Par bernard.kuchukian le 03/09/15

 

 

D’après le  magazine Travel and Leisure, spécialisé dans le tourisme, Marseille est la 4ème ville la moins accueillante du monde.

C’est vrai, mais uniquement parce que cette ville est coupée en deux  et que, dans une moitié, à gauche de La Canebière, elle    n’est ni marseillaise ni sure.

Par bernard.kuchukian le 30/08/15

 

Oh, banalement au cours d’une rencontre de football.

Vous me ferez remarquer qu'ici on tue aussi de l'avocat à l'arme blanche (1)

Comme on sait en effet,  l’usage du poignard est courant dans la tradition provençale, comme en Normandie, en Auvergne, et ailleurs en France, pour tuer couramment l’autre, un oui ou un non.

 Ça s’est passé  à côté du stade Jean Bouin.

Comme l’information précitée ne colle pas avec l’ambiance du quartier (Jean Bouin est dans le 8ème arrondissement, c’est chic et tranquille), on a attendu le lendemain,  donc ce jour pour annoncer que sans doute le tueur est d’une bande venue d’ailleurs.

Quelle classe ces policiers et ces journalistes.

Je signale que c’est dans ce même coin au Parc Chanot (Jean-Bouin est accolé)  qu’aura lieu dans moins d’une semaine l’université d’été du Front national.

Dois-je revoir mes polices d’assurance vie ?

Mais je vais plus loin, je le peux puisqu' HUVELIN nous met sur la piste. Ce n'est pas l'A.1 qui est en cause, c'est l'A.8, autrement dit ici l'arrivée par l'autoute nord sur MARSEILLE. Laquelle traverse, vous avez compris,  sans meme vous etre déplacés,  et connaitre les lieux, les quartiers nord. Dont vous imaginez la composition.

Question, il se passe quoi le jour où ses riverains particuliers barreront l'autoroute nord parce qu'on  y  aura arreté quelque assassin habitant, trafiquant d'une cité  locale et y réfugié ?

Bon, vous n'etes pas obligés de me répondre tout de suite, mais j'ai bien peur qu'un jour pas si lointain ....

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(1) Messieurs les procureur et batonnier du moment, elle devient quoi cette affaire une fois passé les vertueuses déclarations ?

Par bernard.kuchukian le 11/08/15

 

Dont l’un de ses plus brillants membres, Monsieur Hubert HAENEL, vient de  décéder.

Son successeur doit être désigné par le président du Sénat.

On disait dans le temps,  pas si passé que cela,  que le sénateur-maire de Marseille, Monsieur Jean-Claude GAUDIN aurait bien aimé  une place rue Montpensier.

A suivre.

Par bernard.kuchukian le 04/07/15

 

Le barreau de Marseille a eu l’idée cette année d’organiser sa réception biannuelle en plein  air au Château Borély. 

Merveilleuse idée, le parc Borély et son château,  en fait une grande bastide de luxe à la marseillaise, sont certainement ce qu’il existe de plus beau en bâti ici.

La construction du XVIIIème,  à la demande du premier  échevin du temps, descendant d’une longue lignée de négociants, notamment en huiles,  avec lesquelles on fabriquait le célèbre savon de Marseille, est un bel exemple de la richesse de la ville au grand siècle. 

Le tout appartient depuis longtemps à la municipalité, qui y a réalisé récemment des travaux de restauration et remise en état importants.

Avec une grande collection, de faïences de Marseille, qui firent la réputation de la ville jusqu’au XVIIIème dont  des pièces rarissimes, de la veuve Perrin (qu’on fabriquait au Désert, pas très loin de chez moi aujourd’hui).  

Et de splendides tissus à l’orientale également très connus.

Il y a aussi, pour la petite histoire, au château un meuble très original, unique en son genre, le lit Borély.

Car le constructeur du château  avait voulu aussi arranger sa literie à son gout. Son lit a donc la rigueur du mobilier Louis XVI, avec une tète cependant arrondie de part et d’autre et surtout des  balustres courts au pied et de chaque coté, tout à fait caractéristiques et originaux. Moi qui dors dans une copie de ce lit-là, je me reproche ma modestie pour avoir renoncé aux balustres.

Bon, c’était là. 

Cependant, nous autres avocats n’avons eu droit qu’à l’arrière du château, auquel on accède, non par l’allée principale du parc mais par la porte de service de l’avenue Clot-Bey (1).

Si la fameuse commission de la culture est dans ce coup là, elle s’est mal débrouillée. C’est que la partie noble du château, c’est à l’avant, avec une façade noble et  une belle terrasse qui donne sur le  très grand parc, et vue sur la baie à gauche.

Il  faut  vous expliquer que le tout est réservé au journal  communiste La Marseillaise, à son énième plan de sauvetage, qui y organise actuellement son célèbre Mondial annuel à Pétanque de boules. 

Et qui lui avait sans doute dû le même soir organiser sa réception au château de Sainte-Marthe,  en terres municipales du Front national, dans la belle  propriété de Paul RICARD.

Quelle chance, eux ont pu y contempler « La pêche au thon » de Salvador DALI…

Les boulistes sont donc plus forts que les avocats.

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(1) En souvenir d'un Marseillais appelé CLOT qui fut le médecin personnel d'un roi d'Egypte et alors élevé à la qualité de bey.

 

 

 

 

Par bernard.kuchukian le 25/06/15

 

Je maintiens.

Et je démontre.

Je passe en moto ce matin devant le MUCEM, rejoignant  mon bureau,  venant de la Joliette.

Il y a là une importante exposition en cours sur le caractère sacré de la ville de JERUSALEM pour toutes les religions du Livre.

Pour faire bien, on a donc inscrit des bandeaux en  trois caractères, arabe, latin, et hébraïque.

Bien. On a ainsi sans aucun doute voulu faire comme à JERUSALEM.

Sauf que n’importe qui sait autre chose qu’être un agent électoral à la solde de la municipalité  GAUDIN de MARSEILLE, sait qu’il existe quatre quartiers dans la vieille JERUSALEM.

Le quartier juif, le quartier arabe chrétien, le quartier arabe musulman et le quartier arménien.

Venons-en à celui-ci.

Il est arménien. Apostolique, de l’Eglise d’Etchmiadzine.

Il y a là plus de 2.000 Arméniens, pour la protection des lieux saints. Ils sont là depuis la nuit des temps.

Personne n’a jamais réussi à les en déloger. Les Perses, les Ottomans, les Anglais, les Juifs, personne.

Ils ont à eux une cathédrale admirable et splendide,  Saint- Jacques, et si vous passez à JERUSALEM essayez d’assister à un de ses offices.

Question.

Pourquoi la publicité pour les lieux saints de JERUSALEM n’est-elle pas faite au MUCEM.,  dans la 4ème langue historique de la ville, en arménien ?

Il est tout de même ahurissant que ce soit un Arménien catholique comme moi, qui ne parle et n’écrit malheureusement  pas l’arménien, pour faire la remarque et la critique la plus virulente.

Oui,  le MUCEM et la mairie de MARSEILLE n’aiment pas plus les Arméniens que le barreau local.

C’est ainsi.

Par bernard.kuchukian le 21/06/15

 

J’ai cherché, je ne l’ai pas trouvé.

Enfin pas directement.

Le « Canard enchainé »  du 3 juin 2015 annonce la publication, confidentielle pour l’instant, du rapport spécial de la Cour régionale des comptes de Provence  sur l’opération « Marseille Capitale européenne de la culture 2013 ». 

Cinquante-cinq pages.

Qui apprendrait un paquet de galéjades couteuses pour les contribuables (que je ne suis pas seul à être).

On annonce ainsi l’émission de 11.000.000 de billets,  pour autant de spectateurs, sauf que plus de la moitié des billets émis par l’organisateur étaient en réalité des invitations gratuites déguisées,  offertes à des mécènes. De quoi récompenser les amis politiques notamment (dont je ne suis pas).

Il y a pire.

Pour cette affaire éminemment provisoire, 2013, c’est une année et non pas la vie durant, on a employé 86 salariés.

Par des contrats de travail à durée INDETERMINEE.

Du coup, la structure étant programmée naturellement pour s’auto détruire le 31 décembre 2013 à minuit, il a donc fallu mettre en place un plan social, d’un cout de 1,91 millions d’euros. Les ruptures conventionnelles ont couté 280.000.000 €.

Plus généralement, les mises en concurrence ont été oubliées. Orange a empoché 816.220 € sans appel d’offres. Une société de spectacles  Equi Créa a empoché  567.265 €. Cerise sur le gâteau : K.P.M.G., le comptable-avocat, a perçu 383.252 €.

Sauf erreur de ma part, le barreau de Marseille avait été invité dans cette affaire, mais prudence,  je crois que l’affaire ne nous a rien couté. Sauf une exposition de robes d’avocats des barreaux de tout le monde. Au juste, que sont-elles devenues ?

En final, on doit savoir que l’accueil du président de la République prévu le jour de l’organisation a couté en pure perte 100.000 €.

En pure perte, puisque Monsieur HOLLANDE a trouvé ce jour-là une superbe excuse pour ne pas venir, il était au même moment au Mali pour y faire entrer en guerre notre pays.

Autre gabégie, mais ce sera peut-être le sujet d’un rapport de la (grande) Cour des comptes… 

 

POST SCRIPTUM

On ne peut surtout rien reprocher aux Arméniens sur ce coup là. En effet, le Musée arménien de France, vous savez celui de la Fondation FRENKIAN, n'est surtout pas au MUCEM. et n'a donc rien couté.... Lui.

 

Par bernard.kuchukian le 11/06/15

 

Notre ami  Gérard GUILLOT sera ravi, et il aura bien raison.

Même  depuis l’Iran, où fonctionne parfaitement Internet, on peut se tenir au courant des nouvelles du pays.

Alors,  je lis ce matin la suite de cet invraisemblable feuilleton politico-commercial de la S.N.C.M.

Ainsi donc, le Tribunal de commerce  de MARSEILLE a une nouvelle fois renvoyé à plus tard.  

Si les choses étaient normales, mais rien n’est normal avec la S.N.C.M. (voyez les rapports parlementaires que j’ai cités ici sur ce blog), il y a bien longtemps que l’affaire devrait être placée en liquidation judiciaire. Et ses dirigeants poursuivis, l’Etat en tête et tous ceux qui ont été incapables de gérer et de trancher.

J’imagine et je comprends que les juges consulaires n’aient pas envie de faire ce sale boulot. Par contre, je leur reprocherai encore et toujours de sanctionner les dirigeants des petites sociétés commerciales faillies. Evidemment, ceux-ci ne peuvent pas  profiter  et abuser du levier de la menace de l’arrêt de la desserte maritime de la Corse.

Alors on va encore gagner du temps,  pour que les vacanciers puissent aller en Corse cet été et surtout en revenir.

Un conseil, si vous voulez être tranquilles, bouclez l’aller-retour avant fin septembre…. C’est sans aucun doute ce qu’on nous dit.

Pauvre MARSEILLE, pauvre marine française.

A ce niveau-là, même le capitaine ESCARTEFIGUE ne fait plus rire.

 

Ecrit à ISPAHAN.

Par bernard.kuchukian le 18/04/15

 

Seuls les plus anciens s’en souviennent, alors qu’Anne-Marie PEYSSON vient de décéder à 79 ans.

Elle avait été la speakerine de Télé MARSEILLE à l’époque, révélée par un jury présidé par Marcel PAGNOL.

Puis,  elle avait fait une carrière télévisée,   suivie d’une carrière radiophonique sur R.T.L. nationales.

A l’occasion d’un concours télévisé,   auquel je participais, alors que j’étais lycéen, dans les studios de la R.T.F. (quelle époque) à MARSEILLE, allées Ray-Grassi, je l’avais rencontrée et j’avais  apprécié sa sympathie  le temps d’une émission.

Par bernard.kuchukian le 06/04/15

 

C’est du quotidien que je parle ici.

Il parait que demain, ou un peu plus tard, les juges du Tribunal de commerce de Marseille vont avoir à faire le sale boulot de savoir quoi faire du quotidien local communiste « La Marseillaise « . Lequel  a déjà donné lieu à procédure collective, dont le passif est de l’ordre de 7 millions d’euros, et qui n’a survécu jusqu’ici que grâce à une subvention d’Etat de 900.000 €.

La presse écrite est en crise, et les subventions d’Etat allouées aux uns et aux autres (pas trop à droite, cependant, attention) ne suffisent plus.

Sauf qu’ici,  c’est la Bérézina (sans jeu de mot géographique compte tenu du passé soviétisant du journal).

Le paradoxe est que le journal est admirablement fait et écrit, sauf qu’il véhicule une idéologie totalement dépassée voire irréelle.

C’est au point qu’il y a des années qu’on cache son tirage, que personne ne vérifie puisqu’il n’adhère pas à l’O.J.D., et que la publicité est celle, sans doute au rabais, de copains de quartier.

Je pense ainsi à tel restaurant de l’ilot Thiars,  jadis à toque au Michelin, qui désespérément s’accroche à la publicité du journal.

Le plus souvent introuvable dans les kiosques, le journal ne peut se lire que  dans certains bistrots, et encore, pourvu que dans leur clientèle se trouve quelque buveur de café nostalgique de Staline.

Moi qui n’ai de stalinien qu’une lignée géorgienne partielle, j’avoue même le lire aussi de temps à autre au bistrot en face à l’entrée du Tribunal de commerce, avec mon thé au citron.

Tout cela ne va pas bien loin, et même sur la navette entre Marseille et Paris, Air France ne donne plus  de « Marseillaise ».

En fait, le journal qui tirerait à 7.500 exemplaires selon les uns, à 32.000 selon les autres, ce qui fait un drôle d’écart, est un des mystères de Marseille.

Il se dit en effet  que les  trop nombreux journalistes qui y écrivent pourtant bien, ne sont que rarement payés,  on sait pourquoi,  et que pour survive, en réalité il profite de temps à autre de quelque réalisation d’immeubles confisqués à la Libération, on en passe et des meilleures.

C’est sûr qu’il ne peut plus assurer aujourd’hui  sa ligne éditoriale en  relatant les mouvements sociaux dans les entreprises de la ville.

Il n’y a jamais eu d’industrie importante à Marseille. Il n’y en a plus désormais.

Il parait que l’administrateur judiciaire aurait constaté la situation dévastée de la presse quotidienne.

Et de vous à moi, à « La Provence », récemment rachetée par Bernard TAPIE, on serre les fesses. 

Sans compter que les actions du patron sont désormais saisies pour que l’Etat se rembourse ce qu’il lui versé si libéralement. Intéressante opération à prévoir de réalisation forcée d’actions qui… risquent bien de ne plus rien valoir.

Bref, être juge au Tribunal de commerce de Marseille, avec des affaires de ce genre, sans compter la S.N.C.M.,  à venir prochainement, dans un tel contexte, c’est dur. Dur de faire normalement du droit commercial.

Et donc dur de mettre un point final sous forme de liquidation judiciaire.

 

 

Par bernard.kuchukian le 01/04/15

 

De l’amuseur TANO :

"A MARSEILLE, si tu n'es ni arabe ni raciste, tu vas vite te faire chier".

Et je ne rapporte pas ce qu’il dit des Corses en Corse.

Pour en revenir à MARSEILLE,   suivant les derniers élections départementales, résultant du seul deuxième tour, la division officielle en deux suivant axe est - ouest, au nord les socialistes, au sud l'U.M.P. est confirmée.

Sauf que partout, le Front  national et le Rassemblement Bleu Marine font entre 35 et 45 % des voix au premier tour.

 

Le jour où on passera la barre des 50 %, il ne faudra pas s'étonner de la violence des réactions de ceux qu'on aura un peu trop oubliés.