bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 07/09/18
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Contre le triomphe de la médiocrité ambiante

Par bernard.kuchukian le 07/09/18
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L’ami de blogosphère  Pierre DOYEN m’écrit. Il me communique le texte suivant  (légèrement corrigé d'une première version) que les censeurs du C.N.B. ne lui permettent pas de publier, on se demande d’ailleurs bien pourquoi.  

 

En termes délicats, il  y exprime qu’il n’est pas d’accord avec moi.

 

Il se revendique  libre penseur.   Je ne le suis pas.  Voici pourquoi, MOI, je le laisse s’exprimer.  Je le cite:

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Début de citation.

 

Le théologien philosophe du XVIe  siècle, Bartolomé  de Las Casas, donnait une définition trine de la souveraineté individuelle, selon le champ d'activité du sujet de droit.

 

Lorsque ledit sujet  délibère avec ses pairs sur les affaires de la cité, dont il est membre il exerce la souveraineté politique.

 

Au domicile, quant aux affaires de sa maison, ès qualités de chef de famille,  le citoyen exerce la souveraineté domestique. Encore que de nos jours qu'il faille  plutôt parler de cosouveraineté ;  la fonction de chef de famille délaissant la monocratie est devenue géminale ! Il y a deux coprinces en somme, le souverain domestique et son parèdre.

 

L'individu souverain  a aussi une activité qui n'affecte que sa seule conscience, sa seule personne, la croyance religieuse ou l’irréligion. C'est précisément ce que Bartolomé de Las Casas qualifie de souveraineté monastique.

 

L'exercice de cette souveraineté-là n'a aucune incidence sur la vie d'autrui,  de la société ou de l’Etat, alors  nulle autre personne que le sujet pensant n'a voix au chapitre en la matière. C'est ainsi que  le souverain monastique n'a pas à déclarer  à quiconque,  ce à quoi il croit ou ne croit pas. Il peut opposer vertement une fin de non-recevoir à celui qui aurait l'outrecuidance de lui poser la question, fût-il fonctionnaire, juge  ou parlementaire.

 

La franc-maçonnerie est une religion, prétendue rationnelle. Quoique raison accoquinée  à la religion ou à la superstition fassent un bien mauvais ménage. N'en déplaise à Voltaire disant : «  La superstition est à la religion  ce que l'astrologie est à l'astronomie, la fille très folle d'une mère très sage .»

 

Quatre-vingts pour cent de l'humanité vit une religion. La liberté est une chose inestimable pour le sujet rationnel comme pour l'irrationnel. Aussi est -il loisible à ce dernier de vivre en sa propre irrationalité tout en  veillant à n'en point répercuter   les effets en la personne ou les droits d'autrui. Que sa souveraineté monastique élisant domicile en sa boîte crânienne n'en sorte pas.

 

Ce n'est pas le premier gouvernement d'un État européen qui veut interdire aux fonctionnaires d'être francs-maçons. Déjà en 1998 le ministre de l'intérieur Jack Straw du cabinet du Premier ministre britannique, Tony Blair, voulait que les juges et les policiers déclarassent leur appartenance à la franc-maçonnerie, que les loges publiassent  la liste de leurs membres. A ces fins un projet de loi était en préparation ; il fut retiré en 2009 par crainte de voir le Royaume-Uni condamné par la Cour européenne des droits de l'homme, du chef de la  violation de la liberté de conscience.

 

Ce qui est reproché aux francs-maçons est de prêter  serment pour faire partie du club,  taire l' obédience de leur affiliation.  Ces croyants-là contrairement à d'autres exhibitionnistes agressifs ne veulent pas faire connaître leurs convictions métaphysiques. C'est le droit le plus absolu du citoyen, car la liberté de conscience postule de son titulaire la faculté de taire son appartenance religieuse. Ce qui a son siège en l'intimité de la conscience individuelle, n'a  pas à être exposé sur la place publique. Au demeurant nul n'a qualité et pouvoir pour  requérir  une déclaration de votre croyance ou incroyance. Qu'on se le dise, il y va de notre liberté. Nos ancêtres se sont battus en 1789 pour que nous fussions  hommes libres et citoyens.  Pourquoi diantre devrions-nous cesser de vivre libres ?

Fin de citation

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Par bernard.kuchukian le 06/09/18
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Il parait que les gouvernants actuels de l’Italie entendent promulguer une charte d’exclusion des francs-maçons de toute participation à leur exécutif.

Evidemment, le Grand orient  s’offusque et crie au scandale, parle d’inconstitutionnalité, j’en passe et des pires.

Je n’ai pas de conseils à donner à mes amis italiens, mais je crois qu’ils s’y prennent mal. Ce n’est pas  exactement ainsi et  en effet qu’il faut présenter les choses.

Que reproche-t-on en effet  aux francs maçons ?

Ils ont leurs idées, c’est leur droit.  Pour autant qu’ils veuillent bien que nous puissions avoir les nôtres et les exprimer.

Non, ce qu’on leur reproche c’est leur secret, institué comme un principe absolu. Là, rien ne va plus.

J’en sais personnellement quelque chose puisque,  tranquillement, et ça n’a gêné personne, pas même plus tard des juges « laïcs »,  censés non initiés,  on a pu interdire à un avocat « laïc », (moi en l’occurrence)  l’accès d’un « tribunal » maçonnique,  celui du Grand orient de France,  appelé à statuer sur l’exclusion d’un petit frère.

Parce que,  m’a-t-on écrit et dit,  je n’étais pas initié et enregistré comme tel, allant en quelque sorte violer des secrets (de Polichinelle, certainement).

On est allé même, c’est  pire, à interdir  l’accès à cette  organisation   et à sa juridiction disciplinaire(sic)  à un témoin, pourtant maçon lui aussi,  mais d’une autre obédience…

Non, les Italiens devraient formuler  autrement,  et dire dans leur charte qu’ils entendent exclure de l’exécutif toute personne appartenant à une société secrète,  promulguant la règle  d’interdiction de révélation du secret de  son appartenance.

Bien sur, dans la réalité, tout cela est de la frime, puisque,  charte ou pas charte, ce sont les élus du moment qui décideront de s’organiser,   avec et y compris s’ils sont francs-maçons,  et  non révélés.

Alors, il faudrait aller plus loin encore : comme on fait signer aux parlementaires et aux ministres des déclarations de patrimoine, avec sanction pénale, il faudrait étendre le périmètre de celles-ci. On devrait   obliger à  y dire qu’on est ou qu’on n’est pas franc-maçon,  ou plus exactement adhérant  à des groupements de pensée dont les  règles imposent le secret. Ceci pour l’exécutif.

Il resterait ensuite à traiter du judiciaire. Aie.

Pourtant, ce type de déclarations correspondrait aux trois exigences constitutionnelles qu’on attend des juges, la compétence, l’impartialité et l’indépendance. Ici l’indépendance vis-à-vis d’une idéologie secrète.

Sauf  qu’alors qu’il est   inconstitutionnel, comme les autres d’ailleurs, (1) le seul serment qu’on exige des juges est de déclarer qu’ils doivent respecter  le secret du délibéré.

Encore heureux qu’on ait, finalement il n’y a pas si longtemps que cela, supprimé le caractère « religieux »  (c’était en effet grotesque compte tenu des circonstances) de l’obligation de respect du délibéré.

 

Arrêt ALEXANDRIDIS C. GRECE, Cour européenne des droits de l’homme.
Par bernard.kuchukian le 06/09/18
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Il parait que les gouvernants actuels de l’Italie entendent promulguer une charte d’exclusion des francs-maçons de toute participation à leur exécutif.

Evidemment, le Grand orient  s’offusque et crie au scandale, parle d’inconstitutionnalité, j’en passe et des pires.

Je n’ai pas de conseils à donner à mes amis italiens, mais je crois qu’ils s’y prennent mal. Ce n’est pas  exactement ainsi et  en effet qu’il faut présenter les choses.

Que reproche-t-on en effet  aux francs maçons ?

Ils ont leurs idées, c’est leur droit.  Pour autant qu’ils veuillent bien que nous puissions avoir les nôtres et les exprimer.

Non, ce qu’on leur reproche c’est leur secret, institué comme un principe absolu. Là, rien ne va plus.

J’en sais personnellement quelque chose puisque,  tranquillement, et ça n’a gêné personne, pas même plus tard des juges « laïcs »,  censés non initiés,  on a pu interdire à un avocat « laïc », (moi en l’occurrence)  l’accès d’un « tribunal » maçonnique,  celui du Grand orient de France,  appelé à statuer sur l’exclusion d’un petit frère.

Parce que,  m’a-t-on écrit et dit,  je n’étais pas initié et enregistré comme tel, allant en quelque sorte violer des secrets (de Polichinelle, certainement).

On est allé même, c’est  pire, à interdir  l’accès à cette  organisation   et à sa juridiction disciplinaire(sic)  à un témoin, pourtant maçon lui aussi,  mais d’une autre obédience…

Non, les Italiens devraient formuler  autrement,  et dire dans leur charte qu’ils entendent exclure de l’exécutif toute personne appartenant à une société secrète,  promulguant la règle  d’interdiction de révélation du secret de  son appartenance.

Bien sur, dans la réalité, tout cela est de la frime, puisque,  charte ou pas charte, ce sont les élus du moment qui décideront de s’organiser,   avec et y compris s’ils sont francs-maçons,  et  non révélés.

Alors, il faudrait aller plus loin encore : comme on fait signer aux parlementaires et aux ministres des déclarations de patrimoine, avec sanction pénale, il faudrait étendre le périmètre de celles-ci. On devrait   obliger à  y dire qu’on est ou qu’on n’est pas franc-maçon,  ou plus exactement adhérant  à des groupements de pensée dont les  règles imposent le secret. Ceci pour l’exécutif.

Il resterait ensuite à traiter du judiciaire. Aie.

Pourtant, ce type de déclarations correspondrait aux trois exigences constitutionnelles qu’on attend des juges, la compétence, l’impartialité et l’indépendance. Ici l’indépendance vis-à-vis d’une idéologie secrète.

Sauf  qu’alors qu’il est   inconstitutionnel, comme les autres d’ailleurs, (1) le seul serment qu’on exige des juges est de déclarer qu’ils doivent respecter  le secret du délibéré.

Encore heureux qu’on ait, finalement il n’y a pas si longtemps que cela, supprimé le caractère « religieux »  (c’était en effet grotesque compte tenu des circonstances) de l’obligation de respect du délibéré.

 

Arrêt ALEXANDRIDIS C. GRECE, Cour européenne des droits de l’homme.
Par bernard.kuchukian le 06/09/18
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C’est intéressant cet aspect des choses. 

Parmi les soutiens du président actuel, au moins deux professeurs de grec ancien, l’éphémère ministre de la justice,  garde des sceaux, François BAYROU, et l’actuel ministre de l’intérieur, Gérard COLLOMB.

Si j’osais, j’ajouterais pour combien de temps encore ?.

La parole à ce dernier qui,   rappelant  ces jours-ci qu'il a été professeur de grec,  a évoqué le mot 'hubris, c'est  à dire la malédiction des dieux.

« Quand, à un moment donné, vous devenez trop sûr de vous, vous pensez que vous allez tout emporter. »

Aie.

Pour Gérard COLLOMB,  il faut "plus d'écoute des Français de la part de l'exécutif. "

Il faut toujours regarder ce que pense la base. Il faut que tous les ministres gardent leurs racines, de manière à pouvoir entendre ce que disent les gens, parce que vite, dans les palais de la République, on perd la capacité de lien et d'écoute avec la population".

Le président doit aller prochainement en Arménie,  pour célébrer la francophonie, puisque ce petit Etat ami, plus qu’ami, frère,  est adhérent de la cause.

C’est bien  la moindre des choses pour une nation, qui a été asservie pendant des siècles par le joug ottoman, et dont,  auparavant,  il y a si longtemps,   le dernier monarque en Cilicie  était un Français. Léon VI de Lusignan, dont le tombeau est aux cotés de celui  des rois de France à Saint-Denis, par la volonté de Louis XVIII.

Qu’il n’oublie donc  pas les Grecs, et pense non seulement au génocide arménien de 1915, mais aussi à celui pontique de 1922.

Qu’il pense aussi à  Hector BERLIOZ qui a été  également un écrivain important en son temps, très polémiques.

Il détestait les Turcs (le brave homme), et évidemment il s’était enflammé par l’indépendance grecque.

Il a écrit texte et musique une pièce chantée, certes peu connue, appelée « La Révolution grecque »  à la gloire des COLOCOTRONIS       et autres,  avec des passages  étonnants :

Astre terrible et saint, guide les pas du brave !

Que les rayons vaincus du Croissant qui te brave

S’éteignent devant toi !

Que les fils de Sion, riches de jours prospères,

De la liberté sainte et du Dieu de leurs pères

Sans crainte bénissent la loi !

Et il termine par :

Partons/partez !

Aux armes ! Aux armes ! Le ciel résonne…

Harpes d’or, marquez nos pays !

Peuples ! Guerriers ! L’air tonne

Nos fers ont soif de combats

Aux armes !

Par bernard.kuchukian le 06/09/18
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Alors qu’après cinq  heures de débats,  le 4 septembre courant,  y compris une question de prescription  tirée de la première difficulté d’application de la loi nouvelle du 27 février 2017,

 

Le Tribunal correctionnel de Marseille est appelé à statuer,   le 6 novembre prochain sur la citation directe de deux de mes pairs marseillais,  plus un bâtonnier parce que j’ai écrit ici que le barreau de Marseille était raciste à la cause arménienne, ne serait-ce que parce qu’à l’occasion du centenaire du génocide, à la différence du barreau de Paris,  il n’a manifesté publiquement  que de l’indifférence, si on excepte  parait-il un mystérieux  voyage à nos frais  surtout pour tourisme  ordinal en Arménie,

 

Alors qu’on se prétend alors injurié, mais à peine, puisqu’on limite à 1 euro une pitoyable demande de dommages-intérêts,

 

Alors que le représentant du parquet, comme en service commandé,  a cru pouvoir requérir une amende avec sursis de 500 € contre moi,  autrement  dit de condamner celui qui a dénoncé  cette indifférence coupable,

 

Et que mes poursuivants ont terminé  tout simplement en déclarant qu’il s’agissait surtout de règlement de compte contre moi,

 

Voici le discours  de  l’urologue Georges KEPENEKIAN, maire de Lyon, successeur à ce poste de l’actuel ministre de l’intérieur, Gérard COLLOMB, 

A la commémoration du 103e anniversaire du Génocide des Arméniens

24 avril 2018

(…)

 

Il y a comme une image du devoir, un sens du lien, dans cette assistance où plus d’un siècle après, toutes les générations se confondent pour commémorer cette indicible perte, cette cassure dans l’histoire de tout un peuple, cette déchirure qui n’a épargné ni les victimes ni leurs descendants.

Je ne ferai pas défiler devant vous les images de ces silhouettes, qui ont bien plus de chair et d’âme dans nos cœurs que dans aucun discours. Ces jeunes gens, ces jeunes filles, ces vieillards, ces femmes et ces enfants, ces scènes de séparation et de barbarie qui ont meurtri nos consciences.

Il n’y pas de mots assez crus, assez noirs pour les dire.

Parler de génocide, c’est toujours se condamner à ne balbutier qu’une infime parcelle de toutes les horreurs accomplies.

Je l’ai dit, nous voilà un siècle et trois ans après. Cela ne suppose pas l’éloignement de celui qui s’en va et tourne le dos à son passé, à son héritage, à lui-même. Mais cela appelle un recul, celui qu’offre l’histoire à nos mémoires, et qui laisse entrevoir l’aube derrière les ruines.

Aujourd’hui, le passé ne doit plus absorber notre présent, ni occulter l’avenir, mais les éclairer tous deux de ses lumineuses leçons.

Et d’abord de celle-ci : que la Catastrophe, telle qu’on la nomme, n’est pas un accident. Elle a ses sombres préludes comme tout orage. Avant la foudre de 1915, on opprimait déjà ce qu’on nommerait aujourd’hui les Chrétiens d’Orient – ces victimes sans cesse persécutées, comme l’actualité récente nous en redonne le triste exemple. Et en France, des hommes comme Jaurès,

Clémenceau et tant d’autres, faisaient déjà entendre à l’humanité l’écho de la voix de la Justice.

Et de même, ce qui s’est passé pour le peuple arménien en 1915 préfigura bien d’autres malheurs, pour bien d’autres peuples dont on voulait effacer la trace.

Je pense évidemment à la Shoah, que nous commémorons dans notre ville avec une intensité toute particulière et une détermination intacte à combattre toute forme d’antisémitisme. Là encore, la rationalité technicienne avait servi la déraison la plus barbare : discrimination, déportation, épuisement physique et moral ; et le massacre à l’aune de la productivité.

Je pense aussi au génocide des Tutsis, au Rwanda (…)

(…)

Ce malheur des Arméniens avait préfiguré aussi d’autres violences dans cette même région du monde.

Je pense bien sûr aux Kurdes qui avaient été, pour certains alors, complices des bourreaux des Arméniens, et qui sont tous victimes désormais de la violence de l’Etat turc. Les Arméniens avaient pourtant entrevu que le sort qui les frappait alors pèserait bientôt sur eux.

Il y a quelque chose de révoltant à voir des hommes aux mains sales faire de grands gestes de procureurs. Mais c’est un rouage que l’on connaît bien.

(…)

Il y a les Kurdes, les Assyro-Chaldéens, mais aussi les Alévi s (…)

Il y a une exigence à parler à chaque fois aussi pour les autres victimes des crimes de masse ; une exigence qui devient plus impérieuse encore lorsque l’on commémore le génocide qui fut la matrice de tous ceux du 20e siècle.

 

Car les mots de génocide et de crime contre l’humanité prennent racines dans ce terrible exemple.

(…)

Mais comment entrer pleinement dans cette histoire commune alors que la mémoire, jusqu’en France, est fragilisée, quand elle n’est pas attaquée, bafouée, niée ?

Le peuple arménien n’a pas seulement à surmonter ce passé, il doit encore faire face aujourd’hui à un négationnisme d’Etat organisé méthodiquement.

(…)

Ce négationnisme ne recule pas non plus devant les arguments les plus pervers, puisqu’il se prévaut précisément du refus de la plus haute juridiction de l’Etat français de pénaliser la négation non pas seulement du génocide des Arméniens, mais de tout crime contre l’humanité.

Et en effet, en rejetant à deux reprises une loi votée à chaque fois par les élus des deux chambres de la représentation nationale, le Conseil constitutionnel fournit une arme de taille à tous les professionnels de la calomnie. Et nous lui demandons de la leur ôter des mains au plus vite !

Cette loi de pénalisation doit être adoptée !

Et nous demandons à ces hauts magistrats de rendre enfin cohérent notre système pénal. Car comment parler d’une seule voix, quand une telle dissonance heurte nos consciences ? Non, le pays des droits de l’Homme ne peut se résoudre à une sélection du droit parmi les crimes contre notre commune humanité.

Nos institutions doivent entendre jusque dans nos lois cet appel à l’universel que porte la France.

(…)

 

Le prochain sommet de la Francophonie, en automne, sera l’occasion de rappeler ces ressorts du vivre-ensemble que sont la liberté et la place faite à la diversité. Et si cette promotion aura lieu en Arménie, c’est qu’on y partage ces principes au fondement de toute démocratie.

(…)

Si en France, et particulièrement dans notre Métropole, ils se sont si bien intégrés et inscrits dans le développement de notre ville, c’est parce que nous avons à Lyon une tradition d’accueil éprouvée à travers les siècles.

Mais c’est aussi parce que les Arméniens portaient en eux cette énorme histoire du passé de l’humanité, comme l’Ararat soutenant l’héritage du monde sauvé du déluge.

 

 

Continuons.

Par bernard.kuchukian le 05/09/18
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J’accuse  publiquement « Le Canard enchainé » d’ostracisme envers la bâtonnière du barreau de Marseille et aussi, mais dans une moindre proportion, de ses conseils des ordres (en deux mots). C’est inadmissible.

Tout à sa gloire de comptes financiers exceptionnels,  qui permettent sa totale liberté, 2.111.098 € de bénéfices en 2017,  127.958.170 € de capitaux propres (vous avez bien lu), pas un cent de subvention, le  célèbre palmipède  ouvre en effet  à nouveau,  cette semaine,  son concours : « Ma binette partout ».

Il ne s’intéresse  alors qu’au maire d’une commune du Var (77 fois,  la photo de ce dernier dans le bulletin local).

Il doit y avoir là comme une osmose, car l’imprimeur  du bulletin sur papier glacé de notre barreau est  aussi dans le Var aussi (j’ai eu l’honneur d’etre longtemps son avocat). Sans doute le même que pour le maire précité.

Alors voilà, je pose la question. Dans chaque  bulletin du barreau de Marseille, sans compter les numéros spéciaux,  où alors on est passé entre Joseph STALINE et la gloire de BOKASSA 1er,  on voit la photo de la bâtonnière des dizaines et des dizaines de fois, dans toutes les postures possibles.   Il y a même des fois où, aux frais de l’éditeur de la revue,  elle en profite pour vanter son cabinet professionnel, où elle est associée de son mari. Arrêtez-tout, on ne compte plus. Non,  je le redis, le Canard enchainé n’est pas juste, il devrait les placer dans son concours « Ma binette partout »
Par bernard.kuchukian le 05/09/18
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Voici que les évènements  se sont apparemment calmés dans l’épidémie de choléra en Algérie ; les journalistes ont été priés de la fermer, on est passé à autre chose, et on ne nous a pas même dit que désormais,  le président algérien ne se fait plus soigner en France. Il est passé de Paris à Grenoble,  puis maintenant en Suisse (information d’un journal congolais en ligne sur  Internet).

Voici,  j’ouvre à nouveau certainement le plus beau livre écrit sur les Pieds-noirs,  par finalement le plus grand d’entre nous, Albert CAMUS. 

Et son  prix Nobel de littérature en 1957 ne l’a pas empêché de dire dans sa déclaration d’Oslo qu’entre la justice et sa mère, il choisissait sa mère.

Il est mort trop tôt pour éviter la honte de 1962.

Dans la Facel-Vega tombeau  de son éditeur Michel GALLIMARD,  qui a dérapé en 1960,  il a été,  lui,  tué sur le coup, l’éditeur le lendemain ou le surlendemain.

On alors trouvé dans l’automobile  accidentée les feuillets d’un  manuscrit inachevé, « Le premier homme »,  dont il était en train de terminer la rédaction. C'est le recit de sa naissance et de sa jeunesse à ALGER, entre Belcourt où il demeurait, et,  Bab-el-Oued où  je suis né et où était le Lycée Bugeaud, les deux quartiers les plus populaires  de la ville.

Longtemps, il sera resté avant comme après sa mort le seul prix Nobel produit de ce lycée. Qui en aura un autre plus tard, COHEN-TANUGI.

Il faudra bien savoir pourquoi, un jour ou l’autre,   on a tant tardé à  publier, voici à peine quelques années,  à l’initiative de sa fille Catherine CAMUS (qui a été avocat à Paris, sauf erreur).

Voici quelques notes éparses qu’il avait écrites,  sur sa mère,  non encore directement  intégrées à l’ouvrage,  et qsuiy sont annexées par l’éditeur.

Feuillet  V:

« O mère, o tendre, enfant chéri, plus grande que le temps, plus grande que l’histoire qui te soumettait à elle, plus vraie que tout ce que j’ai aimé en ce monde, o mère, pardonne son fils d’avoir fuit la nuit de ta vérité ».

Et feuillet II,   

« « Un colon écrivait en 1869 à un avocat : »pour que l’Algérie résiste aux traitements de ses médecins, il faut qu’elle ait l’âme chevillée au corps » « ».

« « Sur 600 colons envoyés en 1831, 150 meurent sous les tentes. Le grand nombre d’orphelinats en Algérie tient à ça. » »

« A Boukarik, ils labourent avec le fusil à l’épaule et la quinine dans la poche. Il y a une figure de Boufarik. 19 %  de morts en 1839. La quinine est venue dans les cafés comme une consommation. » »

Et sur les Mahonnais (moi, je le suis pour  3/8èmes) :

« « Les Mahonnais qui débarquent en petites troupes avec la malle et les enfants. Leur parole vaut un écrit. (…) . Ils ont fait la richesse du littoral algérien ».

 

Et dire  que l’actuel président de la République a accusé les Pieds-noirs de crime contre l’humanité dans l’histoire de l’Algérie française…

 

 

Par bernard.kuchukian le 05/09/18
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Je veux attirer l’attention sur une disposition,  malheureusement  fort  peu connue,  du Code pénal, et pour une fois protectrice des avocats.

Il s’agit de son article 434-8,  qui dit ceci : « toute menace ou tout acte d’intimidation commis envers (…) l’avocat d’une partie en vue d’influencer son comportement dans l’exercice de ses fonctions, est punie  de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 € d’amende. »

Une misérable technique de défense consiste pour certains, avocats compris, à  porter plainte entre les mains d’autres, notamment les bâtonniers, pour prétendre fustiger la conduite d’un avocat,  dans l’exercice de ses fonctions, quelles qu’elles soient, spécialement lorsqu’il défend un client.

Le classique est alors d’écrire que l’avocat  adverse a mal fait ceci ou cela,  honte,  opprobre  et sanctions disciplinaires, sur lui, alors que le procès est en cours.

On écrit ainsi au bâtonnier qui, ravi, ouvre une information disciplinaire.

Sans compter que si le confrère est en froid avec le susdit bâtonnier ou telle  direction de la déontologie [oui, ça existe, notamment au barreau de Marseille, ah ! le vieux bon temps de Iosif Vissarionovich DZHUGASHVILI (1)], c’est un régal.  On a constitue ainsi  sur lui un dossier, même sans suite, mais qui fait du volume. Et comme on n’ouvre jamais le volume, la cause est entendue.

Je rappelle donc  la disposition légale en question, et invite tous les confrères à se défendre et à opposer systématiquement à ces censeurs d’opérette l’art 434-8.

Je le rappelle d’autant plus qu’on ignore encore trop souvent l’existence de l’art. 226-10 sur la dénonciation calomnieuse.

Salut.

 

Joseph STALINE, qui sait,  peut etre un cousin très éloigné, une arrière grand-mère était géorgienne comme lui.

 

 

 

Par bernard.kuchukian le 05/09/18
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Bon finalement, il parait qu’on va prélever l’impôt sur le revenu à la source en janvier. Bof.

Remarquez  que quelque part,  ce ne sera jamais que l’application du principe général de la T.V.A. , l’Etat se paie d’abord.

Les Français  ont été complètement abrutis par ce faux débat.

En effet, la question du prélèvement à la source n’est jamais que de pure  forme. Comment matériellement  prélever l’impôt.

Ainsi, elle a totalement occulté l’essentiel, le fond.

Pourquoi l’impôt, et pourquoi spécialement celui sur le revenu, alors que tant d’autres lourdes impositions frappent les contribuables.

Spécialement dans notre pays,  qui est non seulement le premier au monde par le coefficient des prélèvements obligatoires, mais aussi, c’est paradoxal,  le plus endetté qui soit.

Et là, c’est l’horreur absolue, que les Français ne voient pas, tous abasourdis finalement par un faux problème, la forme, alors que le fond n’est pas traité.

Et ne risque pas l’etre demain. Le fond, c’est le taux excessif des prélèvements obligatoires, aggravé par la charge de la dette, car les dépenses engagées n’ont pas eu etre couvertes par l’impôt, déjà très lourd. On a ainsi transféré le problème à nos enfants. Lesquels,  imbéciles qu’ils sont ne le voient pas, et ont cru à la jeunesse du président. Ou à un talent dont on s’aperçoit qu’il n’est que de la poudre aux yeux. La forme a gagné sur le fond.  

Et Marine LE PEN a perdu… pour la forme.

Je me souviens de ces discussions que j’avais voici deux ans avec des amis politiques qui combattaient  à ses cotés, et à qui je demandais : « imaginons nous au pouvoir, que fera –t- on pour l’impôt ? ».

Et on me répondait : « que veux-du qu’on fasse, que peut-on-faire pour arrêter la machine et lui faire faire marche arrière. Ne serait-ce qu’en raison de la délirante  charge de la dette ».

Et bien, au lieu de faire marche arrière, deux tiers des Français ont élu un président qui va se casser la gueule et nous avec, dans un mouvement qui s’appelle, quel culot, « en marche ».

Ce que les électeurs ont compris « en marche pour avancer ».

Alors qu’on est en marche arrière. Ou encore que la marche avant nous conduit au trou.