Par bernard.kuchukian le 04/04/13

Je suis stupéfait qu'aucun confrère n'ait jusqu'ici remarqué l'incongruité suivante. Notre site, appelé désormais « réseau de la blogosphère » est géré, c'est écrit dessus, en bas, dans la partie légale, par le Conseil national des barreaux.

Maintenant, quand on va sur le site du C.N.B. (avocats.fr), nous ne sommes pas même cités.

Je vais aller me plaindre au service administratif de lutte contre les exclusions. Tiens, si on allait à la HALDE ?

Par bernard.kuchukian le 31/03/13

Depuis un mois environ, tous les confrères l'ont remarqué, sans compter le grand public, la volonté du CONSEIL NATIONAL DES BARREAUX est de mettre à part, d'isoler du reste de la profession, ce qui s'est lentement constitué en institution désormais bien en place, « la blogosphère des avocats ».

C'est bien lui pourtant qui l'a créée, voici quelques années, et j'ai expliqué il y a bien longtemps déjà que c'est selon moi la seule chose utile qu'ait jamais faite le C.N.B.

Seulement voilà, nous dérangeons l'ordre institutionnel de l'immense majorité à la fois ignorante et frileuse des gouvernants nationaux ou locaux, et faute de pouvoir exclure la vingtaine de confrères qui font la réalité de la blogosphère, plus spécialement la demi- douzaine de frondeurs et activistes de haut vol, dont je suis fier d'assurer la tète, il faut bien trouver une solution d'isolement.

Mes confrères, devenus amis m'ont alerté, et nous nous sommes tous rapprochés, c'est sur.

Ce soir, la situation, parait bien claire : on ne fait plus aucune référence à la blogosphère sur le site institutionnel du CONSEIL NATIONAL DES BARREAUX. On nous a définitivement mis « à part ». Pour autant que le mot « définitif » ait un sens. Et en désespoir de cause.

Le grand Charles MAURRAS - je vais encore me faire des amis - écrivait jadis qu'en politique, le désespoir est un non sens.

Bref, revenons à nos blogs, pour arriver jusqu'à nous, il faut :

* Soit passer en accès direct sur nos blogs par les adresses individuelles précises, ou par les moteurs de recherche constitués de nos noms de famille et du mot blog.

* Soit, si on veut une vue générale de ces blogs et de leur activité, aller chercher par le mot « blogosphère », ou mieux encore « blogosphère des avocats. » Le mieux est encore "le réseau de la blogosphère".

Mais plus rien par C.N.B., voire par « avocat.fr » ou « avocats.fr ».

A ce propos, je devine les délires de réflexion pratique imposés aux informaticiens que cette décision a générés.

Toutefois, je me marre, parce que ceux qui ont décidé de cette réforme, je parle des décideurs nationaux, pas de l'hébergeur, lui qui a fini par connaitre son boulot (on l'a suffisamment engueulé par le passé, moi en tète), ont oublié une chose.

L'hébergeur, INFINITZ, quoi, est un professionnel de haute qualité.

Alors, il continue, car c'est la loi, à afficher sur son écran, en bas à gauche les conditions d'utilisation du site.

En rappelant que c'est un service du ... CONSEIL NATIONAL DES BARREAUX, sous son autorité, etc. etc.

Bref, plus ça change, plus c'est- pareil.

Par bernard.kuchukian le 22/03/13

Je suis inondé ce soir d'appels au secours des confrères blogueurs, comme si j'y pouvais quelque chose, moi qui ne suis pas un élu, qui ne suis jamais élu, qui suis un proscrit, et même poursuivi disciplinairement. Tout le mon de me parle de liberté. C'est beau la liberté.

Ma première réaction est de signaler que le web master s'est mélangé les pinceaux en essayant de remettre de l'ordre pour qu'on lise plutôt les informations du Conseil national des barreaux plutôt que nos blogs.

Si on va sur avcocats.fr, on découvre deux lignes :

Accès avocats, qui ouvre la blogosphère que nous connaissons et défendons tous. Sauf que le titre « accès avocats » est faux, puisque tout le monde y a accès ET DOIT Y AVOIR ACCES.

Ensuite :

Blogosphère, qui ouvre non pas la blogosphère mais la page d'informations à la gloire du C.N.B.

On trouve également des lignes mentionnées de blogueurs célèbres. Actifs au moins.

Bon, il faut simplement remettre de l'ordre dans les définitions.

Ma deuxième réaction est de conseiller la sauvegarde des données, ce que j'ai déjà fait, pour pouvoir migrer ailleurs, comme EOLAS, quitte à nous regrouper entre amis s'il le fallait.

La troisième est de vous conseiller à tous de vous battre. Pas toujours le même. Ce n'est pas que je sois fatigué, mais moi aussi j'ai un cabinet à faire tourner. Quand je fais le bilan des emmerdements que ‘ma apporté mon blog, auprès de crétins, de minables, de jaloux, d'incompétents, et de combinards à trois sous, je me pose quelquefois des questions. Il faut avoir la foi chevillée au corps et des principes d'une rigueur intellectuelle absolue pour supporter. Merde, moi aussi j'ai droit au bifteck.

Vous aussi indignez vous.

Par bernard.kuchukian le 03/03/13

Si tous nous cessions d'écrire et intervenir sur notre blogosphère le 12 mars courant, journée mondiale de protestation contre la censure.

Histoire de montrer à notre petit niveau ce que c'est le silence.

Et, a contrario, la liberté d'expression de l'avocat.

Par bernard.kuchukian le 02/03/13

Organisée depuis quelques années par « Reporters sans frontières », cette manifestation vise les principaux pays qui restreignent l'accès de leurs citoyens à Internet, qui les harcèlent.

On imagine là bas, en Chine, en Perse, en Arabie saoudite. Ailleurs.

Faisons le ménage aussi ici en France.

Bien sur, ce n'est pas la même chose. C'est plus comment dit-on, c'est plus lissé.

Mais le principe est le même. Le détenteur de l'autorité ne veut pas qu'on le critique. Alors, ce sont des pressions, amicales, puis moins amicales.

Des sanctions directes ou indirectes.

Attention, on ne mélange pas tout. Il ne s'agit pas de pleurnicher parce qu'un blogueur a effacé sur son blog, qui après tout est le sien, donc il doit en faire librement ce qu'il veut, tel commentaire qui ne lui plait pas. Car l'auteur du commentaire peut à son tour ouvrir un blog à lui et aller y dire ce qu'il veut. Librement.

Non, il s'agit de choses plus graves, comme l'effacement pur et simple du blog principal lui-même.

Et surtout les sanctions contre celui qui a écrit ce qui déplait.

Mes lecteurs voient bien ce dont je parle, moi qui suis poursuivi par mes pairs pour avoir écrit des choses déplaisantes contre tel ancien bâtonnier et tel conseil de l'ordre.

Dans ces conditions, à défaut de quoi vous resterez placé dans le camp des ayatollahs,

Monsieur le bâtonnier Erick CAMPANA, qu'attendez-vous pour m'écrire le 12 mars, dans 10 jours à peine, en participant à cette glorieuse façon à la célébration du barreau de MARSEILLE à cette journée mondiale.

Vous me direz alors, sans la moindre réserve votre désistement d'action.

Par bernard.kuchukian le 01/03/13

Mon cher Jacques,

Il faut que tu sois bougrement faché avec moi pour ne pas répondre à une censure même pas injurieuse qui n'avait pas d'autre but que de commencer une dispute.

Bernard

Par bernard.kuchukian le 27/02/13

Cher directeur,

Vous qui me faisiez censurer jadis, vous vous êtes bien calmé depuis lors, ne croyez vous pas que vous devriez plutôt modifier maintenant le règlement de la blogosphère.

On peut éviter d'aller jusqu'à reprendre le merveilleux mot du regretté bâtonnier FILIPPI, répondant à Aix en Provence à un Parisien pointu qui lui demandait « mais comment plaide-t-on ici » par « debout et en français ».

Mais enfin, il faudrait imposer le français au moins comme langue de traduction intégrale du texte rédigé en une autre langue. Avec une exigence absolue : que le titre soit entièrement rédigé en français.

Par bernard.kuchukian le 27/02/13

Et celle de quelques autres.

Par les temps actuels, tout part à vau l'eau. Ca a commencé par les lasagnes du cheval, et puis je ne sais plus quoi qu'il ne faudrait plus manger.

Voici maintenant qu'il parait que Budweiser, l'immense Budweiser tricherait et mettrait trop d'eau dans sa célèbre bière. A l'opposé de la Sam Adams par exemple. Miller au milieu.

Oui, mais alors pourquoi tout ce tapage maintenant, parce que tout le monde sait bien que la « Bud » est la plus légère de toutes les « lager ».

Chères lectrices et lecteurs, sachez qu'à coté de tous ces abus de votre confiance, il subsiste sur la blogosphère des gens authentiques. Qui ne se contentent pas de recopier, ou de citer. Qui commentent et s'engagent.

J'en suis un.

Je sais bien qu'on me conseille sans arrêt de mettre de l'eau dans mon vin. Avec toutes ces affaires alimentaires, c'est désormais impossible, non ?

Par bernard.kuchukian le 23/02/13

Je vous que pour certains sur la blogosphère, la discipline des avocats est matière dérisoire.

Au moment où je traite de celle de la profession, où j'évoque les principes qui vont nous conduire devant le Conseil constitutionnel, on apprend que la fédération zambienne de football va être sanctionnée au disciplinaire.

C'est pas moi qui le dit.

Par bernard.kuchukian le 12/02/13

Mon billet sur la liberté de la presse n'était qu'une entrée en matière à ceci.

Les hasards du calendrier faisaient que la conférence Tapie d'hier à Marseille était donnée le jour même où la Cour des comptes rendait public son rapport annuel. Parmi les sujets traités, il y a le plan d'aide à la presse écrite, analyse de 2009 à 2011, donc trois années complètes.

Ces Messieurs de la rue Cambon, j'aime la rue Cambon, n'y vont pas par trente six chemins pour dire un que ça ne sert pas à grand-chose, deux que c'est bien cher.

Pour ceux qui ont la flemme d'aller chercher dans le rapport en ligne l'étude sur le plan d'aide à la presse, je fais court, j'ai annexé le tableau récapitulatif.

En avant les millions d'euros prélevés sur nos impôts. 6.761.000 euros à l'Humanité, 9.988.000 euros à La Croix, 18.465 .000 euros au Monde, 17.217.000 euros au Figaro. Il y en a plein d'autres.

Finalement, ce qu'on donne à la presse locale est dérisoire en comparaison : La Provence prend 2.783.000 euros Le Progrès 3.681.000 euros etc.

Tout ce bel argent public est finalement gaspillé, puisque finalement, il parait que la presse n'est pas libre, tandis que les propriétaires des titres, et pourtant Tapie n'était pas encore arrivé à la distribution, en font leurs choux gras.

Et si les blogueurs que nous sommes qui contribuons au moins autant que les journalistes professionnels à assurer la liberté de l'expression, pour certains à un prix élevé, percevaient eux aussi des subventions d'Etat.

Tiens, on donnerait une subvention au Conseil national des barreaux, qui la redistribuerait aux blogueurs en fonction de leur activité, par exemple.

Et puis, on ferait de la publicité commerciale sur la blogosphère.

Tiens, on déciderait aussi que les publicités légales y sont en. En voilà des idées pour le Conseil national des barreaux. Pouah vont-ils dire, ce Kuchukian, ce n'est qu'un marchand de tapis (c'est écrit autrement)

Au moment où certains dans la profession aimeraient bien que j'arrête, moi j'aimerais bien : je suis prêt à vous en écrire des billets, les uns meilleurs que les autres... Et à percevoir les revenus correspondants.