bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 31/12/18
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Que cette année se termine vite.

Globalement, elle sera ressentie comme celle d'une catastrophe générale.

Quand on voudra bien en analyser les causes, on finira par trouver que le mensonge  systématique,   la bienpensance et le refus obstiné de voir et traiter les réalités est la seule cause.

Il n'est pas certain que 2019 corrige cet aveuglement.

Par bernard.kuchukian le 29/12/18
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Voici ce qu’écrit Le Nouvel Observateur, pas spécialement copain des pieds noirs.

Moi j‘ai vécu cela. J’avais 15 ans.

 

"Qu'ils aillent se réadapter ailleurs."

Cette phrase, prononcée en juillet 1962 par Gaston DEFFERRE à propos des rapatriés d'Algérie, les pieds-noirs ne l'ont pas oubliée.

Cinquante ans plus tard, ils continuent de vouer une rancune tenace à l'ancien maire de Marseille. Extraite d'une interview donnée à « Paris-Presse », puis reprise en une du quotidien local « Le Méridional », cette déclaration peut surprendre aujourd'hui par sa virulence.

Mais, en cet été 1962  qui voit transiter par sa ville plusieurs centaines de milliers de Français d'Algérie, Gaston DEFFERRE ne fait que relayer l'opinion de la plupart de ses administrés. Car, depuis le mois de juin 1962, le port phocéen étouffe littéralement sous l'afflux des rapatriés d'Algérie. Au point d'en oublier sa tradition d'accueil, qui, au fil du siècle, avait notamment permis l'intégration des émigrés arméniens, puis des rapatriés d'Indochine, enfin de ceux du Maroc et de Tunisie.

En 1962, les enjeux démographiques sont, il est vrai, d'une tout autre ampleur : principal point d'arrivée sur le territoire métropolitain pour les Français d'Algérie, qui débarquent à la Joliette ou atterrissent à Marignane, Marseille n'a pas anticipé l'ampleur de l'exode.

Après la signature, le 18 mars, des accords d'Evian mettant fin à la guerre d'Algérie, le gouvernement français lui-même n'a-t-il pas prédit tout au plus 100. 000 arrivées au cours de l'année ? Au printemps, la grande peur des Français d'Algérie, dont la sécurité est violemment remise en cause sur leur terre natale en dépit des clauses d'Evian, aura vite raison de ces prévisions.

Ce sont finalement 700.000 « pieds-noirs » - le surnom méprisant que leur donnent les métropolitains depuis le déclenchement de la guerre d'Algérie - qui gagneront la métropole au cours de l'année 1962 ; parmi eux, 450.000 environ arrivent à Marseille.

Face à cette marée humaine, les pouvoirs publics sont réduits à l'improvisation, pour ne pas dire l'impuissance.

Des autorités dépassées.

Début juin, alors que, chaque jour, plusieurs paquebots - quand ce ne sont pas des cargos, des pinardiers ou des chalutiers - débarquent des milliers de réfugiés, le centre d'accueil établi à leur intention ne compte ainsi que huit employés.

Devant ses locaux, d'abord installés rue Breteuil avant d'être déménagés dans un immeuble réquisitionné sur le cours Pierre-Puget, les files d'attente finissent très vite par bloquer la circulation. La délégation régionale des rapatriés de Marseille, dépendant du secrétariat d'Etat des Rapatriés alors dirigé par Robert BOULIN, n'a par ailleurs prévu, au tout dernier moment, que deux centres de transit : l'hôtel Bompard, à Endoume, et la cité HLM de la Rouguière, réquisitionnée alors que sa construction n'est pas entièrement achevée. Dans les appartements qui n'ont pas encore de portes, sur des lits de camp fournis par l'armée, on ne pourra cependant entasser plus de 3 000 personnes à la fois.

« Au total, seuls 90 000 rapatriés, sur les 450.000 qui ont débarqué à Marseille en 1962, ont pu être pris en charge par les autorités, souligne l'historien marseillais Jean- Jacques JORDI, qui est le meilleur spécialiste de l'histoire des rapatriés d'Algérie (lire p. IX). Les autres ont été contraints de se débrouiller par eux-mêmes, et d'aller à l'hôtel, même si certains ont aussi pu compter sur la solidarité des associations. »

Pour suppléer des autorités débordées, a en effet été créé, dès le mois de mars 1962, un « Comité de liaison des organismes participant à l'aide aux Français rapatriés d'outre-mer », présidé par un ancien président de la chambre de commerce de Marseille, Emile REGIS. Réunissant notamment des bénévoles du Secours catholique, de l'Accueil protestant ou du Fonds social juif unifié, et coordonnant les aides spontanées des Marseillais, il propose au moins autant de lits que la délégation régionale, soit 3 000 environ, répartis entre une quarantaine de centres ; le Secours catholique gère également une pouponnière sur le port, ainsi qu'une garderie à la gare Saint-Charles.

L'hostilité des dockers, des chauffeurs de taxi...

Certains Marseillais témoignent donc leur solidarité aux rapatriés. Mais ils restent minoritaires. Au sein du Comité de liaison, les syndicats brillent ainsi par leur absence. Et notamment la CGT, alors toute-puissante à Marseille.

« Les communistes ont d'emblée affiché une forte hostilité à l'égard des rapatriés d'Algérie, collectivement accusés d'être autant de gros capitalistes, de racistes qui avaient fait «suer le burnous», et méritaient ce qui leur arrivait », explique Jean-Jacques JORDI.

Sur le port, à l'été 1962, les dockers, tous encartés CGT, ont ainsi peint sur des banderoles des messages de bienvenue tels que « Pieds-noirs, rentrez chez vous » ou « Les pieds-noirs à la mer ». Débarquant des milliers de caisses contenant du mobilier et d'autres biens en provenance d'Algérie, les employés du port en dérobent près du quart, et laissent pourrir dans l'eau une bonne partie du reste, détruisant ce qui constitue à leurs yeux une opulence bien mal acquise.

Mais les militants communistes n'ont pas le monopole des mauvaises pratiques enregistrées à l'encontre des rapatriés en cette année 1962. Les taxis, qui se pressent aux abords du port et de l'aéroport, augmentent ainsi leurs tarifs de façon abusive. C'est aussi le cas de nombreux hôteliers, dont les établissements ne désemplissent pas : fi n juillet, il ne reste à Marseille qu'une cinquantaine de chambres disponibles, sur les 12 500 que compte alors la ville. Pour les pieds-noirs, qui en occupent la plupart, les tarifs ont souvent doublé, voire triplé, par rapport aux mois précédents. De même, bien des agences immobilières augmentent les prix des locations ; certaines vont jusqu'à faire payer le pas-de-porte aux nouveaux arrivants, quand elles ne refusent pas tout simplement de louer aux pieds-noirs.

Face à cet accueil plus qu'hostile, ces derniers tentent de s'organiser : chaque jour, des centaines d'entre eux se retrouvent place de la Bourse - devenue en 1970 la place du Général-de-Gaulle -, où deux bars sont alors tenus par des rapatriés d'Algérie. On échange des informations, on trouve parfois un emploi, un logement. Du matin au soir, la place ne désemplit pas, et des heurts interviennent à l'occasion avec des chauffeurs de taxi, qui estiment qu'on les empêche de circuler et de travailler. Le 18 juillet, dans la soirée, ce QG improvisé de la communauté rapatriée fait même l'objet d'un vaste coup de fi let policier : des centaines de pieds-noirs présents sur la place sont interpellés par les forces de l'ordre, et emmenés à l'hôtel de police pour une vérification d'identité, avant d'être rapidement relâchés.
 

La police marseillaise elle-même a en effet fini par développer des sentiments peu amicaux à l'encontre des rapatriés d'Algérie. Il faut dire qu'avec leur arrivée, la criminalité a explosé dans la ville. Au cours de l'été, plusieurs fusillades opposent les forces de l'ordre à des « gangsters » venus d'Algérie, rapporte la presse ; dans la seule journée du 28 juin, huit hold-up ont lieu à Marseille, les malfaiteurs se réclamant systématiquement de l'OAS. En réalité, il s'agit d'autant de vols purement crapuleux, dus aux membres de la pègre d'Alger et d'Oran, elle aussi rapatriée à Marseille. Mais le climat se prête aux amalgames : déjà « racistes » et « profiteurs », les pieds-noirs deviennent aussi des « voleurs ».

20% des rapatriés restent à Marseille

Ces épisodes constituent le point culminant des tensions entre Marseillais et rapatriés d'Algérie : dès la fi n de l'été, la situation commence à s'apaiser. Car, à cette date, et à l'approche de la rentrée scolaire, beaucoup de rapatriés, soucieux que leurs enfants puissent reprendre une scolarité normale, ont quitté Marseille, dont les écoles n'ont pas assez de places à offrir, pour d'autres villes et villages de France. Ils y sont fortement encouragés par les autorités, qui les poussent à s'installer dans la moitié nord du pays, où les perspectives d'emploi et de logement sont alors plus favorables que sur le littoral méditerranéen. Mais, pour rester au bord de cette mer qui les relie symboliquement à leur pays perdu, un cinquième des Français d'Algérie débarqués au cours de l'année 1962 restent à Marseille, où ils s'installeront durablement. Soit plus de 120 000 personnes, qui vont contribuer à modifier profondément le visage de la ville. En s'intégrant bien plus vite que leur arrivée chaotique ne le laissait présager.

« Dès 1965, le problème du logement des pieds-noirs et celui de la scolarisation de leurs enfants est à peu près réglé, détaille Jean- Jacques Jordi. Et avant la fi n des années 1960, leur intégration professionnelle, assez exceptionnelle, contribue fortement au renouveau économique que connaît alors Marseille. »

A ses nouveaux citoyens, prodigues après avoir été tellement craints, la ville fi nit même, en 1971, par élever un monument sur la corniche Kennedy. Une reconnaissance tardive qui n'a pas suffi à effacer, chez beaucoup de pieds-noirs marseillais, les souvenirs douloureux d'une arrivée chaotique.

Fin de citation.

ALORS JE DIS CECI AUX BONNES AMES.

Au nom  des miens, pieds noirs, qui avons connu pire que la situation actuelle, parce que nous,  étions chassés  sous peine de mort de nos biens justement par les parents et grands parents des prétendues victimes actuelles, que leurs rejetons  retournent  là bas, IL Y EN A ASSEZ DES PLEUNICHERIES ACTUELLES. Et puis quoi encore ?

J’écris sur un blog d’avocats, je n’évoque pas l’accueil minable odieux, fait  au barreau de Marseille aux confrères rapatriés. J’étais trop jeune et n’en n’étais pas. Mais ils m’ont raconté, et moi je conserve leur souvenir.

SALUT.

Par bernard.kuchukian le 29/12/18
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On peut s’étonner de ce que les journalistes ne posent pas trop la question. Mais qui  est donc l’homme politique international de l’année ?

Moi, je dis que c’est Sergei LAVROV. 68 ans. Né à Moscou d'une famille arménienne, originaire  de TIBLISSI (capitale de la  Géorgie).

Il dirige seul la politique étrangère russe depuis près de 15 ans.  Sans discontinuité.

Contre vents et marées, il tient tête aux Américains, et à l’Europe. Les Chinois n’ont rien à dire.

Homme clé du système de Vladimir  POUTINE, il l’a aidé à régler l’affaire de la Crimée, et maintenant de l’Ukraine. « On s’écrase. Ca suffit comme ça ! »

En Syrie, il a vaincu les Américains, Daesch, les Français, les occidentaux, en attendant de prendre la main contre les Persans (aux ordres) et même les Turcs.  On comprend (voyez ci-dessus), il est maintenant capable  de s’occuper d’eux.

La volte face de Bachar,  désormais nouvel   ami des Kurdes, pourvu qu’ils lui fichent la paix, et qu’ils s’en prennent ailleurs, est un exemple superbe de cette diplomatie.

Au demeurant,  LAVROV l’Arménien n’a rien créé. Il poursuit  simplement la politique des tsars,

Il connait d’ailleurs parfaitement le message de NICOLAS II,  le 16 septembre 1914, communiqué au ministère français des affaires étrangères  qui le conserve dans ses archives (Collection guerre 1914-1918, Turquie, tome 887, ff.29-36).

« Arméniens !

« Dans un élan sublime, les peuples de toute la Grande Russie, de l’Occident à l’Orient, se sont levés à ma voix. Arméniens, après cinq siècles de joug tyrannique où tant des vôtres ont succombé, et alors que tant subissent encore les plus abominables outrages, l’heure de la liberté a enfin sonné pour vous. Le peuple russe se rappelle,  non sans fierté, ses illustres enfants arméniens tels les LAZAREV, les MELIKOV et d’autres qui ont combattu à coté de leurs frères slaves pour la grandeur de la patrie. Votre fidélité séculaire m’est un gage que vous saurez,  en ces jours solennels,  accomplir votre devoir avec l’inébranlable foi dans le succès final de nos armes et dans notre juste cause. »

« Arméniens, unis à vos frères sous le sceptre des tsars, vous connaitrez enfin les bienfaits de la liberté et de la justice. »

Par bernard.kuchukian le 29/12/18
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Ce n’était pas si loin que cela dans le courant de l’année 2018 qui s’achève.

Voyons, de mars à mai 2018, pacifiquement, des dizaines de milliers d’Arméniens sont descendus dans les rues de la petite et pauvre Arménie  à l’initiative d’un député de l’opposition, parfaitement inconnu : Nicolas PACHINIAN.

S'intensifiant à partir d'avril 2018, le mouvement, baptisé « L'Arménie sans Serge » a mené, le 23 avril 2018, à la démission du président de la République, Serge SARKISSIAN, lui pourtant parfaitement élu, au pouvoir depuis 2007, puis à l'élection de PACHINIAN  au poste de premiers ministre le 8 mai 2018, après l'échec d'une première tentative le 1er mai, qui a alors mené à l'intensification du mouvement, à travers des blocus et une grève générale multisectorielle.

Elle disait quoi la rue ?

Elle ne voulait surement pas la révolution. Elle l’avait subie pendant le joug soviétique. Elle disait que  les gens en avaient marre d’une misère  ambiante intellectuelle aussi  et d’élus là haut dans leurs nuances et avec leurs avantages nés surtout  de l’exercice sans continuité du pouvoir.

La France sans Emmanuel ?

 

Par bernard.kuchukian le 29/12/18
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L’une des premières décisions attendues  dans quelques jours à peine du nouveau président du Brésil, si mal pensant, n’est-il pas vrai,  sera l’annonce du transfert de l’ambassade du pays   en Israël de Tel Aviv à Jérusalem.

L’année commencera bien ainsi.

Par bernard.kuchukian le 28/12/18
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L’habitat   a toujours été un sujet important du droit. Partout. C’est normal dans une société urbaine. Or nous vivons dans une telle société. Parce que les campagnes se sont vidées et que leur  population est venue dans les villes. Et qu’il faut du temps pour ceux,  désormais  venus aujourd’hui  des bidonvilles  du tiers monde,  s’adaptent ou soient adaptés. L’affaire de la rue d’Aubagne n’est donc et jamais qu’un épiphénomène dramatique d’une immigration non contrôlée, non régulée et surtout couteuse,  inutile en terme d’économie politique.

Car, l’habitat, la construction, c’est de l’argent, rien que de l’argent. Avec une longue accession à la propriété diversifiée, contre  jadis celle des seuls puissants, au profit des autres. Les bourgeois des villes. D’Europe, pas du Proche-Orient ou d’Afrique.

Le cours de doctorat  qu’enseignait jadis le professeur Edmond BERTRAND,  dont j’ai été par ailleurs  le collaborateur,  était  bien celui du sujet.

Là-dessus, la  notion de copropriété est née voici quelques siècles  à BATH en Angleterre, avec la construction d’un  ensemble appelée Crescent Road. Elle fut importée en France, et on considère que la copropriété française est née à RENNES, après l’incendie qui ravageât une partie importante de son centre, sous le règne de Louis XVI. Les aristocrates bretons,  dont les maisons avaient brulé,  n’avaient plus les moyens de les reconstruire seuls. Ils durent donc partager la reconstruction avec les bourgeois,  qui devinrent,  à l’étage au dessus, leurs copropriétaires.

MARSEILLE est à part ici, car elle n’a jamais été une ville d’aristocrates. Ceux-ci vivaient à  30 km à peine à AIX EN PROVENCE.  Soit en proximité de la cathédrale, soit plus tard dans le somptueux quartier Mazarine.

Les bourgeois marseillais  n’héritèrent donc pas de patrimoine  foncier de qualité, et firent avec leurs moyens, du moins dans la ville, tandis que les plus riches d’entre eux s’installèrent dans les collines, au vert, y construisant des bastides, grosses et belles maisons de campagne.

Le 12ème arrondissement de la ville, où j’ai le plaisir d’habiter,  dans ce qui n’est pas une bastide d’époque, mais dans une grande maison construite plus tard,   exactement comme une bastide, est ainsi le poumon vert de MARSEILLE.

Du coup, beaucoup du reste a été laissé à l’abandon. Abandon physique, c’est aujourd’hui  l’affaire de la rue d’Aubagne, mais aussi abandon économique.

La province, c’est différent de PARIS. Bien sur, il existe des villes magnifiques comme BORDEAUX, magnifiques parce que riches du commerce du vin. Le palais consulaire de la ville, où siège le Tribunal de commerce, a tout de même été construit par GABRIEL, venu de PARIS : on avait en ce temps et en cette province la possibilité de « s’offrir » un tel architecte.

A PARIS, NAPOLEON III avait  bien vu que de larges parties de la ville étaient insalubres. Il confia au baron  HAUSSMANN la tache de refaire la ville. Lui  avait à sa  disposition des gens aisés,  qui produisaient sur place,  créaient la richesse et l’  investissaient. Ils ne venaient pas mendier de l’aide.  Le résultat a été magnifique.

L’empereur  aimait MARSEILLE, on n’a jamais bien su pourquoi. C’était en tout cas la porte de son empire colonial, l’Algérie en tète, qui a disparu aujourd’hui. Fini le monopole du pavillon.

On  doit en tout  cas  NAPOLEON III les  quelques monuments de qualité construits dans la ville, la préfecture, le palais du Pharo,  et puis la rue Impériale. HAUSSMANN là encore a détruit de quantités de taudis,  épargnant au passage une très ancienne  église catholique de crainte de faire montrer du doigt qu’il était protestant. Il les a remplacés  par des immeubles bourgeois de qualité, dans un axe sud – nord, du vieux port vers la Joliette, les quais du nouveau port (Euro-méditerranée aujourd’hui). 

C’est la rue de la République (jadis Impériale). Qui fut pourtant en son temps une faillite retentissante. Oui, retentissante, car les promoteurs qui avaient vu grand et beau – les sanitaires partout sont apparus pour la première fois dans cette opération-, ne furent pas suivis. Pas d’acheteurs avec des moyens.  La ville était déjà pauvre et ses bourgeois intéressés par autre chose.

Je lis maintenant  dans « La Marseillaise » un billet sur l’interminable échec de la rue de la République. Son  journaliste n’a aucune culture historico-juridique. C’est dommage. Cette artère paupérisée ensuite de la faillite du Second empire, a été réhabilitée par des fonds américains. Qui ont tout refait, comme à l’origine.

Et c’est à nouveau la même faillite, du moins économique. Les locaux sont vides ou se vident, les appartements devenus  luxueux ne sont pas dans les moyens des pauvres, et ne présentent aucun intérêt pour les riches, qui se sont installés ailleurs. Au surplus, le quartier est malsain, car plus on se rapproche de la Marseille arabe et noire, plus tous les risques existent.

C’est à ce demander jusqu’à quand va durer cet aveuglement devant la seule réalité du sujet.

Car immigration est synonyme de  pauvreté.  Notamment par transfert de la pauvreté des autres qu’on ne veut  (si on est nationaliste),  ou  ne peut (si on est plein de bons principes sans un sou pour les assumer) prendre en charge.

Telle est la véritable équation. Il faut avoir le courage de l’écrire.

Par bernard.kuchukian le 27/12/18
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La rue Grignan de Marseille, à un angle de laquelle est mon cabinet, se poursuit plus haut,  par la rue Estelle. J’y passe en moto tous les jours. L’habitude fait trop souvent oublier de réfléchir aux choses. C’est que le haut de la rue Estelle est tout simplement perpendiculaire au haut de la rue d’Aubagne, désormais tristement célèbre ici par ses immeubles pourris.

Qui était donc Estelle ?

Jean-Baptiste Estelle fut au début du XVIIIème siècle l’échevin (on dirait aujourd’hui le maire) de Marseille.

Il était issu d’une grande famille de négociants, eux-mêmes membres de la puissante chambre de commerce de la ville, elle qui inventât littéralement la notion de consulat à l’étranger (Pierre Estelle, le père, était consul à Alger puis à Tanger). Il connaissait bien  le monde arabe et oriental.

On aurait beau essayer de continuer à le disculper, compte tenu de sa courageuse conduite par la suite, c’est à cause de lui  et lui seul que la dernière grande peste de Marseille eut lieu en 1720. La cargaison pourrie et infestée du Grand Saint Antoine, c’était bien la sienne, et les archives, qui n’ont pas disparu, ont bien révélé que celle-ci,  en provenance de Syrie,  avait été signalée comme très dangereuse aux escales italiennes et de Toulon, avant le port de Marseille. Et que  c’est sur ses ordres que les intendants sanitaires  de Marseille, pourtant alertés,  ont autorisé le débarquement, qui a conduit par la grande peste  à la quasi  destruction de la ville, et d’une immense partie de sa population,  sans compter les alentours.

On dit que la peste révélée, il aurait eu une attitude très courageuse ensuite. Peut etre. Il mourut trois ans plus tard.

L’histoire a de ces  vacheries qui placent aujourd’hui dans une rue pourrie d’un certain Orient  le descendant d’Estelle,   importateur de peste,  à la mairie de Marseille à l’angle de la rue,   elle  désormais pourrie,   qui porte son nom.

Par bernard.kuchukian le 26/12/18
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Comment appeler cela autrement.

On sait que la juridiction administrative interdit la crèche sous sa forme traditionnelle en santons dans la mairie de Béziers.

Alors, son maire est dans le coup, lui.

L’audio visuel. Il a fait réaliser un film de la nativité qui est projeté en rétro vidéo sur la façade de l’hôtel de ville. Allez voir sur You tube.

Une fois encore chapeau Robert MENARD.

Tous avec vous !

Par bernard.kuchukian le 26/12/18
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Voyez, je ne suis pas sectaire, je lis même « La Marseillaise » communiste. Et pourtant, je suis aux antipodes. Mais  c’est toujours bien écrit.

Alors, il parait que le vingtième vice-président du Conseil régional,   élu des Républicains,  en charge de la commande publique et de la commission d’appels d’offres, rien que çà, tel confrère marseillais,  décrit comme spécialiste de droit immobilier, vous avez bien lu,   allez  donc chercher son nom dans toute la presse nationale et locale,  a déclaré dans un communiqué :

« J’ai proposé ma démission des fonctions que j’occupe au sein de cette institution ».

Sauf que les faits sont plus complexes. Dernièrement, l’entourage de la présidente  du Conseil se serait aperçu que la lettre de démission n’était pas limpide, entretenant le doute sur les volontés de l’intéressé.

« Elle n’était pas clairement rédigée, je l’ai complétée en disant clairement que je démissionnais de ma vice-présidence », assure l’intéressé.

« Dans mon esprit, ma démission était claire dès le départ, si ça peut contribuer à calmer les uns et les autres. Être vice-président sans fonction, ça ne veut rien dire », expose-t-il.

Au passage, l’avocat dit avoir « été piégé » dans la gestion de son appartement insalubre.

« L’émotion empêche l’explication », se défend-il, assurant « avoir reçu le soutien d’élus de tous bords ».

Fin de citation.

Des noms !

Vérifications effectuées, déjà l’intéressé n’est pas mentionné comme spécialiste en droit immobilier sur la liste officielle du Conseil national des barreaux.

 « La Marseillaise »  qui publie une photo des lieux litigieux– et ce n’est pas triste, je vous assure, tandis qu’on espère que leur acquisition n’a pas été financée par la vertueuse CAISSE D’EPARGNE locale dont  le démissionnaire est l’un des avocats- s’est au moins trompée sur ce point là.

Quant au  surplus, on ne veut pas savoir. On a compris que l’intéressé reste élu au conseil régional,  il n’en n’a surtout pas démissionné.  

Moi, oui je fais savoir, parce que professionnellement, j’ai été  dans le temps la victime de la bienpensance de certains confrères, pour capter la clientèle, ici celle de la CAISSE D’EPARGNE, en avançant leur morale et leur vertu   politiques comprises comparées à d’autre.  Au singulier. Si on voit bien ce que je dis.

Par bernard.kuchukian le 26/12/18
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Quelques immeubles au sol, d’autres soutenus pas des étais, la mairie de Marseille,  à la tète de laquelle est son puissant sénateur maire, si bienpensant,  et grand donneur de leçons de morale, se contente de quadriller le secteur. Tout rentre dans l’ordre, le contribuable paiera.

Alors, à l’entrée de la palissade en ferraille,  qui interdit l’accès de la rue aux véhicules, normal, ont fleuri quelques panneaux indicateurs de ceux qui continuent leurs petits boulots. 

Je m’y suis arrêté ce matin, en l’attente d’un feu rouge un peu  plus bas.

Il y avait là un panneau pour un psychologue, normal, aussi pour deux  ou trois retoucheurs de fringues – je signale dans la rue d’Aubagne  un excellent atelier africain, dont je suis client, qui coud ce que vous voulez avec des tissus bariolés dont je raffole-.

Et puis, le summum.

J’ai oublié son nom. D.M.  Un Blanc. Pas un Africain comme moi (moi je suis africain, puisque je suis né à Alger). Mais j’ai retenu l’activité qu’il vante : » Magnétiseur, et coupeur de feu ».

Putain, face à de telles spécialités, je dis que l’équipe communale au pouvoir n’est pas au niveau.

Non, c’est vrai quoi