Par bernard.kuchukian le 29/09/12

Non, c'est vrai quoi, Georges BRASSENS est un grand poète reconnu. On l'apprend même au collège et des établissements publics d'enseignement public portent son nom. Sans compter parcs et rues, et même station de tramway (1)

« Quand ils sont tout neufs

Qu´ils sortent de l´oeuf

Du cocon

Tous les jeunes blancs-becs

Prennent les vieux mecs

Pour des cons

Quand ils sont d´venus

Des têtes chenues

Des grisons

Tous les vieux fourneaux

Prennent les jeunots

Pour des cons

Moi, qui balance entre deux âges

J´leur adresse à tous un message

Le temps ne fait rien à l´affaire

Quand on est con, on est con

Qu´on ait vingt ans, qu´on soit grand-père

Quand on est con, on est con

Entre vous, plus de controverses

Cons caducs ou cons débutants

Petits cons d´la dernière averse

Vieux cons des neiges d´antan

Vous, les cons naissants

Les cons innocents

Les jeun´s cons

Qui n´le niez pas

Prenez les papas

Pour des cons

Vous, les cons âgés

Les cons usagés

Les vieux cons

Qui, confessez-le

Prenez les p´tits bleus

Pour des cons

Méditez l´impartial message

D´un type qui balance entre deux âges

Le temps ne fait rien à l´affaire

Quand on est con, on est con

Qu´on ait vingt ans, qu´on soit grand-père

Quand on est con, on est con

Entre vous, plus de controverses

Cons caducs ou cons débutants

Petits cons d´la dernière averse

Vieux cons des neiges d´antan. »

Je ne déblatère pas, Messieurs.

A la limite, je persifle.

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(1) Source Wikipedia.

↑ Quelques exemples :

* La rue Georges-Brassens à Sète, rue de la maison familiale, actuellement au numéro 20. À l'époque de sa naissance, elle s'appelait rue de l'Hospice. Brassens en parle dans sa chanson Jeanne Martin ;

* le parc Georges-Brassens, à Paris. Georges Brassens a vécu l'essentiel de sa vie parisienne à quelques centaines de mètres de là, au 9, impasse Florimont, puis au 42, rue Santos-Dumont ;

* le marché couvert de Brive-la-Gaillarde où se déroule l'action de la chanson Hécatombe ;

* la rue Georges-Brassens à Paimpol (Côtes-d'Armor). À l'angle de cette rue se trouve le bar où il aimait venir (rebaptisé après sa mort « Les Copains d'abord ») ;

* la rue Georges Brassens à Lézardrieux (Côtes-d'Armor), rue de sa maison bretonne nommée Ker Flandry ;

* station Georges-Brassens, sur la ligne 3 du tramway parisien ;

* de nombreux établissements scolaires Georges-Brassens, dont des lycées à Neufchâtel-en-Bray, Rive-de-Gier, Paris, Bagnols-sur-Cèze, Saint-Denis, Courcouronnes, Villeneuve-le-Roi à Villepinte, Sainte Clotilde et à la Réunion, des collèges à Santeny, Épouville, Lattes, Narbonne, Marignane, Sevran, Le Rheu, Pont-Évêque (Isère), Ydes (Cantal), Montastruc-la-Conseillère (Haute-Garonne) et Saint-Mard (Seine-et-Marne) ou des écoles à Toulenne (Gironde), Guyancourt (Yvelines) et Languidic (Morbihan) ;

* le passage Georges-Brassens à Montbard en Côte-d'Or ;

* l'allée Georges-Brassens à Échenoz-la-Méline (Haute-Saône) ;

* les rues Georges-Brassens à Alès (Gard), Capestang (Hérault), Basse-Goulaine (Loire Atlantique), Goincourt (Oise), Loon-Plage, Wallers (Nord), Beynes (Yvelines), Pau (Pyrénées-Atlantiques), dans le prolongement de la rue Paul Fort et à Crespières (Yvelines) ;

* le parc Georges-Brassens à Massy ;

* le centre culturel et social Georges-Brassens à Saclay (Essonne) et Domont (Val d'Oise) * Le centre d'action culturelle Georges-Brassens à Mantes-la-Jolie (Yvelines) * La place et l'avenue Georges-Brassens à Blagnac (Haute-Garonne) ;

* les salles Georges-Brassens à Lézardrieux (Côtes-d'Armor), Givors (Rhône-Alpes) ou Feytiat (Haute-Vienne) ;

* la médiathèque Georges-Brassens à Drancy (Seine-Saint-Denis) ;

* la bibliothèque Georges-Brassens à Chambéry (Savoie) ;

* le centre culturel Georges-Brassens à Saint-Martin-Boulogne (Pas-de-Calais) ;

* la place Georges-Brassens à Liffré (Ille-et-Vilaine) ;

* le foyer Georges-Brassens à Beaucourt (Territoire de Belfort) ;

* la rue Georges Brassens à Plan-de-Cuques (Bouches-du-Rhône)...

Par bernard.kuchukian le 27/09/12

Pendant que nos élus triomphent en assemblées, pontifiant et trompant leur monde, d'autres travaillent dans l'intérêt de leurs confrères, qui ne leur en sont d'ailleurs pas reconnaissants le moins du monde. Ah, le charme des paillettes. Et du blabla.

EPAILLY a signalé ce matin une décision rare du 6 septembre courant de la Cour de justice de l'Union européenne, celle de Luxembourg, qui n'a pas l'habitude de statuer sur des questions de pure procédure et encore moins sur notre profession.

J'avais eu l'occasion de traiter avec elle voici quelques mois, lorsque je me posais bêtement la question de savoir si n'importe quel avocat pouvait intervenir devant elle, car nous étions justement devant elle sur une question préjudicielle posée par la Cour française de cassation.

On m'avait simplement répondu en me priant de consulter le règlement de la Cour de justice qui prévoit que n'importe quel avocat ayant cette qualité dans le pays dont il a l'une des nationalités de l'Union européenne était habilité à agir en procédure à Luxembourg.

Pour cela, on m'avait demandé une attestation d'inscription à l'ordre délivrée par mon bâtonnier. Ce qui fut fait. Et c'est ainsi que je suis enregistré là bas dans leur ordinateur pour faire le cas échéant de la procédure en ligne.

L'affaire du 6 septembre est plus subtile. Une requête a été déposée par des conseils juridiques polonais, la profession ayant localement un statut. Localement, c'est en Pologne, les conseils juridiques ne sont pas nécessairement indépendants et peuvent être liés par un rapport d'emploi salarié avec une partie, ici celle dans le litige.

Toute la discussion était donc là. Il est écrit dans la décision que les conseils juridiques polonais peuvent demander leur inscription au barreau et être ainsi dument habilités à représenter leurs clients ou employeurs devant les juridictions polonaises. Mais on dirait qu'ils restent conseils juridiques.

Dans sa décision n° C-422/11 P et C-423/11 P, la Cour juge (point n°34 et 35) que la conception du rôle de l'avocat dans l'ordre juridique de l'Union émane des traditions juridiques communes aux Etats membres. Mais que cette conception fait toutefois dans le cadre des litiges portés devant les juridictions de l'Union l'objet d'une mise en oeuvre objective, qui est nécessairement indépendante des ordres juridiques nationaux.

Et la Cour de dire aussi qu'il faut interpréter de manière autonome, sans faire référence au droit local.

Alors, la Cour parait se désintéresser de savoir quel est le nom du collaborateur de la justice pourvoi qu'en toute indépendance et dans l'intérêt supérieur de celle-ci, il fournisse toute l'assistance légale dont le client a besoin (point n° 17). Ceci veut dire qu'il faut l'absence d'un rapport d'emploi entre lui et celui qu'il représente (point n° 18).

Voici en effet, grâce au droit communautaire, et comme l'a remarqué très justement EPAILLY, ce qui devrait permettre de continuer à couper pendant encore pas mal de temps les ailes des tenants des avocats salariés d'entreprise.

Une fois encore, merci l'Europe, et merci la blogosphère, encore inconsidérée dans la profession par les jaloux et les incompétents si nombreux.

Par bernard.kuchukian le 24/09/12

Encore heureux que je sois passé ce matin prendre ma robe et mon dossier au bureau avant de poursuivre en voiture pour plaider cet après-midi à quelques centaines de kilomètres de là dans un tribunal de commerce que je pratique quelquefois une affaire de marchés de travaux avec des histoires de sous-traitant du premier rang et la suite.

Un demandeur, un défendeur, des appels en cause. La joie.

A neuf heures, j'allais partir une heure après, le greffe appelle mon cabinet pour indiquer que l'affaire sera automatiquement renvoyée, car on s'est aperçu qu'un des juges consulaires de l'audience de l'après-midi a des intérêts personnels ou professionnels dans une des sociétés en cause.

Bon, on aurait pu s'en rendre compte plus tôt (j'ai par exemple l'impression qu'un Parisien a du venir pour rien). Mais si l'information est exacte et s'il ne s'est pas agi d'une quelconque manoeuvre pour un renvoi, je trouve la démarche correcte.

Rare, rarissime, c'est bien la preuve fois qu'avant de s'inquiéter quant à savoir s'il va falloir récuser, pour autant qu'on a les informations, on prenne les devants.

J'en déduis donc qu'on lit mon blog (certains vont dire que je suis mégalo) et mes critiques sur le sujet.

Ou se sont un peu intéressés enfin à ce qui s'est fait et dit au Conseil constitutionnel.

Ou se disent que si jamais j'avais découvert le pot aux roses, j'aurais fait un superbe scandale. Sur la blogosphère pour commencer. Tandis que là haut, Monsieur MONTEBOURG compte les points.

Non, c'est bien.

Du coup, j'ai écrit une lettre officielle à chacun des confrères adverses pour savoir lequel d'entre eux allait défendre telle société dont les intérêts devaient être représentés autrement que par avocat.

Je pense que je n'aurais pas de réponse. Dommage.

Par bernard.kuchukian le 24/09/12

On va déconnecter aujourd'hui ou demain tout le monde d'Internet, créer un réseau national Intranet, coupé du reste de l'univers.

On pourra ainsi filtrer, contrôler, limiter.

Techniquement, je suppose qu'on aura mis en place des techniques du genre de celles vendues par NAVISTA.

Ceci se passe en Perse, en Iran quoi.

Par bernard.kuchukian le 19/09/12

Mon blog reçoit depuis quelques jours de nombreux commentaires anonymes, voire des manipulations électroniques d'origine indéterminée.

Alors voilà, une nouvelle fois (comme au temps des injures à l'époque de la discussion sur la suppression des avoués).

C'est simple, j'efface purement et simplement tout ce qui n'est pas identifiable, sauf à la rigueur, le non identifiable compatible avec ce que j'écris et ce que je pense.

C'est clair, c'est net, c'est honnete.

Par bernard.kuchukian le 09/09/12

Je viens de tomber par le plus grand des hasards en cherchant une marque de peinture pour un garde corps chez moi, sur le site Internet d'une importante copropriété à SAINT CLOUD.

Le conseil syndical tient ainsi chronique Internet avec des tas d'informations sur la copropriété.

Le site s'appelle BAGATELLE.

Les limites d'Internet sont infinies.

Par bernard.kuchukian le 07/09/12

A midi 30 ce jour, je mettais en ligne ma protestation contre le fait que j'apprenais par le plus grand des hasards un déménagement de la xsalle des adjudications du Tribunal sous forme d'un rappel du 30 aout 2012 du président du Tribunal de grande instance au batonnier, ce qui signifiait que ce dernier était au courant depuis nettement plus longtemps que cela. Et qu'il n'avait rien dit.

Je protestais aussi contre le fait que le Tribunal d'instance déménage dans le secret jusqu'ici à compter du 16 novembre prochain. Je rappelle que l'information a été communiquée voici plusieurs jours sur la blogosphère par une consoeur amie qui l'a appris par hasard aussi.

Angéliquement, ce jour à 16 H 34, donc après nous, comme les carabiniers s italiens dans les opéras, l'ordre sous la signature du batonnier très satrisfait de l'exécution de sa mission et de celle de son conseil de l'ordre, mettent en ligne sans commentaire ces informations.

Je ne cesse pas mon combat. Je serai à nouveau candidat au conseil de l'ordre, et je serai battu à nouveau par une majorité de beni oui oui.

Par bernard.kuchukian le 02/09/12

Ceci est en un peu plus de trois années le 2.000ème billet que je mets en ligne.

J'offre à cette occasion un petit bijou de style, une lettre encore trop peu connue de Napoléon 1er au préfet du Var.

« Message impérial à Monsieur le Préfet du Var : ‘'J'apprends que divers incendies ont éclaté dans les forêts du département dont je vous ai confié l'administration. Je vous ordonne de faire fusiller sur les lieux de leur forfait les individus convaincus de les avoir allumés. Au surplus, si ils se renouvelaient, je veillerai à vous donner un remplaçant.''

Napoléon

Un style pareil est exceptionnel. Nous devrions tous nous en inspirer.

Tiens, chapitre cadeaux, je propose au président de la République, ou à son premier ministre, ou à son ministre de l'intérieur ou aux trois réunis et associés, d'écrire presque la même chose à la fois au procureur de la République de Marseille et au préfet de police de la ville.

Ca donnerait ceci :

« Message présidentiel (ou ministériel) à Monsieur le procureur de la République et/ou Monsieur le préfet délégué pour la police à Marseille : Nous apprenons que de trop nombreux assassinats ont été perpétrés dans la ville et la circonscription dont nous vous avons confié le soin. Nous vous ordonnons d'arrêter immédiatement les auteurs de ces crimes. Et d'en empêcher d'autres par tous moyens. Au surplus, s'ils se renouvelaient, nous veillerions à vous donner des remplaçants. Signé : HOLLANDE, AYRAULT et/ou VALLS. »

Vous voulez des solutions au problème de la violence, en voici. Zut à la fin.

Par bernard.kuchukian le 01/09/12

Il fallait bien que quelqu'un se dévoue.

Ce sera donc moi.

On trouvera en annexe le texte de l'assignation en référé qui sera sans doute délivrée lundi à Paris par huissier de justice contre le président CHARRIERE BOURNAZEL en sa qualité de directeur de la publication d'avocats.fr.

A suivre avec passion.

Par bernard.kuchukian le 31/08/12

Surnommé "le censeur".

L'expression suivante :

« Pourquoi un blog ? : Pour donner des informations d'ordre général aux internautes (cf. onglet "Discussion") et leur proposer des conseils dans le cadre de consultations payantes.

Attention : ce blog n'a pas pour objet de délivrer gracieusement des conseils juridiques aux internautes

Toute consultation (par téléphone, par courriel ou en cabinet) est facturée 95 euros TTC.

Aucune consultation ne sera délivrée avant règlement de cette somme (y compris pour les "petites questions", les "petites confirmations" etc.). »

Est-elle conforme à l'art. 5 des conditions d'utilisation du service de création de blogs offert sur le site avocats.fr ?

Même question aux chantres de la profession, chapitre délicatesse ?