bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 13/09/18
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Il y a eu,  voici quelques mois,   la dénonciation du « Canard enchainé » de ces hauts magistrats de la chambre sociale de la Cour de cassation,  qui s’étaient commis à percevoir des rémunérations du groupe d’édition du Jurisclasseur,  pour participation à des agapes et colloques divers et variés. C’était  alors,  au surplus,  qu’ils avaient antérieurement statué au bénéfice de leur employeur du moment (il existait  même des « bulletins de paie ») le groupe du Jurisclasseur. L’impartialité du juge était en grave cause.

Alors, piqué au vif,  le premier président de la Cour de cassation avait réagi par une déclaration,  dont on avait bien vu l’embarras.

Ne souhaitant pas en rester là, on ne peut pas lui donner tort, bien au contraire,  l’intéressé a rédigé une note de service, comme une circulaire, adressée le 11 juillet 2018 à l’ensemble des magistrats du siège.

Le texte veut couper court à toute nouvelle  éventuelle dérive,  en subordonnant préalablement à une autorisation du chef de juridiction, la participation à des travaux scientifiques des magistrats,  lors de colloques organisés dans un cadre universitaire par des écoles, instituts ou universités et au sein de publication spécialisées,  

Rien à dire,  impeccable.

Au passage, on a oublié  la participation des susdits magistrats aux colloques organisés par les avocats.

Dans ce cas, la participation est-elle gratuite et/ou  doit elle etre aussi  préalablement autorisée ? La question reste à trancher : que les tenants de la formation professionnelle continue veuillent bien nous dire.

Les deux grands syndicats des magistrats ont protesté,  mais en vain.

On apprend  seulement par « Dalloz actualités » de ce jour [Ah, si les avocats avaient pu faire respecter et valoriser davantage « blog avocats », mais c’est une autre affaire] que seul le Syndicat de la magistrature vient d’attaquer  la circulaire au Tribunal administratif de Paris. On verra plus tard ce que deviendra l’affaire rue de Jouy.

Pour l’instant, on remarque quatre  choses :

1°. Le contentieux judiciaire interne,  donc celui des magistrats entre eux,  est  HEUREUSEMENT de la compétence administrative,  et non de la judiciaire. C’est impeccable.

2°. Pas comme le contentieux des avocats entre eux,  portant sur thèmes d’organisation,  qui est de la compétence judiciaire. Et pourquoi donc ?

3°. En droit administratif,  les auteurs des recours ne risqueront certainement pas de supporter des frais irrépétibles. Ce n’est pas l’usage, Pire, en matière de recours électoral, c’est même interdit par texte.

4°. Alors qu’au contentieux judiciaire, chambre solennelle de cour d’appel, on n’hésite pas, ce sont les magistrats du judiciaire, ceux-là même qui se chamaillent devant la juridiction administrative contre l’autorité judiciaire suprême, qui jugent et distribuent largement des condamnations à l’art. 700 contre les avocats qui ont osé protester.

Excusez moi, ou non,  il y a quelque chose de pourri.

Non pas au royaume de Danemark mais en République française.

Par bernard.kuchukian le 12/09/18
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Voici le texte écrit de  l’admirable discours, auquel il n’y a rien à changer, prononcé le 11 septembre devant le Parlement de Strasbourg par le premier ministre hongrois Victor ORBAN.

Il s’exprimait contre   l’activation à l’égard de son pays  de l’article 7 du Traité sur l’Union européenne, qui vise à suspendre un certain nombre de droits de l’État-membre ciblé, comme par exemple le droit de vote au sein des institutions de l’UE.:

Début de citation.

Monsieur le Président,
Chers députés,

Je sais que vous avez déjà arrêté votre jugement, je sais que le rapport sera voté par une majorité d’entre vous, et je sais que votre opinion ne sera pas changée par mon intervention. Pourtant je suis venu ici devant vous car vous n’êtes pas sur le point de juger un gouvernement mais un pays et un peuple. Vous allez juger une Hongrie qui fait partie depuis 1000 ans de la famille des peuples chrétiens d’Europe. Une Hongrie qui par son labeur et quand il le fallait, par son sang, a pris part à l’écriture de notre formidable histoire européenne. Une Hongrie qui s’est révoltée et qui a pris les armes contre la plus grande armée de son temps, l’armée soviétique, et a subi un grand martyr pour la liberté et la démocratie et qui quand il l’a fallu, a ouvert ses frontières à ses compagnons d’infortune d’Allemagne de l’Est.

La Hongrie a lutté pour sa liberté et pour sa démocratie. Je me tiens ici et je constate que ceux qui accusent la Hongrie sont ceux qui ont hérité de la démocratie, qui n’ont jamais eu à prendre de risque personnel au nom de la liberté, et c’est eux qui aujourd’hui veulent condamner les combattants de la liberté hongrois, démocrates et anti-communistes.

Chers députés,

Je me tiens ici aujourd’hui et je défends ma patrie car pour les Hongrois, la liberté et la démocratie, l’indépendance et l’Europe, sont des questions d’honneur. C’est pourquoi je vous déclare que le rapport devant vous attente à l’honneur de la Hongrie et du peuple hongrois. Les décisions concernant la Hongrie sont faites par les Hongrois lors des élections parlementaires. Vous n’établissez rien de moins que le peuple hongrois n’est pas digne de confiance pour définir ses propres intérêts.

Vous pensez mieux savoir que les Hongrois ce qui est bon pour eux.

C’est pourquoi je dois dire que le rapport est irrespectueux à l’égard des Hongrois, fait preuve de deux poids deux mesures, abuse du pouvoir, dépasse les compétences qui sont les siennes, et la méthode d’acceptation contrevient à notre accord.

Chers députés,

Pour nous en Hongrie la démocratie et la liberté ne sont pas des questions politiques mais morales, et vous êtes sur le point à travers l’expression de votre majorité de porter un jugement moral et coller une étiquette sur un pays et un peuple.

Vous prenez une lourde responsabilité en prenant, pour la première fois dans l’histoire de l’Union européenne, la décision d’exclure un peuple européen de la prise de décisions européennes.

Vous priveriez la Hongrie de représenter ses propres intérêts au sein de la famille européenne à laquelle elle appartient.

Nous avons et nous aurons des débats.
Nous avons des conceptions différentes du caractère chrétien de l’Europe, du rôle des nations et des cultures nationales.
Nous considérons différemment le principe et la mission de la famille et notre opposition est frontale sur la question migratoire.

Si nous désirons réellement une unité dans notre diversité, alors les différences ne peuvent servir de prétexte à jeter l’opprobre sur un pays, et l’exclure de la prise de décision en commun.

Nous ne nous abaisserions jamais à réduire au silence ceux qui ne sont pas d’accord avec nous.

Monsieur le Président,

Ils veulent exclure un pays qui a également apporté une réponse claire aux élections européennes. En 2009, 56% et en 2014, 52% ont voté pour nous.

Mesdames et messieurs les députés,

Nous sommes le parti le plus couronné de succès en ce parlement européen. Nos opposants socialistes et libéraux ne sont bien sûr pas ravis de nos succès, mais se venger sur les Hongrois car ils n’ont pas voté en majorité pour eux n’est ni respectueux, ni européen. De plus, ce rapport a été écrit par des gens qui ne sont pas au clair avec un certain nombre de faits élémentaires. Le rapport le reconnaît, ils ont annulé l’envoi d’une délégation en Hongrie, c’est-à-dire que vous allez apporter une décision sans enquête factuelle en bonne et due forme.

Le rapport contient 37 erreurs factuelles sérieuses, et chaque député a reçu hier à ce propos un document de 108 pages de notre part.

Chers députés,

Notre union est maintenue unie par le fait que nos débats sont encadrés par des règles, j’ai moi-même au nom de la Hongrie conclu des accords et fait des compromis avec la Commission, sur la loi médiatique, sur le système juridique, et même sur certains points de notre constitution.

Ce rapport foule aux pieds les accords passés des années auparavant. Mais si vous pouvez faire une telle chose, alors pourquoi passer des accords avec une quelconque institution européenne ? Ce que vous faites est pour l’Union et le dialogue constructif, un coup dur.

Chers députés,

Chaque nation et État-membre a le droit de déterminer comment organiser sa vie dans son propre pays. Nous défendons nos frontières, et nous seuls déciderons avec qui nous vivrons. Nous avons bâti une barrière, et avons arrêté les centaines de milliers de migrants. Nous avons défendu la Hongrie, et nous avons défendu l’Europe.

Aujourd’hui est le premier moment où dans l’histoire de l’Union européenne, une communauté condamne ses propres gardiens frontaliers.

Monsieur le Président,

Parlons franchement. Ils veulent condamner la Hongrie car les Hongrois ont décidé que notre patrie ne sera pas un pays d’immigration. Avec le respect dû, mais avec la plus grande fermeté, je rejette les menaces des forces pro-immigration, leur chantage et leur diffamation de la Hongrie et des Hongrois, le tout s’appuyant sur des mensonges.

Je vous informe respectueusement, quelque soit la décision que vous apporterez, que la Hongrie ne cède pas au chantage, la Hongrie défendra ses frontières, arrêtera l’immigration illégale, et défendra ses droits, si besoin est, contre vous également.

Nous Hongrois sommes prêts pour les élections européennes de l’an prochain, où enfin les gens pourront décider du futur de l’Europe, et pourront ramener la démocratie dans la politique européenne.

Merci de votre attention.

Fin de citation.

 

Comme avait dit jadis le président KENNEDY  contre le mur de Berlin, « je suis Berlinois », ce soir, je suis  (un peu plus) Hongrois. Que celles et ceux qui doutent aillent voir  un peu les murs de Budapest  que moi et qui dont  gardent le souvenir du soulèvement anti communiste de 1956, tous criblés de balles. 

Par bernard.kuchukian le 11/09/18
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A ma petite fille inspiratrice, Charlotte, 4 ans et demi.

J’ai un vieux chat, l’équivalent  pour un chat  de 68 ans en vie d’homme, beaucoup  râleur. Un petit fils de 11 ans et une petite fille de 4 ans et demi. Avec le temps, le chat s’est  habitué au garçon, d’autant que quand on est au collège, on a d’autres sujet d’intérêt.  Avec la fille, c’est nettement plus compliqué, d’autant qu’il n’apprécie pas lorsqu’on vient troubler sa quiétude par des marques de sympathie trop actives.

Alors il fait miaou. Mais beaucoup miaou.

Et régulièrement, ma petite fille s’en plaint. Parlant du chat, elle déclare ainsi et souvent « il me fait miaou ».

La vérité sortant de la bouche des enfants, cette réflexion me fait penser  aux  réactions,  en général hostiles des juges, spécialement du judiciaire, aux questions prioritaires de constitutionnalité qui leur sont posées par les justiciables,  comme le leur permet  POURTANT la constitution de la République.

C’est trop souvent franchement  hostile, méprisant, dédaigneux, presque haineux.

Alors, je me dis que lui  poser une Q.P.C.,  c’est finalement  s’attendre à ce que le juge fasse miaou.

Voyez comme je suis délicat.

Par bernard.kuchukian le 11/09/18
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Une députée d’En Marche, quel ramassis, du nom d’ Aurore BERGé, s’attaque  maintenant aux retraités.

C’est quelque part  la reprise du vieux complet jeunes contre vieux.

Au barreau, par exemple, on connait.

Non, le nouveau, c’est ici  le style.

L’intéressée est  en effet l’auteur de cette phrase remarquée,  quant  à  l’usage des pensions de retraite par leurs bénéficiaires :

« Ce n’est pas pour qu’ensuite ils dépensent tout en chocolat, jouets et sorties culturelles à la con pour leurs petits-enfants,  qui en plus d’être de plus en plus fainéants,  nous coûtent aussi un pognon de dingue »

On ignore l’ascendance de la députée et ses rapports avec ses parents, dont peut etre elle n’a pas l’espoir d’hériter un jour. C’est son truc. 

Allons plus loin.

Mettons qu’elle ait raison. Mais alors, il va falloir réécrire le Code civil en France et ailleurs, et finalement abandonner le principe de la solidarité intergénérationnelle,  qui est le fondement de la société, partout dans le monde.  

C’est même ce qu’on appelle le droit naturel.

Mais allons encore plus loin. Que les vieux, les retraités, dépensent donc tout leur argent,  de leur vivant, et que surtout, ils ne laissent plus rien aux générations d’après. Et surtout pas en France de réserve successorale.

Lesquelles générations  n’auront donc plus rien du tout, ni chocolat, ni jouets. Les sorties culturelles à la con auront été avantageusement  remplacées par les jeux vidéos à la con (moi aussi je sais parler comme ça et mieux que la députée encore).

Du coup, on pourrait aussi supprimer les allocations familiales, quelle excellente idée.

En réalité, les conséquences pratiques du projet BERGé sont infinies.

A moins qu’il ne s’agisse de combattre à la façon moderniste la célèbre trilogie de Jean-Marie LE PEN, » je préfère mes filles, à mes nièces, mes nièces à mes voisins. »

 

Par bernard.kuchukian le 11/09/18
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Comme un écho  à la communication d’un psychiatre italien, mise en ligne sur mon compte par un ami de Facebook, voici quelques jours, mais là on évoque des choses de très haut, voici que La Provence  rapporte qu’une professeure de 37 ans est poursuivie pour avoir eu, depuis fin 2017, des relations sexuelles avec cinq élèves de son lycée professionnel  public de Marseille. Trois des victimes présumées n’avaient que 15  ans  écrit le quotidien.

La suspecte a reconnu les faits en août devant les policiers de la brigade des mineurs de la sûreté départementale et devrait être jugée fin janvier prochain  pour « atteintes sexuelles sur mineurs de plus de 15 ans par personne ayant autorité » et « corruption de mineurs ». Elle a été laissée libre sous contrôle judiciaire.

Photographiée dans une chambre d’hôtel

Tout commence fin 2017, lors d’une sortie scolaire. La professeure aurait été prise en photo dans une situation compromettante. Puis les lycéens auraient menacé de divulguer ces photos intimes si elles ne se soumettaient pas à leurs désirs.

La Provence raconte également comment des ébats avec un élève auraient été photographiés dans une chambre d’hôtel. Elle aurait versé 7 000 euros en tout aux maîtres chanteurs pour les faire taire.

La professeure est suspendue dans l’attente de la décision d’une commission disciplinaire. Deux familles ont déjà porté plainte.

Le quotidien régional ne précise pas quelles seront les mesures prises à l’encontre des cinq mineurs impliqués dans cette affaire.

On se perd en conjectures quant à apprécier de l’information et du type de formation professionnelle en cause, notamment

Assistant Technique en Milieu Familial et Collectif

 Métiers de la Relation aux Clients et aux Usagers - Spécialité Vente

 

 

Et une impayable,  « découverte professionnelle.

 

Par bernard.kuchukian le 09/09/18
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Dans   le gros ouvrage consacré à son père,  écrit par la fille du général FRANCO, en collaboration avec deux historiens,    dont un Américain,  professeur à l’université du Wisconsin, Madrid 2008, elle écrit ceci (c’est ma traduction) :

« « Le général Pétain était ambassadeur de France ici en Espagne et avait des rapports importants avec mon père. Quand se produisit la déroute des Français pendant la guerre mondiale, il se fut à  prendre congé de mon père et papa lui dit alors :

« Mais, mon général, pourquoi allez vous prendre maintenant la direction de la France ? Vous avez toujours été le héros de Verdun, lors de la guerre précédente. Pourquoi maintenant ? Les mêmes, ceux qui ont perdu la guerre, ceux qui vont pactiser avec les Allemands ? » »

Elle ajoute que Franco  aimait beaucoup Pétain  (ambassadeur à Madrid en 1940).

Par bernard.kuchukian le 08/09/18
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Voici que Monsieur MELANCHON, sait-on jamais peut etre un jour maire de Marseille,  puisque le Front national et les autres  lui auront  offert la ville, vient d’y déclarer que le président de la République est xénophobe.

MELANCHON ne parait pas xénophobe. En tout cas, MACRON ne l’est surement pas, malheureusement peut etre.

Mais le sujet n’est pas là.  Il est de connaitre  la portée du terme employé.

Paul ROBERT (dont je veux bien admettre qu’il aurait été  raciste, puisqu’il  était pied noir,  comme je le suis, allons y) disait jadis  dans son dictionnaire, à propos de l’usage des mots correspondants employés comme adjectifs : « Xénophobe : hostile aux étrangers, à tout ce qui vient de l’étranger ».

Il n’y a pas ici de quoi casser trois pattes à un canard. D’autant que « raciste », c’est pareil.

Raciste, maintenant : « Propre au racisme, inspiré par le racisme ».

Le même de dire que le racisme est la théorie de la hiérarchie des races, qui conclut à la nécessité de préserver la race dite supérieure. On n’est pas sur que le mot ait aujourd’hui le même sens. Le racisme, c’est plus généralement le rejet de l’autre race.

Nulle part, vous ne trouverez ici de notion de violence, même pas de haine.

Or, pour apprécier du caractère injurieux du terme employé, la chambre criminelle de la Cour de cassation dans sa plus récente décision, cassation sans renvoi et donc relaxe, du 9 janvier 2018, N°16-87540,  l’arrêt BOUTIN, dit ceci  (on ne parlait pas de races, mais de personnes homosexuelles) :

« « Mais attendu qu’en statuant ainsi, alors que le propos incriminé, s’il est outrageant, ne contient néanmoins pas, même sous une forme implicite, d’appel ou d’exhortation à la haine ou à la violence à l’égard des personnes homosexuelles, la cour d’appel a méconnu le sens et la portée du texte susvisé et du principe ci-dessus énoncé » »

 

 

Bref, pas plus l’avocat marseillais au nom de famille arménien,  qui a écrit que le conseil de son ordre,  bâtonnier en tète étaient racistes à la cause arménienne, que Monsieur MELANCHON (dont je suppose qu’il doit me lire de temps à autre, bienvenue sur la blogosphère), lorsqu’il dit que le président est xénophobe, ne sont injurieux.

 

En  conclusion et encore heureux, tout le monde, il est pas beau, tout le monde il est pas gentil, comme aurait dit le regretté Jean YANNE.

 

 

 

Par bernard.kuchukian le 08/09/18
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Le journal en ligne russe R.T. rapporte que Gérard COLLOMB, ministre de l’intérieur ne cache pas sa propre appartenance à la maçonnerie en 2011 et déclarait au journal Le Parisien : 

«Au début, ça m’a plutôt fait beaucoup de tort. C’est pour cela que j’ai décidé de le dire, parce que, comme ça, personne ne m’embête. Quand vous êtes un homme public, il faut au moins dire qui vous êtes. Cela fait partie de la transparence.»

Par bernard.kuchukian le 07/09/18
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Ce sont les 11 et 12  octobre prochains qu’aura lieu à EREVAN,  capitale de la République d’Arménie, le XVIIème sommet mondial de la francophonie. Tous les Etats, France en tète, concernés par le français,  la civilisation et le monde français, y seront.

Comment imaginer un instant qu’on n’y parlera pas de la cause arménienne, à laquelle le  barreau de Marseille  est pourtant  si hostile, au point de me poursuivre et de demander, avec la coupable bienveillance du parquet ( qui requiert 500 € avec sursis d’amende)  ma condamnation  en correctionnelle pour injure,  lorsque je  dénonce son hostilité équivalente à son indifférence.

Tant il est vrai que face à la taille d’une telle cause, mes censeurs ordinaux sont des   lilliputiens.

Petits, tous petits.

Par bernard.kuchukian le 07/09/18
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Il parait que Gérard DEPARDIEU,  l’ineffable tourne actuellement à ALGER dans le rôle d’HUSSEIN DEY, sous la direction d’une cinéaste persane.

Et que les locaux s’en offusquent pour des tas de raisons, il n’est pas Algérien, on l’accuse de viol, il  soutient Israël, on en  trouvera peut etre encore, sait-on jamais,  peut etre a-t-il déclaré quelque chose d’aimable sur Jean-Marie LE PEN.

Cette histoire apparait au moment où les Algériens arabes (né à Bab-el-Oued,  je suis  donc un Algérien français) s’intéressent à leur histoire en produisant des télés films très minables qu’on voit à leur télévision  en réseau international. C’est très tendancieux, faux, sans intérêt.

J’imagine donc qu’en haut lieu –je ne sais pas où est installé à ALGER le ministère de la culture – on a voulu essayer de faire mieux.

Sauf que le sujet n’est pas bon.

Parce  que les Algériens d’aujourd’hui étaient les colonisés au temps des Ottomans.

Je renvoie tout ce beau monde au petit ouvrage archi remarquable du regretté Pierre BOYER, que j’avais rencontré jadis aux Archives d’Outre-mer à AIX EN PROVENCE, publié chez Hachette en 1964, » la vie quotidienne à ALGER à la veille de l’intervention française ».

BOYER qui connaissait  son sujet sur le bout des doigts, y compris avec les réserves de sources qu’il exprimait,  explique que jamais le dey d’ALGER n’a jamais manifesté la moindre velléité de sécession contre celui de CONSTANTINOPLE.

Tout au plus recrutait-il à SMYRNE  (1) tout ce qu’il trouvait notamment des chrétiens convertis, qui venaient ensuite faire leur loi.

HUSSEIN, le dernier des deys, dont j’avais la plaisir de parcourir  régulièrement pendant le début de mon adolescence les superbes jardins en haut de l’avenue des Consulats à Bab-el-Oued, où j’habitais alors (c’était l’hôpital Maillot), était dans les termes suivants avec celui de Turquie. Il lui  écrivait :

« Sa Seigneurie, mon Maitre,  mon Sultan très puissant, bienfaiteur, clément, magnifique, mon dispensateur de faveurs et maitre des grâces ».

Lui même s’intitulait au demeurant :  « Vizir délégué  à la sauvegarde des intérêts de l’odjaq victorieux de notre maitre, le Padichah, asile du monde… dont je suis le serviteur ».

Il signait même : « Serviteur Hussein, gouverneur de la grande ville d’Alger (2) votre esclave ».

 

Cinq jours après que BOURMONT eut pris ALGER, en 1830, HUSSEIN DEY fit ses valises avec son énorme butin et son harem, se garda bien de rentrer à CONSTANTINOPLE où un sort funeste l’attendait.

Il  demanda asile en France, ce qui lui fut refusé, s’installa un temps à NAPLES  et finit ses jours à ALEXANDRIE.

Pas en Egypte, mais  à l’ALEXANDRIE italienne,  ALESSANDRIA, à 75 km au sud de TURIN, tout à coté de MARENGO,  où mais c’est une autre affaire, NAPOLEON III contribua à la victoire de VICTOR- EMMANUEL, premier roi d’Italie  unifiée.

DEPARDIEU va donc de tromper de héros.

Il aurait du plutôt exiger le rôle d’ABDELKADER.  

Sauf que vaincu, ABDELKADER a fini comme l’ami du même NAPOLEON III, qui en fit un franc maçon comme lui, et voulait même lui confier la tète d’un grand royaume arabe  à DAMAS, allié de l’empereur des Français, contre les Ottomans.

 

 

 

SMYRNE, KUCHUKIAN, décidemment. 30.000 habitants en ce temps là.