bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 13/11/18
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Quelle pourrait bien etre la parade des manifestants en gilets jaunes,  lorsqu’il parait que les autorités leur enjoindront de circuler. Et d’ainsi faire bouger leurs véhicules immobilisés.

Les plus cultivés d’entre eux sauront, sinon ce billet le leur apprendra, que le même type de  question a été déjà traité lors du soulèvement national  des années 1860  qui a abouti à la constitution de l’Italie actuelle.

On la doit aux Milanais, qui étaient alors occupés,  comme toute la Lombardie et la Vénétie  aussi, par les Austro-Hongrois. Comment protester pacifiquement pour le grand duc de Savoie, futur roi d’une Italie reconstituée, leur voisin au demeurant, puisqu’il était à Turin, à cent kilomètres de Milan.  

C’était l’époque de Giuseppe VERDI, le célèbre compositeur, qui était lombard,  dont le cœur était tout acquis à la cause de l’indépendance italienne et au futur monarque, VICTOR EMMANUEL.

La solution fut vite trouvée : on placardait et on écrivait sur les murs de Milan et d’ailleurs « Viva VERDI ».

VERDI c’était en effet  pour les protestataires le développement des majuscules  de « VICTOR EMMANUEL ROI D’ITALIE », et non  pas seulement ce qu’ils déclaraient aux Autrichiens leurs occupants, savoir leur amour du bel canto et du compositeur du même nom.

Avec l’aide de NAPOLEON III, ami de VICTIOR EMMANUEL et aussi de VERDI, la question fut réglée.  

Plus que jamais, l’Italie est amie. Alors, vous avez compris que les protestataires de samedi auront toujours la possibilité de prétendre que leurs automobiles sont en panne, toutes en panne. J’en connais même qui vont prétendre – mais là c’est méchant – que ce sera normal, s’agissant de voitures françaises.

Par bernard.kuchukian le 13/11/18
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Il fallait bien que ca arrive un jour.

Voici qu’hier le Conseil d’Etat, décidement haut défenseur de la liberté,  de quelque nature qu’elle soit, on va le voir, en tout cas facétieux à souhait,  a renvoyé au Conseil constitutionnel la Q.P.C. suivante, dans la plus parfaite discrétion de la presse du grand public. Sauf comme toujours l’excellent « Parisien libéré ». Je cite.

« « Quelle est la conformité à la constitution  des dispositions des articles 611-1, 225-12-1, du 9° bis de l'article 131-16 et 9° de l'article 225-20 du code pénal,  issues de la loi du 13 avril 2016,  visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées (qui) institue une infraction consistant à solliciter, à accepter, ou à obtenir des relations de nature sexuelle d'une personne qui se livre à la prostitution, en échange d'une rémunération, d'une promesse de rémunération, de la fourniture d'un avantage en nature ou de la promesse d'un tel avantage. Elles définissent la sanction en cas d'infraction et en cas de récidive et prévoient la possibilité de prononcer une peine complémentaire consistant en un stage de sensibilisation à la lutte contre l'achat d'actes sexuels. » »

On imagine déjà  l’horreur ambiante si quelqu’un avait simplement osé poser la  même Q.P.C. devant une juridiction judiciaire. Voici pourtant et au surplus la savoureuse motivation du Conseil d’Etat :

« « Ces dispositions n'ont pas déjà été déclarées conformes à la constitution par le Conseil constitutionnel. Le moyen tiré de ce qu'elle porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution, notamment au droit au respect à la vie privée garanti par l'article 2 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, à la liberté d'entreprendre garanti par son article 4 et au principe de nécessité et de proportionnalité des peines garanti par son article 8, soulève une question présentant un caractère sérieux. Ainsi, il y a lieu de renvoyer au Conseil constitutionnel la question prioritaire de constitutionnalité invoquée. » »

 

Je signale que pratiquement, la Q.P.C. est arrivée ce soir au Conseil constitutionnel où elle porte la référence  2018-761 Q.P.C.

 

C’est que suivant le cas, on se dirigerait vers la création d’une nouvelle profession réglementée. Créera –t- on un ordre des prostituées ? Avec des statuts. Et de la discipline.  

 

La question de l’inexistence de l’ordre des avocats est sous jacente.

 

A suivre savoureusement.

Par bernard.kuchukian le 13/11/18
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Annonce reçue ce matin de l’arbre de Noel du barreau de Marseille, le 2 décembre.  La bâtonnière sortante est toute contente.

Il n’est surtout pas question de planter un arbre de Noel à la maison de l’avocat, ni surtout d’y organiser une crèche.

Je rappelle à  l’immense majorité de mes confrères qui l’ignorent aujourd’hui que l’arbre de Noel du barreau de Marseille, c’est une vieille idée à moi.

Ça parait incroyable, il a fallu que je me gendarme,  dans le temps,  du bâtonnier,   le premier des BOLLET de la dynastie deux , pour qu’on se décide enfin,  chez nous,   à organiser un arbre de Noel pour les gosses.

Je me souviens à l’époque d’avoir ainsi dénoncé l’organisation d’une collecte de vieux vêtements destinés à la Bosnie-Herzégovine,  alors en guerre (les Bosniaques, slaves convertis à l’islam par les Ottomans par intérêt,  ne sont pas copains avec les chrétiens, donc pas avec moi), collecte  imaginée par l’épouse du bâtonnier du moment, au lieu,  au moins,  de fêter Noel avec nos  enfants.

Rageurs de n’y avoir pas pensé, mais au juste on pense à quoi au conseil de l’ordre, celles et ceux qui jouaient  par ailleurs à la revue, avaient, à l’époque, écrit une chanson contre moi, sur le thème toujours  si sympathique : « Le père Noel est une ordure. »

Mais c’est vieux tout cela, l’ordure a  solidement vieilli, elle a un cancer (admirablement soigné, pas de chance mes détracteurs) ùais  cependant condamné à 500 € d’amende  mais avec sursis (évidemment appel en cours) pour avoir écrit que tel bâtonnier était raciste à la cause arménienne.

Bon, je parle de moi, et vous vous en foutez. Vous avez raison.

SAUF QUE  et c’est là que ça devient intéressant.

Auparavant,  c’était un autre bâtonnier, sans doute influencé en famille, au point que la fête de Noel était devenue banalement celle des enfants.

Toute référence religieuse à Noel avait ainsi été supprimée.

Or, Noel, c’est du chrétien.

On fête la naissance du Christ, qui était d’ailleurs juif, il l’est resté jusqu’à sa mort, mais ce sont les chrétiens qui aiment ce juif-là. Tandis qu’on sait tous que la chrétienté, ce n’est jamais qu’une secte juive, une grosse  filiale, qui s’est développée plus que la maison mère.

Je note alors  avec intérêt cependant le 2 décembre 2018,  date de l’arbre de Noel du barreau. Cette année, en soirée cependant, c’est le premier jour de l’Hanoukka juive, pendant les huit jours qui vont suivre. La belle fête des lumières qu’on allume chaque soir.

C’est aussi avant la Saint-Nicolas, celui qui distribue les cadeaux chez les chrétiens du nord, et non notre banal père Noel,  le 24 décembre. C’est bien.

Et ça correspond vaguement à notre Avent. Donc le barreau allumera les bougies en après-midi. Les Juifs seront contents aussi.

Il manquera à l’appel les musulmans, mais ils sont si rares dans notre barreau.

Mais  aussi les orthodoxes, les églises autocéphales, et les Arméniens. Ah ceux là, notamment les apostoliques.

Tiens j’observe que le bâtonnier ci-dessus est le même qui avait envisagé de supprimer toute référence chrétienne.  

Qui parle ici de racisme ?

Dommage qu’on n’ait pas le courage d’organiser une crèche comme on le faisait dans le temps à la maison de l’avocat.

Le Christ étant juif,  la crèche provençale comportant traditionnellement un curé, et désormais dans certaines d’entre elles à Marseille, grâce à un santonnier  ami, un prêtre arménien apostolique avec sa coiffe  pointue, j’ai toujours soutenu qu’il manque aussi fondamentalement un rabbin. Racistes, va…

Par bernard.kuchukian le 12/11/18
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Certains Etats, islamiques,  et/ou islamistes, pulvérisent le degré de racisme primaire, modèle Chaouia de la montagne.

On sait que les Israéliens ne tamponnent plus les passeports des étrangers en visite chez eux  pour leur éviter des problèmes dans les pays arabes à leurs. La police des frontières d’Israël donne  alors son tampon sur une feuille à part. Remarquez dans le genre, les Américains, c’est OBAMA  qui avait invité le truc,  et TRUMP    l’a repris, ne permettent plus à leurs  visiteurs d’utiliser le simple système informatique ESTA pour entrer aux Etats unis si jamais vous avez visité l’Iran. Ce qui est mon cas. Mon prochain voyage aux Etats-Unis sera soumis à un visa spécial, plus compliqué et plus cher. C’est que je suis peut etre classé dans la catégorie terroriste dangereux et ennemi d’Israël.

Peut-être aurais-je alors un sourire en joignant l’un de mes vieux passeports, qui comportaient un visa américain permanent… En tout cas, les Iraniens, qui détestent les Israéliens, viennent de trouver la parade : ils délivrent eux aussi des visa sur une feuille à part.

Sur le thème il y a beaucoup mieux. Les étiquettes et les notices.

Certains pays comme l’Algérie  exigent que les étiquettes des produits importés soient rédigées en arabe. Le plus cocasse est qu’elles comportent strictement les mêmes indications que les étiquettes françaises, d’ailleurs de texte est copié. Il  ya mieux encore. Il faut que les notices d’accompagnement que les fabricants joignent à leurs produits (c’est rédigé en pratiquement toutes les langues du monde) ne comportent surtout  rien d’écrit en hébreu. Alors, on découpe la page d’hébreu au départ du pays exportateur.

Si j’écris ce billet ce soir, c’est que moi,  qui ne suis pas buveur de café mais de thé, j’ai ouvert tout à l’heure le colis de cartouches de capsules de Nespresso,  commandées par mon épouse. Le grand lecteur que je suis d’étiquettes et affiches en tout genre a ainsi découvert qu’à coté des mentions en langues diverses, il y en a une en hébreu. Mais de plus,  écrite en plus grosse que les autres. Tandis que la cashrout ne comporte rien ni contre ni à propos du café.

On suppose que chez NESTLé à VEVEY, donc en Suisse,  pour s’éviter l’accusation de sionisme appliquée à du café, on s’est ainsi vengé de devoir fabriquer d’autres cartouches de capsules pour l’exportation outre Méditerranée.

Nous vivons des temps splendides.

P.S. Rien sur les notices et étiquettes en arménien. Encore heureux. D’abord parce que je le parle pas et je ne le lis pas, et ensuite  parce la justice considère,  au moins provisoirement que dire d’un quidam indifférent et hostile  qu’il est raciste à la cause arménienne  est une injure. 

Et pourtant, je ne l’ai pas écrite en corse.

Attendez la suite.

Par bernard.kuchukian le 11/11/18
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Parlant alors de sa maitresse qui, au lieu de César, en avait fait un Pompée, appelé au chevet du président de la République alors Félix FAURE, un curé avait demandé : « le président a-t-il toujours sa connaissance ? ».

Ce à quoi on lui avait été répondu,  en parlant d'elle la  maitresse,  qui venait d’achever à la fois les exploits sexuels du président et sa vie aussi, « non elle est sortie par la porte de service ».

La connaissance dont on parle ici à l’Elysée est  apparemment celle de la raison.

Le président Emmanuel MACRON a-t-il vraiment toute sa raison lorsqu’il critique le nationalisme, par exemple,  celui  dont s’est revendiqué plusieurs fois ces dernières semaines Donald TRUMP. Le président américain, dont la connaissance est apparemment en parfaite santé, quant à  lui.

«Le patriotisme est l’exact contraire du nationalisme. Le nationalisme en est sa trahison», a dit pourtant le président français du moment.

Parmi ses hôtes du jour,  certains ont du,  comme tout le monde finalement,  se demander s’ils n’avaient pas été invités par un timbré.

Encore que.

Le nationalisme des Jeunes Turcs a tout de même  conduit à deux superbes génocides l’arménien en 1915, le grec pontique en 1922 que nie le président turc invité lui aussi, et au premier rang.

Mais au juste avait-on aussi invité le président grec ?

Peut-être aura-t-on la suite l’an prochain avec le centenaire du traité de Versailles et de ceux d’Ile de France (dont pour Grecs et Arméniens, celui de Sèvres).

Sans compter que du coup, on parlera de la  restitution de  la nationalité hongroise par le président ORBAN, aux siens, restés sur des territoires confisqués par le traité de Trianon.  

Par bernard.kuchukian le 11/11/18
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Je veux apporter ici une contribution à l’enquête pénale,  ensuite de l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne, et ce n’est pas terminé. C’est à Marseille une très vieille histoire.

Dans l’ouvrage collectif sur celle  de la ville,  paru voici quelques années chez PRIVAT, parmi ses auteurs le professeur Pierre GUIRAL,  aujourd’hui décédé,  que j’ai un peu connu,  on explique qu’au XVIIème siècle, les rues  sont encore  étroites et tortueuses, en pente irrégulière, les ouvertures des constructions petites,  pour protéger l’intérieur des variations de température, le tout  n’a                aucune recherche architecturale. Il n’y a jamais de cours internes. On n’a pas beaucoup d’autres détails.

Ce qu’on sait mieux,  c’est l’arrivée de LOUIS XIV, les rapports de la ville, qui avait été la dernière cité à manifester quelque sursaut d’indépendance,  placés sous le signe de l’orage, après écrasement de ses troupes, le traité des Pyrénées signé (en ce temps, Marseille avait  regardé en vain vers l’Espagne).

Le monarque pénétra brusquement dans la ville, par une brèche qu’il avait fait ouvrir dans les remparts, imposa au port ses deux forts de surveillance qui y sont toujours (Saint-Jean et Saint-Nicolas), et installât  son arsenal des galères.

Il essaya aussi d’imposer son plan monumental, dont l’esprit général seul subsiste encore. En raison du vent, l’axe de la ville devait etre en larges avenues,  appelées cours,  du nord au sud, tandis que les habitations devaient etre dans les rues plus petites,  perpendiculaires,  orientées est-ouest, pour casser le vent.

Il installa d’ailleurs son gouverneur de Provence, le comte de GRIGNAN (dont l’épouse était la fille de Madame de SéVIGNé), justement dans l’une de ces rues, aujourd’hui la rue Grignan, volontairement loin de l’hôtel de ville, plus petit au demeurant. Dont il se méfiant des occupants.

Car LOUIS XIV n’aimait pas  du tout les dirigeants de la ville, dont il avait  imposé le changement de statut en le rendant plus contraignant à l’égard de sa couronne.

Le plan d’agrandissement fut d’ailleurs imposé, sans aucune consultation ; il prévoyait la  percée fondamentale, prenant de ce qui est aujourd’hui  la porte d’Aix,  jadis porte royale, vers le sud.

Un cours large devait etre établi par la destruction des taudis de part et d’autre.

Même LOUIS XIV  ne put parvenir à vaincre  la ladrerie minable  des  riches élus municipaux, grands bourgeois. Ceux-là même qui se faisaient transporter en chaise à porteur,  aux frais de la collectivité  pour aller juger au tribunal de commerce.

Il parait qu’il avait eu des mots très vifs contre eux. Les prédécesseurs lointains de Monsieur GAUDIN et de son équipe.

Qu’est devenu le grand cours du roi ?  Les immeubles de la rue d’Aix ne furent pas détruits, ils se sont pourris peu à peu, sauf quelques travaux de rénovation bricolée au cours des dernières années (je signale au passage, à l’angle de la rue Nationale, de la rue d’Aix et du cours Belsunce,  une façade en ruine de  style gourbi,  qui a du etre de toute beauté au XVIIème).

Ce qui est aujourd’hui le cours Belsunce fut bien élargi, en conservant des immeubles quelconques, de part et d’autre, un coté détruit par bombardements au cours de la dernière guerre mondiale, et remplacés par des tours hideuses d’H.L.M. 

De l’autre coté de La Canebière un cours Saint-Louis,  enfin conforme par les constructions au souhait du monarque,  sauf qu’il n’est bien  large que sur quelques centaines de mètres. Enfin ce qui est aujourd’hui la rue de Rome  jusqu’à la préfecture construite    sous  NAPOLEON III, sans autre circulation qu’un tramway.

A l’activité et aux  commerces  désertés, sauf le moche y compris nord africain. Derrière cette longue rue là, vous avez compris, accessible par des diagonales, qui vont à la rue d’Aubagne, il y a  toujours les bâtisses pourries,  du type haut Moyen âge,  qui correspondaient aux banlieues d’étrangers du temps, hors la muraille (l’actuel cours Lieutaud).

Le temps n’a rien arrangé à la chose, puisque la ville s’est développée ailleurs, surtout grâce à la conquête de l’Algérie française (ce que Marseillais et Français ont oublié, trop facilement), la ville devenant  alors un grand port colonial, et le baron HAUSSMANN,  appelé au secours faisant détruire d’autres taudis,  sur le parcours qui va à la Joliette (aujourd’hui la rue de la République  appelée tout d’abord rue Impériale).

Puis en développements divers et variés, de noyaux villageois avec quelquefois de belles bastides,  toujours aux noms de paroisses.

MARSEILLE est certainement la seule ville au monde à avoir autant de saints dans ses quartiers.

Leur citation,   sans compter tout ce qui est religieux,  affecté à des congrégations ou couvents,  prendrait ici  cinq ou six lignes,   à raison de trois ou quatre par ligne.

Dès qu’ils ont eu trois sous par leur travail et leur talent,  sans jamais ni aide ni assistance  aucune, quand les Arméniens sont arrivés, ils se sont installés sur les  hauts de la ville.

Sur   les quelques  terrains dont les bourgeois ne voulaient pas, parce que la terre n’y était pas bonne, ils ont construit de petites  maisons, puis de beaucoup plus belles.

C’était  entre Saint-Barnabé, et Saint-Julien. Ca s’appelle aussi Beaumont, et j’y habite. C’est le cœur du poumon vert de la ville, le 12ème arrondissement.

Finalement,  revenons au grand siècle.

Sans doute écœuré, LOUIS XIV renonça  à imposer son génie et il parait que COLBERT accepta de signer pour lui avec les échevins une paix de reconstruction.

L’un et l’autre ne savaient pas qu’ils passaient trois cents ans plus tard le fardeau à d’autres, mais ils n’imaginaient pas non plus les immigrés d’Afrique du nord et d’Afrique tout court.

Par bernard.kuchukian le 10/11/18
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Au moment où des immeubles, des balcons, que sais-je encore, s’écroulent dans le premier arrondissement de la ville de Marseille, je signale que mon cabinet, au 1er étage du  29 rue Lulli, à l’angle de la rue Grignan, en face de la Banque Rothschild Martin-Maurel,  c'est aussi dans le premier arrondissement, autrement peuplé,   tient bon.

Et en tout sécurité.

Par bernard.kuchukian le 10/11/18
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Je viens de lire le commentaire suivant sur Facebook à propos de notre ami Eric ZEMMOUR :

« J’ai honte d’etre juive ».

Je ne connais pas personnellement la crétine goitreuse qui a écrit cela.

Moi j’écrirais que «  je suis plutôt fier d’avoir,  comme Eric ZEMMOUR,  qui en a plus que moi  aussi du sang juif ».

Remarquez que ça  ne me sert pas, puisque classé dans la catégorie Arméniens, on me condamne à 500 € d’amende avec sursis (attendez la suite, il y a appel) pour avoir écrit que le bâtonnier local était raciste à la cause arménienne.  

C’est tristement vrai aussi que,  comme l’a écrit Jean-Marie LE PEN     dans le 1er tome de ses mémoires,  évoquant le génocide pontique de SMYRNE en 1915,  certains massacres ont été moins médiatisés que d’autres.

Bon, on sait par ailleurs,  mais j’y reviendrai, par le même jugement,  que l’emploi du terme « abrutis » n’est pas injurieux,  - là je suis relaxé- pour désigner l’organisateur d’un gala de soutien à un prétendu amuseur public,  condamné,  lui,  pour avoir dit que les électeurs du Front national étaient des fils de putes.

Dur de faire un choix, non ?

Par bernard.kuchukian le 10/11/18
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Je recommande un ouvrage,  publié l’an dernier en anglais,  traduit en français ensuite : « Israël et le génocide des Arméniens ». Il est écrit par le professeur Aïr AURON, chercheur et enseignant en Israël bien sur,   et aussi à l’université américaine de  EREVAN en Arménie.

Il est donné comme spécialiste des génocides, et son ouvrage  est flatteusement commenté par le rabbin Matthew BERKOWITZ, du séminaire théologique juif d’Amérique, comme un travail saint (avodat kodesh) puisque la mémoire est sanctifiée dans la tradition juive.

Je reviendrai sur cet ouvrage. Deux passages au moins interpellent.

Le premier est la révélation historique,  pourtant oubliée que les milieux activistes juifs en Europe, spécialement germanique, se sont inquiétés,  après le génocide arménien de 1915, imaginant la suite au point d’envisager un Etat futur en Palestine rassemblant Arméniens survivants et Juifs qui risquaient pour leur survie. Il faut écrire aussi, ça tout le monde le sait bien, qu’outre les télégrammes russes, français et anglais, le premier à avoir parlé clairement du crime contre l’humanité constitué par le génocide arménien,   était l’ambassadeur,  juif,  des Etats –unis à CONSTANTINOPLE. Il s’appelait Henry MORGENTHAU.

Le second est l’explication embarrassée de l’auteur quant  refus israélien, qu’il condamne,  de la reconnaissance du génocide arménien. Embarrassé pour d’uniques considérations tirées de poursuite calculée d’intérêts douteux. C’est AURON qui parle.

On comprend mieux alors son ouvrage, tout à fait juridique déjà par son plan en deux parties. La banalité de l’indifférence, et ensuite la banalité du déni.

Par bernard.kuchukian le 10/11/18
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Tout le monde connait la marque BANANIA, avec la tète,  aussi noire que possible,  de son tirailleur sénégalais,   coiffé de son fès rouge à pompon.  Le Sénégal,  c’était alors la France,  avec un point de départ aux cahiers de doléances de DAKAR sous LOUIS XVI. Et puis, ils avaient été utiles pour aller se faire casser la gueule avec les autres Français,  et les pieds noirs – qui n’en n’avaient  rien à foutre- contre les Allemands. Il y aura un siècle demain.

Toute l’histoire qu’on en a faite, et finalement aboutit aujourd’hui à la même tète du Sénégalais, plus riante, c’est son fils, mais dans un coin de boite.

Je regarde aussi à l’instant la bouteille de rhum que je viens d’acheter. C’est du Negrita.

Là, la famille bordelaise BARDINET qui le produit,  a tenu bon.  La négresse elle toujours bien noire. Bon le rhum n’est pas terrible,  elle n’y est pour rien et ça n’a aucun rapport avec l’étiquette.

Alors, je pense à tous ces connards qui ont fait tout un flan (surtout pas au chocolat,  à cause de la couleur) parce qu’on appelait jadis de superbes pâtisseries les tètes de nègre.

C’est vrai que la connerie ambiante de notre pays, dès qu’on avance le mot racisme,  est exceptionnelle.