Par bernard.kuchukian le 31/01/19

Je rappelle ce que j’écrivais en septembre 2018.

Au point de départ de l’affaire,   est un  urologue, en fin de carrière,  professeur honoraire à la Faculté de médecine, ancien chef  du remarquable service d’urologie de l’hôpital de la Conception,  lequel  qui, désormais avec le concours du service d’oncologie médicale de l’hôpital de la Timone,    soigne mon cancer du rein. Et le fait très bien. Ce sont d’autres  que l’ancien, aujourd’hui dans  ce service qui le font avec tant de talent, de compétence et d’humanité.  Vous avez compris que c’est à Marseille.

Justement, à  la fin de sa carrière d’enseignant, l’universitaire  est élu à l’unanimité,  voici trois ans au conseil départemental des Bouches du Rhône de l’ordre des médecins (oui, à la différence de l’ordre des avocats, l’ordre des médecins existe bien lui).

Son programme est alors  de transformer l’état d’esprit de l’ordre, qu’il soit enfin au service des médecins,  et non pas qu’il se contente de leur prélever une cotisation. Il reproche à ceux qui l’ont précédé leur hostilité  à toute volonté d’innovation.

Une fois élu, on l’a vite forcé à la démission.

C’est que  l’ancienne équipe s’accrochait. Et pire elle  invoquait la confidentialité. Il ne fallait pas  porter sur la place publique toute affaire interne à l’institution.

Mon œil. C’est fait maintenant.

La suite  de l’histoire, est qu’à la suite de nouvelles élections professionnelles, les soutiens de celui récemment élu pour le changement,  qu’on avait forcé au départ, ces soutiens ont été élus et ont gagné. Du coup, le système de renouvellement étant seulement partiel, ce qui demeure une aberration,  le conseil départemental ne fonctionnait plus.  Anciens contre modernes.

Alors, il a été dissout par l’Ordre national des médecins, dont on a bien compris qu’il a joué le rôle  du super machin  national pontifiant où  d’habitude rien ne bouge jamais, on y est on y reste jusqu’à la mort et on empêche  surtout les autres d’y etre jamais. Heureusement pour eux, le contentieux organique  des médecins est de la compétence administrative. Du juge rigoureux.

Puis le Tribunal administratif de Marseille a rétabli  en référé le conseil  départemental de l’ordre, ancienne formule,  qui avait  été dissout par le Conseil national.

Puis,  la ministre de la santé, vous avez bien raison, on peut s’attendre à  tout avec ce gouvernement,  est intervenue. Mais  cette fois-ci,  elle a bien fait. Elle  a saisi le Conseil d’Etat (il n’y pas d’appel ici).

Il s’agissait d’annuler la décision rendue en référé   qui avait annulé la décision de rétablissement contre celle de dissolution,  prise par le Conseil national  de l’ordre des médecins du conseil départemental des Bouches-du-Rhône de l’ordre des médecins. 

Je vous laisse le temps de souffler et de relire  attentivement les  trois phrases du dessus.

Aux médecins protestataires du changement, vous voyez ce que je veux dire, j’ai apporté le modeste soutien d’un avocat en lutte contre les conseils des ordres et en général la discipline qui sont choses odieuses.

Et à la fois du patient qui justement dans cette activité d’urologie au départ de quoi le « scandale » est arrivé dit ici tout le bien qu’il pense de leur service. Courage.

Et  j’ajoutais  mort aux cons.

ET  BIEN       , bravo, les cons ont perdu.

Lundi 28 janvier courant,  aux observations du rapporteur public, qu’on a accusé de pratiquer une politique de gilets jaunes, et il a très  bien fait, le Conseil d’Etat (N° 424118) a annulé la décision  de  référé et  restauré la  dissolution du conseil, exigeant de nouvelles élections.

A suivre avec gourmandise.

Tenez bons les amis !