Par bernard.kuchukian le 01/03/17

 

 

Je lis quelque part que l’Institut d’études politiques d’Aix en Provence,  dont je suis diplômé, mais c’est il y a longtemps (1968, mention)  se déshonore d’inviter  à une conférence de propagande, évidemment  sans débat public un responsable présenté comme supérieur du grand Orient de France, lequel doit poser  la question de savoir si celui-ci  est le dernier rempart de la laïcité.

 

On rêve, pardon, c’est un cauchemar.

 

Voyons, c’est bien le grand Orient de France qui interdit l’accès de son instance disciplinaire à un avocat « de droit commun » - moi en l’occurrence-  venu défendre l'un des leurs.

Au motif que l'avocat  je cite  serait « profane », ni franc maçon et encore moins du grand Orient.

 

Pourtant, s’il existe une activité laïque, c’est bien celle du barreau. Car, par principe et définition, l’avocat est laïc. Ce qui doit lui permettre, il faudra bien que le Conseil constitutionnel le juge un jour ou l’autre, de refuser déjà de  prêter serment en raison du caractère religieux de l’opération, sous quelque forme qu’elle soit (une fois encore, affaire ALEXANDRIDIS contre Grèce, de la Cour européenne des droits de l’homme).

 

Le grand Orient est en réalité une secte, une école de pensée de nature religieuse. Comme une autre, mais  concurrente des autres, mais avec son lot de travers tout aussi irrationnels.

 

Surtout  pire qu’une autre. Parce que liberticide.

 

Ses adeptes sont des menteurs. Ils se mentent à eux-mêmes, en  faisant comme s’ils étaient au-dessus des autres religions, et mentent aux  gogos qui les badent, et/ou sont terrorisés par leur système.

 

Ils sont d’autant plus menteurs  que leurs pratiques, parce qu’ils ont des rites qui singent ceux des autres religions, celles qu’ils dénoncent, moins l’islam, bizarre non ? , sont secrets. Et en cela, c’est guignol.

 

Sauf que ces guignols-là sont très  dangereux.

 

Staline ou Hitler  auraient pu être francs-maçons, ils ne s’y seraient pas trompés.

Par bernard.kuchukian le 13/02/17

 

François KOCH, le célèbre journaliste de L’EXPRESS, nous annonce une chose inouïe,  la visite du président,  certes  moribond,  de la République, François HOLLANDE, au grand Orient de France le 27 février courant.

C’est une première ! De mémoire de franc-maçon, jamais un président de la République ne s’était déplacé au siège d’une obédience maçonnique sous la Vème République, et même sous la IVème née en 1946. Le 27 février 2017, ce sera chose faite puisque François Hollande se rendra rue Cadet à Paris, siège du grand Orient de France, plus grosse et plus ancienne obédience française.  Bien que non reconnue internationalement.

Comment se déroulera la visite présidentielle? François HOLLANDE devrait rester une heure rue Cadet: 10 minutes dans le bureau du grand maître  pour un entretien particulier; 20 minutes de visite du musée de la franc-maçonnerie; 30 minutes de prise de parole, le grand maître d’abord, le président de la République ensuite.

Il parait que l’idée de cette étrange visite à une société secrète par définition hors-jeu républicain serait née en novembre 2016. On était alors au temps où on chassait mon ami Jean-François DARAUD dans des conditions aussi grotesques que scandaleuses au niveau de la liberté tout court.

Bon, je me dis qu’il aura  plus de chance que nous HOLLANDE, moi qui comme avocat, COLLARD comme témoin, n’avons pas accéder à la chambre de justice maçonnique (sic). Lui fera une heure, nous n’avons pas tenu en encore dans la rue plus d’une minute…

A moins que le président  qui est le garant de l’indépendance de la justice vienne leur expliquer que la justice maçonnique n’est pas constitutionnelle.  Et qu’elle constitue une mascarade. Il aura alors comme interlocuteur un garde des sceaux… et du timbre.

Il ne m’est pas interdit de rêver un peu. Non, en réalité on viendra un peu baver sur le Front national et le Rassemblement Bleu Marine.

Par bernard.kuchukian le 07/01/17

 

Les personnes physiques qui prétendent composer la « chambre suprême de justice maçonnique du grand Orient de France » sont-elles hors la loi ?

De la même manière, celui qui est placé au-dessus de ce machin-là, qui se fait appeler « garde des sceaux et du timbre » (pourquoi le timbre au juste ?) est-il également hors la loi ?

Deux fois oui.

De quelle loi parle-t-on ici ?

De la loi ordinaire, celle de la République française, à travers ses textes  votés publiquement par le peuple souverain.

Comme une association de pécheurs à la ligne ou encore de boulomanes, le grand Orient et sa chambre machin ne sont jamais qu’une banale association de la loi de 1901. Non soumis à ce qu’ils appellent peut être avec dérision, sans doute avec prétention,  « la loi profane ». Ils verront bientôt « la justice profane »

En effet,  la loi profane,  comme ils disent, qui s’impose à eux, qu’ils ne veulent ou non,    sanctionne " l’utilisation d’une qualité professionnelle réglementée par l’autorité publique."

Bien que prudemment, on ait placé  devant lui le mot "chambre" et non "cour",  le fait d’utiliser le terme « justice » est sans aucun  doute un délit.

C'est que  le terme organique de "justice" s’applique uniquement aux juridictions listées dans le Code de l’organisation judiciaire. Ou de procédure civile (pour la juridiction arbitrale, sous contrôle du juge d'Etat). Ou aux textes relatifs aux juridictions administratives d’Etat.

Je ne vais pas citer le détail, c’est un peu long, mais je vous assure que « la chambre suprême" n’y est pas .

Et puis, le terme « garde des sceaux » est,  lui,  officiellement réservé au ministre de la justice, gardien des sceaux de la République (profanes) qui sont apposés sur la constitution de la susdite (République).

Alors, les sanctions sont à l’article 433-14 du  Code pénal (lui aussi profane), savoir  un emprisonnement d’un an (dans une prison profane, bien sûr) et une amende 15.000 € d’amende.

Pour l’amende, rien n’est plus profane, car si on  ne veut  pas utiliser la monnaie,  évidemment  profane,  que distribue,  pour la Banque centrale européenne,  la Banque de France, et que vous voulez vous fabriquer votre propre monnaie, alors ce sont les art. 442-1 et suivants du Code pénal prévus pour la fausse monnaie. C’est alors plus sérieux, 30 ans de réclusion et même 450.000 € d’amende en vraie monnaie susdite.

Bref, j’invite le grand Orient à changer fissa fissa la dénomination de son conseil de discipline,  qui ressemble en plus et furieusement à une banale  section administrative spéciale, devant laquelle il vaut mieux éviter qu’un vrai avocat –moi par exemple- vienne défendre un petit frère.

Par bernard.kuchukian le 07/01/17

Aux KUCHUKIAN, aux SIDEM, aux miens.

Nous sommes au moment où on annonce (nous n’avons pas encore la décision écrite) que les valeurs du grand Orient de France et les engagements pris par chacun de ses francs-maçons  seraient radicalement incompatibles avec les thèses développées par le Rassemblement Bleu Marine et le Front National. Et que, selon lui, la doctrine de ceux deux là irait directement à l’encontre de “l’humanisme universel et de l’idéal de fraternité” que lui grand Orient défendrait.

Alors, il faut sérieusement s’interroger.

En réalité  le grand Orient de France serait seul  lui meme  raciste,  avec une sélection odieuse.

Au demeurant, si pour défendre tel client et  par ailleurs compagnon politique,  l’avocat que je suis avais pu s’exprimer devant sa cour de justice maçonnique, si mauvais pastiche de justice, moi KUCHUKIAN, et fils de Smyrniote, aurais pu m’étonner d’un autre temps,  qui n’a jamais été démenti depuis lors,  où c’est bien lui,  le grand Orient,  qui n’en n’avait rien à foutre de “l’humanisme universel et de l’idéal de fraternité,” et machin chose.

En n’ayant jamais réagi,   ou en n’ayant oublié…

C’était pourtant le temps où une loge de Smyrne,  appelée Mélès (comme Le Mélès au bord duquel naquit parait -il Homère) s’exprimait dans un opuscule de 16 pages, sous le timbre “Liberté, égalité, fraternité”,  au nom et sous les auspices du grand Orient de France, supreme conseil pour la France et les possessions françaises. En octobre 1922, quelques semaines après le grand incendie de la ville, qui avait mis à la mer les derniers chrétiens grecs et arméniens,  que les Turcs n’avaient pas occis. 

Si le grand Orient peine à le retrouver dans ses archives, il peut le consulter à la bibliothèque universitaire  Sainte-Geneviève de Paris, centre d’histoire contemporaine, n° 159.354. Je l’ai en copie  à disposition de tous.

C’est l’appel au secours,  mais c’est alors  trop tard, le crime abominable  est commis, de frères maçons chrétiens d’Asie mineure pour éclairer le monde civilisé sur la véritable situation des populations innocentes de l’Orient, victimes de l’irruption kémaliste.

Alors, on y invoque l’humanité, et ses principes sacrés.

On parle de l’épouvante et de la mort d’un peuple agonisant.

On invoque les sentiments généreux,  le noble coeur,  où les mots liberté,  égalité,  fraternité,  solidarité et justice sont inscrits en caractères indélébiles.

Seulement voilà, on explique que l’Europe dite chrétienne – le mot est laché – avait confié la tache à la Grèce de tenir la garde. Pour garantir les minorités ethniques (chrétiennes). Le génie de la liberté venait de renaitre sur ce sol florissant jadis où s’assit depuis six siècles  environ  l’esclavage le plus téméraire (1)

Mais la Grèce fut abandonnée. 

On négocia  alors  de nouveaux traités (2) avec le dictateur d’Orient. La nouvelle Arménie,  promise à la conférence de Paris (lire le  traité de Sèvres),  ne tarda pas à devenir une terre de désolation.  

Et à  Smyrne, sur une étendue de deux kilomètres et demi,  les quais de la ville étaient couverts de la majeure partie de la population,  prise de panique derrière les flammes qui la refoulaient dans la rade,  où étaient des cuirassés étrangers témoins inactifs de l’incursion  des ennemis.

Le sol était couvert de milliers de morts, hommes et choses n’avaient plus de nom. Pour mieux exterminer la population chrétienne,  les Kémalistes s’empressèrent  de faire prisonniers tous les hommes dans les pires conditions. 

On assassina enfin  les représentants religieux de la communauté grecque, après leur avoir crevé les yeux, et coupé langue et oreilles.

Alors, les malheureux survivants demandaient à leurs frères du grand Orient de France (pp. 12 et 13) de rappeler aux nations civilisées qu’en laissant écraser ces populations  (chrétiennes), on rétablissait une puissance qui fut naguère décadente et sera demain (on en est 1922) une menace pour la paix et désormais une plaie pour l’humanité.

Révoltez vous, demandaient ces frères maçons d’Orient, qui rappelaient qu’eux,  n’avaient fait  aucune distinction de race, de caste ou de religion.  Ils ne parlaient au demeurant pas des Juifs locaux, qui paraissent bien avoir été épargnés. En tout cas, pas de fraternité pour les Grecs ou les Arméniens.

Ils terminaient comme suit: “ne laissez pas le monde profane inconscient des principes sacrés semer l’horreur dans la civilisation occidentale”. 

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La fin de l’histoire est que le grand Orient fait aujourd’hui  de l’humaniste raciste à géomètrie non pas variable, mais à sens unique.

Il n’admet meme pas qu’on puisse le lui dire en face.

 

P.S. L'image ci-dessous est celle actuelle du batiment du consulat de France, qui ne put etre incendié en 1922, il n'y avait pas de bois dans sa construction. Il demeure le seul témoin du carnage de l'époque.

  1. Allusion à l’invasion par lesTurcs venus d’ailleurs de la fin du 15ème siècle seulement, qui fit tomber Byzance et forçat pratiquement tous les survivants à la conversion forcée à l’islam

  2. Ce fut le traité de Lausanne en 1923.

Par bernard.kuchukian le 03/01/17

 

 

« Derrière le gouvernement visible siège un gouvernement invisible qui ne doit pas fidélité au peuple,  et ne se reconnaît aucune responsabilité.

Anéantir ce gouvernement invisible, détruire le lien impie qui relie les affaires corrompues avec la politique, elle-même corrompue, tel est le devoir de l’homme d’État. » Theodore Roosevelt.

Le grand Orient de France  est indiscutablement,  sinon un parti politique, du moins un mouvement politique au sens de l’article 4 de la constitution de 1958.

Alors qu’il recherche  statutairement par incitation à la haine l’exclusion contre certaines personnes en raison de leurs opinions, il se pose alors sérieusement la question de savoir s’il ne doit pas être interdit, par violation constitutionnelle. Sauf à se réformer d’urgence.

C’est le point de vue que je développe désormais.

Par bernard.kuchukian le 21/12/16

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Ce 21 décembre 2016, à 10 H 30, Monsieur Jean-François DARAUD a été convoqué devant la chambre suprême de justice maçonnique du grand Orient de France,   siégeant 16 rue Cadet à PARIS,

A l’évidence, les auteurs de la convocation étaient inquiets, puisqu’ils avaient fait appel à un service d’ordre externe,  d’une douzaine d’agents tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des locaux.

Seul l’intéressé, accompagné de Maitre Josèphe BOUVET, huissier de justice commis à sa demande,  par ordonnance du président du Tribunal de grande instance de PARIS,  a pu pénétrer dans le bâtiment du grand Orient, tant que l’entrée correspondante a été expressément refusée à la porte  sur la rue,  par un agent en faction,  à Maitre Bernard KUCHUKIAN, avocat de Monsieur DARAUD.

A l’intérieur du siège, dont l’accès n’est pas libre et encore moins public, Monsieur DARAUD,  qu’on a toutefois laissé entrer, a pu accéder à un local appelé temple maçonnique,  après avoir décliné et justifié de ses qualités. Il était accompagné de l’huissier de justice commis, à qui l’accès  n’a été permis qu’en raison de la commission de justice civile et officielle.

Le président de séance a lu le texte du contenu des poursuites,  tendant à l’exclusion de Monsieur DARAUD,  en raison de ce qu’il a annoncé sa candidature aux prochaines élections législations à NARBONNE, sous l’étiquette  du RASSEMBLEMENT BLEU MARINE. R.B.M.

En toute sérénité et courtoisie… républicaines, Monsieur DARAUD a de son côté exposé qu’il ne pouvait comparaitre utilement, au surplus sans conciliation préalable,  et sans enquête disciplinaire contradictoire, qu’en présence de son avocat désigné par lui, dont il avait fait connaitre préalablement et par écrit le nom avec ses moyens sommaires.

L’accès à la salle de justice ayant été refusé à l’avocat,  en raison de sa non appartenance au grand Orient de France, Monsieur DARAUD  a déclaré être dans l’impossibilité d’organiser sa défense et a dignement pris congé en saluant cordialement  l’assemblée,   où finalement l’hypocrisie règne en maitresse.

Une demi-heure plus tard,  il a appris par l’huissier,  qui était sorti à son tour de l’audience qu’une décision le  concernant serait rendue,  sous 15 jours à lui notifier.

Faute de mieux, dans le bistrot d’en face,  Monsieur DARAUD a fait noter enfin qu’il avait souhaité faire entendre des témoins, qui du coup  étaient restés dans rue, et dont l’huissier a noté les noms :

  • Gilbert COLLARD, député du Gard,

  • Edouard FERRAND, député européen

  • Jean-Richard SULZER, conseiller régional

En l’état de l’impossibilité de défense libre pour Monsieur DARAUD, le grand Orient a démontré ici qu’il est bien le seul  endroit au monde,  tous pays dictatoriaux et totalitaires réunis, où la défense ne peut être assurée. Alors surtout qu’on lui reproche,  c’est un comble,  d’appartenir à un mouvement haineux, sectaire et raciste, toutes accusations infondées et scandaleuses,  de la part d’auteurs d’une pantomime de justice.

Ceci, alors que le grand Orient pratique l’ostracisme à outrance et que surtout il ne pouvait ignorer la présence d’autres maçons dans les témoins que la défense entendait faire entendre.

La chaine d’union a été ainsi rompue par le grand  Orient.

A 11 H30,  le service d’ordre devant l’immeuble de la rue Cadet avait tout simplement disparu.