Jun
22
LETTRE DE SANTIAGO

J'étais hier soir à SANTIAGO DE COMPOSTELA, et la place magnifique devant la célèbre cathédrale au botafumero était pour moitié couverte de quelques dizaines de tentes de camping, celles des fameux indignados, ces soixantehuitards attardés qui ont quitté la capitale MADRID (oui, un de leurs responsables a gagné un gros Loto) déçus par les récentes élections qui ont mis au sol les socialistes et préparé le retour du parti populaire au pouvoir. Ici à SANTIAGO, terre d'élection des populistes (FRANCO était galicien), ils sont en retard sur les autres qui étaient déjà en retard et on comprend peut être leur présence encore.

Il y avait quelque chose de lunaire : des tentes de camping, la cathédrale, le superbe palais du 18ème de la mairie et les 5 étoiles de luxe de l'Hôtel des rois catholiques, le portier me priant de me garer à coté des tentes, en attendant de débarquer mes bagages et d'aller ranger l'auto. Le tout sous le regard paisible des policiers de service.

Pas bien sérieux ces quelques indignados, malgré toutes les bêtises habituelles dires par les journalistes. Oui, des soixantehuitards bien attardés, pas dans le coup, affichant des tableaux de commissions diverses et variées. Exigeant du travail, des maisons, que les banques ne réclament rien, les impôts pour les autres, et qu'on diminue le budget militaire, enfin tous les poncifs habituels. Un petit coté « les verts », mais en nettement plus fauché et bricolé.

Avec un essai d'intéresser les touristes de passage qui s'en fichent complètement, sauf moi qui ai eu la curiosité de découvrir l'existence de la commission de la comida (oui, ils ont créé une commission des repas), et de suivre l'intervention d'un non gréviste, qui donnait l'impression d'être un artisan du bâtiment, expliquant à ces indignés que lui aussi avait le droit à... être payé de son travail en construisant des maisons.

Bref, une fois encore, les journalistes de France et d'ailleurs démontrent qu'il suffit de leur présenter n'importe quoi pour effrayer le bourgeois et ça marche.

Sans craindre le moins du monde le grand soir, ayant fait mon pèlerinage vers le pays réel, et alors, je suis allé me coucher chez les rois catholiques.

Commentaires

Nom: 
Denis Merlin
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Voui, voui, mais les indignés ont de quoi s'indigner tout de même. il ne me sont pas totalement antipathiques ces indignés, car ils ont l'impression que l'on se moque d'eux et ce n'est sans doute pas tout à fait faux.

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