Par bernard.kuchukian le 03/07/14

 

 

C’est après réflexion, comme il se doit en matière de religion, l’intéressante question que pose l’interdiction des marques à Provence, faite par les  pères jésuites. Mon billet d’hier.

En réalité, ma question est mal posée.

Il faudrait écrire que la folie des marques chez certains et surtout certaines, donc du produit cher sans aucune explication technique que la mode ou le désir de paraitre extérieurement, au moins artificiellement, je vais être plus cru, « d’écraser » crée ou accentue les différences sociales.

On  démontre du même coup que l’ascenseur social est en panne, ce qui correspond en effet à la réalité.

Le noyau des gens très riches est quantitativement  le même, mais  avec une richesse de plus en plus importante, due notamment à la spéculation immobilière.

Et derrière, les classes moyennes rament, on dirait qu’elles n’y arrivent pas,  pour maintenir à la fois leurs acquis du travail, et  aussi payer la solidarité qu’on leur impose au bénéfice du troisième tiers composite marginal.

La crise, c’est également cela, c’est-à-dire le « sur place » voire le recul.

Alors pour régler la question, la tentation est grande de taper dans la poche du plus grand nombre, surtout quand lui-même, par des manifestations ostentatoires,  se montre riche, pour briller,  ce qui n’est pas vrai.

On va en revenir – oui, je fais une fixation – à l’affaire du projet de la taxation  spéciale des avocats.

Nos marques à nous, enfin les marques ostentatoires d’une richesse collective qui n’existe pas, ce sont les réceptions étalées dans la presse, les régates à subventions, la distribution de subventions à  beaucoup plus riches que nous (celle de la chambre de commerce, je ne l’ai toujours pas avalée), les grands voyages internationaux de prétendue promotion, sans compter les placements immobiliers auprès de l’Etat notre locataire.

Par bernard.kuchukian le 02/07/14

Dire que j’aime les gens d’église n’est pas possible. Ca a dû commencer quand il parait qu’on m’a refusé à une école catholique dans les années 50, je crois parce que mes parents catholiques tous les deux pourtant, ne s’étaient pas marié religieusement.

Plus tard, après ma communion privée, je n’ai jamais fait de communion solennelle : je ne suis pas le seul de mon cas, d’autres enfants du Bab-el-Oued du temps, peuplée d’Italiens et d’Espagnols (on imagine la gravité de la situation) ont été dans mon cas.

Il est vrai que le curé du coin était alors poursuivi devant les tribunaux d’ALGER pour avoir hébergé des membres du F.L.N.,   poseurs de bombes.

Je me souviens d’une sortie théâtrale de ma mère « je ne laisse pas mon fils au catéchisme avec un complice d’assassins », qui avait bien eu raison.

La malheureuse  qui depuis longtemps au ciel, réglera ces comptes là-haut,  si là-haut existe directement avec l’intéressé, un certain abbé SCOTTO, qu’un pape au moins distrait avait fini par faire  archevêque. Archevêque,  en Algérie indépendante, vide de catholiques après l’indépendance. Du genre « in partibus » si vous voyez ce que je veux dire. Remarquez que le même pape avait fait cardinal à la même époque un certain DUVAL, archevêque d’ALGER à la même époque.  Un archevêque et un cardinal pour deux catholiques, eux-mêmes. Des traitres.

Alors, vous comprenez que les écoles catholiques ne sont pas ma passion. Je suis un pur produit de droite de l’école laïque, mais oui, ça existe, du moins de l’école laïque d’avant la débandade de 1968,  que j’ai activement combattue à la Faculté de droit d’AIX EN PROVENCE (qui fut le seul établissement d’enseignement supérieur de France à organiser, normalement de surcroit, j’y ai  été pour beaucoup, les archives témoignent,  ses examens en juin 1968).

Pardon IBN KHALDOUN, mes prolégomènes n’ont pas la qualité des vôtres. J’en viens au fait.

Les grands corps catholiques enseignants  sont frappés par la crise.

J’ignore si elle est de conscience. C’est  que voici quelques années, le directeur d’une célèbre école dominicaine locale, qui a produit tant d’hypocrites,  s’était suicidé.

Voici que maintenant, les jésuites « directs » (par opposions aux  salésiens) font le ménage.

Koa ?

Il parait que Provence, rien à voir avec le journal,  la célèbre école jésuite du 8ème arrondissement huppé de MARSEILLE met à la porte les marques des fringues et accessoires de ses élèves.

Interdit je cite « les vêtements de style sexy, débraillés, provocants, transgressifs ou transformant les élèves en porte enseigne ». Interdit aussi de « s’afficher avec des sacs à main griffés ».

Bon, à défaut d’envoyer ces jeunes filles et jeunes gens s’habiller au Monoprix du coin, pas très loin d’ailleurs, il ne restera plus qu’à discuter de la « porte enseigne ».

A ce sujet, on  me dit que les petits beurs – inévitable jeu de mots – des quartiers nord raffolent des Lacoste.

On pourra donc trouver une transaction avec son crocodile, ou encore avec le joueur de polo de Ralph Lauren.

A la condition que la taille modeste d’origine soit respectée.

Ah, ces jésuites, toujours dans le vent on vous dit.

Par bernard.kuchukian le 30/06/14

 

Et voilà, on va vous annoncer que la première banque française perd 9 milliards de dollars, soit une année et demi de ses meilleurs bénéfices, certains vont même vous dire que c’est la faute aux Américains.

On n’en parlera plus dans quelques jours, parce que les journaux,  qui ont besoin de la publicité de la banque,  seront priés de se taire (sans compter ceux dont le capital est propriété de la même  banque, ou qui sont engagés avec elle).

Je suppose que pour faire bonne figure et limiter la casse américaine, on aura déclaré qu’il y a eu des dysfonctionnements (Dieu que ce mot est beau) à l’intérieur.

On fera peut être tomber une tète ou deux, et on repartira comme avant.

C’est très français : plus c’est haut, moins on sanctionne les fautifs. Pour la SOCIETE GENERALE on a même fait mieux, on a trouvé ce pauvre Monsieur KERVIEL,  qui aura joué le disjoncteur maintenant derrière ses barreaux.

Qui trinque ici.

Les actionnaires, bien sur, on a tort de s’en moquer, car le capital finit par n’avoir plus confiance en ces curieux Français.  Donc l’économie générale.

Des clients partiront de la B.N.P. On tapera sur quelques primes internes, et puis tout redeviendra comme avant. Vous verrez.

Aucune tète ne tombera.

Alors, les uns nous parlent de patriotisme économique (Marine LE PEN)  et les autres de patriotisme économique (Arnaud MONTEBOURG) : bien sur, le second copie la première.

 

Mais comment au juste soutenir le patriotisme quand on voit le niveau des   responsables économiques et financiers français ?

Dire que pendant ce temps là, les parquetiers  qui n’ont rien compris, c’est vrai qu’à leur niveau, continueront à se déchainer devant les tribunaux de commerce pour demander des sanctions contre les  dirigeants des  petites sociétés faillies.

Les grands qui ont fait des conneries de la taille des grandes banques mondiales ne risquent rien eux, ils n’ont pas joué leur argent, mais le notre collectivement.

En affaires, on ne tape que sur les petits.

Notamment dans les tribunaux de commerce dont les  acteurs  sont évidemment clients des mêmes  banques dont ils ont besoin pour eux.

Encore heureux que toutes les compositions ne comportent pas de juges consulaires banquiers…

Par bernard.kuchukian le 23/06/14

 

Oui, ce billet est classé dans « la crise ». Drole de crise.

C’est un comble.

On récemment appris que les groupes parlementaires disposent de fonds propres,  ou de trésors de guerre, en plus bien entendu des rémunérations très convenables et des avantages complémentaires qui sont les leurs. Exonérés d’impôts bien entendu.

Pour bénéficier de ces pactoles, il faut  que les députés soient en groupe. Les malheureux non inscrits et notamment ceux du Feront national n’ont rien du tout, bien qu’en expression proportionnelle des voix de leurs électeurs, ils soient en droit eux aussi d’avoir droit.

Ce qui sa passe avec l’U.M.P. est révélateur de cette situation scandaleuse, au point,  si on a bien compris,  qu’ils se volent entre eux.

On nous a bien dit que la plupart des députés pour ne pas dire tous n’étaient pas au courant. Personnellement,  j’en ai entendu un ce matin à la radio (celui de la Lozère, mais qu’est ce que la Lozère) jurer ses grands dieux de son absolue bonne foi, surtout devant des électeurs qui ne comprennent plus.

Ces malheureux électeurs, on  les a en effet déjà ponctionnés en dons  cotisations  supplémentaires pour combler le trou des fausses factures.

Et voilà qu’on apprend que ce trou a été également couvert en parti par le crédit du groupe parlementaire.

Suivez moi : « tant qu’il s’agit du fric des électeurs, à la limite, on s’en fiche. Mais dès qu’il s’agit de notre propre argent à nous députés, ça ne va plus. »

Quel est la taille du trésor de guerre parlementaire de l’U.M.P., on ne sait pas.

Ce qu’on sait c’est que  ce qui a été prêté, trois millions d’euros rapportés à 200 députés (ils sont 199), c’est 12.000 € par député, qui ne savait même pas qu’il les possédait.

Il n’y a pas que,  suivant SHAKESPEARE dans   Hamlet,   si je ne me trompe pas  que le royaume de Danemark est pourri.

En république française aussi.

Par bernard.kuchukian le 22/06/14

 

Ce soir, voici une entreprise française d’exception de plus qui va  aller ailleurs.

Oh, entre d’excellentes mains, mais quel ratage industriel depuis 40 ans. La Compagnie générale de radiologie, la Compagnie générale d’électricité, tout cela a disparu, comme a disparu voici quelques années Pechiney, mangée par l’Allemand.

Pendant ce temps, les Français pensaient  et pensent encore sauver avant tout  la sécurité sociale, la sécurité sociale, la sécurité sociale.

Le bilan est désastreux, on n’aura rien sauvé du tout.

Il parait que le général de Gaulle, lui qui disait que les Français sont des veaux,  a dit  aussi un jour à son fils,  l’amiral Philippe de Gaulle, quelque chose de ce genre :

« Les Français sont capables de grandes choses mais seulement  quand on les pousse.

« Mais c’est dur, car au lieu de fabriquer avec du fer  des poutres en acier pour construire des bâtiments, des automobiles, ils préfèrent fabriquer des porte-clés. »

Par bernard.kuchukian le 15/06/14

 

Politique aidant, je suis  avec grande attention les gesticulations du président du Festival d’AVIGNON, un certain Monsieur PY.

Il y a quelques semaines, il menaçait déjà, si le Front National prenait la mairie d’AVIGNON de quitter le festival.

J’ignore si c’est à cause de cette menace terrible, en tout cas mes amis politiques locaux n’ont pas pu prendre la mairie, mais il s’est en fallu de peu.

On aurait pu croire que les choses étaient rentrées dans l’ordre. Républicain, bien entendu.

Non, maintenant, c’est plus grave encore, il n’y aura peut être pas  du tout de festival d’AVIGNON en 2014, à cause des projets gouvernementaux socialistes  [qu’en tant que républicain moi aussi j’approuve totalement] relatifs au scandaleux financement des intermittents du spectacle.

Je fais simple, dans l’état de décomposition générale de l’économie de notre pays, je suppose que quelques uns au régime national  d’assurance chômage ont enfin  appuyé bien fort sur l’alarme pour signaler qu’il n’était pas destiné à financer les riches saltimbanques et artistes en général. Ceux d’AVIGNON compris.

En effet, l’assurance chômage n’a été inventée que  pour l’emploi dans le commerce et l’industrie, et pas pour soutenir une pseudo culture  destinée à de riches bourgeois parisiens ou parisianant, ayant fait fortune dans les héritages reçus de la famille,  ou les plus values immobilières locales.

Du coup, il parait que ça va bouger aussi du coté du Festival d’AIX EN PROVENCE à pratiquement la même époque . Et sur lequel planent les doutes.

C’est au point que le bâtonnier local  propose maintenant aux avocats de MARSEILLE un tarif réduit,  à plusieurs centaines d’euros la place tout de même.

Finalement, notre festival à nous avocats coutera un peu plus de 47.530  €  (1) au budget général du barreau de Marseille. C’est en effet le cout de la subvention ordinale pour la Revue  (bi- annuelle) qui aura lieu au début juillet  prochain au Théâtre du Gymnase.

Cette revue vit seulement ce cette subvention : pour une fois qu’une subvention est utile, je suis le premier à applaudir.

Ramené au nombre d’avocats, c’est très dérisoirement  nettement moins cher que par là haut (passé La Viste, tout est au nord de MARSEILLE). Et en plus on nous offrira à boire.

A ce sujet, je n’ai pas entendu mon confrère et ami Michel AMAS,  qui gère toujours  avec autant de talent la Revue  en question, adresser la moindre menace.

Ouf….Merci Michel.

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  1. On sait que je n’approuve pas les décisions du conseil de l’ordre, qui ne m’aime pas, et je le lui rends bien. Ici, je lis que la délibération correspondante a été approuvée par 14 voix contre une seule. Question, mais qui donc a—t-il pu osé refuser le financement de la Revue ? Même un opposant systématique comme moi aux subventions ordinales suis scandalisé de cette voix négative. Peut-être que le membre en question du conseil de l’ordre a eu vent d’une scénette méchante contre lui. Comme c’est vilain…