Par bernard.kuchukian le 22/12/17

 

C’est très sérieux ce que j’écris là.

La crise catalane, espagnole, européenne, est une crise constitutionnelle.

Or, il n’y a qu’un homme au monde à savoir manipuler les constitutions comme il le faut.

Malgré sa condamnation correctionnelle ( au juste, il bénéficie peut être de la réhabilitation légale), il est LE SEUL constitutionnaliste à pouvoir trouver la solution.

Vite qu’on aille le chercher à LOMé au TOGO, il y a mieux à faire ici que là bas,  où on nous rapporte qu’il joue  aussi du jazz au piano dans une boite en fin de semaine.

Sacré DEBBASCH.

Par bernard.kuchukian le 08/11/17

Il y des mois qu’on peut s’interroger sur les raisons qui poussent à la pétition d’indépendance de la Catalogne.

 

Franchement, aucune n’est sérieuse, surtout pas celle relative à la langue catalane,  dont l’emploi  est courant depuis des dizaines d’années.

 

Prétendre aussi que les Catalans subiraient l’autoritarisme du gouvernement central de MADRID est une blague odieuse.

 

Tant il est vrai,  cependant,  que beaucoup trop  en sont encore à une mauvaise connaissance de l’histoire espagnole sous FRANCO,  qu’ils pensent pouvoir appliquer à la situation actuelle.

 

Non, je crois avoir trouvé, en constatant que le génial Salvador DALI était Catalan.  Lui aussi.

 

Alors voilà, dans leur réflexion et dans leurs actions  collectives, PUIGDEMONT en tète bien sur, les indépendantistes catalans  d’aujourd’hui sont des surréalistes de la  politique. Droit constitutionnel compris (autrement dit respect de la constitution compris).

 

On rappelle que le  surréalisme est un mouvement artistique du XX e siècle, comprenant l'ensemble des procédés de création et d'expression utilisant toutes les forces psychiques (automatisme, rêve, inconscient) libérées du contrôle de la raison et en lutte contre les valeurs reçues.

 

Bien entendu, on n’est pas ici dans de  l’art proprement dit, encore que la politique puisse être considérée comme une forme d’art.

Quoi qu’il en soit, l’indépendance catalane est du surréalisme politique.

Quand on sait qu’elle est combattue par le premier ministre RAJOY,   ancien conservateur des hypothèques, on comprend mieux le hiatus.

PUIGDEMONT et les siens en sont  finalement  plus sympathiques encore.

Par bernard.kuchukian le 07/11/17

Non, la venue de PUIGDEMONT et des quelques  siens en Belgique n’est pas un cadeau.

Il peut être un pyromane dans un pays,  qui n’a jamais que  187 ans d’existence, alors qu’il n’est qu’une création totalement artificielle, avec  des peuples différents de langue et de coutumes, voire antagonistes historiquement. Lesquels même aujourd’hui se ne mélangent et ne s’apprécient guère. Sans compter  l’écart économique, et l’ambition flamande qui a désormais pris Bruxelles dans son giron. Au point, me rapporte-t-on de proches d’amis qui travaillent dans la capitale l’Europe, d’être gênés de ne pas parler le flamand.

Deux hypothèses.

Ou PUIGDEMONT est génial, il sait ou il va et on verra prochainement le pourquoi.

Ou il est fou, et ça revient exactement au même. Car on n’avance pas en politique sans être fou.

C’est qu’en Catalogne, on peut être fou et génial.

Voyez Salvador DALI, défunt marquis de Pubol. Ce fou génial le plus célèbre. Question célébrité, Son amitié célèbre avec le général FRANCO n’aurait rien changé à l’affaire actuelle.

 

Par bernard.kuchukian le 06/11/17

 

L’affaire catalane est décidemment bien inquiétante, car on ne comprend toujours pas le pourquoi de la volonté d’indépendance. Ils cherchent quoi en réalité les  PUIGDEMONT         et les siens ?

Il suffit de traverser la Catalogne pour se convaincre qu’on n’est surtout  pas ici dans un pays sous quelque domination politique que ce soit qui réclamerait sa liberté.

J’étais samedi soir à GIRONE, la ville dont PUIGDEMONT a été le maire et d’où est partie la contestation. C’était la fête dans le plus grand calme, sans ostentation de drapeau ou de cris. Les gens sont tranquilles.  Tranquilles comme les sondages qui donnent un peu moins d la moitié des sièges du parlement local aux indépendantistes en cas de vote prochain. On n’avance pas.

Il veut quoi PUIDGDEMONT ? Personne n’en sait rien en réalité.

L’exigence de parler exclusivement le catalan (1) est débile,  et sérieusement ne peut justifier l’éclatement de l’Espagne.

Economiquement, la Catalogne est la plus riche, ce qui ne veut pas dire que les autre sont pauvres, bien loin de là.

Vu de loin, après avoir joué si longtemps avec le feu,  le gouvernement central de Madrid est maladroit. C’est vrai que le premier ministre RAJOY est galicien et que PUIGDEMONT catalan. Il y a entre eux la différence de comportement qui existe entre un Normand et un Marseillais.

Le mandat d’arrêt européen est une sottise, et le juge bruxellois qui n’a rien ordonné mettant en cause la liberté des exilés catalans a agi avec immense sagesse.

A moins que cette affaire ait un tour financier, du genre détournement de fonds publics, terrain intéressant mais sans aucun doute approximatif, la preuve rien n’est dit, on en reste à un thème politique.

Et si ce thème était alors le suivant : dans une Europe centralisée  (au point qu’on va se battre à sa tète, directement à BRUXELLES),  et si les Etats ne réagissent pas, des territoires peuvent-ils ne faire à leur place ? Je vais maintenant poser LA QUESTION. A leur place par exemple si l’Union européenne impose des règles considérées comme incompatibles fondamentalement avec sa conception de la société. Autrement dit,  si on refuse les migrants et leur imposition.

Il se passera quoi si PUIGDEMONT dit qu’il agit comme il le fait pour protéger la Catalogne de l’invasion islamiste ?

Ce n‘est qu’une hypothèse et une hypothèse seulement. Je ne connais pas PUIGDEMONT.

En tout cas ce que je sais, c’est que l’affaire catalane (espagnole) doit être suivie ici en France avec intérêt.

Par exemple, lorsque vous passez la frontière après la Junquera par l’autoroute, le premier panneau que vous avez à droite après le carré bleu des étoiles européennes et l’indication France, le premier panneau – j’ignore qui l’a financé- est celui –ci. »Vous étés en Catalogne ». Sous entendu en Catalogne française. Et ce n’est que plus loin qu’est le panneau  officiel  « vous entrez en Occitanie ».

PERPIGNAN est plus proche en kilomètres de BARCELONE que de TOULOUSE               où siège le conseil régional, ou de MONTPELLIER où est la Cour d’appel du département.

On y parle aussi le catalan, et il y existe le château des rois de Majorque.

 

  1. La France a connu en Provence l’épisode du parler provençal du célèbre poète Frédéric MISTRAL, mais MISTRAL n’était que poète, pas homme politique. On rapporte qu’à ses obsèques, le préfet des Bouches-du-Rhône,  venu à la cérémonie représenter rien moins que le président de la République,  était ensuite rentré dans sa préfecture à Marseille, et avait déclaré : « on va enfin pouvoir parler le français ».
Par bernard.kuchukian le 31/10/17

On  nous dit que le président sortant de la Catalogne a quitté le pays et réside actuellement en Belgique. Il existe une tradition d’exil politique dans ce pays.

C’est donc  mieux qu’un exil à PERPIGNAN, ou à MARSEILLE, comme j’en avais fait la proposition.

C’est surtout nettement plus juridique.

Quelle sera en effet la suite du feuilleton de droit constitutionnel et à la fois de droit de gens ouvert par la crise catalane ?

Inévitablement,  si la rébellion est poursuivie par le gouvernement de MADRID, elle donnera lieu à contentieux. Et alors, on fera appel à tout l’arsenal juridique que tout citoyen SURTOUT UN ELU d’un Etat de l’Union européenne peut utiliser.

Il est donc cohérent que PUIGDEMONT soit à BRUXELLES, comme il pourrait être aussi à LUXEMBOURG ou à STRASBOURG.

Il est amusant oui le mot n’est pas déplacé dans les temps actuels de constater que ces trois villes sont porches d’AIX LA CHAPELLE. Vous savez l’ancienne capitale européenne avant l’heure de CHARLEMAGNE.

Par bernard.kuchukian le 30/10/17

L’affaire catalane nous oblige tous à revoir nos cours de droit constitutionnel,  cette matière un peu trop souvent considérée comme secondaire et pourtant fondamentale dans l’Etat de droit.

On parle ainsi d’un référendum le 21 décembre prochain en Catalogne, on ne connait pas actuellement la question, on peut cependant l’imaginer.

Mais au juste peut –on imaginer d’interroger :

  1. Les Catalans seulement,
  2. Et sur une question de sortie de la situation juridique actuelle, l’indépendance, quoi ?

Pourquoi la première question ? Parce que l’Espagne est  un Etat unitaire, qui rappelle dans sa constitution la formule classique qu’on trouve aussi dans la constitution française. La nation est une et indivisible. Et il n’existe qu’un peuple unique, en France,  les Français, en Espagne, les Espagnols.

Pourquoi la seconde ? Parce qu’on voit mal comment envisager de sortir de la situation actuelle en posant une question sur l’indépendance   aux  seuls Catalans. Il faudrait alors la poser non seulement à ces derniers, mais aussi à la totalité du peuple espagnol. Il faudrait alors  deux consultations identiques.  Question, que se passerait-il si la réponse était oui à la première consultation, la locale,  et non à la seconde, la nationale ? Car le non est certain en réponse à la deuxième, celle de l’ensemble du peuple espagnol.

Nous autres Français connaissons bien cette question, du moins seulement les gens de ma génération, prochainement seuls survivants de l’Algérie française.

En 1962, la France était en droit une nation une et invisible, comportant en son sein des départements de chaque coté de la Méditerranée.

Dans ceux situés de l’autre coté, il y avait des Français, sauf que les citoyens français d’Algérie étaient de races,  de religions et de mœurs,  totalement différentes, sans aucune assimilation.  

Les Arabes, les Kabyles d’un coté,  les Européens, de l’autre,  cette dernière  catégorie qui regroupait des Français de vieille souche, mais aussi des autres parfaitement assimilés aux premiers,  soit  des descendants d’immigrés espagnols, ou italiens, parfaitement assimilés,   etc.  (je suis,  pour partie,  dans les etc.) plus encore des Juifs, soit des Juifs locaux soit des Juifs immigrés en Algérie (les Toscans par exemple).

On a offert le pays des seconds aux premiers.

Il n’y a aucune comparaison avec la situation espagnole actuelle, de peuple de race, de religion, de mœurs, de société unique. Et pourtant, pour violer la constitution de 1958, née, c’était un comble, sur le Forum d’Alger, on avait organisé en termes identiques le référendum d’indépendance en deux parties.

Une partie sur le territoire africain de la France, « l’Algérie », l’autre sur son territoire européen, « la France ». Evidemment, les gens étaient faits à l’avance.  Cette double consultation était une farce tragique, mais, majoritairement, moins 10 %, tout le monde était d’accord. On a chassé les pieds noirs.

Encore une fois, que se passerait-il en Espagne si la consultation du 21 décembre prochain dégageait une majorité sécessionniste ? Par exemple, chasserait-on de Catalogne les autres Espagnols ?

J’espère qu’il est sur de lui, car le gouvernement espagnol va jouer avec le feu.

Par bernard.kuchukian le 29/10/17

C’est actuellement son premier ministre, Mariano RAJOY.

En s’intéressant de plus près au personnage,  on découvre que comme PICASSO (et oui) mais aussi et surtout de FRANCO , voire de FRAGA IRRIBARNE,     successeur intellectuel dernier , il est Galicien. Celte d’Espagne, quoi.

Toutefois, le plus étonnant est ici. Avant d’entrer en politique, il parait que  son métier était … registrador de la propiedad, autrement dit conservateur des hypothèques.

C’est donc  sans doute la seule fois dans l’histoire politique mondiale qu’un premier ministre a été d’abord conservateur des hypothèques.

Il est évident que quand on sait cette information, on comprend mieux la démarche du personnage. A suivre.

Par bernard.kuchukian le 28/10/17

Je croyais avoir pu faire  ici une comparaison  entre les  art. 16 de notre constitution et 155 de la constitution espagnole.

La réalité est  plus exigeante, et je dois à la lecture du quotidien monarchiste  espagnol ABC,  toujours aussi bien fait le tout petit exercice de droit constitutionnel européen comparé que je résume ici.

On rappelle l’affaire catalane.

Il existe une  province,  encore appelée communauté autonome,   dans  l’Etat espagnol, qui, à la différence de l’Etat français, est très décentralisé, lui, puisqu’il comprend 17 communautés autonomes,  et bénéficie d’une grande autonomie de gestion.

Elle prétend se détacher de l’Etat central en proclamant son indépendance totale,  malgré la loi constitutionnelle rappelée par la juridiction constitutionnelle du pays. L’Etat central est une monarchie constitutionnelle, ce qui,   sans rire,  a conduit un député catalan indépendantiste à demander la destitution du monarque.

Dans ces conditions, le gouvernement central revendique devant  le  Sénat  de l’Etat l’application d’une disposition de la constitution  nationale permettant de placer sous tutelle totale la province autonome.

Attention, on ne supprime ainsi  pas l’autonomie, mais provisoirement en attendant je ne sais pas quoi, l’institution autonome est placée sous la direction du gouvernement central (ici,  la vice-présidente du gouvernement, Madame de SANTAMARIA, qui a déclaré publiquement  que ce qui a été fait en Catalogne est du cirque ; bien vu).

En fait, l’art. 155 espagnol est la reproduction de l’art. 37 de la loi fondamentale de la République fédérale allemande, applicable dans l’hypothèse où un land (l’équivalent d’une communauté autonome) serait en opposition à cette constitution. Le mécanisme d’autorisation d’intervention du gouvernement fédéral est le même : autorisation de la chambre haute, le Bundesrat, qui représente tous les landers.

L’art. 126 de la constitution italienne de 1947        dit pareil, sauf que la destitution des rebelles résulte là d’un décret du président de la République.

On retrouve presque pareil dans la constitution portugaise à son art. 234.  Là aussi, c’est un décret présidentiel qui met fin à la rébellion, mais avec l’accord du gouvernement, et une nuance originale. L’assemblée rebelle est dissoute, mais ses élus conservent leur mandat jusqu’aux élections suivantes.

Enfin, l’art. 100 de la constitution autrichienne donne au président de la République le même pouvoir de dissolution, mais à la condition d’une demande du parlement.

 

Au moment où un grand nombre de crétins de France  - il n’en manque pas – vont nous raconter les conneries habituelles sur le pauvre peuple catalan, maltraité par les successeurs du prétendu abominable général FRANCO, il est bon de remettre les choses en place.