Par bernard.kuchukian le 10/01/13

Un cabinet d'avocats de Marseille publie sur la blogosphère une série d'articles plus ou moins techniques et cite les différentes sociétés contre lesquelles il donne ses conseils d'agir. Il fustige ainsi leur comportement.

Ceci n'est pas la liberté de l'avocat. Ceci est une campagne de publicité, de dénigrement, de démarchage en ciblant des défendeurs nommés. La charte de la blogosphère nous l'interdit.

Je demande au webmaster d'y remettre de l'ordre. Je lui précise n'être directement ni indirectement le conseil de ces sociétés.

Attention, ceci n'a rien à voir avec mes attaques personnelles contre la société NAVISTA, qui est mon prestataire obligé, tandis qu'il s'agit de traiter alors d'un sujet à portée générale dans l'intérêt de toute la profession.

Par bernard.kuchukian le 05/01/13

On trouve sur le blog de notre confrère CASTON un document intéressant, mais évidemment comme d'habitude, sans commentaire. C'est moi qui vais le faire.

C'est un rapport sur la réforme des tribunaux de commerce, daté du 8 décembre écoulé, émanant d'un Club D.J.S., droits, justice et sécurités. Cette honorable association de la loi de 1901 est ce qu'on appelle, quand on est branché à Paris, un « think tank ». Plein de Parisiennes et de Parisiens là dedans, du professeur de droit, de l'avocate, etc. Que du très beau monde. Bien.

Ces gens là ne font que reprendre, en en oubliant un peu, les reproches qui ont défilé depuis des mois et des mois sur mon blog, et ailleurs. Sauf que moi, au lieu d'être peut être entendu par Madame Cécile UNTERMAIER, députée de Saône et Loire, chef de la mission parlementaire qui va donner des observations au gouvernement, sauf que moi, j'aurais mal parlé du sujet.

Alors que mon affaire va connaitre dans les semaines à venir d'autres développements, plus softs ceux-ci, je dis à tout hasard qu'on ne s'attende SURTOUT pas à mes excuses, pas même à des regrets. Plutôt à mes attaques, la paix est à ce prix. La liberté d'expression de l'avocat aussi.

Revenons au rapport susdit.

J'ai des reproches à faire à ces rapporteurs. Sur des points qui ne changent en rien notre point de vue global : « ça va mal, il faut vite et profondément revoir la question. »

Bien sur, tout de suite, ils signalent que la réactivation du feu MONTEBOURG éteint voici plus de dix ans est la conséquence de nos Q.P.C. au Conseil constitutionnel.

C'est curieux ce mépris ou cette ignorance du petit, par qui l'affaire éclate. Ces petits là, s'appellent les frères RAMIREZ, ce sont des artisans d'une petite localité près de PERPIGNAN. Ils en ont gros sur le coeur, et se battent comme des lions. Leur avocat est notre confrère François DANGLEHANT, à qui Georges BERLIOZ et moi-même avons apporté toute notre collaboration, notre aide totale.

Quant à la suite, je constate que l'introduction de ce rapport ressemble furieusement à ma plaidoirie devant le Conseil constitutionnel. Il n'y manque guère que la question des artisans - pouah, ceux-là on n'en veut pas-.

Et le traitement en la développant à un niveau universitaire élaboré de l'idée géniale de Georges BERLIOZ (que j'ai reprise à mon compte) de l'impartialité subjective.

Le rapport propose des pistes de rechange.

Je lui dis non à propos des greffes. Ils sont à nationaliser. Point. Pas de demi-mesure.

Je lui dis oui pour l'échevinage au moins des chambres des procédures collectives.

Je lui dis son oubli à propos de la représentation des artisans, et l'invite à revoir sa copie pour une juridiction professionnelle de la faillite (sujet de plus en plus d'actualité en France).

Je lui dis oui pour des déclarations préalables avant de prendre fonctions, avec justificatifs.

Je lui dis oui quant à la suspicion générale y compris en raison de la pseudo gratuité des fonctions, ce qui est un super piège. Rien n'est jamais gratuit ai-je plaidé rue Montpensier, sans avoir besoin d'expliquer le sous entendu.

Je lui dis non, non et non pour la prévention, car aussi les auteurs du rapport n'ont apparemment pas compris la 2ème décision du Conseil constitutionnel, celle du 7 décembre écoulé.

Il est vrai qu'elle avait été rendue la veille de leur rapport. Car, les hauts conseillers ont jugé -je le soutiens- un gros bémol à leur déclaration d'impartialité dans la décision du 4 mai 2012. La collecte des informations part les greffes conduit à la prévention laquelle conduit à la saisine d'office, celle-ci désormais inconstitutionnelle.

Non, non et non, les juges consulaires n'ont pas à se substituer aux avocats voire aux experts comptables pour leur conseiller de déposer ou non. Car ce sont eux qui vont juger la suite.

Maintenant, si cette très honorable association veut de moi, ce dont je doute, personne ne veut de moi d'ailleurs, c'est avec plaisir que je viendrai leur exposer mon point de vue. Comme disait Henri VERNEUIL, vous savez que sais me tenir à table et je suis propre sur moi.

C'est tout pour le moment.

Par bernard.kuchukian le 01/01/13

Je souhaite que cette année qui sera par ailleurs difficile pour tout le monde et les avocats ne seront pas épargnés, permette le développement de la blogosphère.

Je souhaite que davantage de confrères y faissent leur apparition par une participation effective. Le plus souvent par la création et l'entretien régulier de leurs blogs. Mais aussi, pour les moins audacieux, par des commentaires non anonymes sur ce qu'écrivent les autres.

Je souhaite que les blogs ne consistent pas seulement à communiquer son nom et son adresse, toutes choses qu'on trouve dans les bons annuaires.

Non plus qu'à reproduire sans les commenter des textes, des décisions de justice ou de la doctrine.

Je souhaite qu'ainsi, la preuve permanente soit rapportée que les avocats ne peuvent pas etre de simples répétiteurs. Il y va de l'existence meme de la profession: défendre, ceci signifie comprendre, approuver ou critiquer, mais s'engager.

A toutes et à tous, bonne année 2013. En avant 2013 !

Par bernard.kuchukian le 28/12/12

En voilà une affaire dont plus personne, ou presque, ne parle, sauf les agences en tout genre qui essaient de nous fourguer leurs séances de travail avec une régularité d'horloge franc-comtoise, contre argent bien entendu.

Certains ont même le culot et je suis bien poli, de recopier les thèmes et les commentaires de nos blogs.

Spécialement celui de notre ami André ICARD que je salue avec plaisir ici, qui en sait quelque chose (voir ce que nous en avons écrit avec le bâtonnier GIROUD, voici encore peu de temps).

Il y aura bientôt quatre ans, Dominique MATTEI m'avait invité à une réunion du conseil de l'ordre de MARSEILLE, qu'il présidait comme bâtonnier avec bonheur, pour que je lui fournisse un point de vue, qui avait évidemment déplu.

Enfin, à part lui qui considérait qu'en raison de ma personnalité et de mon expérience, la moindre des choses était d'avoir mon point de vue, presque tous s'étaient tus, sauf un, drapé dans sa prétention scientifique d'élu, lequel est gravement malade désormais, et a quitté la profession.

J'avais expliqué à tout le monde que cette histoire était une foutaise, alors surtout qu'on plaçait sur le même pied d'égalité de 20 heures des gens archi compétents et expérimentés avec d'autres.

La vie est dure, mais dans notre métier, certains sont beaucoup plus égaux que d'autres au moins par le talent. C'est l'éternelle histoire des grenouilles.

Alors Dominique m'avait demandé de prendre la tète d'une commission de la formation professionnelle continue. J'avais décliné parce que je suis contre, et que mon programme aurait alors été de torpiller la mission. Plus honnête que moi, tu meures.

Le temps a passé.

L'affaire s'est tassée. On ne parle pratiquement plus du sujet, étant observé qu'on s'est tout de même rendu compte qu'aucun texte de droit positif ne pouvait sanctionner le non accomplissement des 20 heures, sans compter qu'il fallait aussi que les membres des conseils de l'ordre aillent vérifier chaque session. Ils ont mis les pouces, c'était normal.

Si je comprends bien le résiduel actuel, cette obligation ne pèse plus véritablement, je veux dire avec une sanction à la clé, que contre les nouveaux qui arrivent dans la profession, hors le canal des centres de formation professionnelle et encore, en matière seulement de pratique professionnelle et de discipline (1), d'une part, et ceux qui prétendent avoir un titre de spécialisation d'autre part.

Je dis que c'est moins incohérent, encore qu'il me semble qu'il règne désormais un certain désordre du coté du Conseil national des barreaux quant au maintien ou à l'attribution des hochets de spécialisation.

Je viens ainsi de dépenser 82 euros pour rien, afin de faire valider mes deux spécialisations avant le 31 décembre 2012, alors qu'on nous a annoncé tout de suite après que tout était reporté au 31 décembre 2013.

Pourquoi messieurs ?

Y-aurait-il quelque part une Q.P.C. qui m'aurait échappé ? Non, je ne crois pas.

Je crois sincèrement et plutôt qu'à force de rappeler inlassablement au peuple des avocats des évidences, certaines grenouilles réunies en sous groupes coassent plus fort que les autres.

Et qu'on se rend bien compte que la pratique professionnelle d'une part, le contact permanent et quotidien des avocats entre eux (ce qui est exceptionnel par rapport à toutes les autres professions), le téléphone arabe, quoi, d'autre part, suffisent largement.

Immodeste par la force des événements, j'ajoute que la simple lecture des grands de la blogosphère (2) vaut bien plus que ces séances pseudo académiques d'assistants de professeurs Nimbus.

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(1) Ah, la discipline !

(2) Je suis désolé, tous les blogs ne se valent pas. Mais il en est, en critère d'activité seulement (la popularité n'a rien à voir ici), allez entre 20 et 30 régulièrement, sans compter quelques uns plus nombreux en nombre, mais malheureusement irrégulièrement, qui valent toutes les formations professionnelles continues de la terre. C'est gratuit et sur le site Internet du Conseil national des barreaux.

Par bernard.kuchukian le 24/12/12

Car certains avocats offrent à toute la profession tout simplement le superbe cadeau de leur blogosphère.

Par bernard.kuchukian le 15/12/12

Mes lecteurs se rendent compte que je suis le blog dont seuls les commentateurs sont parfaitement connus de moi, même s'ils ont des pseudos. Que je connais.

Les autres continueront impitoyablement à être effacés. Il leur faudra bien se faire une raison.

Par bernard.kuchukian le 29/11/12

A l'attention spéciale du directeur de la publication.

Alors que la constitution de 1958 institue le français comme notre langue nationale, est-iladmissible que notre blogosphère accueille des communications en une autre langue que le français courant, j'allais écrire vernaculaire, mais certains vont alors penser que c'est une insulte.

J'écris cela parce que tel confrère écrit régulièrement en croate, d'autres le feront bientôt en turc, en finnois, en malgache, en vietnamien. Techniquement le seul barrage sera seulement dans les signes alphabétiques, et comme notre système ne reconnait que l'alphabet latin, on est donc tranquilles pour l'arabe, le sanscrit, le mandarin, le grec, l'hébreu, etc. Voyez, on est même tranquilles pour le russe, le serbe... et l'arménien.

Tiens, au juste, pourquoi peut on écrire alors en croate et pas en arménien ?

Au surplus, j'imagine que ni le web master, ni le directeur de la publication ne comprennent autre chose que le français. Dans ces conditions, les prérogatives de censure, strictement illégales d'ailleurs, qu'ils prétendent exercer contre ceux qui s'expriment dans une langue qu'ils sont censés comprendre, ne s'expriment pas dans les autres cas.

Par bernard.kuchukian le 26/11/12

Oui, je prends à témoin.

Moi, dont le blog est couvert de commentaires anonymes, parce que la profession n'y a toujours pas le courage de s'exprimer nommément, par crainte de déplaire aux autorités ordinales souvent, ce qui est un comble pour une profession qui se vaut la défenderesse des droits, moi je permets les commentaires Du moins quand ils sont exprimés par des auteurs identifiables.

D'autres, allez chercher ce matin par exemple, interviennent pour communiquer sur le blog, en reprenant par exemple les informations que j'y ai mises le premier, que j'ai commentées le premier. Ce n'est pas la copie qui me gène ici. Je ne suis pas propriétaire des informations que je véhicule.

Ce qui me gène et devrait déranger tous les anonymes, c'est que prudemment mon copiste ne permet pas les commentaires. Aucun ? Identifié ou non.

Tranquille, Baptiste. Lui au moins ne risque pas de perdre ton temps en défendant la liberté d'expression de l'avocat devant un conseil disciplinaire.

Par bernard.kuchukian le 25/11/12

Je suis fatigué des commentaires anonymes sur mon blog.

Qu'on prenne ses responsabilités ou qu'on aille ailleurs.

Par bernard.kuchukian le 23/11/12

Ceux qui savent vont m'accuser peut etre d'attaque frontale contre certain.

Mais enfin. Transformer notre blogosphère en simple catalogue sommaire d'éditeurs de revues juridiques, avec interdiction de reproduire, voire en rapporteurs de décisions de justice rendues, sans même un commentaire, ou l'insistance sur tel ou tel passage déterminant, est peut être conforme à la délicatesse et à la courtoisie.

Mais surtout démontre qu'on n'est pas un avocat, mais un simple documentaliste. Je n'ai rien contre les documentalistes. Mais je suis désolé, je ne suis pas du tout au même niveau intellectuel.

Moi, je ne suis pas un documentaliste.