bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 22/05/18
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Il faut bien sur saluer ici,  au nom de la blogosphère,  le nouveau président  du conseil italien, Giuseppe CONTE, aussi parce qu’il est professeur de droit et avocat.

Les chroniqueurs ont noté qu’il est meme aussi  avocat à la cour de cassation italienne.

Les chroniqueurs,  qui ne connaissent rien à rien,  n’ont cependant pas précisé qu’en Italie, les avocats à la cour de cassation sont des milliers, puisque l’accès à la haute juridiction n’est pas réservé à un corps spécialisé et à monopôle très réduit comme en France, mais à un concours de tous les avocats,  bi annuel sauf erreur de ma part, au vu de compétences reconnues.

Par bernard.kuchukian le 22/05/18
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Le  sympathique nouveau gouvernement italien,  avec son non moins sympathique président du conseil appelé,  entrainent, ou vont entrainer, des commentaires officiels désagréables français.

Déjà un homme politique italien a sagement réagi et rappelé que l’Italie n’est pas un département français à qui on donne des ordres ou des leçons. Il devrait écrit n’est plus, puisque Napoléon 1er a perdu les départements italiens  du nord, de Toscane et d’Ombrie à Waterloo en 1815.

C’est toujours la même histoire, cette prétention française à donner des leçons aux autres, ici aux Italiens, maintenant qu’ils n’ont pas ou plus les idées qui conviennent aux bien-pensants parisiens.

Je repense à l’instant à ce résumé de la pensée française que m’avait dite un jour,  dans une rue de Sarajevo,  un touriste turinois pour définir le Français moyen  prétentieux (et qui n’a surtout pas de raison de l’être) : grandeur.

Va-t-on  maintenant chatouiller nos frères italiens ?

Attention, ils pourraient réagir, déjà par exemple en mettant à la porte l’ambassadeur de France,  et en récupérant le somptueux palais Farnèse, notre ambassade à Rome, certainement la plus belle ambassade de France à l’étranger.

Elle avait certes été achetée en 1911, mais en 1936, Mussolini avait exigé qu’elle soit rendue à l’Italie,  de telle sorte qu’aujourd’hui, le palais Farnèse est sous bail emphytéotique,  qui prendra fin en 2036.

Soyons prudents, dès fois que le nouveau président du conseil italien, grand juriste nous dit-on, ne trouve une astuce de droit pour expulser notre ambassadeur.

Les touristes seraient alors ravis,   grands gagnants,  qui pourraient tout à loisir visiter enfin ce bâtiment, un des plus beaux de Rome.

 

Par bernard.kuchukian le 21/05/18
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Enfin, quoi, voici que tous les beaux esprits sont chagrin,  parce que la nouvelle coalition gouvernementale italienne  au pouvoir (et dire  que j’ai du déplacer de quelques jours un déplacement vers ce pays ami) ne veut surtout pas de francs-maçons parmi les siens.

Messieurs, vous avez parfaitement raison. Il faut vous approuver.

Voyons, les francs-maçons,  spécialement ceux du grand Orient (bien que  qu’il  soit en froid avec le rite écossais) ne veulent pas des autres. Et même de ceux d’autres loges.

Je connais bien la question : comme avocat,  dans l’exercice de ces fonctions, on m’a bien interdit d’aller défendre l’un des leurs,  devant le tribunal de carnaval du grand Orient de France,  rue Cadet à PARIS.

Et personne, tous ont la trouille, on ne sait toujours pas pourquoi,  n’a trouvé rien à y redire.

Ici, c’était – ils avaient vérifié (1)- parce que je n’étais pas franc-maçon.

Et bien bravo les Italiens.  Employez avec ces gens  leurs méthodes. Ils connaissent bien.

 

Tiens, au juste, leur fichier a-t-il été déclaré et approuvé par la Commission nationale informatique et libertés ???
Par bernard.kuchukian le 21/05/18
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Décidemment, nous vivons des temps,  comment dire,  particuliers. Et JERUSALEM rend fous certains. Et raisonnables les autres, moins nombreux pour l’instant.

On apprend ce soir à la télévision israélienne que la République du Paraguay vient de décider le transfert de son ambassade à JERUSALEM. Et de trois.

Il y encore quelques années, lorsque j’avais été au Paraguay,  on prétendait que le pays était uniquement peuplé de vaches et de descendants de nazis.

Les temps ont donc  bien heureusement bien changé, n’est-il pas vrai ?

 

P.S. Les Arméniens y sont depuis bien longtemps déjà (entrée de la splendide église cathédrale apostolique  SaintJacques de Jérusalem)

Par bernard.kuchukian le 21/05/18
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Avez-vous noté quelque chose d’insolite ?

 Ces derniers temps, le président russe ne reçoit plus à Moscou, mais à Sotchi.

Ainsi l’a-t-il  fait ces derniers jours avec le président syrien puis avec   la chancelière allemande.

Sotchi, c’est sur la mer noire, à deux pas du Caucase, du Proche-Orient, Turquie compris.

C’est vrai qu’avec en plus un ministre des affaires étrangères né en Géorgie de parents arméniens,  les tsars et leur politique sont de retour. A l’est, là où le monde est et demeure le plus sensible.

Par bernard.kuchukian le 21/05/18
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La question écrite que j’ai préparée et qui a été placée sur ce blog le 11 mai courant,  sera demain 22 mai 2018 publiée au journal officiel sous le n° 8506, au rang de celles posée par notre confrère Gilbert COLLARD.

Elle risque fort de finir dans la longue liste de celles auxquelles on ne répond jamais.

Dommage, y compris pour la profession d’avocat.  Et merci à Gilbert.

Par bernard.kuchukian le 20/05/18
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J’ai rappelé ici qu’en février 2018, je rappelais ici qu’en 2011, le bâtonnier de Paris déclarait ceci :

« On n’échappe pas à ses responsabilités par quelque artifice de langage. Je souhaite aujourd’hui dire clairement, afin qu’il n’y ait aucun doute dans l’esprit de quiconque, qu’en abandonnant à leur sort nos confrères juifs, notre Ordre a commis une faute dont il répond devant l’Histoire et qu’il a manqué aux principes fondamentaux sur lesquels il repose. Il fait ici et aujourd’hui amende honorable par ma voix « 

 

Il essayait sans doute  de gommer le culot de son prédécesseur lointain qui,  en 1946,  avait tout de même déclaré (c’est   rappelé et souligné en page 208 de l’ouvrage de référence de Robert BADINTER) :

« Nulle part en France même, l’indignation n’a été plus vive qu’au sein de notre barreau, rempart suprême des libertés. Ce fut en tout temps la règle de notre ordre que le rejet de toute différence entre les confrères qui prêtent  le même serment, revêtent la même robe, se consacrent au même service de la justice au  même culte du droit ».

Quels faux culs en  vérité.

Confirmés,  plus ou moins, dans l’ouvrage que j’ai longuement cité ici,  celui du journal de Maurice GARCON,  dont le moins qu’on puisse dire est que le sort de certains de ses confrères ne l’a pas touché. C’était sauf qui peut.

Par bernard.kuchukian le 20/05/18
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On devrait tous nous avoir appris à la faculté que le droit commercial est celui de la confiance. Ce qui n’empêche nullement certains de prôner la règle absolue du secret, qui est évidemment tout le contraire. Mais c’est ainsi qu’on croit devant les tribunaux de commerce sauver les entreprises françaises face aux autres en Europe et dans le monde.

Je donne un exemple révélateur tout bête.

Je suis client d’Amazon, comme des millions de personnes. J’achète ainsi sur Amazon  et notamment des produits vendus depuis l’Allemagne,  identiques et souvent moins chers qu’en France, allez savoir pourquoi, qui paient, et oui, messieurs les journalistes, la T.V.A. en France au taux français.

Systématiquement, alors qu’en France il faut toujours pleurer pour avoir une facture, systématiquement, les Allemands les établissent et les adressent.

Il ya mieux : très souvent, celles émanant de S.A.R.L. (GMBH) courantes au delà du Rhin mentionnent même les noms de leurs dirigeants.

A la réflexion, il n’y a pas que les Allemandes qui procèdent ainsi. Voyez les Italiens par exemple.

Aux enseignes commerciales sous lesquelles elles sont connues, on ajoute systématiquement « de X ou Y » autrement dit des noms des propriétaires effectifs. Idem désormais en Espagne.

Pourquoi les entrepreneurs français ne se plient pas à ces règles de loyauté toute simple. Qui consistent à dire qui on est dans la réalité, et quelle est la forme juridique de son activité.

Remarquez qu’en France, on a le pompon, puisque les groupements d’avocats appelés ordres n’ont pas de statut juridique, les ordres des avocats n’existant pas en droit. Les Français son décidemment impayables.

Par bernard.kuchukian le 19/05/18
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Voici  que le président turc reste dans son impeccable logique, la reconstitution de ce qu’il peut faire de l’ancien empire ottoman.

Oubliés  SEVRES et même LAUSANNE.  Mais  c’est seulement en Asie. ERDOGAN le fait en inventant  maintenant le projet de force inter arabe de défense de GAZA.

C’est en réalité, un projet musulman, et non arabe,  puisque pas plus les Turcs que les Perses ne sont arabes. Quant aux Perses, ils sont chiites à la différence de pratiquement tous les autres,  qui sont plus ou moins sunnites.

C’est un  peu comme si on était revenu au traité de SAN STEFANO (aujourd’hui, c’est  le quartier de YESILKO, dans la partie européenne d’ISTANBUL, exactement à l’emplacement de son aéroport Atatürk).

Pour la Turquie, les territoires d’Europe sont alors définitivement perdus.

Le problème arménien  est définitivement  réglé par le génocide de leur peuple, dans l’indifférence la plus totale. Idem avec les Grecs pontiques. Les Kurdes sont sous contrôle.

Les territoires de l’Afrique du nord de  jadis  sont antérieurement perdus. Ils sont désormais hors d’atteinte. De même que  la Libye et l’Egypte, cette dernière passée entretemps dans les mains des Anglais. Maintenant des Américains.

L’ogre russe surveille tout cela. Il a ses protégés arméniens, mais les Arméniens, c’est quantitativement rien du tout.

Il reste quoi, alors ?

La Mésopotamie, lisez l’Irak, avec ses déchirements, et surtout son pétrole,  les vues sur la Syrie,  voire le Liban,  le Hedjaz, lisez la Jordanie.  Bon,  l’Arabie et les émirats, malgré le pétrole,  c’est désormais trop loin.

Et puis,  il y a  la Palestine, lisez Israël. Ah, si on pouvait engager,   comme dans  une procédure  de droit civil en résolution de la vente des terrains  de Palestine faite jadis  aux Juifs par les sultans de CONSTANTINOPLE…

Le seul hic de l’affaire, c’est l’Iran. Parce que le Perses détestent les Turcs, jadis sous leur autorité. Sauf que les Américains font tout pour les humilier,

A ce propos, je rappelle un mien  billet de décembre dernier, à peine.

Le milliardaire arménien Calouste GULBENKIAN, découvreur de pratiquement tous les pétroles du Proche-Orient,  avait évidemment lié  en conséquence des liens étroits avec tous les grands Etats de l’époque.

Francophile,  sans doute par intérêt aussi, il était ainsi devenu l’ami d’Alexis LEGER, secrétaire général du quai d’Orsay, dans les années 30.

Plus tard, Alexis LEGER prendra le nom de SAINT JOHN PERSE, et recevra le prix Nobel de littérature.

Encore sous le nom de  LEGER, il vivait aux Etats unis dans les années 50, certainement  en difficultés financières, peut être en froid avec les milieux politiques français.

A ce qu’on sait, les liens  des années 30 entre les deux hommes avait conduit GULBENKIAN à aider financièrement son ami.

Une correspondance nourrie a suivi entre les deux hommes,  qui commença en 1946 et  prit fin en 1954, lorsque GULBENKIAN est mort. Les cahiers de la N.R.F. chez GALLIMARD l’ont publiée.

Grand connaisseur du Proche Orient, au point que William SAROYAN, le célèbre romancier américain,  né de parents arméniens installés en Californie,  l’avait surnommé l’Assyrien, GULBENKIAN connaissait encore mieux la Perse.

Qu’on appelle l’Iran aujourd’hui. Il avait même été ambassadeur de Perse à PARIS.

Répondant à Alexis LEGER,  dans une lettre de juin 1951, il  écrit ceci :

« Vous faites allusion à la crise au Proche-Orient (1). Sans aucun doute, elle me préoccupe beaucoup.

 Je ne possède pas d’intérêts matériels en Iran, mais la crise actuelle se maintient et s’affirme, le malaise se propagera à tous les pays avoisinants, avec les conséquences que je n’ai pas besoin de vous expliquer.

Je vous avouerai que l’attitude américaine me cause une surprise profonde : floue, incertaine, elle semble manquer complètement de franchise et de sincérité et, surtout, d’esprit de coopération dans le plus large sens. On en vient à penser que toutes ces manigances cachent des desseins suspects.

Les informations qu’elles soient officielles ou officieuses, sont contradictoires, et malgré toute la sympathie que je porte aux Américains, je ne puis m’empêcher de croire qu’il existe dans toutes ces questions du proche Orient et d’Iran, des motifs très douteux.

Politique désastreuse d’ailleurs, et responsable de l’état maladif qui prévaut un peu partout.

Et GULBENKIAN d’ajouter :

 « ‘Les Iraniens font les bravaches, des influences morbides sont en jeu.

Sans doute avez-vous lu dans les journaux que le gouvernement iranien m’a relevé après trente ans de mes fonctions de conseiller économique honoraire. Cela ne m’affecte aucunement, mais c’est un exemple parmi tant d’autres de leur xénophobie fanatique. Où cela les mènera-t-il ? »

 

 

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GULBENKIAN parlait  le français à l’ancienne, en français. Donc du Proche-Orient et non du Moyen-Orient.

 

Par bernard.kuchukian le 19/05/18
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Le nouvel accident d’avion d’hier à Cuba  ne change rien,  malheureusement aux adorateurs inconditionnels  du communisme local, encore si nombreux en France, et même en expansion au Venezuela.

Comme les abominables capitalistes sont déjà plus humains et en tout cas plus respectueux simplement de la vie, les grands aéroports européens interdisent leur accès aux avions  cubains. Et quand ils sont affrétés, on dirait que les filtrages sont très sérieux.

Voilà qui me rappelle en effet  une histoire personnelle,  vieille d’une quinzaine d’années, non d’un séjour à Cuba (pour lui, j’avais voyagé sur un avion espagnol, et l’aéroport de La Havane est exploité par une société canadienne), mais d’une incroyable coïncidence.

L’indicatif téléphonique de la France est 33.

Celui de l’Espagne est 34.

Sur mon télécopieur  (0)491.54.16.64, à Marseille,  j’avais reçu à l’époque un message qui était destiné en réalité au même numéro, mais en Espagne. Qui était celui d’un service de l’aéroport de Madrid.

Par erreur l’expéditeur cubain avait composé le 33 491 54 16 64 au lieu du 34 491 54 16 64. Et c’est arrivé chez KUCHUKIAN.

C’était une réponse embarrassée  officielle cubaine au refus de l’aéroport madrilène de recevoir des avions de la compagnie cubaine, en raison d’un tas de choses,  dont  la non  justification d’assurance auprès d’une compagnie sérieuse reconnue internationalement.

 Et face,  aux Espagnols,  qui connaissaient évidemment très bien leur métier, le communiste cubain lui répondait qu’il existait à La Havane une compagnie nationale d’assurance.

Ce qui encore aujourd’hui, malgré les morts d’accidents locaux d’aviation,  doit bien faire rigoler les Madrilènes.