bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 07/02/17
Dernier commentaire ajouté il y a 2 années 8 mois

 

Je m’étonne de constater que personne n’ait encore fait appel à Georges BRASSENS comme consultant sur Pénélope.

La culture fout le camp. C’est déplorable. Voici  en tout cas ce qu’il chantait jadis.

 

Toi l'épouse modèle
Le grillon du foyer
Toi qui n'a point d'accrocs
Dans ta robe de mariée
Toi l'intraitable Pénélope
En suivant ton petit
Bonhomme de bonheur
Ne berces-tu jamais
En tout bien tout honneur
De jolies pensées interlopes
De jolies pensées interlopes...

Derrière tes rideaux
Dans ton juste milieu
En attendant l'retour
D'un Ulysse de banlieue
Penchée sur tes travaux de toile
Les soirs de vague à  l'âme
Et de mélancolie
N'as tu jamais en rêve

Au ciel d'un autre lit
Compté de nouvelles étoiles
Compté de nouvelles étoiles...

N'as-tu jamais encore
Appelé de tes vœux
L'amourette qui passe
Qui vous prend aux cheveux
Qui vous conte des bagatelles
Qui met la marguerite
Au jardin potager
La pomme défendue
Aux branches du verger
Et le désordre à  vos dentelles
Et le désordre à  vos dentelles...

N'as-tu jamais souhaité
De revoir en chemin
Cet ange, ce démon
Qui son arc à  la main
Décoche des flèches malignes
Qui rend leur chair de femme
Aux plus froides statues
Les bascule de leur socle
Bouscule leur vertu
Arrache leur feuille de vigne
Arrache leur feuille de vigne...

N'aie crainte que le ciel
Ne t'en tienne rigueur
Il n'y a vraiment pas là 
De quoi fouetter un cœur
Qui bat la campagne et galope
C'est la faute commune
Et le péché véniel
C'est la face cachée
De la lune de miel
Et la rançon de Pénélope
Et la rançon de Pénélope...

Par bernard.kuchukian le 06/02/17
Dernier commentaire ajouté il y a 2 années 8 mois

 

Quand je vois tout le battage médiatique et politique autour d’un candidat à la présidence de la République française, qui n’avoue qu’à peine un peu plus d’un million de dollars  la valeur de son patrimoine, qui en est réduit à faire payer sa femme comme sa salariée, et à trouver des astuces  pour donner un peu d’argent de poche à ses enfants étudiants, je me dis que les Français sont vraiment de tout petit joueurs.

Quant aux autres candidats, il parait que c’est sinon comparable, souvent moindre.

Et je ne parle pas du président sortant contraint de faire payer son coiffeur et le cordonnier de son collaborateur.

Oui, les Français sont minables et fauchés.

Pour Donald TRUMP,

B.K.

 

 

P.S. In memoriam, Mathilde O’BRIAN née KUCHUKIAN : mais enfin Bernard, que fais-tu  en France ?

Par bernard.kuchukian le 06/02/17
Dernier commentaire ajouté il y a 2 années 8 mois

 

Alors que « Le Canard enchainé » a des encablures d’avance, que « Mediapart » a ramassé des miettes, voici que « Le Monde » ne veut pas être en reste, on l’imagine.

Alors son édition,  datée de demain,  déjà distribuée en kiosques à Paris, nous annonce un volet « décorations » à l’affaire FILLON.

Il s’agit en effet d’expliquer pourquoi l’épouse a été employée, pardon largement  rémunérée, par la Revue des deux mondes. 

Il parait que c’est en rapport avec la distribution de la Légion d’honneur à son propriétaire gérant au temps d’un premier ministre.

Pourquoi pas ?

C’est qu’il  existe un précédent historique,  qui fit tomber jadis un anti  clérical célèbre,  Jules GREVY, en cours de deuxième mandat à la présidence de la République, parce que son gendre appelé WILSON avait organisé un trafic financier de décorations.

Sauf que le parallèle s’arrête là : Monsieur FILLON n’est pas encore président de la République et on ne lui connait pas de gendre.

Quant à Madame LE PEN, autre concurrente au titre, on ne lui connait pas de mari,  et son compagnon a lui un emploi tout ce qu’il y a de plus officiel et vrai (c’est un confrère, par ailleurs enseignant en faculté), il n’y a pas de gendre. Bref, le trafic n’a pas de raison d’être.

On est sauvés.

Sans compter que je n’ai aucune intention de payer quoi que ce soit pour ma prochaine décoration. Sul lucet omnibus.

Par bernard.kuchukian le 06/02/17
Dernier commentaire ajouté il y a 2 années 8 mois

 

« Le vrai danger, nous a dit François FILLON,  c'est (…)  l'aventure d'une politique sans programme depuis des mois, composée d'un agrégat de personnalités fascinées par un gourou issu du système qu'il dénonce aujourd'hui. »

Le problème est que les Français adorent les gourous, y compris la version des hommes providentiels, y compris les hommes normaux. Question, homme normal, nous aurons donné en cinq ans… Sur.

Par bernard.kuchukian le 06/02/17
Dernier commentaire ajouté il y a 2 années 8 mois

 

On peut lire, atterrés,  les stupidités sans nom écrites par le bâtonnier Michel BENICHOU qui s’intéresse sur notre blog avocats aux atteintes à la liberté des avocats,  mais seulement dans différents pays du monde entier.

Dites-nous cher ami, si vous commenciez à regarder ce qui se passe ici en France.

Cette poutre-là parait vous avoir aveuglé.

Vous êtes hors-jeu. Définitivement hors-jeu.

 

 

 

Par bernard.kuchukian le 05/02/17
Dernier commentaire ajouté il y a 2 années 8 mois

 

On peut maintenant faire un point détaché des démêlés de la liberté d’expression sur le blog, à travers l’affaire EOLAS.

Ce dernier y était entré en conflit ouvert avec l’institut pour la justice, association de la loi de 1901 se déclarant  pour promouvoir un meilleur fonctionnement de la justice. Cette association revendique 40.000 membres, publie une revue française de criminologie et de droit pénal, et est censée « de droite », avec des personnalités de premier plan.

Premier volet. En parlant d’elle, il  parait qu’EOLAS avait écrit qu’«en associant les termes "compteur bidon" et "manipulation"», il avait  prêté à sa  future délatrice  une volonté de «mentir sciemment». C’était parce qu’elle avait organisé une collecte de pétitions en ligne.

Condamné en première instance pour diffamation envers l'association,  la presse rapporte qu’EOLAS a été finalement relaxé par la cour d’appel de Versailles dans une décision récente  du 1er février 2017.

En second volet de la même affaire, il y avait aussi une poursuite de la même délatrice,  cette fois-ci pour injure parce qu’il parait qu’EOLAS avait aussi écrit sur son blog

 : «Je me torcherais bien avec l’institut pour la justice si je n’avais pas peur de salir mon caca. Une bouse à ignorer. Je le mettrais dans mes chiottes,  si je n’avais pas peur de les salir.»

La même décision d’appel a cette fois ci retenu,  parait-il,  l’injure,  on peut imaginer en raison du caractère scatologique  du propos, puis condamné EOLAS à 500 € d’amende, et aussi à 5.000 € de dommages-intérêts.

L’ancien avocat général Philippe BILGER (1) avait d’ailleurs écrit à ce sujet :

« Par quel processus intellectuel et psychologique un homme fin, délicat et courtois avait-il pu se laisser aller à écrire un tel propos scatologique et si grossièrement indigne du débat même le plus basique ? »

 

On peut supposer que le feuilleton n’est pas encore terminé, que la Cour de cassation aura à trancher la question, et que même plus tard, ce sera le tour de la cour européenne de Strasbourg.

 

Si tout ce qui précède est parfaitement exact, on peut et doit s’interroger sur la portée de l’arrêt EON : le point de vue  de liberté des juges  européens de la liberté aurait-il été différent si on avait associé aux simples deux mots   « pov con » adressés au président de la République de l’époque, des considérations scatologiques ?

 

A moins que l’essentiel dans cette affaire ne doive finalement plus  être que l’usage des adjectifs plus que méprisants quant considérer les termes injurieux ?

 

Nous sommes nés tous les deux un 31 aout.
 

Par bernard.kuchukian le 04/02/17
Dernier commentaire ajouté il y a 2 années 8 mois

 

Je ne veux surtout pas être en reste avec ZILDJIAN.

C’est qu’il existe un célèbre  facteur d’oud,   un fabricant d’oud, l’oud c’est le luth en version orientale,  du nom d’Hagop KUCHUKIAN (Jacques) qui en fabriquait à CONSTANTINOPLE au tout début du XIXème siècle.

Si vous cherchez la matière sur Internet, vous trouverez la trace de ce KUCHUKIAN là que j’englobe bien volontiers à ma famille.

Vous voyez que moi aussi, je sais connaitre la musique.

Par bernard.kuchukian le 04/02/17
Dernier commentaire ajouté il y a 2 années 8 mois

 

Les amateurs de musique, quelle qu’elle soit, classique ou moderne, remarquent peut être le nom de ZILDJIAN sur les cymbales, voire les gongs,  dans les orchestres symphoniques.

Le lointain fondateur  de leur fabrique mondialement connue,  aujourd’hui américaine, à NORWELL dans le Massachussetts, est Avedis ZILDJIAN, venu fuir à CONSTANTINOPLE les conflits permanents (déjà) de l’est de l’Anatolie,  en 1596.

Il travailla alors  à la fabrication de cymbales aux sonorités exceptionnelles par son travail du bronze. Instruments de musique dont les Ottomans raffolaient pour leurs militaires, en raison de leur son.

Si vous passez par ISTANBUL, allez donc au musée de l’armée, à quelques centaines de mètres de la place Taksim (dont je rappelle qu’elle recouvre après          1915  un cimetière arménien), et écoutez la fanfare ottomane reconstituée avec  uniformes d’époque.

On vous expliquera aussi  que la musique militaire,  comme moyen d’impressionner et  d’affoler l’adversaire,  est une invention ottomane.

La famille ZILDJIAN était importante et reconnue dans l’empire ottoman, jusqu’aux premiers grands massacres de la fin du XIXème siècle (250.000 morts) notamment dénoncés,  et en quels termes je vous assure,  sans suite,  avant le congrès de BERLIN par Georges CLEMENCEAU lui-même.

Alors, l’un des descendants du  fondateur,   Aram ZILDJIAN participera à une tentative,  malheureusement   avortée,  d’assassinat du sultan instigateur ABDULHAMID II. Il devra fuir d’abord en Roumanie, puis, comme Vincent KUCHUKIAN, le premier de mes arrières petits cousins, et à la même époque – 1905 – aux Etats-Unis.

Une des plus vieilles entreprises du monde, ZILDJIAN est aujourd’hui le premier et le plus grand producteur mondial.

Malgré le bruit pourtant harmonieux de ses  cymbales, la cause arménienne n’est toujours pas entendue. C’est révoltant.

Par bernard.kuchukian le 04/02/17
Dernier commentaire ajouté il y a 2 années 8 mois

 

Le père Ubu arrive dans les procédures collectives.

Vous allez voir. Cas pratique.

Je suis l’avocat d’un créancier, que le juge commissaire a désigné comme contrôleur de la procédure de sauvegarde de sa débitrice, une société civile.

Le juge commissaire a en effet  la possibilité de désigner cinq contrôleurs,  parmi les créanciers chirographaires,  et autant parmi les privilégiés, suivant leurs demandes.

La mission du contrôleur est légalement d’assister le représentant des créanciers,  mais au-delà, de contrôler toute la procédure, comme son nom l’indique d’ailleurs. Il a même des prérogatives particulières,  qui vont jusqu’à pouvoir engager la plupart des poursuites possibles dans le périmètre des prérogatives du représentant des créanciers (sauf l’action en responsabilité).

Légalement poussé par le contrôleur, le représentant des créanciers a obtenu du tribunal de grande instance,  statuant en matière de procédures collectives, qu’il convertisse la sauvegarde en redressement judiciaire, puisqu’au point de départ, la débitrice était déjà en état de cessation des paiements. Appel de cette décision, la cour est saisie et nous en avons pour des mois avant son arrêt.

Dans l’intervalle, la débitrice  a demandé  en référé à la juridiction de la première présidence de la cour d’appel d’arrêter l’exécution provisoire qui est de droit du jugement de conversion. En pareille matière, le critère n’est pas celui des conséquences manifestement excessives, mais celui des chances de réformation. Contre toute attente, la juridiction des référés de l’appel arrête l’exécution provisoire de droit du jugement de conversion. Elle n’a sans doute pas eu conscience  des conséquences  de sa décision.

Comment la comprendre en effet ? Apparemment, on est provisoirement revenu en procédure de sauvegarde. Evidemment devant le même tribunal.

Alors, puisqu’ici le temps de la procédure de sauvegarde n’était pas totalement écoulé au moment de la conversion, la société débitrice va présenter au tribunal un plan de sauvegarde. Au tribunal, celui  qui a déjà jugé qu’il n’y avait plus de sauvegarde. Mais redressement judiciaire.

Une audience de suivi  de la procédure a eu lieu récemment, puis l’affaire a été remise pour y voir plus clair. L’avocat du contrôleur que je suis a bien ressenti alors l’embarras du président du tribunal.

En effet, lorsque ce dernier aura à juger du plan de sauvegarde présenté par la débitrice (puisqu’on est revenu provisoirement en sauvegarde),  en vertu de la règle de la chose jugée, on le voit mal juger autre chose que ceci. « Le tribunal ne peut  pas homologuer un plan de sauvegarde, alors qu’il a  déjà jugé qu’il n’y avait plus de sauvegarde,  mais redressement judiciaire ».

Et encore, le tribunal peut  éventuellement statuer sur un plan de redressement, qui sans doute serait identique au plan de sauvegarde, sauf qu’il n’est pas saisi de ce plan là.

C’est finalement toute la question de la chose jugée opposée au juge qui a déjà statué. On peut essayer de  raisonner comme il se passe lorsque la cour de cassation a cassé une décision et qu’elle renvoie devant le juge cassé ; en ce cas (qu’on appelait jadis  cassation disciplinaire), on renvoie devant la juridiction autrement composé. Sauf qu’ici, c’est impossible car la juridiction des référés de la cour d’appel n’est pas la cour de cassation…

Bref, en cohérence, on voit mal le tribunal faire autre chose que rejeter le plan de sauvegarde, et ouvrir … le redressement judiciaire… qu’il a déjà prononcé. Et on est de retour … devant la cour d’appel. Laquelle pourrait bien constater qu’il n’y a pas eu de plan, et convertir en liquidation judiciaire.

Et ne  cherchez pas dans  LE CORRE, chez Dalloz, ils n’ont pas vu le problème.

Finalement, ceci démontre l'inutilité de la sauvegarde, qui n'est en réalité qu'une antichambre du redressement judiciaire non pas pour l'éviter mais pour le préparer et faire que ce dernier soit encore plus long, finalement pour différer dans le temps la liquidation judiciaire.

Vous voyez, quand j’évoquais l’intervention du père Ubu  dans cette affaire. Cornegidouille.

Par bernard.kuchukian le 03/02/17
Dernier commentaire ajouté il y a 2 années 8 mois

 

Moi j’en ai assez. ASSEZ. Assez des jobards en informatique qui ont réformé,  et m’ont imposé le nouveau logiciel d’Aidavocat. C’est devenu débile.

Tout ce qui était simple et fonctionnait très bien auparavant (avant l’été 2016) est devenu compliqué, inutilement compliqué,  conçu non pour la facilité et le bien de l’utilisateur avocat, mais simplement  pour satisfaire le délire fou du concepteur informaticien.

Ainsi, émettre une simple facture est devenu une opération d’une complexité inouïe, avec une multitude de paramètres qui ne peuvent intéresser la profession.

Je demande dès lors à l’ANAAFA de revoir d’urgence  son produit, à défaut de quoi il faudra engager la politique,  dont je prendrai la tête, d’incitation à quitter notre association.

Il faut  refuser la folie de ces tordus-là.