Par bernard.kuchukian le 05/02/19

Vouer aux gémonies une institution n'est point critique de la personne féminine ou masculine  y officiant ou y ayant officié !

 

Il appert que cela va sans dire, mais encore mieux en le disant, comme eût sentencié  le prince de Bénévent, Charles- Maurice de Talleyrand-Périgord.

 

L'art de la dialectique n'est plus en la profession. Que ses membres fussent de la police politique(1) pensée être leur représentante  ou qu'ils fussent humiliores in potestate  primi inter pares(2), rien n'y fait. C'est toujours la même indigence intellectuelle qui règne depuis presque deux cent neuf ans !

 

Sur les bancs de l'université,  on  apprend toujours que le bâtonnier est primus  inter pares et que le droit disciplinaire est  civil.  Comme le gladiateur  in ludo gladiatorio(3), l'avocat apprend à combattre non pour la satisfaction de sa liberté, mais pour la défense des libertés et droits d'autrui.

 

Bâtonniers et ci-devant bâtonniers sont perçus par le public comme   des super-avocats, car  ils ont pouvoir de taxation des honoraires  de leurs confrères. C'est bien là la preuve,  pense le citoyen lambda, que le bâtonnier est  plus versé en la matière que le taxé,  passé sous les Fourches caudines du primi inter pares !

 

De ce fait dans la plupart des cas à l'expiration de son mandat, le bâtonnier augmente illico le tarif  de ses prestations. Et pour que nul n'en ignore, comme diraient les huissiers, il mentionne  sur  son papier à entête sa qualité d'ancien bâtonnier, non sans parfois jusqu'à aller la graver dans le marbre de la plaque murale professionnelle.

 

A-t-on déjà vu un médecin  mentionner sur ses  ordonnances qu'il est président du conseil de l'ordre des médecins  ou ancien président  dudit conseil ?

 

L'escroc  voulant usurper l'identité d'un avocat, autant qu'il choisisse pour victime un porteur de bâton ou un ci-devant bâtonnier,  aux fins de courir le moins de risques d'éveiller les soupçons chez la dupe élue de ses intrigues criminelles.

 

Pour qu'il n'ait y plus de gogos à se faire gruger, il faut en effet comme dit Bernard KUCHUKIAN supprimer les bâtonniers. Et ce n'est point là, la seule raison, car la suppression de ces policiers politiques restaure la liberté et la dignité professionnelles de l'avocat. Ainsi prendrait fin le statut de capitis deminutio.

 

P.S. A Marseille, aussitôt qu’il a pris sa fonction(ici dans les15 jours exactement de cette date- le bâtonnier se fait graver dans le marbre d’un grand tableau dans le hall du palais de justice (devenu tribunal d’instance)

 

  1. Par cette locution nominale nous entendons indistinctement désigner les bâtonniers, anciens bâtonniers et membres du conseil de l'ordre, créés par le décret napoléonien du 14 décembre 1810. Lequel est régulièrement reconduit en ses dispositions aussi bien par le pouvoir exécutif  que par le pouvoir législatif. Et ce, sans interruption jusqu'à nos jours.  Les avocats grands naïfs devant l’Eternel, voient en cette police napoléonienne une représentante ès qualités  de leurs droits et libertés professionnels. De profundis ! [clamavi ad te, Yahve]. Traduction : Des profondeurs je criai vers toi, Yahvé ( cf in Tanakh, Psaume 130).

 

  1. Signifie :  les humiliores en la puissance  du premier parmi ses pairs. A Rome au bas-empire, les humiliores étaient des citoyens pauvres qui recherchaient la protection d'un puissant  dit honestior, pour garantir leur sécurité,  conjurant ainsi la défaillance de l’Etat.  Le primus inter pares était au Moyen Age une expression par laquelle les avocats qualifiaient leur porteur de bâton.  Il s'agissait de montrer que le bâtonnier n'était point le supérieur hiérarchique de ses confrères humiliorum, mais leur égal avec préséance.  Or, au Moyen  Age le moindre atome de préséance sur vos semblables, vous conférait sinon de jure du moins de facto, un pouvoir sur vos prétendus égaux. Aujourd'hui comme au Moyen Age, le bâtonnier n'est point supérieur hiérarchique de ses confrères.  Cependant par la munificence du législateur napoléonien comme républicain, il a reçu arbitro elegantiarum (arbitre des élégances)pouvoir au nom de la déontologie dont il est le procureur, d'établir une infraction, de vous en déclarer auteur, vous traduisant ipso facto devant son prétoire, aux fins de condamnation. Le bâtonnier est législateur occasionnel, et de surcroît procureur occasionnel de la loi qu'il vient d'élaborer pour les nécessités des poursuites qu'il diligente contre vous.

 

  1. Ludus gladatorius : école de gladiature en laquelle les gladiateurs s'entraînaient au combat sous le contrôle du laniste, non pas pour défendre leur liberté, mais satisfaire au plaisir des spectateurs de l'amphithéâtre les regardant éventuellement mourir .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par bernard.kuchukian le 28/01/19

Il parait que :

Alors que les arnaques sur internet fleurissent un peu plus chaque jour, Maître PLEINEVERT en a fait la bien mauvaise expérience.

"Vous avez bénéficié d’une donation de 100.000 euros" !

Voici le genre de courrier électronique  que l'on a tous déjà reçu au moins une fois dans sa boite mail.

Dans le corps du message, il est indiqué qu'il faut prendre contact avec un avocat pour toucher l'argent.

Bien entendu, il s'agit d'une arnaque.

Un Argentin a reçu ce même type de message  provenant de l’ancien bâtonnier de Limoges, Abel-Henri PLEINEVERT, avec une photo à l'appui, rapporte Le Populaire du Centre.

Troublant de réalisme, il s'agissait là encore pourtant d'une arnaque à laquelle l'ancien bâtonnier est mêlé bien malgré lui.

"J’avais déjà plaidé pour des personnes victimes de ce type d’arnaques, mais je n’avais pas jusque-là été victime moi-même.

Je vais aller porter plainte et saisir le procureur", a assuré Maître Abel-Henri PLEINEVERT à la presse.

Les arnaqueurs du web ont usurpé l’identité de l’avocat limougeaud, en lui volant une image et en lui créant une fausse adresse de  mail.

Une fois la victime convaincue, elle n'a plus qu'à effectuer un transfert de fonds ou à se rendre sur un site frauduleux où lui seront demandés ses identifiants, ses mots de passe ou ses données bancaires.

C’est la technique de l’hameçonnage, ou "phishing" en anglais. La victime peut aussi être amenée à ouvrir une pièce jointe dans laquelle se cache un programme capable de voler des données présentes sur l’ordinateur.

Mon commentaire est le suivant : finalement, ceux qui font confiance aux bâtonniers sont des crétins. Avec et y compris lorsque le bâtonnier parait d’une honnêteté scrupuleuse.

Supprimons donc les bâtonniers et ainsi on évitera aussi aux gogos de se faire plumer.

Par bernard.kuchukian le 26/01/19

Et on ne parle pas des bâtonnières.

Je vais diviser ma rubrique avocats, par déjà la création d’une spécifique : «  bâtonniers ».

On sait que je ne les aime pas, et qu’ils ne  m’aiment pas non plus.

Même leur nom me débecte.

Bâtonnier, bâton, donner du bâton.  C’est contre eux qu’il faudrait donner du bâton, comme le font quelques courageux parquetiers. A moins qu’il ne faille aussi donner du bâton contre ceux qui les ont angéliquement  élus.

D’ailleurs, au risque de se fâcher avec un neveu avant que celui-ci  soit devenu bâtonnier,  Gilbert COLLARD  avait  bien préparé une proposition de loi, évidemment aux oubliettes,   pour les appeler non plus bâtonniers, mais banalement présidents, comme n’importe quel président. Tiens par exemple celui de la République.

J’en connais un  de bâtonnier qui s’est fracassé dans une poursuite disciplinaire contre moi, et un autre qui   m’a poursuivi en correctionnelle pour avoir  écrit ici qu’il était raciste à la cause arménienne. Sur ce deuxième point, je n’écris rien de plus pour l’instant. La suite fera du bruit, je vous assure. Un peu de patience.

En tout cas, le susdit dernier m’a menacé de mort à une suspension d’audience et allait me frapper si je ne m’étais pas esquivé. Les témoins étant d’autres bâtonniers corses – décidemment-  on imagine que le parquet,  qui voulait tout d’abord, sur ma plainte,  prononcer un rappel à la loi, a finalement classé : j’ai le dossier écrit en mains.

Revenons au sujet en général.

En peu de temps, un mois à peine, on a  en effet deux scandales secs, un qui  amené en prison un ancien bâtonnier de BEZIERS pour avoir tapé dans la caisse des règlements locale des avocats,  c’est du moins l’accusation, et un autre d’AJACCIO, mis en examen hier ou avant-hier pour modification  de scène ce crime.

Si ce n’était que cela.

Dans le passé il y en a eu des tas d’autres entre celui qui a tapé dans une caisse commune à NICE et un autre à BASTIA (ça a  même couté une fortune à l’Union des caisses d’avocats, donc à toute la profession réunis, merci les Parisiens), sans compter quelques combines électorales savoureuses dans le sud-ouest, et tout ce qu’ on ne sait pas, que je ne sais pas.

Car on tait ce genre de choses. On ne les révèle que  quand on ne peut plus faire autrement.

Et alors, les juges ne veulent surtout pas  reconnaitre leurs erreurs lorsqu’ils regardent d’un mauvais œil  ceux,   dans la profession,  qui osent critiquer les bâtonniers. Dès fois qu’ils ne les  inviteraient pas à la réception annuelle de la profession.  

Hou la la, ce n’est pas bien. Et non pourtant, le bâtonnier n’est pas un chef hiérarchique et l’avancement ne dépend pas de lui.

Ce ne devrait pas de plus en plus souvent  etre un bandit amoureux de luxueuse heure exacte.

 

P.S. La vignette qui illustre  est une batonnière de légumes ...