bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 10/11/18
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C’est une histoire qu’on me rapporte, je la crois totalement exacte, car elle est dans la suite des propos que nous avait – que m’avait,  puisque j’étais là- tenus le réalisateur  Henri VERNEUIL (Achod MALAKIAN),  quand il était venu à Marseille, nous parler de ses projets. Il  nous présentait en effet  son livre de souvenirs de jeune Arménien émigré à Marseille, « Mayrig » (maman en arménien).

 

C’était un soir au Palm Beach. Et il nous disait vouloir le passer à l’écran, ce qui se révélait très difficile techniquement et financièrement.

 

Plus tard, ayant bouclé son budget et réussi à tourner le film,  je ne suis pas étonné de ce qui suit,   lors d’une réunion dans la grande salle commune,  à l’arrière de la cathédrale apostolique arménienne de Marseille, avenue du Prado, dont le financement avait  été terminé grâce à l’aide qu’avait sollicitée et obtenue mon ami Varjan,  de la Fondation Calouste Gulbenkian.

 

La salle avait d’ailleurs été inaugurée,  quelques années plus tôt,   par Robert Gulbenkian, venu de Lisbonne, président de la Fondation.

 

Répondant à une question  dérangeante d’une vielle  dame arménienne (elles sont excellentes, je vous assure, pour remettre les choses en place),  le cinéaste expliquait,   après le tournage dans la cathédrale,  comment le gouvernement turc avait fait  pression sur le promoteur  Francis BOUYGUES, encore vivant, en le menaçant s’il produisait le film, de lui retirer la construction d’un ouvrage en Turquie.

 

Et finalement, des scènes du film ont été coupées, à la demande de l’entrepreneur qui avait mis un peu d’argent dans l’affaire.

Par bernard.kuchukian le 10/11/18
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Né à MOSCOU, dans une famille d’Arméniens de Géorgie,  ayant russifié son nom de famille, Sergei LAVROV est le ministre russe des affaires étrangères,  sans discontinuer depuis 14 ans et demi. Un record.

Entre autres, il parle suffisamment de français pour s’exprimer à propos de l’ile de MAYOTTE – Français moyen ignorant de la géographie, c’est dans l’Océan indien- . Il parait qu’il soutient, sans doute pour d’autres raisons que les Français, qu’il faut respecter les décisions des Nations unies  et à qui il veut donc  qu’on  donne l’indépendance.

On est bien d’accord. Même les pendules cassées donnent l’heure exacte deux fois par jour. Et LAVROV   a l’heure exacte toujours.

Sauf que le moindre référendum local sera celui d’un refus : c’est trop bon d’etre Français et assistés financièrement sans rien foutre.

C’est quoi MAYOTTE ?

Un sous sous confetti d’empire.

Je livre deux  souvenirs personnels.

La banque. J’ai travaillé l’été,  à la fin des années 60,  lorsque j’étais étudiant,  à la succursale de MARSEILLE de la Banque de Madagascar et des Comores. MARSEILLE était  alors un résidu de  port colonial important pour ces iles.

Les avocats marseillais,  dont l’ignorance globale reste essentielle, ne savent pas que la maison de l’avocat, aujourd’hui rue Grignan, est tout simplement l’ancien siège de la Compagnie marseillaise de Madagascar, qui avait une large activité commerciale avec l’ile.

Je la fréquentais à l’époque, non comme avocat, j’étais étudiant, mais tout simplement lorsqu’il m’arrivait d’aller y retirer des plis ou des chèques pour la compensation.

La banque était alors l’institut d’émission de la monnaie dans ces territoires, nous avions des chéquiers  de couleur vert foncé,  avec lettres gothiques en rouge, exactement comme ceux de la Banque de France. Le directeur de la banque,  à PARIS,  avait rang de gouverneur.

C’était la fin de la période post coloniale dans la région, avec les présidents TSIRANANA, et RAMANANTSOA (je l’avais rencontré lorsqu’il était venu à MARSEILLE saluer ses parents notamment son frère,  général dans l’armée française-  avant de sombrer dans un communisme local,  qui a ruiné et continue de ravager Madagascar.

Plus tard, le droit constitutionnel m’avait  été appris,  et à des milliers d’autres que moi,  par Michel-Henry FABRE,  dont peu savent qu’il avait membre du cabinet de Jacques SOUSTELLE, en ce temps là gouverneur général de l’Algérie, avant d’etre le premier recteur de l’université de Madagascar, puis de rentrer en France, à AIX EN PROVENCE, dont fut,  enfin,  doyen de la Faculté de droit. C’est avec son aide effective, courageuse,  et même musclée,  que les quelques étudiants activistes que nous étions,   avions permis à  la seule faculté en France à refuser la chienlit de mai 1968, et  à passer presque normalement des examens en juin 1968.

Mayotte. Bien sur, je ne connaissais pas les iles, mais j’ai souvenir des noms des agences avec lesquelles la banque mon employeur d’été à MARSEILLE correspondait. Pas de MAYOTTE là dedans, c’était du rien du tout.  Et c’est reste du rien du tout, sauf qu’elle   si dangereuse qu’l faut maintenir une base de Légionnaires dans une sous-sous ile proche de Mayotte. Il n’y a rien là bas que des moustiques et du sable. Et des assistés. 

Et dire qu’on en a fait un département français où passent et s’en vont ensuite, vite,  fonctionnaires et quelques magistrats attirés par les primes.

Il y a même un bureau de la publicité foncière, qui me connait bien.

 

Voici quelques années, j’ai  du réaliser à la barre du Tribunal de grande instance de MARSEILLE, comme biens immobiliers dépendant de la liquidation judiciaire d’un commerçant mahorais, des terrains à MAYOTTE, établi à MARSEILLE,  je suis même le tout premier dossier de cette nature traité localement…

Je resterai ainsi au moins célèbre quelque part, déjà dans  l’histoire de la publicité foncière de MAYOTTE… Ca ne mérite pas la qualité de 101ème département français.

Par bernard.kuchukian le 09/11/18
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Ceci est un billet de l’ami Pierre DOYEN, que je fais mien.

 

La Nouvelle Calédonie, ce confetto  vestigial de  notre ex-empire colonial demeure français.  Il n'y a vraiment pas de quoi à pavoiser, sauf à être les imbéciles heureux d'une nation masochiste !

 

Les autochtones du confetto n'ont guère d'affinité avec la France et sa culture.

 

Français, ils veulent l'être mais en dérogeant  à la loi commune, aux fins d'expression de la coutume  kanak. Il s'agit en quelque sorte par ce moyen d'obtenir réparation des torts faits à la personnalité kanak durant la période coloniale.

 

Un second référendum est prévu pour définir, dirons-nous aimablement, la manière pour les Kanaks d'être français. C'est à dire avoir tous les attributs d'un peuple souverain, le drapeau (ils ont déjà), les jugements et les actes administratifs rédigés en patois local.

 

Précisons  qu'en matière de statut personnel, le Néo-Calédonien a la faculté d'opter pour le statut tribal. Cette disposition sera purement et simplement reconduite.

 

La spécificité française locale, il faut bien qu'il y en ait une, consistera  pour la République à veiller au bon fonctionnement de ses services publics  comme dans l'Hexagone. Ce qui occasionnera un surcoût pour le Trésor. Cela ne fait rien,  le contribuable français paiera.

 

Ce confetto  sera riche en problèmes pour la République, qui sont rémanence de la colonisation passée.

 

La Nouvelle Calédonie n'est profitable qu'à une seule catégorie de personnes, la poignée d'industriels capitalistes exploitant les mines de nickel. Quant au brave peuple français, bon débiteur fiscal il est, bon débiteur fiscal il restera.

 

Nous  avons d'autres confetti, dont un dans l'océan indien,   Mayotte    et ses  quelques îlots, constituant depuis 2011 le cent-unième département français, dont la population est à quatre vingt quinze pourcent mahométane.

 

Beaucoup de nos compatriotes sont descendants d'hétérochtones de plus ou moins longue date, tous sont citoyens   français, devenus  exactement  autochtones.  La seule catégorie d'immigrés dont l'ascendance est inassimilable, sont gens de confession mahométane !

 

Pourquoi ? Parce que  le mahométisme est hostis humani generis(1) .  Ses affiliés pour être dans les bonnes grâces de leur dieu, se doivent de vouer un mépris d'une profondeur abyssale envers  qui n'est pas musulman, quitte à devoir adresser le sourire d'ibn Kathir(2) au patron mécréant. Car il faut bien vivre ; dans l'attente de pouvoir faire triompher la loi du divin Maître esclavagiste. La doctrine préconise de se tenir à distance de tout ce qui est-non mahométan, ne pas adopter la manière de vivre des mécréants et ne pas les fréquenter parce que impurs.

 

Pareille attitude ne permet pas de fonder une communauté nationale. Le mahométisme ne connaît pas d'autre communauté digne des musulmans  que la oumma. Se déclarer citoyen d'un Etat, laïc de surcroît, est faire acte d'apostasie. Le mahométisme est suprématiste.  Les musulmans sont les hommes les meilleurs du genre humain. Les autres ne sont que bétail. C'est le terme même dont fait usage le Coran. Le bétail est divisé en deux catégories, à savoir la première les athées et les polythéistes,  la seconde comprenant  les juifs et les chrétiens que nous qualifions de cheptel.

 

La première catégorie  refusant la conversion  est expédiée sans autre forme de procès à l'abattoir, quant à la seconde, les dhimmis,  pour le même refus de conversion, elle est condamnée à mort  assortie du sursis avec  mise à l'épreuve. L'obligation à satisfaire est le paiement de la jizya, qui est une extorsion de fonds au profit du trésor public de la oumma. Le la défaut de paiement de la jizya expose son débiteur défaillant à sa mise à mort.

 

Des ethnologues  du temps de l'Algérie coloniale avaient constaté que les indigènes vivant pleinement parmi les européens étaient agnostiques !

 

Nous gouvernants sont aussi dépourvus d'intelligence politique que ceux de la République coloniale. L'histoire algérienne n'a pas servi de leçon. Il nous faudra nous séparer de ce cent-unième département.

 

De Gaulle disait à Alain Peyrefitte" Qu'on ne se raconte pas d'histoires ! Les musulmans, vous êtes allé les voir ? Vous les avez regardés , avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français ! Ceux qui prônent l'intégration ont une cervelle de colibri , même s'ils sont très savants ».

 

De Gaulle n'est plus, demeurent les colibris. On dirait même que leur nombre s'est bougrement accru !

 

C'est ainsi que le 22 avril 2018, trois cents colibris, parmi eux quelques fort savantes gens, demandaient en un manifeste que les autorités religieuses mahométanes déclarassent caducs les versets coraniques commandant le meurtre des mécréants.

 

L'esclave de Dieu(3) peut-il demander à  son Maître d'abroger ou de déclarer caduque la loi divine ? Mieux encore, l'esclave peut-il sur requête des ennemis de son maître, à ce dernier  demander la correction de la loi ?

 

 

 

Ennemi du genre humain.

 

Ibn Kathir est un théologien du XIVème siècle de notre ère, commentateur du Coran  qui, au sujet du verset interdisant aux musulmans d'avoir pour amis des incrédules, sauf s'ils ont le pouvoir sur vous. Dans ce cas dit le Coran  soyez amicaux envers eux tout en conservant votre religion par devers vous, mais en les maudissant en votre cœur. Ibn Kathir dit :  « Nous sourions à des gens  bien que nos cœurs les maudissent .»

 

Esclave de Dieu  est le titre par lequel le mahométan est fier de s'affubler. Ce n'est même pas une ironie de notre part.
Par bernard.kuchukian le 09/11/18
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Le R.P.V.A. nous a déjà fait entrer de plein pied dans l’informatique du moins écrite appliquée à la justice. Et dire qu’il n’existe encore aucun institut universitaire français  de haut niveau pour traiter de la matière. Les Italiens ont une bonne quinzaine d’années d’avance sur nous avec leur Institut d’informatique judiciaire de l’Université de BOLOGNE, sous les arcades, pour ceux qui connaissent la ville,  ce qui finalement est assez logique puisque la première faculté de droit du monde était bolognaise. C’est une sauce de haute qualité si je me permets ce mauvais jeu de mots, dont l’animateur que j’ai l’honneur de connaitre personnellement est le professeur Marco VELICOGNA. Il  a travaillé sur ce qui allait devenir Télé recours et aussi entre autres sur le système d’accès à la Cour européenne de justice, celle de Luxembourg.

Je l’écris le cœur gros, en pensant au temps où sous l’impulsion du bâtonnier MATTEI, nous avions essayé, mais en vain,  dans l’indifférence jalouse et hostile,  de donner des lettres d’une noblesse informatique  mais marseillaise au sujet, en faisant aussi bien sinon mieux que le barreau de PARIS,  ans cette connerie couteuse nationale  qu’a été Navista. Les autres bâtonniers suivants n’ont pas été à la hauteur, loin de là,  l’un d’eux a même été un traitre direct  à notre combat. Ca lui a même réussi. Et puis  finalement, le bon droit a triomphé au moins contre Navista.

Ce billet est écrit au moment  où le Conseil d’Etat vient d’apporter une nouvelle touche à l’édifice en considérant que le fait de ne pas se plaindre immédiatement des conditions de l’audience n’empêche nullement de remettre en cause la procédure utilisée.

Là, on a dépassé le formalisme du R.P.V.A. avec sa trilogie, envoi, réception mécanique, enregistrement du greffe, et tout l’arsenal des sanctions dont se régalent les cours d’appel et la cour de cassation, en cas  de non strict respect du mode d’emploi.

Le sujet est ailleurs, il est dans la visioconférence, dont globalement, l’expérimentation est un échec. C’est qu’on n’est plus dans la procédure écrite mais dans la substitution de l’audience avec oralité des débats et présence physique, d’une part, et intervention virtuelle des uns et des autres, d’autre part.

Tous les pénalistes savent bien ainsi que les visioconférences entre la prison et la chambre de l’instruction sont ponctuées d’incidents techniques qui ont peine à justifier les économies de déplacement. 

Mais le Conseil d’Etat a eu mieux à traiter : mieux que la visioconférence, carrément le téléphone cellulaire. Un confrère parisien par ailleurs avocat dans des iles lointaines  a bien voulu me confier avoir ainsi plaidé une bonne vingtaine de fois au téléphone, parce que la visioconférence était tombée en panne.

Alors on allumé le cellulaire (improprement appelé portable) et on a plaidé.

Et bien non a dit le Conseil d’Etat. Sans doute pour l’instant,  parce qu’on finira par trouver la parade cellulaire avec garanties et simplicité.

Et la discussion sur l’oralité des débats reviendra à la charge. Faudra-t-il maquiller les avocats, pour que l’image soit meilleure, faire traiter leur voix pour ni ses graves ni ses aigus ne dépassent des seuils de bande passante déterminés ?

Ne riez pas, on y va ; on touchera alors du doigt entre autres choses le grotesque des discours des conférences du stage. Et les ridicules concours de plaidoiries.

Par bernard.kuchukian le 08/11/18
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C’est trop facile à la fin,  et à chaque mois qu’il arrive malheur par l’impéritie des gouvernants,  quels qu’ils soient d’affirmer,  la main sur le cœur,  que l’heure n’est pas à la polémique.

Oui, monsieur le maire, l’heure est non seulement à la polémique tandis  qu’elle ne s’adresse pas qu’à vous, qui n’êtes finalement qu’un pion dans cette affaire,  comme vous le dites vous-mêmes en mettant en cause l’Etat.

C’est quoi la polémique, la vraie, qui donne six morts malheureuses ce soir, en attendant la suite,  c’est qu’on  a installé ici en France dans des taudis dont personne ne veut des migrants dont on ne veut pas et dont on n’a pas besoin, parce que certains font de la morale de bazar sur le dos des autres.  Qui ne comprendraient pas qu’on donne à ces nouveaux arrivés  rejetés majoritairement et démocratiquement, dont  n’a pas besoin, et qui ne s’assimileront pas, par la religion, la culture, l’éthique, le degré de civilisation, à la société française pourtant déjà bien mélangée.

Voila la triste vérité, ici à Marseille, ailleurs dans des banlieues jusqu’au moment où ça craquera.

En attendant, ce soir, j’ai pu passer en moto (on les permet un peu) sur un bout du cours Lieutaud à deux pas de la rue d’Aubagne. J’ai été frappé par la couleur des véhicules publics qui bloquent toute autre circulation. Tous en rouge, celui des marins pompiers qui ont arrêté leurs recherches ce soir,  car ils n’ont pas envie de mettre leurs vies en danger et ils ont bien raison, n’en déplaise à leur vice amiral de commandant qui est par ailleurs venu nous raconter quelques jolies conneries ambiantes, tendances du jour,  l’autre jour à la maison de l’avocat de Marseille.

Je me disais en passant pourvu que bientôt, le cours ne soit pas empli de véhicules publics couleur kaki.

Si vous voyez ce que je veux dire.

Par bernard.kuchukian le 07/11/18
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Oui, si on arrêtait de déconner,  comme on le fait actuellement avec les effondrements des immeubles pourris de la rue d’Aubagne à Marseille.

Cette situation est connue de tout le monde depuis des dizaines d’années, j’en sais quelque chose moi qui ne suis marseillais pourtant  que depuis 1962.

Il y a toute la rue d’Aubagne, plusieurs  rues adjacentes, en contrebas le Domaine Ventre, aujourd’hui complètement bouclé et pourri.  Là, vous êtes en Afrique noire  profonde.

C’est à deux pas de belles artères comme le cours Lieutaud,  et dans une moindre mesure la rue de Rome,  où passe notre si joli  tramway.  

Qui fut dans le temps l’axe fondamental du plan monumental nord sud, aujourd’hui de la porte d’Aix, à l’obélisque du boulevard Michelet,  que voulait imposer LOUIS XIV à la ville de Marseille, et que ses échevins,  radins,  n’ont pratiquement pas adopté intégralement. Il parait que le monarque avait  écrit des choses furieuses contre eux. Et à l’époque, il n’y avait sur place ni Noirs, ni Arabes.

Quant il m’arrive,  en raison d’embouteillages,  en moto ou en auto,  de prendre la traverse de la rue de la Palud, je croise la rue d’Aubagne,  j’écrase quelquefois des rats. 

Adjacente à la rue d’Aubagne, là à coté des immeubles effondrés,   commence  en effet la rue Grignan, avec   quelques centaines de mètres plus loin. On passe alors aux boutiques de luxe, VUITTON, ROLEX, HERMES, CARTIER,  le musée CANTINI, jadis hôtel particulier du gouverneur de Provence (Monsieur de GRIGNAN),  dont l’épouse était la fille  de Madame de SéVIGNé,  qu’elle venait visiter régulièrement   à Marseille,   la Banque Martin Maurel devenue Banque Rothschild,  et même la maison de l’avocat.  Très modestement, mon cabinet. Installé dans un immeuble de la même rue, en face de la banque précité, reconstruit en 1950,               après destruction d’un bordel,  pendant la 2ème guerre mondiale, une bombe, dont le propriétaire vient d’etre obligé par la municipalité de ravaler,   inutilement pour la énième fois,  une façade  qui n’en n’avait pas besoin le moins du monde.

Au bout de la rue Grignan : le palais de justice.

Mais il n’y a pas que  sur la butée aujourd’hui dévastée,  où vous êtes en terre africaine noire compte tenu de la couleur de la plupart des habitants.

Traversez la Canebière un peu plus bas,  sur un autre versant, vous passez dans le vieux quartier arabe de la ville. Tiens la rue Nationale, clairsemée  de places constituées des destructions d’anciens bâtiments pourris ou délabrés,  comme l’a été le Crédit municipal de Marseille,  l’ancien mont de piété installé jadis dans un bâtiment,  qui avait  du etre beau mais  il y a 250 ans, et qui partait en ruines.  Là aussi où était un commissariat de police,  qui a fui  devinez pourquoi sur La Canebière,  dans le site d’un ancien Grand Hôtel de Noailles.

Tout ce coin là, en arrière des plus grandes artères où la municipalité fait ravaler les façades sans se préoccuper de ce qui est derrière est pourri.

Ravaler la façade, voici ce qu’on fait et continue de faire.

Tout le monde le sait parfaitement et tous ceux qui sont au pouvoir, ils ne sont pas mes amis,  de parfaits hypocrites.

Car c’est le logement de migrants ou d’immigrés. Dont on ne veut pas parce qu’on n’en n’a pas besoin.   Mais ça, c’est mal, il ne faut pas le dire.  

Au lieu de les accueillir à bras ouverts pour les loger dans des taudis, on ferait bien d’avoir le courage de leur dire non, vous n’êtes pas les bienvenus. Au mieux on finance alors  des bailleurs,  souvent nord africains,  qui profitent des leurs, grâce aux aides de la Caisse d’allocations familiales. Il faut faire social voyez-vous.

On va pleurer cinq minutes sur le sort des malheureux qui sont décédés et on va passer à autre chose, car on n’a  ni les moyens ni la volonté d’etre l’accueil de la misère universelle. La sensiblerie n’a rien à voir ici.

Il n’y a pas que les immeubles pourris du centre ville de Marseille : il y a tout à revoir parce que la France,   et Marseille encore moins,  n’ont  pas les moyens de traiter toute la misère du monde.  

Là et là seulement est la question.

Au moment d’enterrer ces morts  aussi, il faut le dire à tous y compris les moralistes à la con, journalistes en tète, tous confondus dans leur stupidité bienséante,  qui donnent des leçons derrière les volets de leurs beaux appartements.

Par bernard.kuchukian le 07/11/18
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Quelquefois, Marine LE PEN a des mots justes. Si seulement ils étaient tous d’elle. Peu importe ici, le mot juste c’est panique appliqué au président de la République.

C’est bien la panique budgétaire, avec le corollaire du mensonge inouï. On augmente le carburant à la pompe, alors que le prix du pétrole baisse à la production. C’est non pas pour financer la conversion écologique, mais tout simplement pour créer des recettes fiscales dont on a besoin en raison d’une part de l’impossibilité de couvrir la dette d’Etat  qui s’accroit, et d’autre part, pire, parce que les recettes de T. V.A. ne suivent pas en raison de la baisse générale de l’activité.  Un rapport sénatorial non contesté donne le rapport  13 % pour l’écologie, le surplus pour abonder au budget général. Voilà pour la vérité.

Et pour rattraper le coup, voici qu’on fait  maintenant  dans le mortifère.

On va envoyer Maurice GENEVOIX au Panthéon. Mais enfin,  qui connait cet auteur finalement moyen d’il y a un peu moins d’un siècle, surtout célèbre par sa participation à la grande guerre : si tous les acteurs de cette catastrophe générale allaient au Panthéon, il faudrait pousser les murs, le quartier, la ville. On m’avait offert jadis un bouquin de lui dédicacé par lui. J’espère qu’il est encore dans ma bibliothèques. Il a peut etre pris de la valeur.

C’est lugubre le Panthéon. Je n’y suis allé en visiteur qu’une fois dans ma vie, en ressortant tout heureux premièrement d’etre encore en vie et deuxièmement  de ne jamais y aller après mon décès.

Et puis, voici maintenant, coup de barre  extrême, on célèbre Philippe PETAIN, le sauveur de Verdun. Mon grand père Irénée BéGUé qui avait fait Verdun était pétainiste comme tous les Français pendant et après la guerre. Tous.  Juifs compris. Devenu gâteux plus tard, il n’a fait que conduire une politique décadente qui correspondait intégralement à la volonté des Français, les résistants, mon œil. Même le général FRANCO, qui le tenait en haute estime, lui qui avait reçu de lui à titre militaire la Légion d’honneur, lui avait demandé de ne pas capituler devant l’Allemagne en 1940. Sa fille rapporte dans un livre de souvenir la formule « c’est une honte pour vous, Monsieur le maréchal ».

Bref, on va maintenant célébrer aussi PETAIN.

On a aussi récemment célébré Johnny HALLIDAY et encore Charles AZNAVOUR.

Finalement, les Français aiment bien les morts.

La société française n’était que la collection de ses citoyens, il serait temps pour elle de penser sérieusement à vivre et à son avenir non décadent, plutôt que de pratiquer la politique des cimetières.

Par bernard.kuchukian le 07/11/18
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Il y a quelques années, j’avais vivement protesté,  et avec moi mon ami Philippe KRIKORIAN,  sur l’organisation du vote électronique pour les élections du bâtonnier et du conseil de l’ordre. On nous avait fait la gueule, et montrés du doigt.  Je pense  même à telle consœur dont je ne citerai  charitablement pas le nom de famille qui commence par B et de termine par EIN, qui était venue nous expliquer à la barre que nous étions des nullards. Nous avions beau produire un dossier technique admirablement fait, avec des interventions de députés et sénateurs en commission, rien ne bougeait.

Bien sur, comme d’habitude, l’audience solennelle de la Cour d’appel rejetait nos demandes, nous étions des trublions. On n’a pas osé écrire les trublions arméniens qui nous emmerdent. C’est tout comme. J’ai même été  en  cassation, on a rejeté mon pourvoi sans même  l’avoir examiné et en plus on m’a condamné à l’art. 700.

Voici que je lis un arrêt du 3 octobre 2018 de la Cour de cassation (17-29.022),  signalé en ligne par un de nos confrères de blog-avocats.

C’est une cassation sèche et méchante d’un jugement qui avait refusé d’annuler un vote électronique organisé suivant protocole dans une société pour la désignation du délégué du personnel et les membres du comité d’entreprise.

Pour casser, la Cour de cassation,  qui parait enfin avoir compris, il était temps, évoque la loi, les principes généraux du droit électoral, en précisant que l’exercice personnel du droit de vote constitue un principe général du droit électoral,  auquel seul le législateur peut déroger.  Ici,  des électeurs avaient confié à un autre leur code confidentiel.

Puis-je alors me permettre de rappeler le commentaire très bref du professeur  de droit public à la Faculté de droit d’Aix, Richard GHEVONTIAN, encore un Arménien me direz –vous.

Ca se résume ainsi : un bulletin en papier, une enveloppe en papier, une urne, voire un stylo pour émarger une liste en papier.

Encore une chose : le recours électoral est sans frais, c’est écrit dans le code de justice administrative et ici aussi dans le code du travail.

Du coup, l’arrêt de cassation du 3 octobre 2018 ne prononce aucune condamnation aux dépens et à l’art. 700. Voilà encore ce que j’ai toujours soutenu s’agissant du recours électoral entre avocats, mais non, puisque c’est KUCHUKIAN qui le dit, c’est faux.  Non, non et non.

Merde à la fin. C’est quand qu’on en finira avec les enfants de Joseph STALINE ?

Par bernard.kuchukian le 05/11/18
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C’est très sérieusement la question qu’on doit se poser dans les prochains jours, puisque la présidence de la  République a décidé de ne pas honorer les maréchaux de France,  à l’occasion du centenaire de la fin de la première guerre mondiale.

Oubliés les FOCH, JOFFRE, et tous les autres. Oublié aussi et surtout PETAIN.

Mais oublié aussi Louis FRANCHET D’ESPEREY, un pied noir, né à MOSTAGANEM.

En juin 1918, il est appelé au commandement en chef des armées alliées à SALONIQUE pour prendre la suite de l'expédition militaire française. Il obtient, après une campagne de quatorze jours, la capitulation de l’armée germano-bulgare.

L’armistice signé à SALONIQUE,  le 29 septembre 1918, mettant fin au conflit sur le front d'Orient, ouvre de vastes perspectives.

Le haut commandement allemand, qui en est conscient, se décide à demander l’armistice sur tous les fronts. C’est fait à peine  quelques semaines plus tard. Ce sera le 11 novembre.

FRANCHET  sera élevé ensuite à la dignité de maréchal de France.

Lui aussi on va donc l’oublier,  comme on va oublier le travail des troupes françaises qui ont alors porté secours aux survivants du génocide arménien, alors déportés en Syrie, dans des conditions horribles.

J’ai le témoignage familial d’un oncle de mon épouse, un Bourbonnais,  enfant de troupe, qui découvrait ces abominations et essayait d’y mettre fin.

Dans la perspective macroniste actuelle, et dans l’indifférence générale française, le maintien sur la corniche de MARSEILLE du superbe monument à la gloire du corps expéditionnaire d’Orient est en cause. N’est ce pas ?

Par bernard.kuchukian le 05/11/18
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Lentement, les archives allemandes livrent leurs secrets.

Sur ces bases, le film télévisé diffusé ces jours-ci  par ARTE confirme le voyage,   au début de 1917,  de Mustafa KEMAL  en Allemagne,  pour présenter à l’empereur GUILLAUME, Vahideddin,    le fils du sultan qui deviendra,  quelques mois plus tard,  MEHMET VI.

Pour des raisons techniques non révélées, les deux voyageurs étaient alors d’abord passés par STRASBOURG, dans l’Alsace non encore restituée à la France. Le  gouverneur allemand de la ville,  les recevant,  leur  avait fait de vives représentations à propos du  génocide arménien.  

KEMAL  connaissait d’autant mieux  ce dernier qu’il avait servi au cotés du général allemand LIMAN VON SANDERS, à la fois vainqueur des Dardanelles, et pris de remords, sauveur des Arméniens de SMYRNE en 1915 (pas en 1922). Finalement, c’est le chancelier allemand du temps  qui avait coupé court, indiquant qu’il n’était pas question pour l’Allemagne de critiquer son alliée ottomane.

On nous  dit que le 11 novembre prochain, le président français de la République recevra en même temps la chancelière allemande et le président turc.

Quel est ici le dénominateur commun ?

Ils sont  les héritiers des  deux bourreaux des Arméniens.  Il pourrait à l’occasion au moins  le leur rappeler.

Et ce n’est pas tout. Que fera-t-on du représentant grec, dont la place est de droit ici ?

Dotés d’une apparente  vaste ignorance générale, ceux d’ »En Marche » ignorent certainement que la Grèce a été l’alliée et l’amie de la France à l’époque, sous la direction de VENIZELOS. On va faire leur culture.

Les  Grecs ont été chassés d’Asie mineure en 1922 par SMYRNE et le génocide pontique.

Voici ce qu’écrivait  la Loge Mélès,  sous les auspices du Grand Orient de France,   en octobre 1922, dans un appel à la franc-maçonnerie universelle pour le désastre de SMYRNE, celui-là même dont le père de Jean-Marie LE PEN,  alors matelot sur le croiseur Edgar Quinet,   a été le témoin.

« Levez la voix TT… CC… et II… FF… pour rappeler aux nations civilisées qu’en laissant écraser ces populations (les Grecs et les Arméniens de SMYRNE) on rétablit la puissance qui fut naguère en décadence et qui sera demain une menace pour la paix et désormais une plaie pour l’humanité. (…)

« Révoltez vous contre l’injustice qui va jusqu’au crime, en laissant déchirer la Grèce qui fut placée comme rempart en Orient, pour la sauvegarde des intérêts de ses puissants Alliés ».

 

P.S. Pour ceux qui ne savent pas, « Mélès » est le nom du fleuve côtier jadis chanté par HOMERE, qui coulait à SMYRNE.