bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 31/08/17
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J’ai commenté,  voici quelques semaines,  l’installation,   à deux pas de chez moi,   d’une statue en bronze, à la sortie de  Saint-Barnabé de la L.2 marseillaise, face à la copie en plus petit du monument  de EREVAN commémorant le  génocide arménien de 1915.

Enquête faite, la statue est  l’œuvre d’un Florentin,  arménien d’origine,  du nom d’AVETIS, fondue à Florence et propriété d’une fondation privée appelée DAR.

Il parait qu’elle était destinée au Vatican, qui n’en n’aurait pas voulu, qu’elle a  ensuite trouvé refuge à MARSEILLE dans un parc public, et que finalement, on l’a installée là où elle est désormais.

La statue,  de belle facture en qualité,  ne me plait pas,  par son classicisme. Bon,  tant pis.

Elle est censée représenter une mère arménienne (Mayrig) avec ses quatre enfants.

A la réflexion, je la considère plutôt  comme  la reproduction sculptée  avec quelques petites variantes,  d’un des rarissimes tableaux d’Honoré DAUMIER, plus connu par ses croquis. Et ses  caricatures.

La vignette des trois avocats en discussion,  qui illustre mes billets consacrés aux confrères,  est d’ailleurs la reproduction d’une de ses rares huiles,  le tableau est  à la Phillips Collection de Washington.

Pour la statue de Marseille, le sculpteur, sans le dire ou le savoir,   s’est peut être inspiré du thème  DAUMIER,  « La République nourrit ses enfants », dans le tableau correspondant,  qui est au musée d’Orsay.

Pour les Arméniens, il n’y a pas d’enfants aux seins de leur mère, mais simplement ceux qu’elle tient à droite à a gauche dans ses bras.

Et ceux qui l’ont placée là où elle est désormais à Marseille, c’est plutôt  la France, à moins que ce ne soit  Marseille   accueillant les Arméniens, qui lui en sont ainsi reconnaissants.

Alors soit dit au passage qu’à l’époque, les choses n’ont pas été évidentes.

Même si la statue manque un peu d’originalité dans la forme,  le symbolisme inventé par DAUMIER,   qui était Marseillais,    y est bien traité. Avec et y compris si l’artiste ne l’a pas vu ainsi.

C’est sur aussi que d’autres communautés de  la Marseille  d’aujourd’hui ne peuvent certainement pas produire un tel monument.

Là, je viens d’écrire   quelque chose qui dérange, non ?

Par bernard.kuchukian le 30/08/17
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L’auteur arabe le plus brillant, le plus  célèbre et le plus connu est sans aucun doute le philosophe, juriste, mathématicien, géographe, etc. IBN KHALDOUN, un Tunisien, né en 1332, mort en 1406.         Infatigable voyageur du monde arabe du temps, il a écrit des choses admirables, certaines même très amusantes. J’évoque par exemple sa comparaison des riches mendiants de Bagdad par rapport à ceux pauvres du sud algérien.

Dans son livre des exemples, il parle aussi  de l’Arménie.

Dont il dit qu’au sud –ouest est la ville d’Arzan (aujourd’hui Erzurum, en Turquie) et au nord Tiflis (aujourd’hui en Iran) et Dabil. A l’est d’Arzan, sont les villes de Khilat puis de Bardha’a. Au sud –est,  est la capital de l’Arménie, dont il ne donne pas le nom.

A partir de là ,  l’Arménie entre dans le quatrième climat, ou elle comprend al-Maragha, à l’est de la montagne des Kurdes, appelée Bariomma. Dans cette région,  l’Arménie est bordée à l’est par l’Azerbaidjan.

A l’extrémité est de ce pays on trouve Ardabil, sur une portion de la mer de Tabaristan (sans doute la mer Caspienne). IBN  KHALDOUN parle aussi de la mer de Nitush (la mer noire) sur laquelle on trouve le détroit de Constantinople.

Le pays d’as-Sarir entoure ce fragment de la mer de Nitush (donc la côte nord de l’actuelle Turquie en bordure de la mer noire, la région pontique des Grecs). Il parle enfin de Trébizonde (Trabzon comme l’appellent les Turcs désormais après avoir pris cette ville aux Arméniens), qui est sur cette mer, et dont parle aussi, mais c’est autre chose.  Racine dans Bajazet aurait pu évoquer la ville, mais il s'est contenté de Constantinople.

Par bernard.kuchukian le 30/08/17
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C’est à croire que personne ne lit, en haut lieu, les écrits de la Cour des comptes, et  spécialement le référé de son premier président que j’ai mis ici en ligne sur mon blog, qui traite de la commission de contrôle de la Caisse des dépôts et consignations. Ce n’est pas rien, non ?

Voici qu’on apprend qu’en toute légalité apparente,  on vient de désigner un député de la nouvelle majorité comme président de cette commission.

Mediapart,  qui commente cette affaire parfaitement,  cite les dispositions ici  violées du Code électoral applicables aux députés.

Je sais que ce quotidien en ligne a parfaitement raison.

Et dire que dans le temps, je m’étais cassé la tête pour aider mon ami Gilbert COLLARD à déterminer ce qu’un député a  droit de faire et le devoir de ne pas faire,  dans le Code électoral.

Ici, aucune subtilité. On est au pouvoir, on fait ce qu’on veut avec et  surtout si on s’est fait élire pour l’exact contraire.

Encore heureux que,  pour l’instant, ça va venir, on ne parle pas de la rémunération du nouveau président, car sa fonction est gratuite, comme l’a rappelé le référé du premier président de la Cour des comptes.

Mais, n’est-il pas vrai, tout le monde s’en fout.

Par bernard.kuchukian le 29/08/17
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Je constate avec intérêt qu’au moins Mediapart me lit comme je le je lis, ainsi que son billet d’hier établissant un rapport direct entre ce qui se passe dans le Rif et dont on ne parle pratiquement pas, et ce qui s’est passé à Barcelone.

L’aveuglement, l’autisme de la presse française voire occidentale, est inquiétant.

Car le Rif marocain en révolte, avec les récentes  « bavures » catalanes, c’est en face de chez nous.

Là où il y a aussi l’Algérie, avec sa crise pétrolière qui peut  nous péter la gueule dans 18 ans, lorsque la banque centrale n’aura plus de quoi payer un budget calculé sur une recette nationale deux fois et demi supérieure au cours du baril de pétrole.

Par bernard.kuchukian le 29/08/17
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On sait tous qu’Enrico MACIAS s’est plaint d’avoir été ruiné par un placement hasardeux auprès de la filiale luxembourgeoise d’une banque privée islandaise désormais totalement  faillie.

Sur  une garantie hypothécaire de sa maison de Saint-Tropez, on lui avait prêté nettement plus, soit 35 millions d’euros,  mais mis à disposition seulement une petite partie de la somme, 9 millions sauf erreur, le surplus étant placé en opérations qui se révéleront sans issue.

Le dossier  a été longuement instruit, et le Tribunal correctionnel de Paris vient de relaxer hier  la banque islandaise.

Dans ses attendus, qu’on peut lire sur le journal en ligne  Mediapart, le Tribunal retient le caractère hautement spéculatif des opérations,  ainsi déclaré lors de la souscription, avec et y compris une  déclaration de possible perte total du capital.

Et vachard, le Tribunal de remarquer que lors de la souscription des opérations en question, le chanteur était meme assisté de ses … notaires.

Voici donc une idée pour la suite.

 

Par bernard.kuchukian le 28/08/17
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Je viens d’en vivre une dans les circonstances suivantes.

Voila  qui  rappelle un peu l’arrêt COUITEAS du Conseil d’Etat  - 1923 - sur lequel j’avais été interrogé,  avec succès, il y a bien longtemps,  lors du concours d’entrée au Centre national d’études judiciaires,  juste avant qu’il ne devienne Ecole nationale de la magistrature.

Le terrain clos  et vide,   restant à construire (un petit hôtel y est prévu) au fond d’un  petit centre commercial bien tranquille d’une commune proche de Marseille,    a,   tranquillement aussi,  été squatté par un ensemble de « gens du voyages », communément appelés gitans, au début du mois d’aout.

Saisine de ma mission par le propriétaire, qui avait vainement alerté la municipalité – qui n’y pouvait rien- et la gendarmerie – qui n’y voulait rien-  le 14 aout.

Huissier avec son constat le 16 aout, requête au juge d’instance le 17   aout, autorisation d’assigner d’heure à heure celui (et tous ceux occupants de son chef) qui dans le constat de l’huissier se présentait comme le responsable du camp, le 18 aout, assignation puis audience de référé d’heure à heure le 23 aout,  ordonnance le jour même, sa signification le 25 aout, information de la gendarmerie à chaque phase de la procédure. Finalement, départ des occupants le 27   aout. On s’en sort bien.

Rappel du droit  fondement de l’action: celui de propriété est sacré, art. 17 de la déclaration des droits de 1789,  préambule de la constitution de 1958, développé par le Code civil.

Observations : je suis allé voir sur place,  parce que je voulais comprendre comment vivaient,   question électricité et eau, les squatters, dans leurs roulottes et (belles) voitures. Squatters professionnels.

Pour l’électricité, le restaurant voisin m’a indiqué que les gens du voyage s’étaient branchés sur son compteur.

Alors, protestation du restaurateur, intervention d’E.D.F. qui a installé aux occupants sans droit ni titre un compteur de chantier. J’espère qu’ils le lui ont payé…

Et oui.

Pour l’eau, plus simple. Proche de l’entrée du terrain en question,  mais pas sur celui-ci,  il y a  une bouche d’incendie. Les squatters ont donc branché leur tuyauterie sur l’eau collective  municipale,  et comme il y avait un problème de pression, ils ont placé un détendeur.

Et oui.

Conseils.

De la gendarmerie.

Remplacer les grillages fermés d’origine par des blocs de béton armé.  C’est fait ce matin.

De l’avocat.

Si vous avez un terrain susceptible d’être ainsi squatté, barricadez-le ainsi. Surtout s’il existe une prise d’eau et de l’électricité tout à coté. Attention danger, vous allez sinon attirer les squatters.

Crainte.

Qu’au culot, la mairie pour l’eau, et E.D.F. pour l’électricité adressent maintenant les factures à payer des consommations des squatters au propriétaire du terrain. A suivre.

Par bernard.kuchukian le 28/08/17
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Voici donc que le barreau de Paris organise une course entre les deux grands sites judicaires de la ville, l’actuel dans l’ile de la Cité, et la cité judiciaire des Batignolles (6 km plus loin).

C’est une façon humoristique de protester contre l’éparpillement, l’atomisation des juridictions.

Paris n’a pas de monopole sur le sujet, mais a la façon de  le traiter.

A Marseille, pour une fois, nous n’avons pas ce genre de difficulté, sauf à considérer l’éloignement,  à Aix en Provence, 30 km, de la Cour d’appel judiciaire. Pour l’administrative, on a eu la délicate attention  de l’installer à quelques centaines de mètres du Palais de justice principal.

Par contre à Aix en Provence, justement,  c’est une véritable explosion.

Il y a une dizaine de kilomètres entre les chambres de la Cour d’appel (sauf celles sociales) et justement les chambres sociales.

Sur le chemin sont les chambres civiles du Tribunal de grande instance. Mais celles correctionnelles sont distantes d’au moins 7 km des chambres civiles.

Et ce n’est pas fini. Le Tribunal d’instance est à 2 km de la Cour d’appel, dans une direction toute autre que celles que je viens d’exprimer.

Quant au Conseil de prudhommes, c’est pareil.

Je n’évoque pas la situation du Tribunal de commerce qui est sur le cours Mirabeau, là on compte en centaines de mètres de la Cour d’appel. Ca va.

Je me demande finalement  comment les confrères aixois pourraient organiser une course entre tous ces sites là, tant c’est compliqué

Par bernard.kuchukian le 27/08/17
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Pendant qu’à Marseille, on poignarde et on assassine tranquillement dans les rues, et que le procureur de la République n’y voit que les actes de déséquilibrés, ce qui, de vous à moi fait déjà pas mal de monde, et pose même la question de l’intégrité intellectuelle des informateurs, ceux qui souvent transforment les Ali en Benoit,

Il semble que la polémique soit intacte à propos de l’attentat de Barcelone.

J’ai signalé ici les accusations du journal en ligne ES DIARIO, qui persiste et signe en indiquant que la sureté d’Etat espagnole fait reproche à la police autonome catalane  en charge de la sécurité locale de n’avoir pas tenu compte des informations précises reçues d’outre atlantique quant à l’attentat qui allait intervenir.

Moi, je veux bien qu’on continue de jouer aux anti-franquistes, braves Catalans contre reste de l’Espagne fasciste, mais il faut à la fin   arrêter les conneries.

Et ce qui est grave, c’est que la grande presse reste muette.

Par bernard.kuchukian le 26/08/17
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Statuts plus que statues.

Le président de la République Monsieur MACRON répète sans cesse que la France est irréformable, et il résume sa pensée d’une phrase : « La France est la république des statuts ».

Il y a mille fois raison.

Car le pire de l’affaire est que ces statuts sont revendiqués de tout bord. On est alors passé dans une république de castes, sauf que ces castes là sont auto protégées.

Les fonctionnaires, n’en parlons pas, puisqu’alors on est passé des statuts aux privilèges, les ouvriers qui n’existent pratiquement plus, par un arsenal social très maillé, plus généralement les salariés par la même chose en plus subtil. 

Seuls les entrepreneurs n’ont pas de statut, sauf celui de l’apparence. Et à l’intérieur des entrepreneurs, il existe encore des différences. 

Tel est bien le cas des professions dites réglementées,  avec d’un coté l’organisation de monopoles puissants, les notaires, les huissiers, les commissaires priseurs, les mandataires judiciaires,  jadis les avoués,  le tout sans aucune justification de qualification technique exceptionnelle qui le justifierait, de l’autre les avocats, qui ont la compétence mais pas le monopole, et chez qui le statut est celui de la concurrence extrême qui tourne à la paupérisation, et à la  jungle.

Entre les deux, le corps médical qui serait la jungle, si heureusement,  l’université  ne filtrait pas à l’entrée.

Artisans et petits commerçants, petits entrepreneurs,  n’ont pas de statut protégeable.   Or, ce sont eux qui parviennent encore à créer de l’emploi.

Finalement, le statut tue l’activité.

Par bernard.kuchukian le 25/08/17
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Alors voilà, c’est  entré dans la pratique, il existe désormais une agence de presse russe quasi officielle en ligne. C’est sputniknews. Et en français bien sûr.

On vous dira que c’est une agence de désinformation à la solde poutinesque, d’extrême droite.

Quand on la lit,  et qu’on prend du recul, on se dit qu’elle ne ment pas davantage que les grandes agences occidentales.

Ses informations sur la réalité arabe, et le proche orient sont d’une qualité exceptionnelle de vérité, par rapport à la désinformation américaine et européenne officielle. C’est que comme disait Lénine, les faits sont têtus.

Nous avons ainsi le bonjour d’Assad.