bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 19/05/18
Dernier commentaire ajouté il y a 2 années 9 mois

"Il n'y a pas de différence entre les atrocités subies par le peuple juif en Europe il y a 75 ans et la brutalité dont souffrent nos frères à Gaza", a déclaré M. ERDOGAN à l'ouverture d'un sommet panislamique à Istanbul.

On ne  comprend pas dès lors  pourquoi M. NETANYAOU ne lui répond pas du tac au tac :

« Ce que vous appelez la brutalité de vos frères de Gaza n’a certainement rien à voir avec le génocide du peuple arménien en 1915      puis en 1922 sous l’empire ottoman puis la Turquie.  Commencez par revoir  très sérieusement l’histoire et vous souvenir  qu’en matière d’atrocités, ce sont les vôtres qui ont donné l’exemple.»

Du coup, le premier israélien ferait bien aussi de faire définitivement reconnaitre le génocide arménien par son pays.

Il faut savoir où on a mal. En effet :

Le parlement israélien a rejeté un projet de loi demandant à l’Etat hébreu de reconnaître les événements de 1915 en Turquie comme un « génocide contre les Arméniens », lors d'un vote préliminaire le 14 février 2018.

« Il n'y a aucune raison que la Knesset, qui représente une nation qui a traversé l'Holocauste, ne reconnaisse pas le génocide arménien et ait un jour de commémoration pour cela », a déclaré au Jerusalem Post le député  Yair Lapid.

Le président de Yesh Atid - ‘Il y a un futur’ - parti centriste laïc, était à l’origine d’un projet de loi visant la reconnaissance de la part de l’Etat d’Israël du génocide arménien. Le 14 février 2018, à la Knesset lors d'un scrutin préliminaire, 41 voix ont voté contre et 28 voix pour.

Selon le Jerusalem Post, le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Tzipi Hotovely, a déclaré qu’Israël ne prendrait pas officiellement position sur le sujet, « compte tenu de sa complexité et de ses répercussions diplomatiques et parce qu’il existe un lien politique clair. »

Ce qui fait dire à Aram Hamparian, directeur exécutif du Comité national arménien d'Amérique (ANCA), que « le leadership israélien se réduit en traitant de façon si transparente le souvenir du génocide comme une marchandise à échanger avec [le président turc Recep Tayyip] Erdogan. »

Il y avait pourtant des signes en faveur d’une loi israélienne reconnaissant le génocide arménien.

De fait, Tzipi Hotovely, a rappelé que la Knesset avaient envoyé une délégation parlementaire à Erevan, capitale arménienne, à l’occasion du centenaire des incidents de 1915.

L’agence Fides rappelle également que le 26 avril 2015, le Président israélien, Reuven Rivlin, avait accueilli à Beit HaNassi – sa résidence présidentielle - une commémoration visant à faire mémoire du centenaire de l’extermination planifiée des arméniens en Anatolie.

Au cours de la cérémonie, le Président israélien avait souligné que le peuple arménien avait été « la première victime des exterminations de masse modernes » tout en évitant, rappelle Fides, de prononcer le mot 'génocide' pour indiquer les massacres dans le cadre desquels moururent plus de 1,5 millions de personnes.

Plus récemment encore, en novembre 2017,  le ministre arménien des affaires étrangères, Edward Nalbandian, a rencontré en Israël, le président de la Knesset, Yuli Edelstein pour échanger sur un certain nombre de questions régionales urgentes, y compris l’importance de la reconnaissance par le parlement israélien du génocide arménien. Ces perspectives sont restées lettre morte.

Enfin, une  preuve  importante a été découverte à Jérusalem

Les historiens considèrent l’assassinat des 1,5 millions d’Arméniens par les Turcs ottomans à l’époque de la Première Guerre mondiale comme le premier génocide du 20e siècle. Ce que rejette la Turquie qui, si elle reconnaît des pertes de part et d’autre pendant la Première Guerre mondiale, affirme que le nombre de victimes arméniennes a été surestimé et que les morts ont été victimes de la guerre et d’émeutes civiles.

Le discours turc invoque le manque de documents originaux concernant les tribunaux militaires d’Istanbul organisés en 1919 après la guerre, et qui condamnèrent les instigateurs du génocide. Les archives de ces tribunaux constituent l’une des plus importantes sources sur le génocide arménien. Or, beaucoup de preuves sont introuvables ou critiquées, car n’étaient que des copies.

C’était sans compter la découverte faite en avril 2017 et rapportée par le New York Times, de Taner Akcam.

Cet historien turc de l’Université Clark à Worcester (Massachussets), surnomé le « Sherlock Holmes du génocide arménien »,  a découvert dans les archives détenues par le Patriarcat Arménien de Jérusalem un télégramme, écrit en langage codé muni d’en-tête ottoman officiel confirmant son caractère « original ».

Le texte est une demande de détails sur le terrain de la part d’un responsable turc de haut-rang, Behaeddin Shakir, sur les déportations et les meurtres d’Arméniens dans la région de l’Anatolie, située dans l’est de la Turquie. « Jusqu’à une période récente, la preuve flagrante manquait », a expliqué au journal américain, Taner Akcam. « Il s’agit de cette preuve flagrante », a-t-il confirmé.

 

Par bernard.kuchukian le 19/05/18
Dernier commentaire ajouté il y a 2 années 9 mois

On apprend que l’autorité palestinienne,  qui y avait des représentations jusqu’ici,  a décidé de la retirer des pays concernés,  qui n’ont pas encore transféré leurs ambassades à Jérusalem, mais qui y ont envoyé leurs représentants à la cérémonie israélienne de transfert de l'ambassade américaine.

Il s’agit de l'Autriche, de  la Hongrie, de la République tchèque, dont on sait les liens étroits et fondateurs avec le groupe de Visegrad,  et aussi  la Roumanie,  qui est apparemment sur son  chemin.

Merci Viktor ORBAN.

On peut imaginer que ce seront les quatre prochains Etats concernés après les Etats unis et le Guatemala.

 

 

Par bernard.kuchukian le 18/05/18
Dernier commentaire ajouté il y a 2 années 9 mois

Voici que le  PDG de La Provence, Jean-Christophe SERFATI a démissionné après l'achat frauduleux de billets pour la finale de la Ligue Europa entre Marseille et l'Atletico de Madrid.

Il  a annoncé hier  avoir présenté        ,  tout penaud,  sa démission, après  cette opération, parait-il  «pour une opération de relations publiques», de 140 billets pour la finale de la Ligue Europa auprès d'un intermédiaire non-agréé par l'UEFA.

«J'ai été victime d'une escroquerie», a déclaré le patron démissionnaire du journal détenu par Bernard TAPIE. Ce dernier, contacté peu avant l'annonce de son P.D.G.  l'avait appelé à «prendre ses responsabilités» après une «faute».

Le site Marsactu et le Canard enchaîné avaient révélé mercredi que le journal avait proposé à ses annonceurs un pack combinant des encarts publicitaires et des entrées au stade achetées auprès d'une agence non-agréée par l'UEFA. Or, le règlement de l'UEFA prévoit que seuls les sponsors de la Ligue Europa sont autorisés à gérer les billets des compétitions ou les opérations.

«Je n'ai pas essayé d'escroquer les gens, mais seulement de faire une belle opération de relations publiques, ça partait d'un bon sentiment, mais je ne me suis pas renseigné côté légal» a dit le démissionnaire.

Question marketing et relations publiques, chapeau, il a gagné.

Qu’en pense D.T. responsable des chiens écrasés et autres dans le quotidien ?  Le silence du quotidien est assourdissant.

Il faut aller chercher dans Le Canard enchainé de la semaine en page 4 des informations plus complètes. Le montage était destiné  à donner des bénéfices à La Provence,  qui en a bien besoin, pour un billet acheté, le quotidien de Bernard TAPIE la faillite a  réalisé  alors un chiffre de publicité de 3.450 à 5.000 € par billet.

L’ennui est que la procédé n’est pas autorisé pour la vente des billets de l’U.E.F.A. Ils ont tout de meme été vendus. SERFATI dit   qu’il a été trompé. Mon œil.

Le plus triste de cette affaire est ici :

1°. Une fois encore, c’est Marseille qui est ridiculisée. Malgré les bravaches à la con, braillards dans les rues devant de complaisantes caméras de télévision, le club  a une fois encore été battu.

2°. Et sur le coup, vient cette minable affaire de faux vrais billets pour gagner 21.000 €. On est non seulement mauvais mais petits, tout petits. De l’escroquerie à usage des kermesses.

3°. TAPIE est bien malade. Non, c’est vrai quoi, de son temps, on se ne faisait pas remarquer en vendant 140 faux vrais billets de stade. C’était autrement plus important. Les contribuables qui ont financé les frasques de la fausse faillite du CREDIT LYONNAIS au temps de ses largesses avec TAPIE      en savent quelque chose.

4°. Pourvu, sait-on jamais, qu’on ne  va  pas apprendre  bientôt que certains fonctionnaires locaux revendent au noir les rames de papier de leur administration pour se faire de l’argent de poche.

Remarquez que le barreau de Marseille va bientôt acheter à bon prix si ce n’est déjà fait les locaux du parti socialiste pour en renflouer la caisse.

5°. Qui peut encore prendre au sérieux les élus de cette ville, toutes catégories confondues ?

Par bernard.kuchukian le 18/05/18
Dernier commentaire ajouté il y a 2 années 9 mois

En février 2018, je rappelais ici qu’en 2011, le bâtonnier de Paris déclarait ceci :

« On n’échappe pas à ses responsabilités par quelque artifice de langage. Je souhaite aujourd’hui dire clairement, afin qu’il n’y ait aucun doute dans l’esprit de quiconque, qu’en abandonnant à leur sort nos confrères juifs, notre Ordre a commis une faute dont il répond devant l’Histoire et qu’il a manqué aux principes fondamentaux sur lesquels il repose. Il fait ici et aujourd’hui amende honorable par ma voix « 

J’avais alors lu,   dans un billet appelé «  l’état d’esprit «  rédigé par un candidat au bâtonnat  que  je cite,  « notre histoire et ses traditions sont notre force, ne les perdons pas ».

Je lui demandais alors  : c’était quoi l’histoire et surtout  les traditions pendant l’occupation pour les avocats juifs ?

On a beaucoup écrit sur ceux de Paris. Moins sur ceux de Marseille. On a volontairement oublié.

Je n’ai évidemment pas connu ce temps là.  Je sais cependant – c’est lui qui me l’avait dit – qu’au moins un d’eux (qui était jeune)  avait été exclu de la profession par ses pairs  du moment,   sur ordre,   qui avait du se reconvertir en marchand de bois dans un département voisin. L’histoire des autres est discrètement tue.

Mon commentaire a été d’autant  plus dommage pour le candidat  au bâtonnat en question,  qui entretemps a été désigné comme futur bâtonnier,  que je le trouvais bien conventionnel, et surtout à mémoire familiale comment dire, un peu  courte.

C’est évidemment une histoire qu’on préfère avoir oublié. 

Mais non.
 

La honte est grande.

Alors, les sources sont rares, sauf l’ouvrage de Robert BADINTER,  « un antisémitisme ordinaire », Fayard, 1997.  

Je suis d’autant plus à l’aise de m’y référer qu’en raison de son hostilité connue à la cause arménienne, comme membre du club du Bosphore, je  déteste le personnage.

Il résume  cependant comme suit le sujet,  en page 190 : « en définitive, en province comme à Paris, à aucun moment de la procédure à laquelle participaient les conseils de l’ordre, ne fut élevée la moindre protestation contre la loi excluant du barreau des avocats juifs qui n’avaient en rien démérité.

« Aucune déclaration de principe ne fut formulée, aucune gestion de solidarité collective ne fut esquissée au profit des confrères que l’on éliminait ainsi. 

« Le décret du 16 juillet 1941 fut appliqué dans toute sa rigueur, sans protestation de la part des juristes, avec la participation des instances professionnelles et juridictionnelles qui donnèrent ainsi l’impression de légitimer les mesures d’exclusion décidées par le gouvernement de Vichy. »

Oui mais à Marseille ?

Page 186 de l’ouvrage précité.

« A Marseille, le 8 octobre 1941, le conseil de l’ordre se réunit sous la présidence de son bâtonnier. (…) Il décide d’arrêter la liste des avocats juifs, non d’après l’ordre du tableau, mais d’après celui de ses préférences.

« Il rend ainsi un avis motivé sur chacun des avocats juifs du barreau de Marseille, en distribuant les avis « très favorables’ (pour un  ancien bâtonnier et un ancien premier secrétaire de la conférence «  à l’ascendance exclusivement française justifiée depuis plus de cinq générations, qui, quoi que considéré comme juif, appartient depuis 1913      à la religion catholique » (1), les «avis « favorables’ pour quatre autre avocats, et des avis « défavorables » pour les autres. »

Le nombre total des avocats du ressort  des huit barreaux de la cour d’appel d’Aix en Provence était alors  de 775 non-juifs.  Aix, Digne, Draguignan, Grasse, Marseille, Nice, Tarascon, Toulon,

BADINTER ne nous dit pas combien étaient des avocats juifs de Marseille.

Il nous dit cependant qu’en possession d' avis du conseil de l'ordre, la cour d’appel d’Aix en Provence statua,   par arrêt d’assemblée générale le 5 mars 1942,  sur le cas des avocats juifs concernés.  

Elle maintint en exercice 16 avocats juifs, inscrits ou stagiaires, en seule considération de titres militaires pour 15 d’entre eux. Ce qui en dit long….

Il est certain que cinq avocats juifs furent éliminés du barreau de Marseille.

Je n’en dis pas davantage sur « la force des traditions » du barreau de Marseille (et des autres), surtout dans des circonstances exceptionnelles,  A défaut de courage, au moins ne pas la ramener.

Voulez vous que j’évoque plus tard le sort des avocats liés à  l’Algérie française et au barreau de Marseille. Par exemple le regretté Antoine COPPOLANI ? Lui, je  l’ai un peu connu.

 

Je vois de qui il s’agit.
Par bernard.kuchukian le 18/05/18
Dernier commentaire ajouté il y a 2 années 9 mois

Les communs des mortels,  et même les autres,   sont en droit légitime de se poser la question de savoir, ça sert à quoi au juste un commissaire aux comptes ?

La réponse qu’ils nous donnent est déjà celle-ci : nous gagnons de l’argent et nos collaborateurs aussi avec cette activité ; bien. Nous allons en  perdre.

Mais pour autant, à quoi servez vous exactement ?

Même la commission pour la libération de la croissance française de Jacques ATTALI ne s’était pas posé vraiment la question. Et il parait donc que le gouvernement actuel, dirigé depuis l’Elysée par le président de la République qui a été le secrétaire général adjoint de la commission précitée, le pose pour de bon. Enfin, pas comme ça. En raréfiant prochainement son activité.

Et bien il a raison. Il faut l’approuver.

Franchement, les rapports des commissaires aux comptes, dont le caractère le plus souvent abscons révèle la superficialité  en formules glacées de leur travail, n’ont jamais empêché ni les cessations des paiements, ni  jamais favorisé non plus le développement des entreprises.

C’est quoi au juste  l’essentiel de l’entreprise ?

C’est le principe général du commerce : la confiance.

Qui décide de  cette  confiance ? Les créanciers de l’entreprise.

Qui la juge : le plus souvent le tribunal de commerce  lorsqu’il est saisi d’une demande d’ouverture de procédure collective.

Aucun rapport de commissaire aux comptes ne peut rien contre la solide simplicité  de la définition de la cessation des paiements.

Alors, messieurs les experts comptables qui en ont voulu encore davantage avec les commissariats aux comptes, tant pis pour vous. Vous retournerez à vos chers comptes.

 

 

 

Par bernard.kuchukian le 15/05/18
Dernier commentaire ajouté il y a 2 années 9 mois

Oui, pendant ce temps, Vladimir POUTINE vient d’inaugurer le pont de Crimée,  long de 19 km qui relie directement la Russie à la presqu’ile de ladite  Crimée, au dessus de la Mer d’Azov.

En Ukraine, on proteste, mais quoi faire. Alors on a alors perquisitionné les locaux de l’agence de presse russe R.T. ce qui parait avoir bien fait rigoler Margarita SIMONIAN sa patronne.

Par bernard.kuchukian le 15/05/18
Dernier commentaire ajouté il y a 2 années 9 mois

Il est ahurissant que la prétendue grande presse n’en n’ait pas dit un seul mot, et encore moins les chaines de télévision.

Il faut      donc aller chercher l’information dans le journal en ligne de mes amis de Béziers « Boulevard Voltaire »  d’il y a  quelques jours.  Vous savez, les prétendus « hideux » identitaires de Robert Ménard….

Je cite Philippe KERLOUAN, l’auteur, qui écrit ceci.

« « La ville d’Evreux avait édifié une stèle dédiée aux victimes du génocide arménien.  Une partie de la communauté turque (locale) n’a pas apprécié. Elle a manifesté le samedi 12 mai son mécontentement dans les rues de la ville, cent à trois cents personnes selon les sources. Beaucoup de drapeaux turcs, quelques drapeaux français et un mot d’ordre qu’on retrouvait sur des banderoles. « Laissons l’histoire aux historiens ».

« « Une façon de nier le génocide des Arméniens pendant la première guerre mondiale. C’est le mot « génocide » qui est le plus contesté. « Nous souhaitons que ce mot soit enlevé de la stèle », aurai déclaré selon la presse(locale sans doute) le président de l’association franco-turque d’Evreux, organisateur du rassemblement. Les manifestants se disent porteurs d’un message de paix et de vivre ensemble et reprochent à la municipalité de mêler la politique à l’histoire.

« « On peut comprendre pourquoi le pouvoir turc peine à reconnaitre le génocide. Le président Erdogan estimait  encore récemment que ces accusations constituent  un chantage et que son pays ne les accepterait jamais. Le risque erst trop grand de devoir mettre en cause certains fondateurs de la Turquie moderne, voire d’être contraint à des réparations envers les familles arméniennes spoliées. Les prises de position des différents pays ne peuvent que tenir compte des relations diplomatiques et économiques qu’ils entretiennent avec la Turquie. En janvier 2918, invité d’honneur du diner annuel du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France, le  président Emmanuel Macron a conformé sa volonté d’inscrire au calendrier une journée pour la commémoration du génocide arménien, sans citer expressément la responsabilité de la Turquie. Il ne faut surtout pas s’opposer ouvertement à Erdogan.

« « Laissons l’histoire aux historiens, oui mais à condition que ce ne soit pas un alibi pour garder dans l’oubli des crimes commis par le passé. » »

Et Boulevard Voltaire  de rappeler le génocide franco-français vendéen.

Ce qui se résume d’une phrase : comment la France peut elle espérer contraindre la Turquie à reconnaitre le génocide arménien en interdisant sa contestation alors que, dans le même temps, elle s’entête à nier celui des Vendéens » ?

La réponse  de droit que je donne, sans l’approuver,  à Monsieur KERLOUAN est celle-ci.  

Elle est développée dans la décision du Conseil constitutionnel sur la Q.P.C. de la loi Gayssot,  qui  lui avait été transmise par la chambre criminelle de la Cour de cassation, et se posait simplement. Pourquoi sanctionner la contestation du génocide des Juifs, et pas celui des autres dont les Arméniens, et d’autres encore.

Je suis bien placé pour connaitre la réponse  de rejet qu’on nous avait faite avec mon ami Philippe KRIKORIAN, puisque nous plaidions pour défendre la cause arménienne.

On nous avait dit  que la contestation du génocide arménien ne troublerait pas l’ordre public actuel.

Ce qui – au passage – est désormais faux et dépassé en d’état de manifestations comme celle d’Evreux.

Le sort des Chouans de l’époque est,  encore heureux,  réglé autrement. Personne n’oserait aujourd’hui aller manifester au nom de la République contre l’histoire de ces malheureux.

Encore que ait-on jamais en Normandie, au point où on en est arrivés. C'est que la France n'est plus exempte désormais de semblables dénis.

Par bernard.kuchukian le 13/05/18
Dernier commentaire ajouté il y a 2 années 9 mois

Car, en plus, nos gouvernants,  et malheureusement la plupart des Français, sont aussi stupides qu’ignares.  Ils l’ont pas compris la finesse intellectuelle de l’expression, il faut dire c’est vrai d’une grande subtilité, mais au juste qui peut parler de subtilité lorsqu’on se gave  de Paris-Match, de Voici ou Gala, ou des suppléments en papier glacé du Monde et du Figaro.

C’est qu’après « La fin de l’empire américain », il y a eu «Les invasions barbares »,  celles des deux films du canadien Denys Arcand, le second ayant eu pourtant la palme d’or à Cannes.

Les invasions barbares ne sont plus désormais du cinéma.

Elles   sont maintenant au premier niveau, celui du couteau. On n’est même plus dans l’islam ottoman et du génocide arménien, on est tout simplement dans la sauvagerie ordinaire pure et simple, celui à destination du crétin de Français moyen, qui va ensuite aller chialer à l’église catholique  (heureusement, pas à la synagogue, parce que celui qui fréquente la synagogue a compris, lui, pour être trop souvent la victime).

Alors, on va encore  parler de compassion, de pardon, en oubliant que les mêmes armes ont éliminés des prêtres et que les cousins des porteurs de couteux ont  eux éliminé entre des millions et des milliers de chrétiens dans l’histoire et plus spécialement au cours des 103 ans écoulés. On va encore mettre des fleurs, des peluches, des niaiseries dignes de la maternelle.

Les barbares sont désormais partout en France, à Nice, à Marseille, à Carcassonne, bien sur aussi à Paris.

Et on fait de belles déclarations, et on chiale,  et on montre du doigt.

Oh le vilain,  à qui,  pour faire bien et surtout pas raciste, on avait généreusement donné de l’argent, la nationalité française, des tas de droits, dont justement celui d’aller égorger un lieutenant de gendarmerie et tuer à coup de couteau les passants dans la rue.

La barbarie, tandis que le ministre de l’intérieur reste gâteux, qu’on a peur de dire la vérité sur la politique migratoire suicidaire de ce pays  au nom de grands principes à la con.

Oui,  la barbarie, comme jadis quand les serfs étaient massacrés dans les champs par les invasions barbares puis les incursions sarrasines. La razzia.

Et,  oui encore,  la barbarie comme en ce gentil temps là où le prince se mettait à l’abri dans son château fort. Le prince est aujourd’hui président, aussi stupide que ceux qui l’ont élu, et son château à lui est un ancien fort militaire à Brégançon bien à l’abri.

Même le ciel est désolé ; il pleut des cordes aujourd’hui. Il faudra beaucoup d’eau encore pour noyer les barbares et rouiller leurs couteaux.

En attendant le secours de MM. POUTINE et LAVROV, bravo aux policiers qui tuent désormais les tueurs. C’est à peine rassurant.

Par bernard.kuchukian le 13/05/18
Dernier commentaire ajouté il y a 2 années 9 mois

A Albert T.

 

Non, au moins à l’époque, les juges consulaires marseillais n’aimaient pas la cause arménienne. Voire les Arméniens. Tout court. Voyez, il  n’y a pas que le bâtonnier et le conseil de l’ordre.

J’étais hier aux obsèques d’un,   à la fois vieux client et ami. Je le connaissais depuis 45 ans. C’est long 45 ans.

Il avait le même âge que moi. C’était hier à la cathédrale apostolique du Prado, et je ne pouvais pas m’empêcher, bouleversé que j’étais, de penser à la première sortie que j’avais du faire il y a une trentaine d’années. On essayait de poursuivre le client en sanctions personnelles dans une procédure collective.

Le juge commissaire, un certain DUBOULOZ (c’est un nom savoyard) était venu expliquer  la situation dans son rapport verbal, selon lui,  autour de la table ovale du  salon d’honneur du Tribunal de commerce de Marseille où était l’audience correspondante.

Même dans son cercueil et si ce que nous dit l’église est vrai, dans l’au delà, mon ami se souvenait  des premiers mots de cet illustre juge consulaire donc d’occasion. C’était : «  M.   …IAN est Arménien (…) ».

Il n’a jamais pu finir sa phrase. C’était donc pour cela qu’on le poursuivait, au moins dans l’apparence, et dans le cerveau dérangé de cet abruti, ce devait être pareil. Le 4ème étage du bâtiment du Tribunal entend encore mon hurlement contre cet illustre (par le rappelle de son nom de famille) crétin. Je lui avais ensuite dit et écrit que j’avais honte pour lui,  et quelque part pour moi (mon épouse est à moitié savoyarde, vous voyez la suite pour mes enfants).

Le Tribunal avait été si gêné, qu’il avait bien entendu rejeté la demande.

Plus tard, le même Tribunal avait organisé,  quelle drôle d’idée une exposition  de textes et photos sur les génocides, la Shoah en tète. Bien évidemment. C’était au temps du président VIANO si je ne me trompe pas. Il n’y avait pas un mot sur le génocide arménien. Ici, à Marseille. Rien du tout.

Même si l’intéressé a fait par la suite amende honorable, moi je me souviens. Et je dis.

Adieu, mon ami Albert, adieu.

Par bernard.kuchukian le 11/05/18
Dernier commentaire ajouté il y a 2 années 9 mois

Une question  écrite  à venir de parlementaire

 

M. Gilbert Collard appelle l'attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur le statut financier des contrôleurs dans les procédures collectives.  Leur institution est déjà ancienne,  tandis que  leurs prérogatives ont sagement été accrues par les législations successives. Il s’agit de permettre à ceux  qui le demandent de surveiller,  dans l’intérêt de tous les créanciers,  les opérations des procédures collectives. Le hiatus est que leur fonction est gratuite. Celle-ci les empêche de réaliser pleinement leur mission, sauf à la financer  de leurs deniers,  spécialement s’ils doivent faire appel à des tiers dont le ministère est  obligatoire ou nécessaire en raison de la technicité des problèmes,  notamment quand les organes de la procédure collective,  pourtant rémunérés, eux,  sont défaillants dans leur mission, que la loi leur permet de suppléer : ainsi en est-il des frais d’huissier de justice, de greffe, mais aussi des honoraires d’avocat. L’incohérence est alors totale,   spécialement en cas de procédure collective  non  impécunieuse,  qui  consiste à les désigner, à les faire intervenir obligatoirement  afin que les droits collectifs des créanciers soient respectés, sauf que leur non rémunération,   peut être légitime,  est interprétée  comme signifiant qu’ils doivent conserver  par-devers eux les frais et débours des tiers auxquels ils doivent faire appel dans le bon exercice de leurs actions et missions de controle. Il y a là une évidente anomalie

Le parlementaire souhaite donc savoir quelles dispositions vont être prises pour mettre fin à cette situation.