bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 27/02/19
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Ma lettre au président de la Conférence des bâtonniers.

 

Monsieur le président,

 

Il ne vous a sans doute pas échappé que Monsieur Emmanuel MACRON,  président de la République,  a annoncé publiquement le 6 février dernier que la France allait désormais commémorer officiellement,  chaque année le 24 avril, on imagine dès cette année le 24 avril 2019, le génocide arménien de 1915.

 

Ce dernier a d’ailleurs été reconnu par une loi déjà ancienne de la République. Dont le contenu n’a jamais été remis en cause par le Conseil constitutionnel au contraire même.

 

A ce sujet, voir notamment la décision Q.P.C. 2015-512 du 6 janvier 2016 rendue aussi sur interventions de deux confrères du barreau de Marseille, Philippe KRIKORIAN et moi-même.

 

Vous nous avez tout récemment  transmis officiellement également, à tous confrères et par Internet,  l’invitation de la Conférence des bâtonniers,  pour manifester tel jour contre l’antisémitisme.

 

En vertu des mêmes grands principes, j’ai l’honneur de vous inviter à m’indiquer quelles dispositions seront prises par la  Conférence des bâtonniers pour communiquer dans le cadre de cette future commémoration nationale arménienne.

 

Je vous assure, Monsieur le président, de ma considération d’usage. 

Par bernard.kuchukian le 27/02/19
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C’est évident, la rédaction des décisions de justice n’est plus ce qu’elle a pu etre, je n’évoque pas ici le contenu.

Dans une compilation d’arrêts anciens de la chambre criminelle de la cour de cassation, j’en trouve un qui se termine par la formule suivante, avant de passer au dispositif, à ce qu’on juge : « attendu qu’il n’y a plus rien à juger ».

C’est du grand style.

Du genre d’une décision plus récente que j’avais  personnellement obtenue de la Cour d’appel  dans un contentieux ordinal, où elle déclarait que tel acte,  se présentant comme disciplinaire,  qu’elle considérait comme non avenu, c’était « rien du tout ».

Par bernard.kuchukian le 27/02/19
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J’ai lu quelque part que le chiffre d’affaires réalisé par La Poste (donc hors colis et services financiers)  pour la  seule distribution du courrier, dont on sait qu’il se réduit considérablement chaque année, n’a plus représenté que vingt huit pour cent de ses recettes totales.

Compte tenu du fait qu’en règle inversement proportionnelle, le prix du timbre poste fait des bons inouïs une ou deux fois par an, on est en droit de se demander si poster une lettre n’équivaudra pas bientôt  au prix d’un bon repas.

A suivre.

Par bernard.kuchukian le 26/02/19
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Je retrouve un billet écrit en termes choisis évidemment , c’est  par un quotidien suisse, Le Temps, pour exprimer qu’avec les Turcs du moment, les Kurdes ont été les assassins des Arméniens.

 

Adossé contre un pilier de basalte, Muhammed Enes interpelle de sa voix fluette quiconque s’approche de l’autel. «Je vous fais visiter? L’église Surp Giragos, à Diyarbakir, dans l’est de la Turquie, construite en 1376, est la plus ancienne église arménienne de tout le Moyen-Orient, elle a accueilli jusqu’à 3000 fidèles et un canon a détruit son clocher en 1915», récite le garçonnet dans un même souffle, écarquillant ses grands yeux verts à l’évocation du canon.

Muhammed est trop jeune pour avoir joué dans les ruines de Surp Giragos, restaurée et rouverte au culte à l’automne 2011. Il est trop jeune encore pour comprendre les massacres et les déportations dont ces murs, cette ville, cette partie de l’Anatolie ont été les témoins près d’un siècle avant sa naissance. Mais l’enfant de Diyarbakir, l’écolier qui entend les cloches à l’heure de la récréation, en sait déjà bien plus que ce que les manuels d’histoire daigneront lui apprendre.

Trop souvent, trop vite, lorsqu’il s’agit de la Turquie et du génocide arménien, le déni de l’Etat est assimilé au déni d’une société tout entière. C’est oublier que la mémoire des Arméniens est inscrite dans les territoires où ils ont si longtemps vécu, et dans l’esprit des peuples qu’ils ont si longtemps côtoyés, les Kurdes les premiers.

«Les gens de cette région savent qu’il y a eu un génocide et ils ne le nient pas», assure Aram Hacikyan, le gardien de l’église Surp Giragos. Aram parle de son grand-père, orphelin de 1915, recueilli par un Kurde, converti à l’islam, mais «qui n’a jamais caché son arménité. Dans notre famille, contrairement à d’autres, ce n’était pas un secret.»

En 1914, quelque 60 000 Arméniens vivaient à Diyarbakir. «C’est un lieu symbolique du génocide car il abritait une population hétérogène – 30% d’Arméniens, des Kurdes, des Syriaques, des Turkmènes… – mais aussi à cause du Dr Resit, gouverneur en 1915. Dans un télégramme, ce Dr Resit se félicitait d’avoir «réglé le sort» de 160 000 Arméniens. Les convois de déportés passaient en effet par Diyarbakir, avant d’être envoyés à Deir ez-Zor, en Syrie», explique Adnan Celik, doctorant à l’Ecole des hautes études en sciences sociales de Paris.

Adnan Celik, dont la grand-mère était une autre de ces bavfilleh (mot kurde désignant les Arméniens islamisés), vient de publier un ouvrage sur la mémoire du génocide chez les Kurdes de Diyarbakir. «L’absence des Arméniens, ici, c’est un deuil infini. Les gens racontent des anecdotes d’une violence inouïe dans les moindres détails, comme si cela s’était produit hier», s’étonne-t-il.

Le jeune anthropologue s’arrête sur le rôle du mouvement politique kurde, qui, «depuis ses débuts, remet en cause l’histoire officielle, parle du génocide et du rôle des Kurdes dans ce génocide». Aussi enthousiaste et zélé fût-il, sans doute le Dr Resit n’aurait-il pas pu applaudir la mort de 160 000 Arméniens sans l’aide de plusieurs grandes familles de Diyarbakir, sans le concours actif de nombreux chefs de tribu kurdes. Ces hommes à qui on promettait – et qui ont souvent obtenu – tel champ ou telle maison après l’exécution du propriétaire arménien. Ces musulmans à qui on garantissait le paradis pour sept chrétiens passés au fil de l’épée. «Ne faisons pas d’anachronisme, prévient Adnan Celik. En 1915, les revendications nationalistes n’existaient pas encore chez les Kurdes de la région. Ceux qui ont participé au génocide l’ont souvent fait en tant que musulmans, contre des infidèles non musulmans.»

Abdullah Demirbas a le visage contrit quand il évoque «ces Kurdes trompés par l’Etat pour massacrer des Arméniens», malgré des siècles de vie commune. «Mon grand-père me racontait cette histoire d’un prêtre qui, pour convaincre un Kurde de ne pas le tuer, lui aurait dit: «Nous sommes le petit-déjeuner, vous serez le déjeuner.» Et c’est ce qui s’est passé», soupire cette figure de la politique locale.

Comme beaucoup à Diyarbakir, Abdullah Demirbas voit une continuité entre le génocide des Arméniens de l’Empire ottoman et les massacres de Kurdes une décennie plus tard, des débuts de la République à la fin du XXe siècle. «Il faut que nous, petits-enfants de ceux qui ont aidé au génocide, nous affrontions ce passé, non seulement pour solder les comptes mais surtout pour bâtir un avenir ensemble», insiste-t-il.

«Bâtir un avenir»: chez l’ancien maire de Sur, quartier historique de Diyarbakir où vivaient autrefois de nombreux Arméniens, l’expression est plus qu’un slogan. En 2009, Abdullah Demirbas a joué un rôle clé dans la restauration de l’église arménienne, avec l’appui de la municipalité de Diyarbakir et de la Fondation Surp Giragos.

Sous sa carrure imposante, il confie avoir «failli pleurer» le jour de l’inauguration. «J’ai l’impression d’avoir remboursé une partie de ma dette», décrit-il. «C’est plus qu’une église, cela devient un lieu de rencontre pour tous les Arméniens», renchérit Aram Hacikyan, le gardien des lieux, citant les visiteurs d’Europe, d’Arménie, des Etats-Unis. «Certains dans la diaspora ont moins peur de venir en Turquie, sur les lieux du génocide, depuis qu’ils savent que l’église existe à nouveau.»

Abdullah Demirbas, l’ancien maire, pense qu’il faut voir plus loin, qu’il faut «faire revenir» les Arméniens de Diyarbakir. Il évoque une école, propose même de construire un «musée du génocide». «On ne peut pas attendre que l’Etat agisse, il faut le forcer à agir», dit-il. Adnan Celik, le chercheur, est plus sceptique. «De nombreux Kurdes reconnaissent le génocide, ils s’excusent, et ensuite? Sont-ils les seuls coupables? La question est de savoir ce que va faire l’Etat, qui nie depuis 100 ans.»

Dans la cour de l’église, sur le basalte humide de la dernière averse, Armen Demirdjian hoche la tête. Il n’a découvert qu’à 30 ans ses origines arméniennes. Ses grands-parents sont morts pendant le génocide. Son père, âgé de 4 ans en 1915, n’en a jamais parlé et Armen n’a jamais demandé. Mais aujourd’hui, il veut savoir, et veut que chacun sache. «On ne peut pas cacher indéfiniment les saletés sous le tapis, conclut-il. Tôt ou tard, il faudra bien le secouer. Alors, toutes les saletés sortiront au grand jour.»

Fin de citation.

Encore un mot, un souvenir professionnel. C’était il y a longtemps, j’étais alors l’avocat d’un des deux ou  trois premiers grossistes en tissu de France, avant l’effondrement de tout le monde du chiffon, avec la folle bénédiction de l’Europe toute entière.

Ca commençait d’aller mal. Mon client, Juif de Tunisie, portait une grosse créance contre un fabricant parisien de jeans. Il m’avait demandé mon avis sur un protocole d’accord. Le fabricant était Kurde.

Juif, Kurde, Arménien. Je m’étais fait remarquer.  Le fabricant voulait me montrer son sérieux et m’avait demandé de passer voir son grand atelier quelque part à La Villette. De passage à Paris, j’étais allé voir en effet. Comme j’avais donné un avis positif sur la faisabilité de l’arrangement à mon client, qui est passé de justesse par la suite,  le Kurde était si content qu’il m’avait invité à déjeuner dans un restaurant oriental du coin. Cuisine du proche Orient. A l’entrée de l’établissement, il m’avait dit ceci : « Maitre, je sais ce qu’ont fait mes ancêtres aux vôtres. J’en ai honte. Recevez au moins mes excuses. »

 

Par bernard.kuchukian le 24/02/19
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« Quand la légende dépasse la réalité, c’est la légende qu’on retient. « 

C’est la fameuse formule dans  «L’homme qui tua Liberty Valance », le film de John FORD. J’ajouterais,  surtout quand la légende est plus belle.

Suivant la légende, Constantin fut le premier empereur romain à se convertir sincèrement au christianisme.

Qu’importe si la légende est fausse. On ne le saura jamais.

Je salue alors  ici un  de ces Constantin là, lui né ce matin.

Par bernard.kuchukian le 24/02/19
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Au moment exact où je travaille à une dénonciation au Conseil supérieur de la magistrature contre ceux qui  m’ont condamné,  en des termes odieux,  pour avoir défendu la cause arménienne, « le Canard enchainé » de la semaine,  dont je reproduis ci-dessus le titre,  craint qu’à nouveau le texte français,  vaguement annoncé récemment par le président de la République,  pour commémorer le génocide arménien de 1915 soit voué à un nouvel échec.

J’ajoute du moins s’il s’agit d’une loi.

Il s’agit en effet de deux  nominations  récentes au Conseil constitutionnel.

La première,  est celle de  Jacques MEZARD, ancien ministre et président du groupe d’amitié France-Turquie. Lequel avait tout simplement été à l’imitative du groupe de contestataires du Sénat qui avaient fait barrage à la loi de pénalisation de  la négation du génocide arménien. En 2012.

La seconde,  est celle d’Alain JUPPé, alors ministre des affaires étrangères, qui s’était également opposé au texte en question.

On imagine que,  voici quelques semaines, le gouvernement turc se soit fâché tout rouge quand le président a annoncé vouloir faire du 24 avril, apparemment dès 2019,  la journée nationale de commémoration du génocide arménien (de 1915). On craint pour la suite.

Je rappelle que je m’étais déjà interrogé sur blog avocats en janvier 2016,   en posant la question de savoir si le génocide arménien de 1915 était suffisamment  raciste pour le Conseil constitutionnel.

Par bernard.kuchukian le 24/02/19
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Je suis l’actualité algérienne, c’est normal, je suis Algérois, donc Algérien de naissance, au temps où c’était là bas,  la France, comme la Bretagne ou la Provence en sont encore  une partie.

Je suis même de Bab el Oued, l’un des deux quartiers populaires de la ville, l’autre étant celui de Belcourt.

Ce dernier  d’où venait Albert Camus,  exactement  rue de Lyon, devenue  la  rue Belouizdad Mohamed, lui  qui fit ses études au Lycée Bugeaud, devenu émir Abdelkader, à l’entrée de Bab el Oued.  Et Belcourt est devenue Belouizdad.  

Frénésie des changements de noms. Dire qu’il n’y  a même pas une ruelle Camus à Alger. J’imagine même que la toute petite rue  Maxime Noiré, du nom de mon arrière grand père,  célèbre peintre orientaliste algérien, qui avait son atelier à Bab el Oued, a du elle aussi etre débaptisée. Pourtant, il avait été pensionnaire de la célèbre et superbe Villa Abdeltif, magnifique résidence ottomane, dont j’ai vu récemment à la télévision algérienne (dont les studios du boulevard Bru sont tout à coté) qu’elle a enfin été restaurée.

Même l’avenue des Consulats,  où je suis né, des consulats parce que du temps des Ottomans, elle accueillait quelques consuls  dans l’artère menant au palais d’été du dey d’         Alger, ce qui n’avait donc rien à voir avec la conquête française, a changé de nom aussi.

Frénésie des changements de noms. Au bout de ma rue, l’hôpital Maillot, installé dans les jardins de l’ancien palais du dey turc, où il m’est arrivé de jouer quand j’étais gamin, Maillot du nom de ce grand médecin qui allait, par ses travaux,  éradiquer le choléra en Algérie. Plus tard c’est Laveran qui reçut le prix Nobel, a été changé en je ne sais plus trop quoi. Finalement, quelques uns sont restés lucides, et on a transigé. L’hôpital Maillot est devenu le Centre hospitalier universitaire de Bab el Oued. Le pendant de celui de Mustapha. Tiens, justement à l’opposé de la ville, à coté de Belcourt.   C’est demi-mal.

Je reste meurtri,  comme tous les pieds noirs, de la fin de l’Algérie française.  On me  regarde d’ailleurs  bizarrement, avec mépris, condescendance, ignorance, haine.

Mais bientôt nous ne serons plus qu’une poignée, plus personne n’en parlera.  Vous serez tranquilles.

Je lis quelquefois des commentaires d’Arabes ou de Kabyles, dont celui-ci : sans les pieds noirs, le pays ne serait guère plus évolué que le Yémen. Et c’est vrai.

J’ai aussi  peur de la masse algérienne, et de son déferlement sur la France.

Je ne suis pas le premier : Charles de Gaulle, lui-même, qu’à onze ans par mes cris d’enfant,   joints à ceux de mes parents et de tous les pieds noirs sur le forum d’Alger le 13 mai 1958, je fus l’imbécile complice du retour au pouvoir,  lui qui a trahi les pieds noirs,  l’avait parfaitement vu  et apprécié à l’avance. On sait ses entretiens sur le sujet avec notre idole du temps, Jacques Soustelle. Son seul reproche est celui de ne pas nous l’avoir dit franchement, honnêtement, en avançant la vérité. L’argument de la race et de la religion. Le ventre des femmes et l’islam.

Je suis l’actualité de l’élection présidentielle algérienne. Les constitutionnalistes algériens ont réussi l’exploit de présenter une momie à l’élection. Une momie dont tout le monde sait et voit bien  ce qu’elle est et que le pouvoir n’est pas entre ses mains.

Alors, je lis avec gourmandise que les Algériens descendent maintenant dans les rues pour protester.  Je ne sais pas où ça va aller. Ils me font penser d’abord à nos  gilets jaunes.

Oui, mais, au niveau de l’Algérie, les gilets jaunes ont été les pieds noirs quand ils manifestaient,  mais en vain pour rester sur la terre forgée par leurs ancêtres, les miens. 

On espère tout au plus que l’armée algérienne ne va pas tirer sur les manifestants, Algériens par définition,  comme l’avait fait l’armée française en 1962 d’abord sur  les Français de Bab el Oued (j’y étais) et ensuite à la tuerie du 26 mars de la Grande Poste.

Gourmandise, nostalgie,  révolte et peur.

Par bernard.kuchukian le 23/02/19
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FERRERO annonce la réouverture de son usine normande.

On aura bien rigolé.

Par bernard.kuchukian le 22/02/19
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Souvenirs d’étudiant en droit et de sciences po, et de Paul de GEOUFFRE DE LA PRADELLE, maitre du droit international public,  qu’il appelait comme au Moyen âge celui des gens.

Les Hongrois et les Israéliens viennent de réussir un coup de maitre. De grands juristes.

Officiellement on a donc annoncé l’ouverture à JERUSALEM d’une mission diplomatique  de HONGRIE.

Les Européens du P.P.E., parti auquel adhère le premier hongrois Victor ORBAN, le copain de Benjamin NETANYAOU, sont furieux et veulent l’exclure du mouvement. L’autre s’en fout complètement. Il vise sans doute à prendre,  et il l’aura dans ces conditions,  la tète du mouvement des droites européennes au Parlement européen à l’été prochain.

Relisons maintenant la convention diplomatique de Vienne de 1961.

Le mot ambassade n’y est pas exprimé. L’art. 4 de la convention dit que la fonction d’une mission diplomatique consiste notamment à représenter l’Etat accréditant auprès de l’Etat accréditaire.

Alors voilà. La Hongrie aura désormais une ambassade à Tel Aviv,  avec deux consulats l’un à Jérusalem et l’autre à Haïfa. Inchangé.  Et puis une mission diplomatique à Jérusalem.

Qui sera juge de la validité d’une telle situation. La convention de Vienne est formelle : ce sont les deux Etats concernés. Rien qu’eux. L’affaire est donc réglée.

Il serait cocasse, et ce sera cocasse, que le chef de la mission diplomatique hongroise soit à Jérusalem l’ambassadeur de Tel-Aviv, jusqu’au moment où,  fatigué du voyage de 60 km entre les deux villes, il décide de rester dans la première.

C’est subtil le droit international public, et moi, j’aime à me souvenir que j’ai aussi un peu de sang hongrois

Par bernard.kuchukian le 22/02/19
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A sens de l’art.  6-1 de la convention européenne des droits de l’homme.

On lit dans « Le Figaro économie »  d’hier,   qu’il faut limiter strictement les motifs de prolongation à répétition des durées de détention, et que les entreprises honnêtes ne doivent pas se sentir constamment menacées,  notamment de risquer des sanctions pénales ou administratives.

Et encore,  l’exemple du type qui reste derrière les barreaux, que  personne n’interroge pendant plusieurs  mois, parce que l’enquêteur était en vacances. Ce n’est pas admissible.

On est à peine rassurés quand on apprend que ce qui précède, ce sont les propos du président russe Vladimir POUTINE  s’attaquant aux abus nés de l’indépendance de la justice, pardon des libertés que s’octroient les juges irresponsables.