite chrétienne – le mot est laché – avait confié la tache à la Grèce de tenir la garde. Pour garantir les minorités ethniques (chrétiennes). Le génie de la liberté venait de renaitre sur ce sol florissant jadis où s’assit depuis six siècles  environ  l’esclavage le plus téméraire (1)

Mais la Grèce fut abandonnée. 

On négocia  alors  de nouveaux traités (2) avec le dictateur d’Orient. La nouvelle Arménie,  promise à la conférence de Paris (lire le  traité de Sèvres),  ne tarda pas à devenir une terre de désolation.  

Et à  Smyrne, sur une étendue de deux kilomètres et demi,  les quais de la ville étaient couverts de la majeure partie de la population,  prise de panique derrière les flammes qui la refoulaient dans la rade,  où étaient des cuirassés étrangers témoins inactifs de l’incursion  des ennemis.

Le sol était couvert de milliers de morts, hommes et choses n’avaient plus de nom. Pour mieux exterminer la population chrétienne,  les Kémalistes s’empressèrent  de faire prisonniers tous les hommes dans les pires conditions. 

On assassina enfin  les représentants religieux de la communauté grecque, après leur avoir crevé les yeux, et coupé langue et oreilles.

Alors, les malheureux survivants demandaient à leurs frères du grand Orient de France (pp. 12 et 13) de rappeler aux nations civilisées qu’en laissant écraser ces populations  (chrétiennes), on rétablissait une puissance qui fut naguère décadente et sera demain (on en est 1922) une menace pour la paix et désormais une plaie pour l’humanité.

Révoltez vous, demandaient ces frères maçons d’Orient, qui rappelaient qu’eux,  n’avaient fait  aucune distinction de race, de caste ou de religion.  Ils ne parlaient au demeurant pas des Juifs locaux, qui paraissent bien avoir été épargnés. En tout cas, pas de fraternité pour les Grecs ou les Arméniens.

Ils terminaient comme suit: “ne laissez pas le monde profane inconscient des principes sacrés semer l’horreur dans la civilisation occidentale”. 

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La fin de l’histoire est que le grand Orient fait aujourd’hui  de l’humaniste raciste à géomètrie non pas variable, mais à sens unique.

Il n’admet meme pas qu’on puisse le lui dire en face.

 

P.S. L'image ci-dessous est celle actuelle du batiment du consulat de France, qui ne put etre incendié en 1922, il n'y avait pas de bois dans sa construction. Il demeure le seul témoin du carnage de l'époque.

Allusion à l’invasion par lesTurcs venus d’ailleurs de la fin du 15ème siècle seulement, qui fit tomber Byzance et forçat pratiquement tous les survivants à la conversion forcée à l’islam

Ce fut le traité de Lausanne en 1923.