Par bernard.kuchukian le 21/05/18

 

Avez-vous noté quelque chose d’insolite ?

 Ces derniers temps, le président russe ne reçoit plus à Moscou, mais à Sotchi.

Ainsi l’a-t-il  fait ces derniers jours avec le président syrien puis avec   la chancelière allemande.

Sotchi, c’est sur la mer noire, à deux pas du Caucase, du Proche-Orient, Turquie compris.

C’est vrai qu’avec en plus un ministre des affaires étrangères né en Géorgie de parents arméniens,  les tsars et leur politique sont de retour. A l’est, là où le monde est et demeure le plus sensible.

Par bernard.kuchukian le 19/05/18

Voici  que le président turc reste dans son impeccable logique, la reconstitution de ce qu’il peut faire de l’ancien empire ottoman.

Oubliés  SEVRES et même LAUSANNE.  Mais  c’est seulement en Asie. ERDOGAN le fait en inventant  maintenant le projet de force inter arabe de défense de GAZA.

C’est en réalité, un projet musulman, et non arabe,  puisque pas plus les Turcs que les Perses ne sont arabes. Quant aux Perses, ils sont chiites à la différence de pratiquement tous les autres,  qui sont plus ou moins sunnites.

C’est un  peu comme si on était revenu au traité de SAN STEFANO (aujourd’hui, c’est  le quartier de YESILKO, dans la partie européenne d’ISTANBUL, exactement à l’emplacement de son aéroport Atatürk).

Pour la Turquie, les territoires d’Europe sont alors définitivement perdus.

Le problème arménien  est définitivement  réglé par le génocide de leur peuple, dans l’indifférence la plus totale. Idem avec les Grecs pontiques. Les Kurdes sont sous contrôle.

Les territoires de l’Afrique du nord de  jadis  sont antérieurement perdus. Ils sont désormais hors d’atteinte. De même que  la Libye et l’Egypte, cette dernière passée entretemps dans les mains des Anglais. Maintenant des Américains.

L’ogre russe surveille tout cela. Il a ses protégés arméniens, mais les Arméniens, c’est quantitativement rien du tout.

Il reste quoi, alors ?

La Mésopotamie, lisez l’Irak, avec ses déchirements, et surtout son pétrole,  les vues sur la Syrie,  voire le Liban,  le Hedjaz, lisez la Jordanie.  Bon,  l’Arabie et les émirats, malgré le pétrole,  c’est désormais trop loin.

Et puis,  il y a  la Palestine, lisez Israël. Ah, si on pouvait engager,   comme dans  une procédure  de droit civil en résolution de la vente des terrains  de Palestine faite jadis  aux Juifs par les sultans de CONSTANTINOPLE…

Le seul hic de l’affaire, c’est l’Iran. Parce que le Perses détestent les Turcs, jadis sous leur autorité. Sauf que les Américains font tout pour les humilier,

A ce propos, je rappelle un mien  billet de décembre dernier, à peine.

Le milliardaire arménien Calouste GULBENKIAN, découvreur de pratiquement tous les pétroles du Proche-Orient,  avait évidemment lié  en conséquence des liens étroits avec tous les grands Etats de l’époque.

Francophile,  sans doute par intérêt aussi, il était ainsi devenu l’ami d’Alexis LEGER, secrétaire général du quai d’Orsay, dans les années 30.

Plus tard, Alexis LEGER prendra le nom de SAINT JOHN PERSE, et recevra le prix Nobel de littérature.

Encore sous le nom de  LEGER, il vivait aux Etats unis dans les années 50, certainement  en difficultés financières, peut être en froid avec les milieux politiques français.

A ce qu’on sait, les liens  des années 30 entre les deux hommes avait conduit GULBENKIAN à aider financièrement son ami.

Une correspondance nourrie a suivi entre les deux hommes,  qui commença en 1946 et  prit fin en 1954, lorsque GULBENKIAN est mort. Les cahiers de la N.R.F. chez GALLIMARD l’ont publiée.

Grand connaisseur du Proche Orient, au point que William SAROYAN, le célèbre romancier américain,  né de parents arméniens installés en Californie,  l’avait surnommé l’Assyrien, GULBENKIAN connaissait encore mieux la Perse.

Qu’on appelle l’Iran aujourd’hui. Il avait même été ambassadeur de Perse à PARIS.

Répondant à Alexis LEGER,  dans une lettre de juin 1951, il  écrit ceci :

« Vous faites allusion à la crise au Proche-Orient (1). Sans aucun doute, elle me préoccupe beaucoup.

 Je ne possède pas d’intérêts matériels en Iran, mais la crise actuelle se maintient et s’affirme, le malaise se propagera à tous les pays avoisinants, avec les conséquences que je n’ai pas besoin de vous expliquer.

Je vous avouerai que l’attitude américaine me cause une surprise profonde : floue, incertaine, elle semble manquer complètement de franchise et de sincérité et, surtout, d’esprit de coopération dans le plus large sens. On en vient à penser que toutes ces manigances cachent des desseins suspects.

Les informations qu’elles soient officielles ou officieuses, sont contradictoires, et malgré toute la sympathie que je porte aux Américains, je ne puis m’empêcher de croire qu’il existe dans toutes ces questions du proche Orient et d’Iran, des motifs très douteux.

Politique désastreuse d’ailleurs, et responsable de l’état maladif qui prévaut un peu partout.

Et GULBENKIAN d’ajouter :

 « ‘Les Iraniens font les bravaches, des influences morbides sont en jeu.

Sans doute avez-vous lu dans les journaux que le gouvernement iranien m’a relevé après trente ans de mes fonctions de conseiller économique honoraire. Cela ne m’affecte aucunement, mais c’est un exemple parmi tant d’autres de leur xénophobie fanatique. Où cela les mènera-t-il ? »

 

 

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  1. GULBENKIAN parlait  le français à l’ancienne, en français. Donc du Proche-Orient et non du Moyen-Orient.

 

Par bernard.kuchukian le 19/05/18

"Il n'y a pas de différence entre les atrocités subies par le peuple juif en Europe il y a 75 ans et la brutalité dont souffrent nos frères à Gaza", a déclaré M. ERDOGAN à l'ouverture d'un sommet panislamique à Istanbul.

On ne  comprend pas dès lors  pourquoi M. NETANYAOU ne lui répond pas du tac au tac :

« Ce que vous appelez la brutalité de vos frères de Gaza n’a certainement rien à voir avec le génocide du peuple arménien en 1915      puis en 1922 sous l’empire ottoman puis la Turquie.  Commencez par revoir  très sérieusement l’histoire et vous souvenir  qu’en matière d’atrocités, ce sont les vôtres qui ont donné l’exemple.»

Du coup, le premier israélien ferait bien aussi de faire définitivement reconnaitre le génocide arménien par son pays.

Il faut savoir où on a mal. En effet :

Le parlement israélien a rejeté un projet de loi demandant à l’Etat hébreu de reconnaître les événements de 1915 en Turquie comme un « génocide contre les Arméniens », lors d'un vote préliminaire le 14 février 2018.


« Il n'y a aucune raison que la Knesset, qui représente une nation qui a traversé l'Holocauste, ne reconnaisse pas le génocide arménien et ait un jour de commémoration pour cela », a déclaré au Jerusalem Post le député  Yair Lapid.

Le président de Yesh Atid - ‘Il y a un futur’ - parti centriste laïc, était à l’origine d’un projet de loi visant la reconnaissance de la part de l’Etat d’Israël du génocide arménien. Le 14 février 2018, à la Knesset lors d'un scrutin préliminaire, 41 voix ont voté contre et 28 voix pour.

Selon le Jerusalem Post, le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Tzipi Hotovely, a déclaré qu’Israël ne prendrait pas officiellement position sur le sujet, « compte tenu de sa complexité et de ses répercussions diplomatiques et parce qu’il existe un lien politique clair. »

Ce qui fait dire à Aram Hamparian, directeur exécutif du Comité national arménien d'Amérique (ANCA), que « le leadership israélien se réduit en traitant de façon si transparente le souvenir du génocide comme une marchandise à échanger avec [le président turc Recep Tayyip] Erdogan. »

Il y avait pourtant des signes en faveur d’une loi israélienne reconnaissant le génocide arménien.

De fait, Tzipi Hotovely, a rappelé que la Knesset avaient envoyé une délégation parlementaire à Erevan, capitale arménienne, à l’occasion du centenaire des incidents de 1915.

L’agence Fides rappelle également que le 26 avril 2015, le Président israélien, Reuven Rivlin, avait accueilli à Beit HaNassi – sa résidence présidentielle - une commémoration visant à faire mémoire du centenaire de l’extermination planifiée des arméniens en Anatolie.

Au cours de la cérémonie, le Président israélien avait souligné que le peuple arménien avait été « la première victime des exterminations de masse modernes » tout en évitant, rappelle Fides, de prononcer le mot 'génocide' pour indiquer les massacres dans le cadre desquels moururent plus de 1,5 millions de personnes.

Plus récemment encore, en novembre 2017,  le ministre arménien des affaires étrangères, Edward Nalbandian, a rencontré en Israël, le président de la Knesset, Yuli Edelstein pour échanger sur un certain nombre de questions régionales urgentes, y compris l’importance de la reconnaissance par le parlement israélien du génocide arménien. Ces perspectives sont restées lettre morte.

Enfin, une  preuve  importante a été découverte à Jérusalem

Les historiens considèrent l’assassinat des 1,5 millions d’Arméniens par les Turcs ottomans à l’époque de la Première Guerre mondiale comme le premier génocide du 20e siècle. Ce que rejette la Turquie qui, si elle reconnaît des pertes de part et d’autre pendant la Première Guerre mondiale, affirme que le nombre de victimes arméniennes a été surestimé et que les morts ont été victimes de la guerre et d’émeutes civiles.

Le discours turc invoque le manque de documents originaux concernant les tribunaux militaires d’Istanbul organisés en 1919 après la guerre, et qui condamnèrent les instigateurs du génocide. Les archives de ces tribunaux constituent l’une des plus importantes sources sur le génocide arménien. Or, beaucoup de preuves sont introuvables ou critiquées, car n’étaient que des copies.

C’était sans compter la découverte faite en avril 2017 et rapportée par le New York Times, de Taner Akcam.

Cet historien turc de l’Université Clark à Worcester (Massachussets), surnomé le « Sherlock Holmes du génocide arménien »,  a découvert dans les archives détenues par le Patriarcat Arménien de Jérusalem un télégramme, écrit en langage codé muni d’en-tête ottoman officiel confirmant son caractère « original ».

Le texte est une demande de détails sur le terrain de la part d’un responsable turc de haut-rang, Behaeddin Shakir, sur les déportations et les meurtres d’Arméniens dans la région de l’Anatolie, située dans l’est de la Turquie. « Jusqu’à une période récente, la preuve flagrante manquait », a expliqué au journal américain, Taner Akcam. « Il s’agit de cette preuve flagrante », a-t-il confirmé.

 

Par bernard.kuchukian le 15/05/18

Il est ahurissant que la prétendue grande presse n’en n’ait pas dit un seul mot, et encore moins les chaines de télévision.

Il faut      donc aller chercher l’information dans le journal en ligne de mes amis de Béziers « Boulevard Voltaire »  d’il y a  quelques jours.  Vous savez, les prétendus « hideux » identitaires de Robert Ménard….

Je cite Philippe KERLOUAN, l’auteur, qui écrit ceci.

« « La ville d’Evreux avait édifié une stèle dédiée aux victimes du génocide arménien.  Une partie de la communauté turque (locale) n’a pas apprécié. Elle a manifesté le samedi 12 mai son mécontentement dans les rues de la ville, cent à trois cents personnes selon les sources. Beaucoup de drapeaux turcs, quelques drapeaux français et un mot d’ordre qu’on retrouvait sur des banderoles. « Laissons l’histoire aux historiens ».

« « Une façon de nier le génocide des Arméniens pendant la première guerre mondiale. C’est le mot « génocide » qui est le plus contesté. « Nous souhaitons que ce mot soit enlevé de la stèle », aurai déclaré selon la presse(locale sans doute) le président de l’association franco-turque d’Evreux, organisateur du rassemblement. Les manifestants se disent porteurs d’un message de paix et de vivre ensemble et reprochent à la municipalité de mêler la politique à l’histoire.

« « On peut comprendre pourquoi le pouvoir turc peine à reconnaitre le génocide. Le président Erdogan estimait  encore récemment que ces accusations constituent  un chantage et que son pays ne les accepterait jamais. Le risque erst trop grand de devoir mettre en cause certains fondateurs de la Turquie moderne, voire d’être contraint à des réparations envers les familles arméniennes spoliées. Les prises de position des différents pays ne peuvent que tenir compte des relations diplomatiques et économiques qu’ils entretiennent avec la Turquie. En janvier 2918, invité d’honneur du diner annuel du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France, le  président Emmanuel Macron a conformé sa volonté d’inscrire au calendrier une journée pour la commémoration du génocide arménien, sans citer expressément la responsabilité de la Turquie. Il ne faut surtout pas s’opposer ouvertement à Erdogan.

« « Laissons l’histoire aux historiens, oui mais à condition que ce ne soit pas un alibi pour garder dans l’oubli des crimes commis par le passé. » »

Et Boulevard Voltaire  de rappeler le génocide franco-français vendéen.

Ce qui se résume d’une phrase : comment la France peut elle espérer contraindre la Turquie à reconnaitre le génocide arménien en interdisant sa contestation alors que, dans le même temps, elle s’entête à nier celui des Vendéens » ?

La réponse  de droit que je donne, sans l’approuver,  à Monsieur KERLOUAN est celle-ci.  

Elle est développée dans la décision du Conseil constitutionnel sur la Q.P.C. de la loi Gayssot,  qui  lui avait été transmise par la chambre criminelle de la Cour de cassation, et se posait simplement. Pourquoi sanctionner la contestation du génocide des Juifs, et pas celui des autres dont les Arméniens, et d’autres encore.

Je suis bien placé pour connaitre la réponse  de rejet qu’on nous avait faite avec mon ami Philippe KRIKORIAN, puisque nous plaidions pour défendre la cause arménienne.

On nous avait dit  que la contestation du génocide arménien ne troublerait pas l’ordre public actuel.

Ce qui – au passage – est désormais faux et dépassé en d’état de manifestations comme celle d’Evreux.

Le sort des Chouans de l’époque est,  encore heureux,  réglé autrement. Personne n’oserait aujourd’hui aller manifester au nom de la République contre l’histoire de ces malheureux.

Encore que ait-on jamais en Normandie, au point où on en est arrivés. C'est que la France n'est plus exempte désormais de semblables dénis.

Par bernard.kuchukian le 13/05/18

A Albert T.

 

Non, au moins à l’époque, les juges consulaires marseillais n’aimaient pas la cause arménienne. Voire les Arméniens. Tout court. Voyez, il  n’y a pas que le bâtonnier et le conseil de l’ordre.

J’étais hier aux obsèques d’un,   à la fois vieux client et ami. Je le connaissais depuis 45 ans. C’est long 45 ans.

Il avait le même âge que moi. C’était hier à la cathédrale apostolique du Prado, et je ne pouvais pas m’empêcher, bouleversé que j’étais, de penser à la première sortie que j’avais du faire il y a une trentaine d’années. On essayait de poursuivre le client en sanctions personnelles dans une procédure collective.

Le juge commissaire, un certain DUBOULOZ (c’est un nom savoyard) était venu expliquer  la situation dans son rapport verbal, selon lui,  autour de la table ovale du  salon d’honneur du Tribunal de commerce de Marseille où était l’audience correspondante.

Même dans son cercueil et si ce que nous dit l’église est vrai, dans l’au delà, mon ami se souvenait  des premiers mots de cet illustre juge consulaire donc d’occasion. C’était : «  M.   …IAN est Arménien (…) ».

Il n’a jamais pu finir sa phrase. C’était donc pour cela qu’on le poursuivait, au moins dans l’apparence, et dans le cerveau dérangé de cet abruti, ce devait être pareil. Le 4ème étage du bâtiment du Tribunal entend encore mon hurlement contre cet illustre (par le rappelle de son nom de famille) crétin. Je lui avais ensuite dit et écrit que j’avais honte pour lui,  et quelque part pour moi (mon épouse est à moitié savoyarde, vous voyez la suite pour mes enfants).

Le Tribunal avait été si gêné, qu’il avait bien entendu rejeté la demande.

Plus tard, le même Tribunal avait organisé,  quelle drôle d’idée une exposition  de textes et photos sur les génocides, la Shoah en tète. Bien évidemment. C’était au temps du président VIANO si je ne me trompe pas. Il n’y avait pas un mot sur le génocide arménien. Ici, à Marseille. Rien du tout.

Même si l’intéressé a fait par la suite amende honorable, moi je me souviens. Et je dis.

Adieu, mon ami Albert, adieu.

Par bernard.kuchukian le 27/04/18

Voici maintenant que le vertueux Monde ouvre un autre angle d’attaque contre Bachar EL ASSAD en Syrie. Il lui reproche une loi de nationalisation des terres et constructions  détruites par la guerre civile, dans un programme de reconstruction,  pour ceux qui sont restés au pays et l’ont soutenu. Les autres, ceux qui le combattaient sont morts, et d’autres ont fui.

C’est  pour ce beau quotidien, comme d’habitude, de la morale de merde ou de presbytère français. Ce qui n’est pas mieux.  Surtout dans cette région du monde.

De tout temps, l’envahisseur a spolié celui dont il venait prendre la terre. Dans l’hypothèse Bachar  est honnête lui.

Commençons dans la région il y a 550 ans.

Les Turcs envahissent alors  l’Anatolie, l’Asie mineure ou encore la Turquie actuelle, appelez comme vous le voulez.

Ils  en chassent non seulement les Byzantins, enfin ils convertissent ceux qu’ils n’ont pas tués, et aussi les Arméniens, qui se réfugient dans les montagnes. Ils prennent leurs biens. Personne n’a jamais protesté.

Pourtant, les Anatoliens du temps ont bien été non seulement décimés, mais aussi volés.

Dans la très belle   maison d’hôte toute en bois, genre yali (on prononce ialeu), mais sans la mer,  on est à la campagne,  de SafranBolu, où j’étais descendu,   c’est sur la route de la soie, (la commune est justement  au patrimoine mondial de l’Unesco),  un Turc m’avait reçu. Il était très  distingué, bien élevé, cultivé. Considérant mon nom de famille arménien, sans compter  que sa mère était smyrniote, comme mon père, il  m’avait dit  : j’avais bien remarqué vous avez un nom de famille anatolien (il n’avait pas prononcé le mot arménien, on ne le prononce jamais là bas, au mieux, on vous appelle par votre prénom).

Et puis, ça doit être écrit quelque part dans le Coran, la terre est à celui qui l’occupe ou la travaille.

Alors dans cette partie du monde qui est foyer d’incendie permanent, la règle est appliquée et continue de l’être.

Elle l’a même été par les Français arrivés en Algérie en 1830, lorsqu’ils ont confisqué les biens des notables ottomans qui étaient rentrés au pays. J’ai bien écrit de ceux-là et non des Arabes de l’époque.

Plus tard, les Français d’Algérie en savent quelque chose, on les a chassés de leurs terres, y compris de celle qu’ils avaient façonnées par leur travail, spécialement en Mitidja,  et on les a tout simplement volés.  Tel que je vous écris ici, je suis un des spoliés d’une indivision de famille d’une jolie maison  au moins de style ottoman –décidemment- dans les hauts d’Alger.

Je n’évoque évidemment pas le génocide des Arméniens, celui de 1915 et celui pontique,  donc avec les Grecs de 1922, et  la confiscation de leurs biens au profit des Kurdes, en montagne en 1915,   vous n’avez bien lu, des Kurdes dont les descendants actuels sont des petits enfants et arrière petits enfants d’assassins, et aussi des Turcs  en 1915                et 1922 dans les villes. Le crime a été si parfait que le cadastre turc a été détruit.

Il peut même y avoir pire dans le genre : voyez la Palestine d’Israël dont les terres qui ne valaient rien, qu’on n’occupait pas, qu’on ne travaillait pas parce qu’on était incapable de le faire, par indolence ou fainéantise fataliste religieuse, ont été vendus tout à fait officiellement par les Ottomans aux Juifs, et au prix fort. L’ennui, c’est que les Juifs en ont fait un grand pays que les autres voudraient bien leur voler.

Et puis voici maintenant notre ami Bachar. Oui, notre ami, je parle en chrétien, parce qu’il n’a pas tué de chrétien et encore moins d’Arméniens, qu’il ne leur a rien pris,  et qu’avec ceux qui sont restés à ces cotés, il cherche à reconstruire ce que les autres voulaient détruire ou dont ils voulaient  s’accaparer.

Les moralistes du Monde feraient bien de s’acheter de bons livres d’histoire du proche Orient.

 

 

 

 

Par bernard.kuchukian le 24/04/18

C’est bizarre les coïncidences de date.

C’est ce matin le 24 avril. Alors, je me proposais simplement d’écrire « in memoriam ».

Tout a été dit sur le génocide arménien de 1915, et seuls les aveugles et les sourds l’ignorent,  et surtout veulent en ignorer les conséquences qui ne sont toujours pas terminées directement ou indirectement.

Voici pourtant que je lis à l’instant que des parents d’élèves d’un collège de PEGOMAS (c’est à coté de GRASSE) refusent qu’on lui donne le nom de ce gendarme,   qui a  été assassiné à TREBES voici quelques semaines.

 Je ne sais pas s’il y a un rapport local avec l’un de mes cousins germains,  qui vit justement à PEGOMAS, mais je  comprends et j’approuve totalement ce refus.  La considération due  aux victimes,  pour autant respectable qu’elle soit, ne peut surtout pas faire l’objet d’une célébration dans les rues et bâtiments officiels. On doit célébrer des victoires, pas des défaites.

Oui, mais alors, me direz vous, pourquoi célébrer le 24 avril 1915 qui est la date de promulgation du décret ottoman ordonnant le génocide arménien ?

Cette question, les Arméniens « activistes »,  dont je fais un peu partie, se la sont posée il y a 30 ou 40 ans,   quand  il a  été décidé enfin  de taire le silence ignoble sur le sujet.

Pourquoi célébrer la date d’un génocide ? Alors, on s’est dit, tout simplement pour le rappeler ou plutôt pour l’apprendre,  car il était ignoré, et c’est bien pourquoi à Marseille, les plaques de l’avenue du 24 avril 1915 (j’habite une perpendiculaire) ont été soulignées en « génocide arménien ». Il s’agissait  donc de célébrer pour  faire savoir  et  condamner  publiquement un événement général de portée internationale et fondamentale. Le premier génocide du XXème siècle.

Et non, simplement comme on veut le faire à PEGOMAS, une victime,  ici officielle, de plus dans le traitement de la décadence de notre pays. Désolé pour le gendarme assassiné, son rôle n’était pas de jouer aux otages.

Par bernard.kuchukian le 17/04/18

 

SPUTNIK INTERNATIONAL,  bon, POUTINE est derrière, communique cependant la vérité sur le sujet.

Des O.N.G. ont rappelé la complicité du  deuxième  reich allemand dans la perpétration du génocide arménien.

Pour Georges ESTIEVENART, enseignant chercheur spécialiste de l’Allemagne, responsable des questions européennes au sein de l'Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE), cette complicité s’inscrivait dans une alliance politique avec l’Empire ottoman du temps, mais poursuivait aussi des objectifs d’expérimentation d’idéologie militaire.

En livrant, en 1915-1916, des armes de fabrication allemande à l'Empire ottoman qui persécutait les Arméniens, le deuxième reich «cherchait bien plus qu'à conclure une bonne affaire commerciale».

 

Comment l’Allemagne a-t-elle contribué au génocide des Arméniens?

 

La complicité allemande dans le génocide arménien a été «rappelée» dans un nouveau rapport de Global Net-Stop the Arms Trade (GN-STAT).

 

D'après le document, produit par ce collectif d'O.N.G., le plus gros fabricant allemand d'armes légères durant les deux guerres mondiales, Mauser, avait fourni à l'Empire ottoman des millions de fusils et d'armes de poing,  qui ont été utilisés durant le génocide avec le soutien d'officiers allemands. Sans compter les centaines de canons produits par l'entreprise allemande Krupp.

«Des officiers allemands qui servaient l'état-major turc ottoman ont activement aidé à effectuer des meurtres d'individus.

La plupart des agresseurs étaient armés de fusils ou de carabines Mauser et les officiers d'armes de poing Mauser», informe le rapport.

Ce n’est guère   scoop dans la mesure où la résolution votée par le Bundestag, le 31 mai 2016, reconnaissait bien la coresponsabilité historique de l'Allemagne dans le génocide. Son intérêt réside, en revanche, dans le rassemblement de plusieurs témoignages d'époque, notamment de militaires prussiens sur place pendant la préparation et l'exécution de ces crimes de guerre.

«Cela vient conforter l'idée qu'il y avait entre l'Allemagne et les Ottomans une alliance très forte, même si on le savait déjà, étant donné que, durant la grande guerre, ils opéraient ensemble au sein de l'alliance des empires centraux, opposés à la Triple Entente.

Le document laisse également deviner la forte pression, exercée côté allemand, pour que cette alliance politique soit profitable à l'économie allemande par l'exportation d'armes. C'est d'ailleurs un phénomène habituel, qu'on peut retrouver jusqu'à aujourd'hui avec d'autres acteurs étatiques»,

 

Génocide arménien: la Turquie s’offusque de la position de Macron

 

Outre les livraisons d'armes, l'Allemagne a jeté «les bases idéologiques» du génocide, précise le rapport.

 

Pour ESTIEVENART, «même si l'Allemagne de l'époque n'était pas particulièrement mue par des intentions génocidaires à l'égard des Arméniens en particulier, il n'en demeure pas moins que leur assistance aux Ottomans dépassait largement le cadre d'un bon coup commercial portant sur des ventes d'armes massives». Et pour cause,

«Il y avait côté allemand une véritable volonté de transmettre aux Ottomans leur vision du traitement militaire quand on est engagé dans un conflit. C'est-à-dire que cela ne se limitait pas à remporter des batailles militaires, mais aller au-delà parfois, à savoir l'extermination totale "de l'ennemi". Des théories militaires totalitaires qui existaient déjà en Allemagne à l'époque, et qui ont trouvé leur application avec Hitler par la suite»

Sur fond de montée du nationalise turc, le génocide arménien a été perpétré entre avril 1915 et juillet 1916, contre cette forte minorité de l'Empire ottoman.

Deux tiers des Arméniens sont morts du fait de déportations, de famines et de massacres.

Il est acquis  que  la raison essentielle du génocide tient au fait que «les Arméniens représentaient une minorité importante qui gênait l'avancée prévue des Turcs vers le Caucase et l'Asie centrale. Il fallait les extirper de ce lieu».

Héritière de l'Empire ottoman, la Turquie n'a jamais reconnu ce génocide. Une position confortée par la position de certains historiens négationnistes.

Par bernard.kuchukian le 17/04/18

      

Annoncée sous forme de blague par des amuseurs publics.

Bon, on va passer à des choses plus sérieuses, mais je dois bien reconnaitre que celle-ci pèse son poids de loukoums.

Par bernard.kuchukian le 15/04/18

 

C’est sans  doute en la prévision locale de la célébration du 100ème anniversaire du génocide pontique de 1922, y compris de Smyrne,  qui permettra d’exalter – au point où on en est, pourquoi pas -  formule à suivre, « l’indépendance  et la vaillance du peuple turc » ayant exterminé quelques centaines de milliers de Grecs,  et aussi les derniers Arméniens de Smyrne,   ceux qui n’avaient pas pu fuir.

C’est déjà le moment où le propre président du Conseil régional de Provence, l’impayable Renaud MUSELIER, célèbre à sa façon le 103ème anniversaire du génocide arménien de 1915, en déplorant  en même temps et surtout celui du peuple kurde actuel,  dont les ancêtres ont pourtant été les assassins des  Arméniens  et aussi des Assyro-Chaldéens de l’époque (dans le coin, il n’y en a plus, et leurs biens ont été pillés  par les Kurdes, une fois leurs propriétaires exterminés).

Je  lis  aussi à l’instant que dimanche prochain,  22 avril 2018 à 15 H 30, la cathédrale Notre Dame, accueillera la commémoration, sous la présidence de l'archeveque de Paris, Mgr. Michel AUPETIT,  du 103ème anniversaire du martyre d’un million et demi d’Arméniens victimes du génocide de 1915.

 La liturgie y sera célébrée en rite arménien par Mgr. Jean TEYROUZIAN, éparque  des Arméniens catholiques de France, avec le concours de Mgr. Pascal GOLLNISCH,  vicaire général pour l’ordinariat des catholiques des églises orientales de France, par ailleurs directeur de l’œuvre d’Orient,  qui prononcera l’homélie.

Je rappelle au passage qu’un éparque est un évêque,  désigné directement par le pape pour une communauté catholique particulière (ici celle des Arméniens de France,  deuxième dans la diaspora).  Et que Mgr. GOLLNISH est tout simplement  le frère cadet de Bruno GOLLNISCH, élu et responsable du Front national.

Alors, puisque Paris, c’est ailleurs,  je consulte le site Internet de l’archevêché de Marseille, et constate que son calendrier d’avril 2018 ne comporte aucune mention, aucune célébration, rien du tout à propos du génocide arménien. Une rubrique juive, une rubrique musulmane, mais les autres pourtant chrétiens, rien du tout.

Je me dis finalement  que contrairement au barreau de Paris, qui lui,  a été exemplaire sur le sujet,   le barreau de Marseille, son bâtonnier compris,  sont  racistes à la cause arménienne, comme je l’ai déjà écrit ici, ce qui m’a valu des poursuites disciplinaires définitivement rejetées et une poursuite pénale,   qu’ils maintiennent pourtant,  et qui aura le même sort, vous verrez.

Je constate qu’il  y a même aussi l’archevêque local du moment.

La robe et le goupillon.

Remarquez, je ne suis pas tellement étonné, j’avais déjà jaugé le personnage par  son lamentable comportement à l’égard des  prêtres d’Irak réfugiés à Marseille.

Drôle d‘histoire et drôle de personnage,  non ?

L’église catholique locale a du grand nettoyage à se faire, ne croyez vous pas ?