bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 31/01/19
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Je rappelle ce que j’écrivais en septembre 2018.

Au point de départ de l’affaire,   est un  urologue, en fin de carrière,  professeur honoraire à la Faculté de médecine, ancien chef  du remarquable service d’urologie de l’hôpital de la Conception,  lequel  qui, désormais avec le concours du service d’oncologie médicale de l’hôpital de la Timone,    soigne mon cancer du rein. Et le fait très bien. Ce sont d’autres  que l’ancien, aujourd’hui dans  ce service qui le font avec tant de talent, de compétence et d’humanité.  Vous avez compris que c’est à Marseille.

Justement, à  la fin de sa carrière d’enseignant, l’universitaire  est élu à l’unanimité,  voici trois ans au conseil départemental des Bouches du Rhône de l’ordre des médecins (oui, à la différence de l’ordre des avocats, l’ordre des médecins existe bien lui).

Son programme est alors  de transformer l’état d’esprit de l’ordre, qu’il soit enfin au service des médecins,  et non pas qu’il se contente de leur prélever une cotisation. Il reproche à ceux qui l’ont précédé leur hostilité  à toute volonté d’innovation.

Une fois élu, on l’a vite forcé à la démission.

C’est que  l’ancienne équipe s’accrochait. Et pire elle  invoquait la confidentialité. Il ne fallait pas  porter sur la place publique toute affaire interne à l’institution.

Mon œil. C’est fait maintenant.

La suite  de l’histoire, est qu’à la suite de nouvelles élections professionnelles, les soutiens de celui récemment élu pour le changement,  qu’on avait forcé au départ, ces soutiens ont été élus et ont gagné. Du coup, le système de renouvellement étant seulement partiel, ce qui demeure une aberration,  le conseil départemental ne fonctionnait plus.  Anciens contre modernes.

Alors, il a été dissout par l’Ordre national des médecins, dont on a bien compris qu’il a joué le rôle  du super machin  national pontifiant où  d’habitude rien ne bouge jamais, on y est on y reste jusqu’à la mort et on empêche  surtout les autres d’y etre jamais. Heureusement pour eux, le contentieux organique  des médecins est de la compétence administrative. Du juge rigoureux.

Puis le Tribunal administratif de Marseille a rétabli  en référé le conseil  départemental de l’ordre, ancienne formule,  qui avait  été dissout par le Conseil national.

Puis,  la ministre de la santé, vous avez bien raison, on peut s’attendre à  tout avec ce gouvernement,  est intervenue. Mais  cette fois-ci,  elle a bien fait. Elle  a saisi le Conseil d’Etat (il n’y pas d’appel ici).

Il s’agissait d’annuler la décision rendue en référé   qui avait annulé la décision de rétablissement contre celle de dissolution,  prise par le Conseil national  de l’ordre des médecins du conseil départemental des Bouches-du-Rhône de l’ordre des médecins. 

Je vous laisse le temps de souffler et de relire  attentivement les  trois phrases du dessus.

Aux médecins protestataires du changement, vous voyez ce que je veux dire, j’ai apporté le modeste soutien d’un avocat en lutte contre les conseils des ordres et en général la discipline qui sont choses odieuses.

Et à la fois du patient qui justement dans cette activité d’urologie au départ de quoi le « scandale » est arrivé dit ici tout le bien qu’il pense de leur service. Courage.

Et  j’ajoutais  mort aux cons.

ET  BIEN       , bravo, les cons ont perdu.

Lundi 28 janvier courant,  aux observations du rapporteur public, qu’on a accusé de pratiquer une politique de gilets jaunes, et il a très  bien fait, le Conseil d’Etat (N° 424118) a annulé la décision  de  référé et  restauré la  dissolution du conseil, exigeant de nouvelles élections.

A suivre avec gourmandise.

Tenez bons les amis !

Par bernard.kuchukian le 30/01/19
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Le rapport de décembre 2018 de la Cour des comptes sur la justice judiciaire, pardon des  juges et greffiers du judiciaire, comporte une demi page 53,  relative à la communication électronique.

On y évoque les échanges nés de la convention cadre, en gros, le R.P.V.A.

Il parait dit-on  que l’impact de ces communications électroniques  peut etre à double tranchant.

Le temps de numérisation des dossiers volumineux est important.

Sans doute, mais les avocats n’y sont pour rien.  

Il parait aussi  que les magistrats et greffiers auraient constaté une forte augmentation des reports d’audience de la part des avocats, maintenant qu’il leur suffit d’un message électronique pour le demander et qu’ils n’ont plus besoin de se déplacer.

Premier mensonge, sans compter que le non déplacement était une revendication des greffiers et magistrats. Pour ne pas les déranger dans leur travail.

Il parait  aussi que ces demandes désorganiseraient le planning des audiences et obligerait à les reprogrammer. Deuxième mensonge : des preuves !!!

Enfin, cerise sur ce mauvais gâteau, troisième problème,  il parait que le temps passé pour comprendre la logique du classement des dossiers électroniques par les avocats serait excessif.

Une blague, car les plans et définitions ne sont pas ceux des avocats, mais  des auteurs du R.P.V.J.,  dont le R.P.V.A. n’est qu’une interface, autrement dit des données entrées en ordinateur par les greffes, alors qu’on constate que les menus déroulants juridiction par juridiction  sont  établis au petit bonheur la chance. Je ne parle pas non enfin du menu déroulant  et même déroutant des professions listées dans le site des déclarations d’appel.  Un vrai régal, PREVERT est complètent dépassé. Du genre, profession »prince héritier ».

Alors, je dis à ces messieurs et dames de la rue Cambon, de mieux se renseigner avant d’écrire, fin de demi-page, un truc aussi abscons et grandiose  que ce qui suit :

« « C’est pourquoi il parait essentiel de veiller à ce que chaque projet de réforme ou chaque modification substantielle des pratiques s’accompagne de l’évaluation quantifiée des augmentations ou des diminutions des besoins en effectifs qu’il est susceptible d’entrainer dans les juridictions » ».

Repos.

Par bernard.kuchukian le 30/01/19
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Le titre est celui du billet du jour  du « Canard enchainé » qui résume le rapport  de la Cour des comptes dont le texte intégral sur 128 pages  de   décembre 2018, mais révélé ces jours-ci, est annexé en PDF. Ce rapport a été commandé par le Parlement de la République.

C’est vrai que c’est écrit très finement, et que je comprends au passage pourquoi je n’ai pas réussi,  dans le temps,  au concours d’entrée à l’Ecole nationale d’administration, tué au grand écrit.

Le style, mon ami le style. Ecrire des vacheries officielles et mortifères, mais  en bien aimable.

C’est que les têtes des chapitres n’y vont pas de main morte.

En voici quelques uns, au milieu d’autres plus vivaces.

Progression des moyens, dégradations des performances des juridictions, qui pourtant ont bénéficié d’une augmentation significative de leurs moyens au cours des dernières années.

Dégradation de la performance.

Baisse de la productivité en dépit des moyens d’assistance aux magistrats développés ces dernières années.

Grand taux d’absentéisme.

Allongement des délais,

Nombre de juridictions en grande difficulté en augmentation

Une évaluation  de l’activité qui ne repose pas sur des critères objectifs.

Dans le détail, des dépenses de fonctionnement immobilier (55 % du total) pour 704  implantations,  dont on voit bien que ces messieurs et dames de la rue Cambon paraissent trouver que c’est trop. Avec en plus un  passage pour les 20 % excessifs de dépenses postales.

Je traiterai à part les considérations sur la communication électronique.

 

 

Par bernard.kuchukian le 30/01/19
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On se rappelle cette affaire,  révélée tout d’abord par le « Canard enchainé »,  de magistrats de la Cour de cassation, qui avaient statué pour mettre à néant telle décision de cour d’appel favorable à d’anciens salariés de la société éditrice de « La Semaine juridique »,  et des Jurisclasseurs, après leurs licenciements. 

On avait alors appris que les intéressés travaillaient épisodiquement pour compte de cette société. J’ai écrit « travaillaient » volontairement, car les sommes,  finalement modestes,  qu’on leur versait au titre des conférences ou de participations à  l’activité rédactionnelle, avaient donné lieu à des « bulletins de paie ».

On apprend  cette fois –ci par « Médiapart » que le conseil supérieur de la magistrature vient de  lancer une procédure disciplinaire contre ces  trois hauts magistrats,  puisqu’en  en situation de conflit d’intérêts dans l’affaire Wolters Kluwer France, la société éditrice,  comme le demandaient plusieurs syndicats.

Par bernard.kuchukian le 29/01/19
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Voici que Le Monde intervient dans un long billet du 27 janvier courant. Il y a des années que des avocats comme moi le disent et moi je l’écris sans arrêt.

L’école du barreau est l’un des débouchés naturels des masters de droit. Mais à la sortie de ces écoles, alors que la profession connaît divers bouleversements, beaucoup de jeunes avocats tombent de haut.

 « La profession d’avocat a doublé ses effectifs en quinze ans et est aujourd’hui confrontée à un problème identitaire. Elle ressemble à un adolescent mal à l’aise dans un corps qui a grandi trop vite », constate Pierre Berlioz, directeur de l’Ecole de formation du barreau. La France comptait près de 40 000 avocats en 2004, ils sont plus de 68 000 aujourd’hui. En même temps, près d’un tiers des avocats quittent la robe avant dix ans de carrière.

Certains secteurs sont particulièrement concurrentiels : alors que la plupart des élèves se rêvent en ténor du barreau ou en intrépide professionnel naviguant dans le monde des grandes entreprises, « deux tiers des effectifs ne feront ni du pénal ni du droit des affaires, et beaucoup ne porteront la robe que lors de leur prestation de serment », constate M. Berlioz.

La profession est par ailleurs chamboulée par l’intelligence artificielle. Ross, le robot d’IBM qui, depuis 2016, analyse des milliers de documents pour un prestigieux cabinet d’avocats américain, est désormais en phase de test à Paris. Sans oublier les plates-formes juridiques : leurs prix modiques et leurs documents standardisés donnent déjà du fil à retordre aux avocats.

 « J’ai demandé à mes élèves de troisième année s’ils avaient entendu parler des legal tech [technologies au service du droit]. Sur un amphithéâtre de trois cents personnes, une seule a levé la main », relate Bruno Dondero. Ce professeur à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne invite les étudiants à s’interroger sur la viabilité du métier auquel ils aspirent : « On ne se pose pas de questions alors qu’on lutte avec ses cours de droit civil. Les études sont prenantes, certes, mais il faut absolument dépasser la formation purement technique pour avoir une vision plus globale de la profession. Si on part tête baissée dans ses études, la sortie peut s’avérer difficile. »

D’après l’enquête menée en 2018 par l’Union des jeunes avocats de Paris (UJA) et HEC Junior Conseil, « plus de 60 % des avocats qui exercent depuis moins de deux ans n’envisagent pas d’être avocats toute leur vie à cause du stress, de l’ingratitude du métier, de l’épuisement », révèle le président de l’UJA, Frédéric Perrin. Justine a ainsi quitté la profession après un an de collaboration et plusieurs mois en statut précaire.

« Le cabinet que je souhaitais intégrer comptait trop de collaborateurs, on m’a proposé d’obtenir une fausse convention de stage, via un site, en attendant que quelqu’un se fasse virer », témoigne la trentenaire, qui souhaite rester anonyme. En mai 2017, elle décroche finalement un véritable contrat, non sans remous : « J’ai pris la place d’un collaborateur qui s’est fait licencier. Les associés n’ont pas mis les formes, ils ne sont pas formés au management, j’étais mal à l’aise. »

Développer sa propre clientèle

Si, intellectuellement, elle s’épanouit dans son travail, Justine est très sollicitée. Elle s’affaire au bureau de 9 heures à 22 heures, plus quelques heures le week-end, et ne quitte jamais son portable. « Lorsque j’ai finalement pris une semaine de vacances, j’ai demandé d’avoir un routeur en voiture pour pouvoir me connecter du fin fond de l’Ethiopie ! »

Mais ce sont les contraintes financières qui poussent la jeune avocate, tenue de facturer 15 000 euros tous les mois, vers la porte de sortie. « Je travaillais essentiellement avec des associations et des particuliers, je faisais des gestes commerciaux en proposant des forfaits qui ne correspondaient pas au temps passé sur leur dossier, explique-t-elle. J’ai démissionné. Je veux bien être sous pression, mais pas pour des raisons financières. Avocate, plus jamais. »

Dans une profession souvent portée par des engagements forts, l’âpreté des conditions en cabinet peut donner lieu à de véritables conflits de valeurs. « J’ai fait du droit du travail parce que j’ai une certaine fibre, et je me suis rendu compte que toutes les batailles que je menais pour mes clients étaient en totale contradiction avec mon quotidien : je luttais pour que les salariés aient des horaires décents, et j’étais, moi, au bureau de 9 heures à 20 heures ! », s’insurge Boris Cardineaud. A 28 ans, il rompt sa collaboration pour ouvrir son propre cabinet.

Rien de plus normal, en théorie : « La première collaboration permet d’avoir une carte de visite pour développer sa propre clientèle. Si on reste collaborateur trop longtemps, on finit par se retrouver sur le carreau quand on est devenu trop cher pour le cabinet. Sauf que la culture du présentéisme ne permet plus aux jeunes collaborateurs de prendre leur envol », déplore Aminata Niakate, présidente de la Fédération nationale des unions des jeunes avocats (Fnuja).

Boris Cardineaud n’a ainsi pas eu le temps de se constituer un carnet d’adresses suffisamment étoffé pour s’assurer des revenus stables. « Le statut de collaborateur libéral est censé être provisoire : dans le règlement intérieur des avocats, on nous explique qu’il doit apporter au dossier du cabinet le même soin que ce qu’il apporte à ses dossiers personnels. C’est hypocrite ! Le collaborateur est considéré comme de la main d’œuvre, on ne lui permet pas de développer sa propre clientèle », regrette-t-il.

Des jeunes avocats malmenés

Autre nerf de la guerre : la rémunération. Le « tarif UJA », un minimum de rétrocession d’honoraires déterminé par l’Union des jeunes avocats, est rarement appliqué. « Et le “tarif ordre”, qui est encore plus bas, ne l’est pas toujours non plus, souligne Carole Painblanc, responsable de SOS-Collaborateurs à l’UJA. C’est dramatique. En raison de la concurrence, les jeunes avocats acceptent n’importe quoi : je me souviens d’une collaboratrice qui a signé un contrat de collaboration à temps partiel, alors qu’elle travaillait à temps plein. »

J’arrête là ma citation.

Je dis et je redis : la profession court à sa ruine.

En raison de la démagogie de ses dirigeants, tandis que tout le monde bien pensant  se voile la face devant la question du numerus clausus.

Nous sommes trop nombreux et incapables de trouver des matières de complément ou de remplacement, notamment le foncier.

Tout crétin qui soutient le contraire de mon raisonnement est un meurtrier de la profession.

Par bernard.kuchukian le 28/01/19
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Il parait que :

Alors que les arnaques sur internet fleurissent un peu plus chaque jour, Maître PLEINEVERT en a fait la bien mauvaise expérience.

"Vous avez bénéficié d’une donation de 100.000 euros" !

Voici le genre de courrier électronique  que l'on a tous déjà reçu au moins une fois dans sa boite mail.

Dans le corps du message, il est indiqué qu'il faut prendre contact avec un avocat pour toucher l'argent.

Bien entendu, il s'agit d'une arnaque.

Un Argentin a reçu ce même type de message  provenant de l’ancien bâtonnier de Limoges, Abel-Henri PLEINEVERT, avec une photo à l'appui, rapporte Le Populaire du Centre.

Troublant de réalisme, il s'agissait là encore pourtant d'une arnaque à laquelle l'ancien bâtonnier est mêlé bien malgré lui.

"J’avais déjà plaidé pour des personnes victimes de ce type d’arnaques, mais je n’avais pas jusque-là été victime moi-même.

Je vais aller porter plainte et saisir le procureur", a assuré Maître Abel-Henri PLEINEVERT à la presse.

Les arnaqueurs du web ont usurpé l’identité de l’avocat limougeaud, en lui volant une image et en lui créant une fausse adresse de  mail.

Une fois la victime convaincue, elle n'a plus qu'à effectuer un transfert de fonds ou à se rendre sur un site frauduleux où lui seront demandés ses identifiants, ses mots de passe ou ses données bancaires.

C’est la technique de l’hameçonnage, ou "phishing" en anglais. La victime peut aussi être amenée à ouvrir une pièce jointe dans laquelle se cache un programme capable de voler des données présentes sur l’ordinateur.

Mon commentaire est le suivant : finalement, ceux qui font confiance aux bâtonniers sont des crétins. Avec et y compris lorsque le bâtonnier parait d’une honnêteté scrupuleuse.

Supprimons donc les bâtonniers et ainsi on évitera aussi aux gogos de se faire plumer.

Par bernard.kuchukian le 26/01/19
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C’est la question qu’on est en droit de se poser et que je pose d’autant plus que je suis PERSONNELLEMENT concerné.

Comme des millions de personnes,  je suis  en effet soigné depuis des années en hypertension, c’est chez moi une maladie familiale,  héritée au moins de mon grand père maternel.

Je suis traité avec succès – aucun problème –  une vingtaine d’années au PRITOR,  produit par BAYER, puis, lorsque l’assurance maladie nous a imposé le   générique, par du TELMISARTAN de MYLAN. On dit  que c’est exactement la même molécule. Sauf que MYLAN est un laboratoire américain qui produit du générique.

Voici que petit à petit, on nous apprend que la famille des sartans, autrement dit de composants du produit,  est fabriquée en Chine, et revendue en Europe,  ainsi qu’aux Etats-unis et au Canada pour la fabrication des médicaments d’hyper-tension. Elle présenterait des défauts, on parle même de présence d’éléments cancérigènes.

Aux dernières nouvelles, panique générale sur les sartans, sauf si je comprends bien ce que je cite maintenant.

 « Nous ne sommes pas dans une situation où il y a un danger d'accès aux médicaments pour les patients hypertendus en France »

Ce message a été répété à plusieurs reprises lors d'une conférence de presse de l'Agence nationale de sécurité du médicament (A.N.S.M.) jeudi 24 janvier 2019. 

Car, pour son directeur Dominique MARTIN, l'agence a été très active afin d'inciter les industriels à augmenter la production des sartans non concernés par le défaut de qualité. 

« Le système n'est pas totalement équilibré, mais il n'y a pas d'effondrement des sartans » , a-t-il précisé.

Les autorités européennes et mondiales ne sont pas encore en mesure d'expliquer la présence de NDMA et NDEA (Note : cellules réputées cancérigènes)  dans certains lots de médicaments à base de sartans.

Mais les experts penchent pour un problème lié au procédé de fabrication du noyau tétrazole, commun à tous les sartans sauf, en France, au Telmisartan. 

Consciente des problèmes rencontrés par les patients, les médecins et les pharmaciens, l'ANSM entend jouer la transparence. 

« Nous disons tout ce que nous savons, mais nous ne savons pas tout. La France est l'un des états européens qui communique le plus sur ce sujet » , a rappelé Dominique Martin.

Je viens de citer le communiqué officiel.

Bon, apparemment, et pour le moment, si j’ai bien compris, ouf, on m’a donné le bon sartan,  je ne suis pas concerné. Tant mieux au moins provisoire. Parce que pour le surplus, il y a de quoi se poser des questions.

Parce que moi j’ai aussi hérité d’un cancer du rein voici trois ans, avec rechute voici 18 mois, tandis que les soins que je reçois par tel autre médicament donnent une impression d’efficacité totale : je suis peut etre déjà sorti d’affaire. Quelques semaines à attendre pour confirmation.

Sauf que, excusez-moi,  je me demande maintenant si le SUTENT de PFISTZER qu’on m’administre avec tant de  succès  est  fabriqué bien convenablement.

Du coup, je lis les boites, un laboratoire en Italie, l’autre en Angleterre, pourvu qu’ils n’aillent pas chercher des composants en Chine ou en Inde.

 

P.S. Pour l’instant, soyez rassurés, tout va bien. Et si j’en parlais à l’A.N.S.M. ?

Par bernard.kuchukian le 26/01/19
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Que vient-il faire dans ma rubrique ARMENORUM.

Il y est tout à sa place, comme d’autres et moi compris.

Son père était français, sa mère arménienne (je suis le contraire).

Elle s’appelait DER MIKAELIAN, et elle était même la sœur du chef d’orchestre Jacques HELIAN célèbre dans les années 1950.

Remarquez que la fibre arménienne n’était pas son fort, mais son talent a compensé.

 

Par bernard.kuchukian le 26/01/19
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Et on ne parle pas des bâtonnières.

Je vais diviser ma rubrique avocats, par déjà la création d’une spécifique : «  bâtonniers ».

On sait que je ne les aime pas, et qu’ils ne  m’aiment pas non plus.

Même leur nom me débecte.

Bâtonnier, bâton, donner du bâton.  C’est contre eux qu’il faudrait donner du bâton, comme le font quelques courageux parquetiers. A moins qu’il ne faille aussi donner du bâton contre ceux qui les ont angéliquement  élus.

D’ailleurs, au risque de se fâcher avec un neveu avant que celui-ci  soit devenu bâtonnier,  Gilbert COLLARD  avait  bien préparé une proposition de loi, évidemment aux oubliettes,   pour les appeler non plus bâtonniers, mais banalement présidents, comme n’importe quel président. Tiens par exemple celui de la République.

J’en connais un  de bâtonnier qui s’est fracassé dans une poursuite disciplinaire contre moi, et un autre qui   m’a poursuivi en correctionnelle pour avoir  écrit ici qu’il était raciste à la cause arménienne. Sur ce deuxième point, je n’écris rien de plus pour l’instant. La suite fera du bruit, je vous assure. Un peu de patience.

En tout cas, le susdit dernier m’a menacé de mort à une suspension d’audience et allait me frapper si je ne m’étais pas esquivé. Les témoins étant d’autres bâtonniers corses – décidemment-  on imagine que le parquet,  qui voulait tout d’abord, sur ma plainte,  prononcer un rappel à la loi, a finalement classé : j’ai le dossier écrit en mains.

Revenons au sujet en général.

En peu de temps, un mois à peine, on a  en effet deux scandales secs, un qui  amené en prison un ancien bâtonnier de BEZIERS pour avoir tapé dans la caisse des règlements locale des avocats,  c’est du moins l’accusation, et un autre d’AJACCIO, mis en examen hier ou avant-hier pour modification  de scène ce crime.

Si ce n’était que cela.

Dans le passé il y en a eu des tas d’autres entre celui qui a tapé dans une caisse commune à NICE et un autre à BASTIA (ça a  même couté une fortune à l’Union des caisses d’avocats, donc à toute la profession réunis, merci les Parisiens), sans compter quelques combines électorales savoureuses dans le sud-ouest, et tout ce qu’ on ne sait pas, que je ne sais pas.

Car on tait ce genre de choses. On ne les révèle que  quand on ne peut plus faire autrement.

Et alors, les juges ne veulent surtout pas  reconnaitre leurs erreurs lorsqu’ils regardent d’un mauvais œil  ceux,   dans la profession,  qui osent critiquer les bâtonniers. Dès fois qu’ils ne les  inviteraient pas à la réception annuelle de la profession.  

Hou la la, ce n’est pas bien. Et non pourtant, le bâtonnier n’est pas un chef hiérarchique et l’avancement ne dépend pas de lui.

Ce ne devrait pas de plus en plus souvent  etre un bandit amoureux de luxueuse heure exacte.

 

P.S. La vignette qui illustre  est une batonnière de légumes ...

Par bernard.kuchukian le 26/01/19
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Bon, inévitablement, la question va ressurgir. La carte judiciaire.

Quel que soit le gouvernement en place, ou à suivre, même si par bienheureux miracle,  c’était un jour celui de Marine LE PEN, et de mes  amis,   le problème est le même, la solution identique. La répartition géographique actuelle des tribunaux est un non sens. Face à la cohérence parisienne, un tribunal de grande instance monstrueux à Paris, et un autre par chaque  département autour, on a l’émiétage provincial.

Il était justifié jadis par la distance, l’argument est tombé. Ou par l’accès. Qu’on le veuille ou non, l’informatique se développera encore.

Je ne sais pas tout, ce que je sais est bien clair. Voici.

Ce billet est écrit au moment où les confrères de Tarascon s’inquiètent, et ils ont raison. Sauf que leur inquiétude,  c’est désolant,  n’est pas raisonnable.

On est alors géographiquement en pleine littérature, on peut attendre le passage d’un personnage  des Lettres de mon moulin d’Alphonse DAUDET. Le Lubéron et tout autour.

Un triangle au dessus du fleuve  Rhône,  qui coupe en deux la région.

A l’ouest, Nîmes, à 44 km au nord, et  une fois passé le Rhône,  Avignon, à seulement 26 km. Passé le Rhône, plus bas,  au sud est,  Tarascon. 

Avignon – Tarascon : 27 km.

Trois tribunaux de grande instance avec trois barreaux distincts  dans trois départements différents, sur deux cours d’appel différentes, Nîmes pour Nîmes et Avignon, Aix en Provence pour Tarascon.

Tarascon, tiens : Tribunal de grande instance de Tarascon, et  Cour d’appel d’Aix. On passe à pied le pont sur le Rhône. On est alors  à Beaucaire, sans la diligence de DAUDET : Tribunal de grande instance et Cour d’appel de Nîmes.

C’est tout simplement délirant.

Alors ? Déjà supprimer la notion nationale  de postulation qui localement devient presque grotesque. Comme le veut notre  Grand barreau de France. Ensuite, se poser sérieusement la question de la nécessité de trois tribunaux de grande instance  aussi rapprochés.

On m’objectera  peut etre Aix et Marseille à 30 km.

On pourrait supprimer Aix. Sauf  que le tribunal  de grande instance de cette ville couvre tout le nord et une grande partie de l’ouest du département, tandis que Marseille couvre l’ouest et tout de même un million d’habitants. Donc l’objection ne tient pas. Pour l’instant.