Par bernard.kuchukian le 21/06/14

 

Voyons, c’est bien un projet actuel dans les cartons de la chancellerie, qui consisterait à faire financer l’aide juridictionnelle, celle versée à certains avocats volontaires pour (mal) rémunérer leur travail, par une super taxe imposée à tous les avocats, eux compris si j’ai bien compris, car elle serait sur le chiffre d’affaires de la profession toute entière. Peut être même d’autres. Les notaires sont furieux.

Bien sur c’est non seulement scandaleux,  mais encore absurde.

C’est comme si on taxait les bénéfices des médecins pour financer la C.M.U. (tiens c’est une idée …),  en attendant de le faire pour couvrir le trou permanent de la sécurité sociale (tiens je croyais que la C.S.G. c’était pour cela).

Nous sommes maintenant  à la veille des vacances et des festivals d’été,  attendus des bourgeois bobo de l’U.M.P. et des socialistes parisiens,  lesquels ne veulent à aucun prix rater celui d’AVIGNON, celui d’AIX et ceux d’ailleurs aussi. On nous annonce donc que nous autres contribuables,  en fait surtout nos enfants et petits enfants qui devront payer plus tard la dette, devons faire cadeau tout de suite  de 22 millions d’euros ou plus pour les intermittents du spectacle.

Monsieur VALLS, vous qui débordez de tant d’idées débiles,  pourquoi n’allez vous plutôt  pas prendre cet argent chez les artistes très riches ?

Faites vite, parce que Catherine DENEUVE vend son château, et que Gérard DEPARDIEU a pris,  lui,  certaines dispositions.

Il ne faudrait pas que seuls les couillons restent à la traine.

Par bernard.kuchukian le 20/06/14

 

On apprend que la Cour de cassation a désormais  un nouveau premier président, Monsieur Bertrand LOUVEL,  qui présidait jusqu’ici sa chambre criminelle.

Ainsi donc, Monsieur Vincent LAMANDA est –il désormais en retraite.

J’ai peur  de compter ceux de la promotion à laquelle il était derrière moi,  et devant nous Bernard MAGENDIE et moi,  au l’admission au concours d’entrée de 1969 à l’Ecole Nationale de la Magistrature,  qui s’appelait alors encore pendant quelques jours Centre National d’Etudes Judiciaires.

Remarquez que mes pairs marseillais aimeraient bien me pousser pire qu’à la retraite, mais carrément à la porte. Je tiens bon.

Par bernard.kuchukian le 19/06/14

 

Les notaires sont repassés à l’attaque de la publicité collective pour leur profession, et c’était même hier dans les couloirs du métro de MARSEILLE où ils tiennent congrès.

Du coup, je constate que les experts comptables s’y sont mis aussi. C’est à travers un spot télévisé vu hier mettant en scène l’affection débordante du chef d’entreprise et de son personnel pour l’expert comptable, homme providentiel.

Et pour les avocats ? Rien du tout.

C’est finalement normal. Car à la différence des notaires et des experts comptables, nous n’avons pas de type de clientèle unique à cibler.

Voyons, la clientèle des notaires c’est celui qui a un peu ou beaucoup de bien, le plus souvent immobilier.

Celle des experts comptables, ce sont les entreprises.

Le critère commun est bel et bien l’argent, l’intérêt matériel.

Pour les avocats c’est toute autre chose.

Leur clientèle cible est multiple, voire contradictoire d’intérêts.

Au pénal, certains défendent le criminel, d’autres la victime. C’est l’exact opposé l’un de l’autre.

Dans un procès courant, ils défendent à la fois l’un et l’autre, qui se bagarrent et quelquefois l’un est d’une parfaite mauvaise foi.

Il n’y a guère que les anciens conseils juridiques devenus avocats par la grâce de la loi qui échappent un peu à ces contradictions.

Bref, quel est le cœur de cible d’une publicité collective des avocats, celle qui a toujours raté jusqu’ici ?

Aucune.

Sauf peut être cette notion admirable de défense de la liberté.

Mais c’est trop abstrait pour le grand public.

Je demande à notre ami le bâtonnier GIROUD de me commenter et de rapporter cette formule admirable qu’il avait employée au début de son mandat batonnal pour définir l’avocat comme celui qui sera toujours là dans la situation impossible.

Par bernard.kuchukian le 17/05/14

 

Quel dommage de n’avoir pas pu être à ses cotés pour le défendre et le soutenir à l’audience disciplinaire du 7 mai à PARIS. Cette absence était due à mon état de santé (suite à une opération sérieuse, je sortais la veille de l’hôpital de la Conception npour commencer une convalescence d’un mois).

Je vous conjure d’aller  tous voir la video correspondante sur Daillymotion.

Elle est la démonstration du caractère scandaleux de la procédure disciplinaire sous forme de règlement des comptes internes contre tel avocat. Avec jugement préparé à l’avance. Et des juges avocats minables, parce qu’en plus pas courageux du tout.

De son coté, DANGLEHANT est génial et fou à la fois : je l’approuve à 1000 %. 

J’ai eu la chance ni banale ni courante de faire sa connaissance en plaidant à ses cotés au Conseil constitutionnel : on voudra bien considérer que n’importe quel avocat ne va pas ainsi pouvoir s’exprimer rue Montpensier. Il est devenu mon ami.

En réfléchissant à la vision de la vidéo, on pense à trois choses fondamentales :

1°. Il ne peut exister de juridiction quelle qu’elle soit sans le concours de la force publique. La juridiction disciplinaire des avocats comme les autres n’ont pas le concours de cette force publique, parce que sagement la loi ne l’a pas prévue. On ne protège pas cela.

2°. Et pourquoi ne l’a-t-elle pas prévu ? Parce que les juges ne sont pas des juges, des juges indépendants et impartiaux.

 

3°. D’ailleurs, elles ne comportent pas de greffier d’audience. Or, ce personne est fondamental dans la justice. Sans lui notamment pour valider les actes du juge, la juridiction n’existe pas. Je ne rêve pas : la Cour de cassation l’a jugé en janvier dernier en considérant comme un acte sans aucune portée pratique la décision rendue par un bâtonnier juge dans une affaire de contentieux rémunération entre confrères, après avoir constaté que la décision ne comportait pas la formule exécutoire du décret de 1947. Oh, ce n’était pas un oubli, surement pas, c’est que la loi ne considère pas ces fausses juridictions et qu’en conséquence, elles ne peuvent bénéficier de la formule exécutoire.

J’ignore si une suite de l’affaire DANGLEHANT est prévue : qu’on me laisse le temps de mon rétablissement pour que je puisse venir avec lui, et amener d’autres avec nous.