Par bernard.kuchukian le 06/07/15

 

 

Il est inquiétant que     le vote grec d’hier soir rappelle  à première vue la vieille histoire juive du dialogue entre Sarah et son mari.

Sarah se plaint de n’avoir pas pu payer le montant de son  loyer ce qui l’empêche de dormir, car le propriétaire vient de la relancer par téléphone. Alors son mari,   appelez le Jacob par exemple,  téléphone lui aussi au bailleur et lui apprend qu’il ne paiera pas parce qu’il est en faillite. Et le mari de dire à Sarah :  « tu vois, maintenant, c’est le propriétaire qui ne va pas dormir, bonne nuit. »

Et bien, nous sommes tous désormais les bailleurs en question, spécialement les Français à qui les Hellènes doivent un nombre considérables de milliards d’euros (entre 45 et 85 on ne sait pas bien) qu’ils ne pourront jamais nous rembourser. Dites donc, compatriotes qui vous amusez du vote grec, pensez que vous allez payer encore et encore en impôts …

Alors, la discussion sur l’euro va reprendre.

Moi, je suis pour l’euro, tout en constatant  que certains pays en sont incapables.

Je fais remarquer que la Grèce est cependant le seul Etat de l’Europe actuelle à s’être comporté en voyou  comme elle l’a fait en faussant ses comptes, et  le fait encore  actuellement. L’Irlande, le Portugal, l’Espagne,  ont conservé honnêteté et dignité.

Le seul avantage apparent, c’est qu’on doit cesser d’abonder désormais à ce tonneau des Danaïdes, où les apports servaient surtout à payer … les échéances de la dette.

Justement, si les dirigeants européens avaient un peu de culture, ils auraient du penser à l’histoire des Danaïdes, appliquée par les descendants d’ESCHYLE et d’HOMERE, le menteur.

Parce que les Grecs de notre temps la connaissent bien cette histoire de tonneau sans fond. Qui va nous couter tant d’argent. Et de peine.

Par bernard.kuchukian le 30/06/15

   

Déjà, il  faudrait demander aux journalistes d’être un peu plus lucides avec leur contemplation de la crise grecque. Oui, on nous montre ces pauvres gens, cannes à la main, en file pour retirer de la banque (ce qui démontre pourtant qu’ils y ont des comptes) leur maigre argent, tandis qu’on a décidé de rendre les transports gratuits en attendant mieux.

La Grèce aurait inventé la démocratie.

Peut-être.

Elle a surement ici inventé aussi la démagogie, qui va mécaniquement avec elle.

Et ici, elle vient de la réinventer, la démagogie.

En transcription latine du grec, la démagogie, demagogia, c’est « « l’action de flatter les aspirations à la facilité des masses populaires pour obtenir ou conserver le pouvoir ou accroitre sa popularité » ».

C’est bien la situation actuelle : nous le grand peuple grec,  nous avions tous fraudé les conditions financières de notre intégration à l’Union européenne et spécialement à l’euro. Nous l’avions fait au-delà du possible, nous disant qu’après tout, les autres, sont pleins d’argent et  qu’ils paieront gratuitement.

Et maintenant que plus rien ne va, nous exposons la misère de notre pauvre peuple, en avant les grands sentiments et les grands principes, une fois que tout le monde a vidé son compte bancaire et transféré ses actifs en lieu sûr, tandis que nos popes et nos armateurs ne paient pas d’impôts.

Pour faire encore mieux, nous voulons bien accueillir chez nous les touristes, mais pas leur faire payer de taxes supplémentaires sur leurs factures, en augmentant la T.V.A. Ou alors si on le fait, c’est pour garder la T.V.A. pour nous, et ainsi ne pas payer les dettes du pays.

Et puis nous faisons savoir que nous voulons surtout conserver l’euro. Evidemment, pour en recevoir gratuitement. Pas fous les Grecs.

J’aime bien les Grecs, mais je refuse d’être dupe de leur mise en scène.

Par bernard.kuchukian le 16/06/15

 

Je m’apprêtais à écrire un gentil billet sur les défauts de l’Iran, car il y en a bien sur.

Notamment la dérive de sa monnaie.

Un euro y  vaut 37.400 rials.

De telle sorte que  je suis heureux avec mon épouse de m’être payé des vacances de multi millionnaire,  hors billets d’avion réglés  pour quelques centaines d’ euros à un transporteur aérien turc de qualité, PEGASUS, Marseille Istanbul, Istanbul Téhéran   .

C’est que les euros que j’ai payés là-bas ont représenté tout de même 119.680.000 rials.

Je signale au passage à celles et ceux qui veulent faire le voyage en Iran,  que les agents de voyages françaises font payer le double de ce qu’on paie aux agences locales (celle par laquelle je suis passé à CHIRAZ est absolument PARFAITE). Il faut donc  aller par Internet, bien sur ça marche,  et payer à l’arrivée en numéraire, puisque l’Iran reste interdit de cartes Visa.

Cela dit, on peut parfaitement se réserver hôtels, restaurants et autres sur place, et ça coute encore moins cher : le somptueux  ABASSI d’  ISPAHAN est  par exemple à 125 €.

L’avion en vol interne est  cadeau : 45 € Téhéran-Chiraz à 900 km au sud.

Je n’ai pas pris le train, dont on m’a dit qu’il n’est pas cher et n’a qu’un  défaut. On s’arrête en effet  aux heures correspondantes  dans les gares pendant 15 minutes, le temps que les passagers qui le veulent aillent  à la salle de prière. Les autres attendent leur retour et le train repart.

 

Mais voilà que j’apprends qu’il y a  bien pire,  question monnaie au moins, le Zimbabwe  dont la  monnaie n’existe plus.  On  changeait aux dernières nouvelles le dollar U.S. contre 35.000.000 de milliards locaux.

J’ai le vertige à convertir.

Par bernard.kuchukian le 14/05/15

 

Vous lirez dans l’édition datée de demain du Monde un billet savoureux de Madame Hélène BEKMEZIAN (1)

C’est moi qui ai titré du rififi au Parlement, Madame BEKMEZIAN est à peine plus nuancée. Elle titre » le ras le bol des « petites mains » de l’Assemblée ».

Ces « petites mains » là sont les assistants qui souvent préparent ou aident à préparer les propositions de loi des parlementaires, et puis gèrent leurs agendas souvent très chargés, les informent et les conseillent.

Je vous la fais courte.

Il existe un vent de révolte chez les assistants parlementaires des députés (et parait-il à suivre des sénateurs), les premiers en appelant au tribunal administratif pour obtenir un statut. En effet :

Ces assistants parlementaires sont censés être employés par les élus, assimilés à des salariés de T.P.E., très petites entreprises.

Sauf qu’ils n’ont pas de convention collective.

Alors, ils déclarent  en avoir  assez de bosser dur, alors qu’ils ne doivent à leurs patrons que 35 heures comme tous les salariés. Travail de nuit, le dimanche aussi, santé au travail, sans compter la rupture des contrats de travail (évidemment quand le député est battu aux élections suivantes, l’assistant est automatiquement licencié).

Au surplus (Madame BEKMEZIAN ne le dit pas, moi je vous le dis) que les assistants parlementaires spécialement ceux  des élus socialistes commencent c’est évident à se faire du grand souci pour dans deux ans. Si vous voyez ce que je veux dire.

 

  1. La différence entre Le Monde et ses plusieurs dizaines de journalistes élus, et le conseil élu de l’ordre dubarreau de Marseille dont2.000 avocats, c’est que le premier a au moins un Arménien dans sa liste.

Par bernard.kuchukian le 20/03/15

 

Il parait que ça barde désormais en interne à CHARLIE HEBDO, où le pactole des 30 millions  d’euros, parait-il reçus à la suite du carnage d’il y a quelques semaines, fait maintenant  des envieux. Il n’y aurait surtout pas d’égalité…

C’est que vertu et égalité disparaissent dès s’agit  d’argent.

Les tiers dont je suis, moi c’était plutôt CHARLIE MARTEL,  contemplent  tout cela en ayant du mal à sourire,  quand ils pensent aux victimes, que tout le monde a oubliées du coup. Kleenex.

Cette histoire rappelle celle des militants,  tous cocus de l’U.M.P., lors du financement de la campagne de la dernière élection présidentielle.

L’immense majorité des Français est donc composée de gens d’une naïveté déconcertante,  à la sensiblerie d’école maternelle, qui touche trop souvent à la bêtise.

Ce que résume d’un mot admirable un chansonnier dont j’ai oublié le nom, sur EUROPE 1,  hier qui disait qu’en FRANCE,  on n’a pas de pétrole, mais on a des contribuables.

 

Par bernard.kuchukian le 15/03/15

 

J’ai toujours été fasciné par la principauté d’ANDORRE. 200 km de PERPIGNAN, 300 de TOULOUSE, 500 de MARSEILLE.

Surement pas par ses paysages, bon c’est la montagne.

Ni spécialement par ses habitants.

Bon, ce sont des Catalans. Aussi sympathiques que ceux de l’autre côté de la frontière.

Ni même pas sa langue, ils s’entêtent à parler catalan, alors que j’ai du mal à suivre en parlant pourtant le castillan.

Par son histoire, vous savais j’avais indiqué voici quelques mois ici sur mon blog qu’un temps, dans les années 30, la principauté s’était dotée d’un roi,  appelée BORIS 1er.

J’aurais pu ajouter qu’après la campagne de l’armée des Pyrénées, sous la Révolution, et la direction victorieuse  du général DAGOBERT (rien avoir avec le monarque à la culotte à l’envers), ANDORRE avait tout simplement été réunie à l’empire français de NAPOLEON 1er, entre 1812 et 1814, dans le département du Sègre, nom d’un cours d’eau local. Le  chef-lieu en était  alors PUIGCERDA.

Non, comme tout le monde, je suis fasciné par l’existence même de la principauté, qui,  qu’on le veuille ou non ne s’explique que par ce qu’il faut bien appeler la fraude douanière.

Heureux pays,  qui coincé entre France et Espagne,  ne vit que parce qu’il n’y a pas de taxes ou si dérisoirement.

Politiquement, la principauté est également un système démocratique et constitutionnel tout à fait original, avec par exemple réunion des électeurs en collèges dans les églises des paroisses catholiques, pour élire des députés,  dont certains sont… de confession israélite.

Et tout cela marche admirablement, tout le monde est content.

Le rêve existe : ne pas payer d’impôt.

Voici cependant un gros grain de sable : la banque.

Depuis que je connais ANDORRE (j’avais 18 ans lorsque j’y ai mis les pieds pour la première fois), tous ceux que j’ai connus à n’importe quel nouveau m’ont expliqué que c’était le paradis du secret bancaire.

Des banquiers marseillais amis, au temps où je travaillais pour leur maison, m’avaient même confié n’avoir jamais pu s’introduire dans la principauté, en raison  des usages locaux.

Que m’avait confirmés un jour,  un riche marchand local qui m’expliquait qu’il fallait attendre des années avant d’avoir la confiance du banquier. Mais qu’une fois obtenue, elle était sans faille.

Voici qu’on apprend maintenant qu’une grande banque locale andorrane est soupçonnée de fraudes internationales de toute première grandeur, par milliards, drogue and co. Arrestation, intervention de la Banque d’Espagne, etc.

Aie.

Par bernard.kuchukian le 24/02/15

 

Alors voilà, le sympathique Arnaud MONTEBOURG, notre ancien confrère, a lancé son appel de PRINCETON,  contre la politique économique du gouvernement socialiste actuel.

Je lis qu’après les Etats unis, il doit aller en Algérie.

Peut-être donner une conférence du même genre.

J’imagine qu’elle ne pourra être donnée qu’à la business school de l’université d’ALGER.

Là, les vieux Pieds Noirs comme moi vont rigoler.

Car les Algériens ont installé cette école à BORDJ EL  KIFFAN, c’est à 15 km à l’est d’ALGER.

Littéralement traduit en arabe. C’est  FORT DE L’EAU. Créée par le baron de VIALAR, avec ses maraichers mahonnais  (mon arrière, arrière-grand-mère)

Aussi, patrie historique des brochettes et des merguez.

Ah FORT DE L’EAU de ma jeunesse, l’avenue de France... Nostalgie.

Qui aurait imaginé un jour ?

Par bernard.kuchukian le 09/02/15

 

Un de nos confrères parait s’amuser à parler tranquillement de guerre. On voit bien qu’il ne sait pas ce dont il parle. Il n’a jamais connu la guerre. Il est donc inconséquent. Criminel même.

Je dois bien être l’un des rares sur cette blogosphère à avoir connu la guerre. La dernière que la France ait perdue, celle d’Algérie. Oh bien sûr, je ne l’ai pas faite, j’étais trop jeune.

Mais j’étais un civil parmi d’autres. Un de ceux dont Albert CAMUS a écrit ceci : « si certains Français considèrent que, par sexe entreprises coloniales, la France et elle seule, au milieu des nations saintes et pures, est en état de péché historique, ils n’ont pas à désigner les Français d’Algérie comme victimes expiratoires. »

Alors s’il vous plait, oubliez ce qui se passe en Ukraine, Etat avec lequel nous n’avons aucune obligation dans le traité de l’Atlantique nord.

Ne nous melons pas de ce qui ne nous regarde pas : les affaires de la Russie.

Et non plus  de ce qui se passe en Israël : que dirait on si les députés de la Knesset faisaient passer telle résolution,  qui a été stoppée,  sur l’indépendance de la Corse.

Cessons pour des considérations INTERNES, alors qu’on n’est pas capables de mettre de l’ordre dans les cités, de faire les grands dans les affaires EXTERNES, alors que nous n’avons d’ailleurs pas les moyens.

Par bernard.kuchukian le 22/01/15

 

Non, mais vous imaginez.

Le célèbre WHOS WHO, annuaire de tout ce qu’il y a de plus chic et de plus bien comme il faut, top niveau, j’en passe et des meilleurs, on se bat pour y être inscrit.

Je  n’y suis pas, et j’imagine qu’il doit y avoir des désaffections en masse, puisque je reçois un message de « déstockage », ça ne s’invente pas.

Ils bradent leur machin à 50 %.

Les soldes de casse au WHOS WHO, non mais où va-t-on.

Par bernard.kuchukian le 02/12/14

 

Je dis que la grève nationale du 10 décembre courant de toutes les professions réglementées est indécente.

Au sommet de l’indécence, il y aura donc les greffiers des tribunaux de commerce, suivis par les notaires, puis par les huissiers de justice, les commissaires-priseurs judiciaires.

Au bas de l’indécence, encore plus indécents, parce que stupides, il y aura les avocats.

Ici seconds couteaux, pardon valetaille crétine et hurlante bêtement. Ils  auront l’air fin avec leurs billets de groupe et de seconde en train spécial de la S.N.C.F.- Les autres en grosses Mercédès, B.M.W., Audi, ou Porsche Cayenne.

Il ne faut pas jouer les riches quand on n’a pas le sou.

On aurait pu filtrer par la présentation  obligatoire préalable des 2035. Certaines révélations auraient été sanglantes.

Moi, je regarde de loin. Consterné. C’est consternant, en effet.