bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 26/09/17
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Dans le même temps où le site Internet du Conseil national des barreaux nous alerte contre l’arrestation récente,   parait-il arbitraire,  de 18 avocats turcs, et de la suspension de 56 avocats aux Maldives (mais il y a des avocats aux Maldives ?), toutes raisons  à ce qu’on voit de l’existence de l’observatoire international des avocats en danger, au juste, çà nous coute combien ?

Voici  maintenant que le président de l’institution, bâtonnier de son état, parle dans Le Figaro seulement,  dont le titre parle, c’est impayable, de « rappel à l’ordre ». Je n’ai pas voulu payer pour lire. J’attends qu’on le rende public gratuitement.

 

En attendant, on devrait plutôt commencer par :

La création d’un observatoire national des avocats en danger, dont mon blog est l’un des éléments fondamentaux, Exiger que le président s’exprime ailleurs que dans Le Figaro, édition payante, sans doute parce qu’impayable, on dit que le journaliste n’y rien compris, Se poser la question de savoir si le mot « ordre » est compatible avec notre profession, alors surtout que les ordres des avocats n’existent pas en droit et qu’aucun d’eux ne peut avoir de personnalité  juridique faute d’avoir été constitué par le droit positif et disposer de statuts sociaux, conformément à la récente réforme du Code civil. Savoir que la bienheureuse invention de la machine à laver est incompatible avec le lavage du linge sale en famille

Mais l’immense majorité des confrères sont des gnous, alors EYDOUX peut raconter n’importe quoi.

Au demeurant, les gnous c’est idiot, ca n’écoute pas, poussé par la peur et en masse, comme les barreaux,  ça traverse en masse les rivières d’Afrique, pour aller se faire bouffer plus loin dans la savane.

L’observatoire international des avocats en danger devrait finalement inciter  le susdit président à aller voir  à ses frais, oui parce qu’il n’y aucune raison de lui payer le voyage, les gnous  au Kenya ou en Tanzanie.

Il y comprendrait mieux  la profession.

Allez, salut.

Par bernard.kuchukian le 24/09/17
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Ida SAINT ELME (1778 – 1845), aventurière cosmopolite,  a voyagé à ALGER, en novembre 1830, quelques mois à peine après la prise de la ville au nom de la France de CHARLES X, par le général de BOURMONT.

Elle est reçue  localement, et communique par l’intermédiaire d’ une « drogmane » juive  avec les femmes arabes (je mets le mot  drogman au féminin, alors qu’il est généralement employé au masculin, mais non ici,  il est ici au féminin).

Après une visite chez celles-ci, dans une maison à la porte « Bab el Ouet » (le mot porte est en trop : « bab » en arabe, c’est la porte),  il faut lire « Bab el Oued » (la porte de la rivière), elle écrit ceci sur les juifs.

« « Ce n’est point une chose indigne d’attention que la situation des juifs dans les pays soumis à la domination turque et notamment à Alger. Quand on sait à quels indignes traitements étaient soumis les malheureux Israelites dans les Etats du dey, on ne conçoit pas comment une seule famille juive a pu s’y fixer et y vivre. Quel contraste offre la vérité avec tout ce qu’on a écrit sur les mœurs de ce peuple stationnaire resté toujours lui, et qui, à cause de cela, ne ressemble à aucun autre peuple ! Les Hébreux, partout refoulés et nulle part anéantis, disséminés sur le globe, conservant partout leurs mœurs et leurs rites religieux, m’inspirent une curiosité qui n’est pas dénuée d’intérêt, depuis que j’ai été à même de les observer en Egypte et dans l’Asie mineure. Chose remarquable, : ennemis nés et opposés en tout les uns aux autres, les Turcs et les juifs ont entre eux beaucoup de rapports et quelques points de ressemblance. Ainsi par exemple, jamais, même dans les plus basses classes, je n’ai vu un juif faire abus du vin ou des liqueurs fortes ; ils sont en cela aussi sobres que les Arabes, sans être soumis, comme ceux-ci, à aucune loi de prohibition. » »

 

P.S. Dans le texte d’origine, juifs est avec un j minuscule, Arabes et Turcs avec un A et un T majuscule, mais Israelites prend un I majuscule.

Par bernard.kuchukian le 23/09/17
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Plus ou moins régulièrement nous recevons tous des messages provenant toujours  à l’évidence d’Afrique francophone, le plus souvent Sénégal ou  Cote d’Ivoire, qui puent l’escroquerie,  à quelques milliers de kilomètres à la ronde.

Apparemment,  le genre de l’orpheline à la tète d’un capital immense,  qu’elle ne pourra  cependant recouvrer que si vous l’aidez,  alors que son richissime papa a été tué par je ne sais pas qui, ça ne marche plus.

J’avais  même reçu à moment donné une proposition d’aller imprimer là bas de faux billets de banque : amusé, je l’avais donnée à un directeur ami d’un Crédit mutuel, qui sérieusement avait transmis à la Banque de France, laquelle avait fait suivre  au parquet. Une enquête a même suivi, évidemment, c’était une farce africaine de plus.

Non, cette fois –ci, c’est autre chose.

On me notifie,   sous entête Microsoft,  un gain de  650.000 €, et pour entrer en sa possession, je dois contacter un huissier qui supervisera le tirage au sort. 

L’organisateur de la loterie, car c’est une loterie,  c’est un certain GORDON FRAZER, Londres, « United Kingdom », avec, S.V.P.,  un logiciel mis au point par « notre »compagnie Microsoft, tandis que parmi 1.000.000 d’adresses, on a choisi la mienne,  avec un n° précis que je ne vous donne pas (des fois que vous en abusiez…).

Alors, il faut répondre à l’huissier superviseur de la loterie Maitre DIALLO AMADOU. On a pour lui un téléphone et un fax et une adresse de courriel. C’est en Cote d’Ivoire. Bien sur, j’ai vérifié pour m’amuser, le DIALLO AMADOU est inconnu de la chambre des huissiers de Cote d’Ivoire, qui, elle, a un site Internet.

Finalement, le plus savoureux est la phrase finale du tract reçu par Internet :

« Toute reproduction de ce document est strictement interdite et sera sévèrement punie par la loi ».

Impayables ces Africains.

Par bernard.kuchukian le 23/09/17
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C’est dans sa décision n° 2017-752 DC du 8 septembre 2017, quant à  la loi pour la confiance dans la vie politique, qui a ensuite été promulguée le 15 septembre 2017 N° 2017-1339.

Voici ses 11ème, 12ème et      13ème considérants pour écarter les dispositions sacrilèges correspondantes dans la loi précitée. 

Début de citation.

11. Toutefois, en vertu du dernier alinéa de l'article 131-26 du code pénal, la peine obligatoire d'inéligibilité prononcée en application de l'article 131-26-2, qui vise à renforcer l'exigence de probité et d'exemplarité des élus et la confiance des électeurs dans leurs représentants, entraînerait de plein droit l'interdiction ou l'incapacité d'exercer une fonction publique pour tous les délits mentionnés au paragraphe II de cet article. Il en résulterait une méconnaissance du principe de proportionnalité des peines. Dès lors, les dispositions contestées ne sauraient, sans méconnaître ce principe, être interprétées, s'agissant des délits mentionnés au paragraphe II de l'article 131-26-2 du code pénal, comme entraînant de plein droit l'interdiction ou l'incapacité d'exercer une fonction publique prévues au dernier alinéa de l'article 131-26 du même code.

12. Selon l'article 11 de la Déclaration de 1789 : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ». L'article 34 de la Constitution dispose : « La loi fixe les règles concernant... les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l'exercice des libertés publiques ». Sur ce fondement, il est loisible au législateur d'édicter des règles concernant l'exercice du droit de libre communication et de la liberté de parler, d'écrire et d'imprimer. Il lui est également loisible, à ce titre, d'instituer des incriminations réprimant les abus de l'exercice de la liberté d'expression et de communication qui portent atteinte à l'ordre public et aux droits des tiers. Cependant, la liberté d'expression et de communication est d'autant plus précieuse que son exercice est une condition de la démocratie et l'une des garanties du respect des autres droits et libertés. Il s'ensuit que les atteintes portées à l'exercice de cette liberté doivent être nécessaires, adaptées et proportionnées à l'objectif poursuivi.

13. Le 13° du paragraphe II de l'article 131-26-2 du code pénal introduit par l'article 1er prévoit que l'inéligibilité est obligatoirement prononcée pour certains délits de presse punis d'une peine d'emprisonnement. Or, la liberté d'expression revêt une importance particulière dans le débat politique et dans les campagnes électorales. Dès lors, pour condamnables que soient les abus dans la liberté d'expression visés par ces dispositions, en prévoyant l'inéligibilité obligatoire de leur auteur, le législateur a porté à la liberté d'expression une atteinte disproportionnée. Par conséquent, le dix-huitième alinéa du paragraphe I de l'article 1er est contraire à la Constitution.

 

Fin de citation.

Ce qui a été censuré rue de Montpensier, c’est la sanction,  considérée comme abusive,  en cas d’expressions racistes.  Suivant la liste de la LICRA :

Injure publique à caractère racial, ou à caractère homophobe, diffamation publique à caractère racial, ou à caractère homophobe, provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence à caractère racial, provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence à caractère homophobe, contestation de crimes contre l’humanité.

 

Mon commentaire.

On s’en fout. 

Je ne suis pas concerné, puisque avant la loi ou après elle retoquée par le Conseil constitutionnel, la contestation du génocide arménien n’est toujours pas punissable à la différence d’un autre, postérieur en date.

Par bernard.kuchukian le 22/09/17
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Piqure de rappel

On me rapporte que PAMPERIGOUSTE, cette merveille ville imaginaire de Provence où Alphonse DAUDET domicilie le notaire qui lui vend en 1868 le moulin de FONTVIEILLE,  dont il va faire ses Lettres merveilleuses, est également doté d’un Tribunal.

Et que ce dernier est en charge de la  procédure de redressement judiciaire d’une société.

Le juge commissaire a eu la sagesse de désigner un contrôleur pris parmi les créanciers. Comme le superviseur qui supervisera  plus tard dans le film de Jean YANNE, « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », le contrôleur contrôle. La loi le considère   un peu en disposant  qu’il ne peut être révoqué par le tribunal qu’à la demande du procureur. C’est que notre brave contrôleur a une fonction gratuite, totalement gratuite. Il est là pour surveiller que tout se passe bien et  si possible que les créanciers vont pouvoir percevoir quelque chose.

Une difficulté s’élève dans la procédure et il se révèle qu’elle doit être étendue à deux autres entités en raison de la confusion extrême des patrimoines.  Tandis que l’actif est dans les entités dont l’extension est demandée, car leur passif a été exposé par l’entité en redressement judiciaire.

Alors, le brave contrôleur, comme c’est à la fois son droit et son devoir demande l’extension. Il met en demeure du mandataire judiciaire qui refuse. Conformément à la loi, c’est alors le contrôleur qui engage à ses frais avancés la procédure.

Voici qu’alors, l’administrateur lui déclare qu’à son tour il engage par son avocat la même procédure. Le contrôleur est furieux, koa une fois que j’ai fait le travail, à mes frais avancés, vous allez payer un avocat qui fera pareil et me copiera, moi  je suis un connard.

Emoi de tout le Landernau, on aurait injurié l’administrateur, ce qui est faux, c’est le contrôleur qui a tiré les conséquences de la situation.

Procédure en révocation du contrôleur à la sous demande de l’administrateur     qui a transmis au parquet. Ficelles de procédure du contrôleur, qui reste contrôleur, et demande à son tour la révocation de l’administrateur qui n’avait pas à faire demander la révocation de celui censé le contrôler.  A la demande du parquet, ensuite plus calme,  convocation du contrôleur par la brigade criminelle de la police judiciaire. Le contrôleur refuse de se déplacer.

On plaide ensuite l’extension. Admirable audience à laquelle l’administrateur dit désormais comme le contrôleur pour l’extension, mais aussi le procureur qui dit comme l’administrateur et ignore ce que le premier a fait le contrôleur. Quant au mandataire qui avait refusé l’extension, il s’associe à la demande générale.

Et alors, surprise générale de taille : le tribunal déboute tout le monde. Le contrôleur fait appel et deuxième surprise, le mandataire,  qui refusait d’agir en extension mais s’était finalement rallié à celle-ci, le mandataire fait appel aussi. L’administrateur est perdu en route.

Le débiteur demande alors au juge commissaire d’envoyer au tribunal  la révocation du contrôleur (je vous en prie, suivez), mais aussi maintenant celle de l’administrateur. Sur le premier point, irrecevabilité. Sur le second on ne sait pas pour l’instant. En tout cas, voici que le contrôleur  condamné pour avoir osé demander la révocation de l’administrateur qui ne voulait pas être contrôlé, et l’administrateur se retrouvent ensemble et copte à cote.

Et ce n’est pas terminé, voici que le contrôleur reçoit du greffe, comme c’est normal (le greffier lui fonctionne normalement)  l’ordonnance du juge commissaire fixant à 5.136 € les honoraires de l’avocat  de l’administrateur, celui qui a repris à son compte la procédure engagée gratuitement par le contrôleur et à propos de la gratuité de laquelle ledit contrôleur avait protesté. Cet avocat est disons… bien placé (autre débat).

Les débiteurs dans cette affaire, vous avez compris, on les a oubliés (sauf le contrôleur, parce que lui est … créancier, par principe et définition).

Quelle histoire à PAMPERIGOUSTE, mes amis …

Par bernard.kuchukian le 22/09/17
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Mon  titre habituel,  « dossier arabe » est ingérable, car il est à la fois vrai et faux, recouvrant des situations concernant des Arabes et aussi des non Arabes comme les Persans, qu’on appelle Iraniens depuis qu’il parait qu’Hitler  avait voulu  que le nom de la Perse soit changé en Iran (soit dit-on le pays des Aryens).

Et encore,  il y a des nuances, puisque les Arabes ne sont pas tous musulmans,  et qu’outre les Iraniens,  et les Turcs, les musulmans, ne sont pas tous des Arabes (les Berbères d’Algérie et ceux du Maroc par exemple).

Bref, je vais faire comme le quai d’Orsay,  qui range même l’Afrique du nord dans sa division proche orientale, appelée à tort moyen-orientale. Parlons français. Et soyons réalistes.

Ces prolégomènes écrits, parlons des Persans.

Calouste GULBENKIAN, le futur  « Monsieur cinq pour cent » des pétroles, avait écrit  « La Transcaucasie, et  la péninsule d’Apchéron, souvenirs de voyage » , qu’il publia en 1891 chez Hachette à Paris.  Outre sa partie technique,   qui fera plus tard la fortune immense de son auteur, fils et gendre  de banquier, mais aussi ingénieur géologue,  ce sont des observations de voyageur du temps sur le proche Orient.

Plus exactement sur la Transcaucasie. Savoir,  par rapport à la géographie politique actuelle, la région comprenant la Circassie, la  Géorgie, l’Arménie, le nord de la Turquie avec le Kurdistan, l’Azerbaïdjan, l’Irak (alors appelée Mésopotamie), et l’Iran (la Perse d’alors).

Schématiquement, une bande horizontale prenant dans la mer noire à l’ouest et se terminant dans la mer Caspienne plus à l’est. 

En ce temps, l’essentiel de ces pays  étaient russes, sous l’autorité du tsar,  sauf la Perse évidemment, encore que son territoire ait été sérieusement amputé par le traité du Golestan (nom aussi donné au palais résidence du shah à Téhéran - immense tapis suberbe au sol-).

GULBENKIAN parle des Persans établis dans l’Arménie de l’époque. Il les dit fort intelligents, très affables avec leurs clients, qu’il ne faut pas aller vite en affaire avec eux,  si on ne veut pas payer leurs marchandises le double et le triple de leur valeur. Il ajoute qu’en Orient tout est lent, tout va doucement, jamais on n’est pressé : que resterait-il  pour demain si on faisait tout aujourd’hui ?

Sans en changer le moindre signe, voici maintenant la suite :

« « L’habileté commerciale des Persans est proverbiale : »Trois Juifs pour un Arménien, dit-on dans le Caucase ; trois Arméniens pour un Persan ». Toutefois, le Persan n’est pas aussi capable que l’Arménien de mener à bien de grandes entreprises ; il n’est pas ambitieux et se retire volontiers des affaires dès qu’il s’est acquis une modeste aisance. Il est économe, sobre, patient, laborieux, mais intrigant et âpre au gain. Certains voyageurs ont pu, séduits par l’affabilité des Persans, les qualifier de « Français de l’Orient ». C’est bien mal les connaitre. Au rebours des Français, ils sont foncièrement hypocrites et très fanatiques : naguère encore les chrétiens ne pouvaient ni fréquenter les bazars persans, ni enterrer leurs morts dans les cimetières ; il fallait les emporter bien loin dans les montagnes et les endroits les plus sauvages, où pas un  Persan ne put les découvrir » »

La lecture de cet ouvrage devrait sans doute  ravir le président américain actuel Donald      TRUMP.

Et le laisser cependant ensuite perplexe, puisque  Calouste GULBENKIAN fut plus tard le conseiller spécial du shah,  et même l’ambassadeur d’Iran en France. En raison de son aide exceptionnelle à la France, la Compagnie française des pétroles, Total aujourd'hui, on lui avait proposé notre naitonalité et en meme temps la Légion d'honneur. Il avait refusé. Alors on avait donné la Légion d'honneur à son fils Nubar, qu'on avait nommé à la direction de la C.F.P.

Quant à lui, il  avait finalement  la nationalité... iranienne.

Par bernard.kuchukian le 21/09/17
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Je viens de poster sur blog avocats un billet technique sur une Q.P.C. que je pose au Conseil d’Etat relative au monopole des avocats aux conseils. Je crois qu’elle  ne mérite pas la futilité de Facebook.

Dans l’arsenal des textes de référence à l’appui, le rédacteur de la Q.P.C. est allé chercher le préambule de la constitution de 1946, qui a valeur constitutionnelle aujourd’hui encore.

Il y  existe ainsi un article 11

11. La constitution garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs.

 

Vous avez bien lu : les loisirs.

Voici qui me rappelle un authentique incident d’audience dont j’ai été le témoin devant la Cour d’appel d’AIX EN PROVENCE. En audience solennelle de surcroit, l’affaire devait être renvoyée à une autre date d’audience. Impérative, la première présidente avait fixé à telle date.

Un des avocats de la cause,  avait consulté son agenda, et déclaré  du tac au tac: « je suis désolé, Madame la première présidente, mais à cette date, j’ai prévu d’emmener ma famille aux sports d’hiver, et nous avons même réservé notre séjour. »

Protestations hautaines de la magistrate. « Veux pas le savoir ».

Maintien  alors avec assurance de la position de l’avocat : « je suis désolé, j’insiste fermement. Le droit aux loisirs est constitutionnel, c’est l’art. 11 du préambule de la constitution de 1946  . Votre exigence de date contraire est donc inconstitutionnelle ».

La cour s’était alors retirée et en revenant, avait fixé une date conforme aux sports d’hiver du confrère.

Par bernard.kuchukian le 21/09/17
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Celle préparée  notamment pour moi par mon ami Philippe KRIKORIAN, président du Grand Barreau de France.

 

Une nouvelle fois dans l’indifférence totale de la profession,  alors que nous travaillons pour elle, et élargir le champ d’application des activités des  avocats.

 

Voici. C’est compliqué, je sais, certainement plus compliqué que de rédiger une demande d’A.J. ou  d’aller pleurnicher en correctionnelle ou une pension alimentaire.

 

Le Conseil d’Etat examinera la question suivante  la semaine prochaine.

 

 

« «  Sauf interprétation authentique et faisant foi,  qui leur serait donnée par le Conseil constitutionnel,

 

I.-  A l'article 4 de la loi n°71-1130 du 31 Décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, les mots « , sous réserve des dispositions régissant les avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation » ) et à l'article 5 de la même loi, les mots « , sous les réserves prévues à l'article précédent » ), portent-ils atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution et notamment:

 

- au droit à la liberté en général comme droit naturel de l'homme et au droit à la liberté d'entreprendre consacrés par les articles 4 et 5 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 Août 1789, ci-après « DDH » );

 

- au droit à la justice et aux droits de la défense garantis par l'article 16 DDH;

 

- au droit à la liberté d'expression garanti par l'article 11 DDH;

 

- à l'article 34 de la Constitution du 04 Octobre 1958 fixant, en partie, le domaine de la loi;

 

- au principe d'égalité garanti par l'article 6 DDH et l'article 1er de la Constitution du 04 Octobre 1958 et au principe d'égal accès aux places, dignités et emplois publics qui en procède ;

 

- au principe de nationalisation des monopoles (alinéa 9 du Préambule de la Constitution du 27 Octobre 1946 ), en ce qu'ils:

 

Créent ou laissent créer indûment par le pouvoir réglementaire ( incompétence négative ) un monopole de représentation et d'assistance en justice devant les juridictions suprêmes, au seul profit des Avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, au préjudice des justiciables et à l'exclusion des avocats, lesquels, de surcroît, doivent supporter la concurrence déloyale des premiers dans les procédures portées devant les tribunaux administratifs et les cours administratives d'appel, sans réciprocité ( rupture d'égalité )?

 

II.- Les articles 4 et 5 de la loi n°71-1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques portent-ils atteinte aux mêmes droits et libertés garantis par la Constitution , en ce qu'ils  ne peuvent, sans justifier d'un motif impérieux d'intérêt général, s'opposer à la libre défense de ses propres intérêts (défense in propria persona ) et créer, de façon générale, un ministère obligatoire d'Avocat ou d'Avocat aux Conseils? » »

Un mot encore : sauf erreur de ma part (on verra bien), c’est la première fois qu’on va envisager la question en utilisant le préambule de la constitution de 1946, qui figure dans le bloc de constitutionnalité de 1958, et qui prévoit la suppression des MONOPOLES.

 

On ne pense pratiquement jamais à l’utiliser ce préambule.

Par bernard.kuchukian le 21/09/17
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Il manque à mon billet le nom de l’équivalent de l’assassin de RASPOUTINE.

Les mœurs françaises de 2017 n’ont bien heureusement rien à voir avec celles du début du XXème siècle en la Russie des tsars. Personne n’est mort physiquement.

Ainsi donc,  personne n’a tué Florian PHILIPOT qui vient,  quel bonheur,  de quitter le Front national, ce qui ne l’empêche pas de rester député européen, il faut bien vivre, n’est-ce pas.

Ainsi,  pas de prince IOUSSOUPOV,   pour l’assassinat, ni  de   député POURICHKEVITCH (qui était déjà d’extrême droite),   associés dans le geste criminel.

Uniquement une mort politique, comme il se doit, entre députés (ma formule est volontairement ambigüe).

Les journalistes chercheront bien sûr à trouver justement  qui est ici le IOUSSOUPOV français, ils n’auront pas de mal, moi je n’en n’ai pas en tout cas.

Il demeure que PHILIPPOT était auprès de Marine LE PEN comme   ce qu’était  RASPOUTINE auprès de la tsarine Alexandra.

Il demeure aussi que Marine nous a tuer.

Par bernard.kuchukian le 21/09/17
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C’est vrai qu’il faut aller au delà du tout récent  arrêt LACROIX   de la Cour européenne des droits de l’homme.

C’est celui relatif à la liberté d’expression reconnue contre les élus. Ici locaux. En fait, c’est un peu plus compliqué, car la Cour a aussi jugé cette liberté contre le système judiciaire (affaire MORICE) dans lequel il n’y pas d’élus.

Mais ça revient au même : elle dit que par leurs fonctions, certains peuvent parfaitement avoir une liberté presque totale dans leur critique institutionnelle.  C’est normal, ils sont là pour cela.

 

On peut aller  plus loin  et  rappeler l’affaire EON (pov’con) soit  celle de l’injure envers le président de la République, l’impunité reconnue non pas à l’élu ou à l’avocat – personnages publics -, mais aussi à l’électeur de base.

Du coup, c’est réversible, normal: voyons, nous venons bien d’entendre le président de la République s’attaquer à une partie du peuple français souverain,  savoir les fainéants,  sans compter  les extrémistes.

Attention, parce que le fainéant,  c’est celui qui est  hostile au travail, tandis  que la référence à ce dernier était … dans la devise du régime de Vichy. Aie.