Par bernard.kuchukian le 08/03/14

Si j'ai bien compris, l'affaire téléphonique SARKOZY - HERZOG va faire bouger les commentaires d'avocats, avant que tout ne retombe dans la torpeur habituelle.

L'appel au secours, d'ailleurs légitime, et même au peuple des confrères, par les DUPONT-MORETTI, SPIZNER et compagnie vient au surplus à l'exact moment, mais ça n'est qu'une coïncidence, où le plus grand vecteur de liberté et de contestation professionnelle des avocats, notre blogosphère, quoi, est sur le point de disparaitre.

Corps et biens.

Alors, tant qu'il en est encore temps, je rappelle que nous sommes quelques uns, seuls contre la masse informe même pas bêlante, seulement conformiste et ignorante, à soutenir l'exigence d'un statut constitutionnel à donner à l'avocat.

Qui réglerait aussi et bien sur cette question téléphonique.

Le seul problème, c'est que ce statut serait aussi donné à des confrères qui n'y auraient rien compris, qui ne l'auraient surtout pas défendu, et ne sauraient au demeurant pas quoi en faire.

Un peu comme tous ceux qui n'ont pas su se servir de la blogosphère des avocats.

Dans ses cours fleuris à sciences po, jadis, René-Jean DUPUY, qui fut professeur de droit des gens aux facultés d'ALGER puis de NICE, et enfin membre du Collège de France, nous avait décrit sa découverte d'Antoine de SAINT EXUPERY, dictant en 1942 ou 1943, le futur Petit Prince, au Palais d'été, alors réquisitionné par l'Armée américaine, sur un magnétophone à lampe, invention alors inouïe et à laquelle on n'avait jamais pensé.

Il résumait alors et comme suit cette découverte d'un nouveau monde ici technique :

« Une poule devant une clé à molette "

Par bernard.kuchukian le 08/03/14

Ce que nous vivons actuellement me fait invariablement penser à la formule qu'il y a longtemps m'avait dite, furieuse, une débitrice que je poursuivais en saisie immobilière pour une banque créancière. « Vous autres les avocats êtes des pitres sous un chapiteau. »

Voyons, le monde du barreau s'écroule par morceaux et, la dernière, un organise la journée de la femme. Du folklore.

Plus haut, voici que les notaires se moquent de nous, tandis que nous avons été ridiculisés en défendant contre eux l'acte d'avocat, lui-même ridiculisé par la récente loi ALUR.

Je crains de devoir prendre le pari à ce sujet que nous serons ridiculisés, au nom de la liberté, les experts-comptables tout prochainement par le CONSEIL CONSTITUTIONNEL.

Pendant ce temps là, les notaires repassent à l'attaque. Fini cette fois-ci le spot du notaire rappeur. On est passé carrément à l'encart publicitaire dénonciateur dans la grande presse.

Et nous, on fait quoi ?

Le chef BURGUBURU, censé parler pour tout le monde, ce qui veut dire au passage que les bâtonniers sont à la niche, proteste mollement et avec retard. Sa protestation, c'est également du grand folklore.

Il oublie, pardon, il ne sait pas, que la « directive services » BOLKENSTEIN ne touche pas aux monopoles existant dans l'Union. C'est vrai, c'est mentionné à l'art. 3 du texte. Ceux des notaires et des huissiers de justice.

Alors, les notaires, qui savent, sont blindés dans leur prétention. Ils peuvent faire et dire ce qu'ils veulent.

Et au lieu d'aider aux actes de défense de la profession spécialement par la blogosphère des avocats, qui met en valeur la diversité, l'indépendance, le caractère libéral, la liberté, l'intelligence, que sais-je encore, il veut réduire tout cela au silence.

C'est un acte de plus de trahison de nos intérêts.

Et que fait la base de la profession ?

Quand elle n'est pas amorphe, ce qui est le cas le plus souvent, elle créé un slogan, « touche pas à mon blog », elle veut manifester, où cela ?

Non pas devant le Conseil National des Barreaux, lui qui est l'auteur de la censure, mais devant le Palais de justice qui, pour une fois, n'y est pour rien.

Folklore institutionnel et dérision.

J'espère à ce sujet que mon intervention volontaire le lundi 17 mars à 14 H devant le juge des référés du Tribunal de grande instance de PARIS dans la procédure initiée par notre amie Nathalie KERDEBREZ ne procédera pas, involontairement, je vous l' assure, mais individuellement, de ce même folklore professionnel.

Nous devons tous venir avec elle : là, ce sera du sérieux.

Par bernard.kuchukian le 07/03/14

Notre guide suprême BURGUBURU vient de découvrir l'attaque en règle contre le Conseil National des Barreaux et tous les avocats de France.

Enfin, pour communiquer avec nous, il a mis le temps : une semaine pour réagir à cet article paru dans une partie de la presse parisienne.

Bon, il n'est pas content. Il parait qu'il peut compter sur notre appui.

Alors voilà, on va faire donnant-donnant.

Je propose que chaque avocat, sur son blog de blogosphère, écrive un billet fustigeant les notaires en disant d'eux tout le mal qu'on peut.

Si certains ont fait condamner en responsabilité civile professionnelle des notaires, ils le diront. Seuls seront dispensés les avocats des notaires, normal. Des vérifications seront faites cependant.

Et alors, en échange, le Conseil National des Barreaux ne touchera rien à la blogosphère des avocats.

Qui sont les crétins qui ont imaginé que je ne trouverais pas la solution à nos problèmes.

D'ailleurs, j'ai la ferme intention de venir à Paris au Tribunal le 17 mars à 14 H pour soutenir mon amie Nathalie dans sa procédure de référé.

Je suis prêt à venir avec mon billet de blog à la main. Nous pourrons demander au juge de prendre acte.

Qui a dit que je n'étais pas conciliant ?

Par bernard.kuchukian le 06/03/14

Face au C.N.B., rappelons-nous de JEAN-PAUL II :

« « Non abbiate paura. » »

N'ayons pas peur.

Par bernard.kuchukian le 05/03/14

Avant de fermer la boutique, comptons s'il vous plait le nombre de blogs ouverts par des confrères sur la blogosphère. Tiens, au cours de la dernière année, mars 2013, mars 2014.

Je l'ai fait pour vous.

C'est vingt, oui, vingt blogs nouveaux.

Remarquez, le nettoyage sera vite fait, non ?

Par bernard.kuchukian le 05/03/14

Oui, mais celle des avocats Turcs seulement.

C'est du moins ce qu'on comprend ce soir à travers la communication, sur son site Internet qui, lui, ne va pas fermer prochainement, au chapitre « Libertés et droits de l'homme : actualités ».

Le C.N.B. se félicite ainsi de la relaxe récente du bâtonnier d'ISTAMBOUL et de son conseil de l'ordre. Qu'on poursuivait parce qu'ils parlaient trop, en défendant je crois bien des Kurdes. Les Arméniens, ils ne pouvaient pas les défendre, car les Kurdes les ont déjà fait disparaitre.

Comme nous sommes contents ce soir.

Non, nous ne sommes pas contents, parce que cette liberté n'est que pour ces élus Turcs là.

Pas pour les avocats français ordinaires sur la blogosphère, et spécialement comme ça a été le cas pour moi, pour un avocat français mais aussi arménien poursuivi justement en raison de sa liberté d'expression dans son blog.

Alors faute d'avoir pu faire tomber la tête de l'avocat, on fera tomber le support de sa liberté.

Comment dit-on finalement ?

« Vérité sur le Bosphore, erreur en deçà « ?

Ca doit être cela.

Par bernard.kuchukian le 04/03/14

Lorsqu'on essaie de téléphoner à AFFINITZ, dont j'ai trouvé le n° suivant : 01.44.61.18.48, on tombe sur un répondeur téléphonique.

Qui vous indique qu'en raison d'une surcharge d'appels, il faut envoyer un courriel à l'adresse suivante :

contact@agoraplus.com

Ce que j'ai fait bien sur.

Sauf que mon message m'a été retourné : n'existe pas.

Or, la société AGORA PLUS existe d'après le registre du commerce. Elle fait même le même boulot qu'AFFINITZ. Sauf qu'on ne peut la joindre.

Par bernard.kuchukian le 04/03/14

A vous, mais aussi aux confrères qui vous agitez tant, à la fin, provisoire je l'espère, de l'histoire, puis-je vous rappeler que j'ai été le seul pendant des années à y tenir une rubrique spécifique sur le sujet propre de la blogosphère. En attirant sans arrêt l'attention sur le faible nombre d'avocats y participant, sur le niveau généralement minable des communications, sur leur rareté aussi. Bref, je me plaignais que la blogosphère n'intéressât que peu de confrères actifs, et surtout talentueux.

Talent et activité. Voici quels devaient être pourtant les deux mots clés.

Qu'avez-vous constaté, nouveau président ? Que, chapitre activité, l'affaire est entre les mains d'une poignée de confrères qui, au surplus, ne vous sont pas acquis. Bien au contraire. C'est bien vrai.

Et il n'y a pas que moi...Nous sommes, allez, une douzaine à peine à animer la blogosphère par nos billets. J'entends par billets des choses sérieuses, pas de simples communications de l'indication qu'on existe, du changement de nos adresses ou du copiage des billets des autres, voire de la reproduction, des semaines plus tard d'informations que tout le monde connait déjà.

Il parait que les autres regardent.

Alors, je lis une chose inouïe dans la circulaire BURGUBURU d'hier : « la blogosphère participe MEME AVEC LA LIBERTE CRITIQUE DONT JOUISSENT LES UTILISATEURS au rayonnement de notre profession sur Internet. »

Ce « même avec » c'est admirable de mépris distingué. Je laisse à mon ami le bâtonnier Patrice GIROUD le soin de compléter. Mais c'est la reconnaissance de la qualité et de la force qu'on va abattre parce qu'elle est minoritaire. Le triomphe de la médiocrité quoi.

Au total, on en est dans les chiffres. Parce que, des critiques -je revendique à juste raison être le premier avocat critique de France- aux simples utilisateurs quelconques de la blogosphère des avocats, nous sommes 2.000 sur 60.000, nous sommes encore les élites de la profession. Trois pour cent à peine, y compris ceux qui se sont contentés d'ouvrir leurs blogs, en les laissant vides, ceux qui y ont indiqué leurs adresses, sans plus, et ceux qui n'y écrivent jamais. Trois pour cent vous avez bien lu.

Mais alors, me direz vous, je vous approuverais, BURGUBURU, notre bourreau.

Non, pas du tout. Je dis que vous êtes encore plus mauvais que les autres.

Enfin, voyons, on nous a appris que la profession doit être solidaire. Moi, je croyais que le chacun pour soi était interdit, du moins s'agissant de l'aide à apporter par les plus anciens aux plus jeunes, notamment en défendant au moins l'A.J. Et bien non, ce raisonnement ne va plus dans l'autre sens. Il faut subventionner comme le font les barreaux n'importe qui en petit groupe pourvu qu'il amène en cachette des électeurs, mais dès lors que la chose est publique, on doit compter.

Cher président, vous êtes vous également posé la question de savoir quel est le rapport sur investissements des dépenses du Conseil national des barreaux, notamment en voyages internationaux ou en congrès divers et variés ?

Finalement, vous étés drôlement culotté de nous « remercier de notre confiance », alors qu'il est impossible de vous la conserver, pour autant qu'on ne vous la jamais donnée.

P.S. Mais au juste qu'en pense la collectivité des élus du Conseil national des barreaux, car le pouvoir ou ce qu'il en reste est collectif non ?

Par bernard.kuchukian le 02/03/14

Oui, plus sérieux que les « touche pas à mon blog », ah ce syndicalisme gauchiste avec tambours et hauts parleurs, sans compter les manifestations dont tout le monde va se ficher complètement devant les tribunaux, alors qu'à la rigueur, on aurait pu l'envisager devant le siège du Conseil national des barreaux,

Une de nos consoeurs vient de me soumettre pour avis et correction une assignation en référé contre le C.N.B. et AFFINITIZ pour qu'on applique l'art. 809 du Code de procédure civile et qu'on diffère toute mesure radicale dans le temps. Je la félicite.

Je lui laisserai bien évidemment le soin de nous annoncer elle-même son travail.

De mon coté, j'ai deux ou trois idées techniques que je m'en vais développer dans la semaine.

Le temps d'avoir les contacts téléphoniques nécessaires.

Par bernard.kuchukian le 01/03/14

Oui, je suis parfaitement désabusé devant la situation actuelle, de prochaine suppression de la blogosphère des avocats, souhaitée par l'écrasante majorité des membres de cette profession. Enfin, ils sont bien, non pas une majorité, mais une quasi unanimité à ne jamais y écrire une seule ligne, ce dont ils sont au demeurant totalement incapables, se contentant tout au plus de lire quelquefois, mais seulement histoire de pouvoir critiquer ensuite.

Parce que l'écrasante majorité des avocats n'a aucun courage, aucune détermination, sauf celle éventuelle de la survie alimentaire par n'importe quel moyen. Ils sont d'ailleurs si bêtes qu'ils élisent des gens qui les méprisent totalement et le pire, ils en sont fiers. Quant à leurs syndicalistes, ils se sont préoccupés que par la défense imbécile de leurs idées politiques qu'ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.

Et voilà qu'on nous demande maintenant d'aller manifester en robe (c'est bien la robe) devant les palais de justice pour défendre nos blogs. Ne touche pas à mon blog qu'ils proposent. Heureusement que le ridicule ne tue pas. Parce que sinon, ils seraient morts.

Là, on serait carrément ridicules. Oui, tu le vois le blogueur tous seul à défendre son machin, pas face aux autres, car il n'y aura personne. Et un quidam passe par là, il faudra encore lui expliquer ce que c'est.

Bientôt je ne serai plus là. Franchement, à la fin de la vie professionnelle et plus tard de ma vie tout court, je me demande ce que je suis venu faire dans ce métier.