bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 20/01/18
Dernier commentaire ajouté il y a 1 année 3 mois

Twiter (c’est moderne la justice) m’envoie la vidéo de la prestation de serment des nouveaux auditeurs de justice de l’Ecole nationale de la magistrature à Bordeaux.

On n’entend pas la question posée, à laquelle chacun répond qu’il le jure.

On nous dit cependant que les intéressés s'engagent à respecter les règles déontologiques et pourront accéder au cœur de l'office du juge pendant les stages.

C’est parfaitement dérisoire, voire ridicule.  Et sans vraie portée. Car c’est quoi les règles déontologiques  qu’on ne dit pas.

Il n’y a là, ni déclaration de principe de probité, de sérieux, et par exemple, je vais dire un mot terrible  de rigueur d’indépendance.

Toutefois, c’est encore heureux, il n’y a pas de déclaration de fidélité à la personne du pouvoir en place. Maréchal ne nous voila heureusement  pas.

Il avait bien raison le confrère grec ALEXANDRDIS de faire juger par la Cour européenne des droits de l’homme  inconstitutionnelle la prestation d’un serment du même genre pour les avocats grecs.

Non, voyez vous, moi j’aimerais mieux un serment dans lequel on s’engagerait à transmettre toutes les questions prioritaires de constitutionnalité posées

Par bernard.kuchukian le 19/01/18
Dernier commentaire ajouté il y a 1 année 3 mois

  Je lui atterré,  mais pas si surpris que cela, par  le billet de notre ami HUVELIN sur ce blog avocats  quant à la récente rentrée du Tribunal de commerce de Paris.

Deux choses attirent mon attention.

La première est celle  de ce qu’il exprime du volume des affaires qui est,  comme le surplus,  en baisse à Paris aussi.  Je dis aussi, parce qu’à Marseille, c’est le désastre.

C’est mauvais signe : le contentieux pour les affaires, c’est comme la maladie pour les humains, un signe de santé.

Car quand on n’est plus malade, c’est qu’on est mort.

La seconde est que les élus consulaires  parisiens,  au moins,  suggéreraient plus ou moins qu’on les finance davantage. On n’est pas encore aux épices, mais il parait qu’on prendrait  bien du matériel du barreau ou d’ailleurs. Ou autre chose.

C’est bien dans la tète des délégués consulaires,  qui élisent les juges consulaires.

N’étant pas payés, il faut les aider matériellement. A Marseille, on est même allé jusqu’à une délibération du conseil de l’ordre pour une subvention à la Chambre de commerce, histoire peut être d’amitiés dans la même loge maçonnique (j’ai des noms).

Et bien NON,  N. O. N.

Si les tribunaux de commerce manquent de moyens, qu’on les supprime,  juges consulaires avec et qu’on aille au droit commun de l’Etat.

Mais de grâce qu’on ne vienne pas demander aux justiciables ou à certains d’entre eux de financer. Ils le font déjà suffisamment avec les greffiers des tribunaux de commerce non encore nationalisés, dont on sait qu’ils sont des professionnels libéraux.

A Marseille, qui dispute à Paris d’avoir créé la juridiction consulaire, les archives que j’ai citées ici apprennent qu’au XVIIème siècle, les échevins on dirait le conseil municipal aujourd’hui offraient aux juges consulaires le service d’une chaise à porteur six mois l’an. Les temps ayant à peine changé depuis, il  faudrait, voyez vous, cesser de considérer que la France doit se comporter en république bananière.

Hier matin était la messe de rentrée du Tribunal, à laquelle je ne suis pas allé (je n’y vais plus depuis que l’archevêque de Marseille n’est plus cardinal). Il pouvait rester aux juges demandeurs de moyens d’intercéder auprès de la très sainte Providence. C'était plus sur.

Par bernard.kuchukian le 17/01/18
Dernier commentaire ajouté il y a 1 année 3 mois

Je demande le commentaire de notre ami GIROUD, grand spécialiste de Pierre DAC sur le texte qui suit, attention à lire doucement, c’est subtil.

« « Un concerné n'est pas forcément un imbécile en état de siège,  pas plus qu'un concubin n'est obligatoirement un abruti de nationalité cubaine. » »
 

Citation de Pierre Dac ; Les pensées - Ed. du Cherche Midi (1972)

Par bernard.kuchukian le 17/01/18
Dernier commentaire ajouté il y a 1 année 3 mois

Survolons pour l'instant la question et  préparons nous au prochain bide, la fin de l’A 380 grandiose lui aussi. Il  y avait eu le Concorde avant lui.

Combien ?

Louis Ferdinand CELINE,  dans « Les beaux draps » : « Si c’était par la force des mots, on serait surement Rois du Monde. Personne  pourrait nous surpasser, question de gueule et d’assurance. Champions du monde en forfanterie, ahuris de publicité, de fatuité stupéfiante, Hercules aux jactances » .

Par bernard.kuchukian le 17/01/18
Dernier commentaire ajouté il y a 1 année 3 mois

 

À quoi sert d'être intellectuel si les abrutis se mettent à réfléchir !
Citation de Frédéric Dard ; L'Archipel des Malotrus (1967) Le comble de l'abruti est de vouloir s'attribuer les talents et les vertus qu'il n'a pas.
Citation de Jean-Baptiste Massillon ; Les maximes et pensées (1742) Il faut que le peuple soit abruti pour être gouvernable.
Citation de Félicité Robert de Lamennais ; Le livre du peuple (1838) L'autorité abrutit et abaisse ; la liberté désabrutit et élève.
Citation de Emile de Girardin ; Les pensées et maximes (1867) Un homme abruti n'appartient plus à aucune espèce, il doit être mis à l'écart de la société.
Citation de George Sand ; Lélia (1833) L'amour abrutit ceux qu'il domine.
Citation de Pierre Choderlos de Laclos ; Les liaisons dangereuses (1782) Abrutis de frustrations, il y a sur la terre plus d'imbéciles que de pâquerettes.
Citation de Louis Scutenaire ; Mes inscriptions (1943-1944) Aujourd'hui, les gens sont lourds, abrutis : ils ne savent que boire !
Citation de Louis-Ferdinand Céline ; Cahiers de Céline (1976) La sévérité rebute les enfants et les abrutit.
Citation de Pierre-Claude-Victor Boiste ; Le dictionnaire universel (1843) L'être abruti, l'idiot, le crétin reste indifférent à tout ce qui ne le blesse pas.
Citation de Jacques Boucher de Perthes ; De la création (1841) Entre eux, les hommes s'abrutissent, et les femmes s'aigrissent.
Citation de Louis Joseph Mabire ; Le dictionnaire de maximes (1830) La majorité des hommes n'ayant pas le temps de réfléchir, abrutie qu'elle est par le travail corporel, vit surtout de préjugés et d'idées fausses. Elle en serait empoisonnée sans l'habitude qui amoindrit le danger, et, surtout, si le pain d'erreurs dont elle se nourrit n'était pétri avec le levain de la vérité. Car, toute erreur a une vérité pour base. On peut même dire que toute erreur est une vérité relative : voilà pourquoi l'erreur a souvent tant de séduction et de durée.
Citation de Auguste Guyard ; Quintessences (1847) Les abrutis ne voient le beau que dans les belles choses.
Citation de Robert Sabatier ; Le livre de la déraison souriante (1991) La plupart des contemporains, abrutis d'informations, ont l'oreille dure et l'intelligence lourde.
Citation de Georges Picard ; Petit Traité à l'usage de ceux qui veulent toujours avoir raison (1999) Couillon - Voir carré ce qui tourne rond.
Citation de Maxalexis ; Mon dico poésie, 10 (2010) Mieux vaudrait apprendre à faire l'amour correctement que de s'abrutir sur un livre d'histoire.
Citation de Boris Vian ; L'herbe rouge (1950) L'espoir est un abruti qui gobe tout ce qui l'arrange, et cet abruti nous fait vivre.
Citation de Romain Guilleaumes ; Diverses idées (2007) L'esclave, plus abruti que la brute, laquelle ne perd point son instinct avec la liberté, lui, il perd avec elle tout ce qui le fait homme, l'intelligence et la vertu.
Citation de Louis-Auguste Martin ; Esprit moral du XIXe siècle (1855) Un concerné n'est pas forcément un imbécile en état de siège pas plus qu'un concubin n'est obligatoirement un abruti de nationalité cubaine.
Citation de Pierre Dac ; Les pensées - Ed. du Cherche Midi (1972) On prend plaisir à être chagrin et, quand le chagrin est passé, comme on y a usé des forces précieuses, on en reste abruti.
Citation de Gustave Flaubert ; Lettre à Guy de Maupassant, le 15 août 1878.

 Diantre !

Par bernard.kuchukian le 17/01/18
Dernier commentaire ajouté il y a 1 année 3 mois

Certes, leur couverture est de même couleur, rouge. Mais c’est tout. Je vous assure.

Le message s’adresse à la presse judiciaire, et à certains (pourquoi un s à certains) journalistes de par ici que je connais un peu.

Trop.

Par bernard.kuchukian le 17/01/18
Dernier commentaire ajouté il y a 1 année 3 mois

Je ne savais pas comment classer ici l’information. Je devrais écrire plutôt « fin de grandeur ».

Bref, on a enfin atterri, ce qui est normal pour une affaire d’aéroport.

Evidemment,  ça va encore couter de l’argent en indemnités diverses et variées, et ce sera toujours au contribuable à payer.

Cela dit, le gouvernement  actuel a fort bien fait d’abandonner ce projet stupide.

Je ne suis pas client habituel de l’aéroport de Nantes.

Chaque fois que j’y ai attendu un avion pour Marseille, et Dieu sait qu’il faut attendre,  car les foules ne se pressent pas, j’ai surtout constaté un vide presque sidéral.

A l’évidence, l’actuel aéroport  suffit largement pour le trafic, et il  était temps de revenir à la raison.

Bravo.

Par bernard.kuchukian le 17/01/18
Dernier commentaire ajouté il y a 1 année 3 mois

    

Et qu’ils constatent que la Cour européenne de justice vient de confirmer la décision de la commission européenne condamnant la France à exiger d’Electricité de France le remboursement d’une aide injuste d’un milliard et trois cents millions.

Le contribuable, eurosceptiques en moins bien sur,  dit merci.

Par bernard.kuchukian le 16/01/18
Dernier commentaire ajouté il y a 1 année 3 mois

Sous titre: la constitution, rien que la constitution.

Je n’ai pas voté pour son élection à la présidence, pour autant j’ai souvent, avant celle-ci (bien avant les autres dans la profession) et après  aussi, dit qu’il a raison. C’est un peu comme pour les pendules cassées qui donnent l’heure exacte deux fois par jour.  Sauf que le président de la République actuel n’a rien d’une pendule cassée, ou alors d’une pendule qui ne serait cassées que quelques heures,  voire minutes par heure.

Pourquoi ce propos ?

Parce que devant la Cour de cassation, hier, le président de la République, chantre du « en même temps » a défendu, dans son discours, « la spécificité du parquet à la française », ce corps de procureurs censé bénéficier d’une certaine autonomie tout en appliquant la politique pénale fixée par l’exécutif.

Une situation inconfortable, dans laquelle le magistrat garde théoriquement une certaine liberté d’appréciation – voire de parole – dans l’exercice de ses fonctions, tout en dépendant de son ministre pour tout ce qui touche à sa nomination, sa promotion, et le déclenchement de poursuites disciplinaires, sans même parler des moyens de travailler dans des conditions satisfaisantes.

Ca c’est le discours, pour la forme : il est évident qu’en bienséance, le président élu au suffrage universel direct par le peuple français ne peut pas dire à des magistrats,  pourtant volontaires à cette fonction (ils l’oublient trop souvent) ,  je veux dire ceux qui travaillent au parquet,  qu’ils sont aux ordres du pouvoir en place.  Alors pourtant que, plus lucide, la Cour européenne le dit carrément. Et il s’engouffre dans ce que,  d’une phrase en clin d’œil le premier président de la Cour de cassation a dit comme le périmètre de ce qui reste d’autonomie au droit français dans le concert européen. On a tourné la difficulté par une périphrase à la française « spécificité à la française ». Et hop, le tour a été  joué.

C’est comme  le : « je vous ai compris » du général de GAULLE, qui n’aimait pas non plus les juges, tous, évidemment parquet compris.  Ca veut dire aussi comme le « Canada dry » pour l’alcool, aussi dans le temps : « ça ressemble à l’indépendance, ça en a le gout, mais ça ne l’est pas ». La spécificité française est alors finalement dans l’hypocrisie des mots.

Par bernard.kuchukian le 14/01/18
Dernier commentaire ajouté il y a 1 année 3 mois

Alors voilà, GALLIMARD  ne rééditera pas les trois pamphlets,  plus antijuifs que les autres, « Bagatelle pour un massacre », « L’Ecole des cadavres » et « Les beaux draps ». Techniquement, rien à redire, puisque l’auteur lui-même, qui avait tant souhaité » La Pléiade », qu’il a finalement eue,  avait cependant  toujours refusé leur réédition.

Philippe BILGER  vient d’écrire qu’il souhaite la publication sans censure. Il écrit aussi  que CELINE est partout, tout entier dans l’indigne, comme dans l’unique.

Nous avons un point commun avec BILGER, c’est notre date de naissance : tous les deux un 31 aout 1947. Nous sommes nés tous les deux dans deux mondes différents, mais après la guerre.

Sur cette affaire, mon point de vue est différent du sien. C’est l’indifférence.  

C’est l’indifférence,  parce que ces trois petits livres sont banalement consultables en ligne sur Internet en format pdf. Sans censure. Et même gratuitement.

Leur impact pratique est tout au plus susceptible de toucher de rares esprits dérangés dans la France d’aujourd’hui, j’en connais un ou deux au barreau. Mais après tout, la folie  est libre dans notre pays. Et personne ne se recommandera jamais de CELINE pour quelque action que ce soit.

C’est alors qu’on pourrait retourner au génial CELINE, plus personne ne saura écrire comme lui,  ce qu’il écrivait  dans  « Les beaux draps » (page 5), c’est vrai qu’il parlait des Français de l’époque au moins :

« Si c’était par la force des mots, on serait surement Rois du Monde. Personne  pourrait nous surpasser, question de gueule et d’assurance. Champions du monde en forfanterie, ahuris de publicité, de fatuité stupéfiante, Hercules aux jactances » .

Sur ce, question Juifs, on a connu au moins un Ariel SHARON, général de cavalerie de son état,  qui,  dans l’au-delà,  s’il existe et s’il y  a l’occasion de rencontrer CELINE, peut lui dire « connard,  tu n’y connais vraiment rien ».