Dec
22
MONSIEUR BADINTER JE VOUS HAIS

Je vous hais non parce que plus généralement je ne vous ai jamais aimé. C'est mon truc à moi. Je n'ai pas à l'expliquer ici.

Mais depuis hier, c'est nettement plus grave, j'ai des raisons précises de le faire et je les exprime ici.

Hier, 21 décembre 2009, c'était en effet la première lecture de la loi de suppression des avoués au Sénat.

Un sénateur de BELFORT mal intentionné, Monsieur MICHEL, avait posé la question préalable, autrement dit il demandait au Sénat de ne pas poursuivre l'examen du projet de loi.

Las, il était bloqué le pauvre dans un train entre sa circonscription lointaine et Paris.

Alors, le sénateur BADINTER, du même groupe socialiste que lui, s'est commis d'office et il est venu défendre à la tribune le texte de son collègue.

Pour un ancien avocat, mais c'est vrai préalablement clerc d'avoué de première instance, c'était déplacé.

Mais, il l'a soutenu le texte. Plus grave il a même raconté des salades. Et soutenu que question numérisation, les études d'avoués sont mieux équipées et plus à même de procéder à cette informatisation que la plupart des avocats. (page 28 sur 48 du P.V. de la séance d'hier).

C'est faux, archi faux. Ceci correspond aux mensonges qui ont été dites depuis des mois et que croient les magistrats de la chancellerie.

Monsieur BADINTER, soit vous êtes un menteur soit vous reproduisez des mensonges, ce qui n'est pas mieux, alors que vous n'y connaissez plus rien du tout. Car si nous pataugeons avec le R.P.V.A. et les efforts que le barreau de MARSEILLE fait pour que la connexion libre et presque gratuite soit possible avec « e-barreau », c'est immense par rapport au strict néant des connexions informatiques des avoués. Sauf uniquement pour les déclarations d'appel et depuis peu.

Monsieur BADINTER, retournez chez vous au chaud en famille profiter de votre fortune immense, et laissez les avocats travailler. Et puis S.V.P. ne vous trompez pas de cible : tout démontre qu'actuellement, les greffes trainent les pieds et ne veulent pas de connexions généralisées. En tout cas, hier vous nous avez trahis.

Sage, le Sénat n'a finalement pas retenu l'amendement. Vous savez qu'au Parlement, on ne rejette jamais. On n'adopte pas. Ils ont de ces coquetteries les parlementaires.

Quand je pense que des barreaux, je cite celui de MONTPELLIER, organisent des réunions sous chapiteau pour que de jeunes avocats imbéciles viennent écouter béats Monsieur BADINTER.

C'est quand, à la fin, que les avocats vont se réveiller, ouvrir les yeux, et cesser de croire les porteurs de vertueuses balivernes en tout genre ?

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