bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 10/10/18
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Si on comprend bien, le président de la République attend son retour d’Arménie le 12 octobre pour décider du nom du nouveau ministre de l’intérieur.

Qu’est-ce que les Arméniens viennent faire ici ?

La question  peut  d’autant se poser que le ministre partant, Monsieur COLLOMB,  va rejoindre la maorie de Lyon qu’il avait laissée comme maire son successeur au docteur … KEPENEKIAN.

Le mystère d’EREVAN …

Par bernard.kuchukian le 08/10/18
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Commentaire d’une cliente,  plus très jeune,  justement acide,  qui aimerait bien terminer un jour ou l’autre,  un procès en captation de l’héritage qu’elle n’a pas reçu de ses parents,  décédés depuis longtemps, et qui aurait aimé une fixation prioritaire.

 

Elle répond à l’avocat qui  a tout tenté, y compris la documentation médicale justifiée, cancer compris, requête pour un jour fixe, autre requête au président de chambre à la cour.  Et qui lui a demandé «  avez-vous une autre astuce ? »

 

Alors voila :

 

« « Je n'ai aucune astuce dans ma besace...

 

Avez vous des filières corse? franc-maçon? politique?

 

Merci quand même... » »

Par bernard.kuchukian le 07/10/18
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Envoyée d’Italie en France; pas de confusion, c'est celle du dessus.

Par bernard.kuchukian le 06/10/18
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Le droit ne décrit pas, il engage.

Surtout lorsqu’il s’agit du droit des droits, la constitution.

Par bernard.kuchukian le 06/10/18
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L’hommage présidentiel rendu à Charles AZNAVOUR,  qui venait de décéder,   est rempli de symboles et  coïncidences. Il intervenait en effet à quelques jours d’un sommet international de la francophonie,  prévu,  de longue date à EREVAN,  en République (nouvelle) d’Arménie. Le 11 octobre. 

Dans la cour des Invalides, on  a entendu le chef de l’Etat  parler  beaucoup du français, présenté comme l’élément clé de l’identité française.

L’entourage présidentiel avait du,  sans doute, lui  rappeler  le message unanime des académiciens français en 2008 :

« Depuis plus de cinq siècles, la langue française a forgé la France. Par un juste retour, notre constitution a, dans son article 2, reconnu cette évidence : « La langue de la République est le français ».

Et les académiciens de s’opposer alors et  absolument à ce qu’on modifie le texte suprême,  en y adjoignant une formule relative à l’appartenance  des langues régionales  au patrimoine commun.

Ils ont  alors employé une formule absolue :

Le droit ne décrit pas, il engage. Surtout lorsqu’il s’agit du droit des droits, la constitution.

Ils auraient pu ajouter, la situation est étonnante, que l’évidence de la langue française avait attendu l’année 1958 pour figurer dans une constitution de la République : aucun autre texte constitutionnel antérieur n’en fait état. Aucun.

On célébrait donc hier aussi   le français, sa défense et quelle défense,  à travers un fils d’immigrés arméniens, le lendemain  même  du soixantenaire  de la promulgation de la constitution de 1958, dont l’art. 87 dispose  aussi que  la  République participe au développement de la solidarité et de la coopération entre les États et les peuples ayant le français en partage.

Voilà pour EREVAN et les Arméniens.

Pas tout à fait.

Ces chrétiens d’Orient,  lorsqu’ils s’exprimaient jadis aux croisés le faisaient en français auprès des Français qui venaient là, et dont ils faisaient l’un de ceux-ci,  LEON V de Lusignan roi de leur pays,  . Plus tard, c’est encore sous la protection de  la France et de  son français,  qu’ils  se plaçaient avec les échelles du Levant,  inventées par FRANÇOIS 1er.

En ce temps-là, il y avait même un tribunal français à CONSTANTINOPLE. C’est ISTANBUL, aujourd’hui, dans le quartier de Galatasaray, à quelques centaines de mètres du consulat français, qui fut jadis notre ambassade, à côté de l'actuel consulat italien, dans une toute petite rue, au nom rigolo de TomTom.   L'ancien palais de justice de France existe toujours,  qui ressemble furieusement à l'ancien palais de justice de GRASSE, en haut de la rue, sur une place,  bien en vue.

A son  fronton, on lit encore,  sous des armoiries diverses et variées vantant les codes et le commerce maritime, les mentions en français bien sur :« Lois, Justice, Force ».

Etonnez vous,  après cela, de constater    que lors des premiers grands massacres d’Arménie en 1895,  toutes les victimes et  tous les témoins victimes les aient  dénoncés  en écrivant,  en français,  au Mercure de France et à Georges CLEMENCEAU  (réimpression,  « Les Massacres d’Arménie, témoignages des victimes », Mercure de France,  par Hachette Livre, Bibliothèque nationale de France, collection Gallica).

Il n’est pas jusqu’à l’éphémère Arménie, créée par la volonté française du  traité de Sèvres en 1919, elle ne dura que quelques années jusqu’au traité scélérat

Par bernard.kuchukian le 05/10/18
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On trouve dans la basilique de Saint-Denis, désormais là sur ordre de LOUIS XVIII, après 1815,  aux cotés des autres monarques français,  le gisant d'un roi  appartenant à une dynastie d'origine française  et même poitevine, donc parmi les siens: c'est celui de Léon V de Lusignan, roi de la "Petite" Arménie. D’une taille un peu plus petite que celle des monarques de France. Un peu comme la gerbe aux couleurs de la République d’Arménie, aujourd’hui en dessous du  cercueil de Charles AZNAVOUR,  revêtu d’un grand drapeau français.

Ce gisant est le dernier vestige d'un tombeau qui se trouvait dans l'église du couvent des Célestins à Paris.

Le dernier " royaume d'Arménie " sur ses terres historiques fut détruit par Byzance en 1045. Toutefois, un nouveau royaume d’Arménie avait été créé en Cilicie, face à l'île de Chypre en 1098, par les croisés.

En 1373, c'est Léon de Lusignan, neveu du roi Guy, qui fut appelé sur le trône et ceignit la couronne en 1374. Mais en avril 1375, les Mamelouks s'emparèrent de la capitale, scellant la fin du dernier royaume d'Arménie. Capturé, Léon V fut emmené au Caire, où il resta en liberté surveillée jusqu’à ce que le roi Jean de Castille envoie au sultan une rançon : Léon V fut libéré en octobre 1382.

Il fut honoré en Castille par son libérateur, qui le fit " seigneur de Madrid, Andujar et Villareal ". L'ex roi d'Arménie tenta ensuite de persuader les cours ibériques, française et anglaise d'organiser une nouvelle croisade afin de récupérer à la fois son trône arménien et ses biens chypriotes.

Léon resta  jusqu'à sa mort en 1393 à la cour du roi de France à Paris et mourut le 29 novembre 1393.

Du temps de la  cour de Cilicie (la petite Arménie), à celle-ci, le futur SAINT-LOUIS qui n’était que LOUIS IX de France,    était désigné   déjà sous le vocable du « saint roi », tandis  qu’il était en croisade.

JOINVILLE parle : Etant entré sous la tenté du roi, le sénéchal de Champagne s’adresse à lui en ces termes : « sire il y a là dehors une grande troupe de gens de la Grande Arménie qui vont à JERUSALEM, et ils me prient, sire, de leur faire voir le saint roi ; mais je ne souhaite pas encore baiser vos os ».

Le roi ayant ri, à cette sortie, d’un rire » très clair «, précise  JOINVILLE, prie celui-ci d’aller chercher la troupe de pèlerins.

« Quand ils eurent vu le roi, ils le recommandèrent à Dieu, et le roi en fit autant pour eux ».

Cette recommandation s’est mal terminée par le génocide de 1915, dont le combat contre l’ignoble  négation constitue la cause arménienne actuelle.

Et pourtant, Georges CLEMENCEAU lui-même écrivait ceci au Mercure de France en 1896         en  évoquant  les massacres d’Arménie de 1895 :

« Le mot employé de troubles, c’est l’euphémisme officiel pour désigner le massacre méthodique des Arméniens. A cet égard, il n’est plus permis de feindre l’ignorance. La vérité est connue et la tartuferie de nos diplomates d’Europe ne peut plus abuser que des complices de l’universelle lâcheté ».

Epilogue :

Alors qu’on m’a toujours dit en famille, mais comment croire sans documents, qu’un des nôtres, du nom de PERNANT,  a  jadis été le vassal des LUSIGNAN,

Sur l’ile de CHYPRE, en secteur  nord occupé par les Turcs,  à FAMAGOUSTE, ville fantôme,  est l’édifice médiéval le plus important qui  soit puisque c’est la reproduction exacte de la cathédrale de REIMS.

C’est depuis l’occupation ottomane  la mosquée Lala Mustapha Pacha.

Toujours en secteur nord, mais cette fois ci aussi de NICOSIE est l’ancienne cathédrale Sainte-Sophie, devenue également une  mosquée, dans le sol de laquelle est le tombeau de Guy de LUSIGNAN, le dernier monarque chrétien de l’ile. Oncle de Léon V.

Question tombeaux, sur la France,  à   SAINT-DENIS, Hauts de Seine, je  ne dis rien.  Sur MONFORT L’AMAURY,  non plus. Pour l’instant.

 

 

Par bernard.kuchukian le 05/10/18
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Voilà qu’aux Invalides, ce jour,  le président de la République a enfin compris ce qu’est la cause arménienne.

Et dire que des juges français vont peut etre me condamner pour injure le 4 novembre pour avoir dénoncé plus que l’indifférence, l’hostilité, le racisme à la cause arménienne.

Alors, je reprends, SURTOUT sans rien changer.

En 1975, pour les soixante ans du génocide arménien, Charles AZNAVOUR  avait chanté : Ils sont tombés, un hommage aux victimes de l’extermination : « Ils sont tombés, sans trop savoir pourquoi/Hommes, femmes et enfants qui ne voulaient que vivre. » La chanson, qui devient l’hymne de la diaspora, est écrite avec le compositeur Georges GARVARENTZ, fils du poète Kevork GARVARENTZ, auteur de l’hymne national révolutionnaire arménien.

La presse va  maintenant rappeler que pour lui, la  révélation de la cause arménienne, c’est-à-dire celle de la reconnaissance et de la condamnation du génocide arménien de 1915, autant immense qu’inadmissible  dans son horreur,  oublié, négligé jusqu’alors, a été à ce moment là. C’est vrai que sous le choc de la première guerre mondiale avec toutes ses horreurs, les rescapés et leurs premiers descendants, personne n’était Français,  avaient fait le choix d’oublier. De ne plus parler de cette abomination.

 Et puis, il y a eu  en 1975, le choc y compris pour AZNAVOUR,  alors âgé de 50 ans pourtant.  J’ai eu le même  au même moment  j’avais 28 ans,  et pourtant je n’étais pas, je ne suis toujours pas un vrai Arménien. A 100 % comme lui.

Bien loin de là.  Pied noir par ancêtres en Algérie dès 1832, et par ma mère, l’Arménien n’est que chez mon père et encore, il est mélangé avec du géorgien (ce sont les cousins), de l’Assyro-Chaldéen (autres malheureuses victimes en 1915      dont on parle si peu), et un peu de hongrois.

Au moment  de sa mort, je dis que,  lui compris, avons été honteux jusqu’à cette époque, de ne pas etre dans la cause arménienne.

Avec tous ses combats y compris juridiques qui  en ce qui me concerne m’ont amené en vain  au Conseil constitutionnel, qui refuse toujours de sanctionner le négationnisme du génocide arménien,  et font qu’on m’a  même poursuivi  au disciplinaire (poursuites avortées)  et en correctionnelle (jugement en délibéré)  pour avoir écrit avec raison que mon barreau, celui d’une ville la plus arménienne de France par le nombre des descendants qui y vivent, par indifférence à  celle-ci, était raciste à la cause arménienne. J’ai même entendu un  substitut  aussi ignare qu’obscur requérir 500 € d’amende avec sursis contre moi. C’est dire.

Pour aussi étonnant que la chose puisse paraitre, cette cause,  celle dont le chanteur qui vient de mourir s’est aussi fait le chantre, je l’ai défendue avec le soutien de ma mère, qui pourtant n’avait rien d’Arménien (elle était  majoritairement d’origine gasconne,  en s’appelant BéGUé). Elle l’avait elle-même découverte tardivement,  en arrivant à Marseille, avec tous les Pieds-noirs et en parlant.

A cette époque,   comme tous les Arméniens du temps du génocide ou, nés tout de suite hors d’Asie mineure, mon père  parlait pas. Comme si on en avait eu honte, ou encore peur, la peur du Turc assassin.  Quelle abomination, devoir même oublier. Et se taire.

1975, AZNAVOUR n’y était pas, mais il avait  déjà gravé son disque, c’est en tout cas l’année de l’inauguration de la katchkar de la cathédrale apostolique de Marseille,  qu’un petit groupe,  animé par mon ami VARJAN,  avions non seulement financée, mais encore soutenue.

Par  un combat inouï, celui  contre  l’Etat français qui par son préfet, sous pression turque, s’opposait à son édification. Les plus anciens se souviennent  alors de la présence effective du professeur Joseph COMITI, alors secrétaire d’Etat,   qui pour  et avec  nous  avait bravé l’interdit.

Par bernard.kuchukian le 04/10/18
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Sauf que la partie de cartes de Marius  est terminée.

Et que lui, le Lyonnais, non pas controleur des douanes, mais ministre d’Etat,   était finalement le seul personnage sérieux.

Par bernard.kuchukian le 04/10/18
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Qui déclare :

« Est en quelque sorte un funambule, il y a du vide en dessous de lui, pas de majorité ou une majorité absente, inexistante, personne n’a émergé à ses côtés ».

Attention, qu’on ne la lui serve pas en retour ….

 

 

Par bernard.kuchukian le 03/10/18
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Eugène IONESCO (1909 - 1994) est un écrivain roumain et français.   

Il avait tout pour inspirer la considération : violemment anti-communiste, immense culture française, exilé un temps à Marseille, puis à Paris, où il travailla même comme réviseur en français des Editions techniques (les jurisclasseurs),  l’Académie française bien sur, il a été une figure emblématique du théâtre de l’absurde.

Il est simplement désolant que l’inculture générale des personnels politiques français,  sans compter les journalistes de gala (je n’ai pas mis la majuscule) ne fassent pas le parallèle avec sa pièce,   Le Roi se meurt,  créée en décembre 1962 au théâtre de l'Alliance française. C'est une pièce tragique.

Le décor est la "salle du trône, vaguement délabrée, vaguement gothique".

Au début de la pièce, une fissure dans le mur annonce le déclin du roi comme une métaphore.

Marguerite, reine de raison, froide et réaliste, dit devoir annoncer au roi sa mort imminente (Marguerite dit d'abord devoir annoncer quelque chose au roi, sans préciser qu'il s'agit de sa fin, mais le spectateur le comprend vite).
 

Marie, reine émotive et très amoureuse du roi, dit ne pas avoir le cœur de le faire et pense qu'il est possible d'éviter cette mort.
 

Le médecin apparaît et confirme que cette mort est inéluctable et imminente.

Le roi Bérenger Ier paraît en bonne santé, énergique.
 

La reine Marguerite annonce la nouvelle fatidique au roi : "Tu vas mourir dans une heure et demie, tu vas mourir à la fin du spectacle".

Le roi dans un premier temps nie qu'il va mourir ("Que le temps retourne sur ses pas", "je ne veux pas mourir" dit-il), il a peur, puis il veut la combattre ("Il n'est pas naturel de mourir puisqu'on ne veut pas. Je veux être").

Enfin, son déclin physique ne lui laisse pas d'autres choix que d'accepter sa mort ("Je meurs" dit par le roi à plusieurs reprises). Il abandonne petit à petit.

A la fin de la pièce, "il n'y a plus rien sur le plateau, sauf le roi sur son trône dans une lumière grise. Puis le roi et son trône disparaissent également".

Quelques réflexions sur la pièce.

La reine Marguerite représente notre raison qui nous rappelle que nous devons mourir. Dans la pièce, Marguerite rappelle au roi son triste sort, mais pour essayer de mieux l'y préparer.

La reine Marie représente nos émotions qui nous disent que nous voulons vivre. Dans la pièce, Marie nie la mort du Roi, elle essaie de le réconforter. La reine Marie est sous l'influence de Marguerite : dans un passage de la pièce, Marguerite lui dicte sa conduite et Marie obéit.

Le médecin représente la conscience collective et objective, selon Ionesco.

Le garde ne fait quasiment que répéter ce que disent les autres personnages (exemple : "Juliette : il tombe. - Le garde : Le roi tombe, le Roi se meurt."). A noter qu'il n'obéit plus au roi, ce qui symbolise donc le déclin et la perte de pouvoir du roi.

Juliette représente le peuple, elle est la bonne à tout faire (infirmière, femme de ménage, jardinière…) et travaille sans relâche. Le roi semble ne jamais s'être vraiment s'intéresser à elle, ce qui est représentatif du pouvoir qui n'écoute pas le peuple.