Par bernard.kuchukian le 03/03/19

Ce que j’écrivais voici 48 heures : Quelques chaines de télévision seulement annoncent les manifestations géantes prévues aujourd’hui en Algérie. On parle de millions de manifestants dans les rues qui ne veulent plus du président BOUTEKLIFA. C’est pire que cela en réalité. Peut-être iront-ils prendre d’assaut le palais d’été : qu’ils y aillent, il est vide puisque son occupant est hospitalisé à Genève.  S’il en est de facétieux, qu’ils ailleurs donc plutôt que l’esplanade du Forum manifester comme les pieds noirs du 13 mai 1958 devant le bâtiment du Gouvernement général (œuvre des frères PERRET).

A l’instant, ce dimanche, alors que les manifestations sont allées justement jusqu’au au palais d’été, enfin à la présidence algérienne de la République, je ne me suis pas trompé.

Sera-t-il pris d’assaut ?

On n’en sait rien.

J’avoue que je  m’intéresse de tout temps au bâtiment. Tout petit, à la maternelle, je rêvais d’etre pompier ou gouverneur général, ce qui n’était pas pareil. Je ne connais le bâtiment que par témoignages. On sera déçu, c’est du style mauresque pied noir, initiative d’un gouverneur général appelé LUTAUD. Il y avait là jadis les écuries du dey d’ALGER, sous la domination ottomane, dans un très beau parc.

L’intérieur doit etre kitch.

Les Ottomans sont partis, les       Arabes ne sont pas réputés pour la qualité de leurs gouts architecturaux,  sauf un peu au Maroc, mais ce ne sont pas des Arabes, mais des Berbères. J’ai écrit les Arabes, les Perses en Iran et les Ottomans en Turquie,  c’est autre chose). Quant aux pieds-noirs, je suis honnête, ils brillaient plus par l’anisette que par l’art décoratif.

A ce qu’on sait c’est que le bâtiment contient quelques peintures de paysages d’Algérie, peut etre des DINET, plus surement  des NOIRé (l’un de mes arrières grands pères). Il doit y avoir aussi des tableaux animaliers de Paul JOUVE, qui fut célèbre dans les années 30, qui était le père d’un petit cousin à moi.

Par bernard.kuchukian le 01/03/19

 

 Quelques chaines de télévision seulement annoncent les manifestations géantes prévues aujourd’hui en Algérie. On parle de millions de manifestants dans les rues qui ne veulent plus du président BOUTEKLIFA. C’est pire que cela en réalité. Peut-être iront-ils prendre d’assaut le palais d’été : qu’ils y aillent, il est vide puisque son occupant est hospitalisé à Genève.  S’il en est de facétieux, qu’ils ailleurs donc plutôt que l’esplanade du Forum manifester comme les pieds noirs du 13 mai 1958 devant le bâtiment du Gouvernement général (œuvre des frères PERRET).

La suite, non pardon, je recopie moi billet d’il y a deux ans et deux mois.

 Début de citation.

Un très sérieux hebdomadaire, The Spectator,  le plus vieux du Royaume uni, tendance conservatrice, nous donne un scénario  sans appel. « Comment l’Algérie pourrait détruire l’Europe ».

 

La vacance "institutionnelle" causée par la maladie du président Bouteflika et l'absence de successeur entraînera le pays dans le chaos généralisé, à la faveur des islamistes qui vont essayer de prendre le pouvoir, annonce le magazine, mettant en garde l'Europe contre "une autre crise de réfugiés". 

 

Un scénario catastrophe qui s'imposerait avec d'autant plus de force que l'état de santé du président Bouteflika, déjà précaire, s'est aggravé ces derniers jours, relève le journal britannique. Citant une source médicale, il  indique que "l'esprit de Bouteflika est aujourd'hui plus infirme que son corps", mettant ainsi en doute les aptitudes du chef d'Etat algérien, victime d'un accident vasculaire cérébral (AVC) en 2013.

 

 

"Officiellement, Bouteflika a subi des «tests médicaux périodiques» standards à Grenoble. Mais personne ne le croit. Parmi les personnes qui connaissent bien l'Algérie, il ne fait aucun doute que le président est gravement touché et qu'il lui reste peu de temps à vivre. Cela signifie que son régime n'a plus beaucoup de temps non plus. Les conséquences de cette situation vont bien au-delà de l’Algérie", avertit la même publication.

 

"Quand Bouteflika s'en ira, l'Algérie va probablement imploser. Les islamistes qui ont été maintenus à distance par sa main de fer exploiteront le vide laissé. Les tensions qui ont été enterrées depuis la guerre civile vont ressurgir. Et puis l'Europe pourrait être submergée par une autre grande vague de réfugiés d'Afrique du Nord", annonce The Spectator.

 

"Une guerre civile algérienne créerait un grand nombre de réfugiés. Un analyste a dit attendre 10 à 15 millions de réfugiés à partir de l'Algérie. Compte tenu de l'histoire de ce pays, ils s'attendraient à être sauvés par une nation: la France. Dans son impact sur l'UE, même une fraction de ce nombre diminuerait l'effet de la guerre civile syrienne. Etant donné le traumatisme politique que la crise des réfugiés a déjà causé en Europe, un exode massif algérien pourrait provoquer une énorme insécurité en Europe", alerte la publication.

 

 

Un scénario bis de la tristement célèbre "décennie noire" risque de se produire, étayé par les messages d'alerte lancés par les services de renseignement occidentaux. "Presque personne en dehors de l'Algérie n'ignore ce qui va se passer. Les agences de renseignement occidentales ont peut-être été prises au dépourvu par le mal nommé printemps arabe en 2011, mais tous sont très conscients des dangers guettant l'Algérie. Dans les coulisses, les gouvernements se préparent à une nouvelle guerre civile et à ses conséquences", indique The spectator.

 

Et d'ajouter: "Il y a seulement 24 ans, 150.000 personnes sont mortes dans une guerre civile algérienne entre les islamistes et l'Etat. Cette fois-ci, les choses seront plus sanglantes, notamment à cause du développement de l'islamisme armé ces dernières années". Le journal britannique pointe du doigt cette forte implantation de groupes terroristes en Algérie, notamment Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et Daech.

 

Cette description est faite sur fond de baisse du prix du baril de pétrole, on est toujours autour de 50 dollars, alors que le budget constant de l’Algérie passe sur une estimation des   110 dollars.

 

J’ai écrit depuis des mois ici que l’Algérie en avait pour trois ans avant la débandade financière et sociale. Il ne reste que 18 mois au maximum.

 

J’ignore qui sera alors à l’Elysée. Son occupant actuel n’aura rien vu venir, au contraire.

 

Si jamais mes amis y arrivaient, tous ensemble serions confrontés avec la vérité que nous avons dite  les premiers.

Fin de ma citation.

J’avais prévu en décembre 2016 : 18 mois. Demain on verra si je me suis trompé, et de combien, quatre mois.

 

Par bernard.kuchukian le 30/10/18

Un peu plus de 100 ans plus tard, on a essayé un remake  en la forme des accords SYKES-PICOT de 1917,  qui avaient organisé le partage de la partie  arabe de l’empire ottoman. C’était jadis et   parait-il sur une table de taverne arménienne à ALEP en, Syrie. Déjà.

Il y avait là les ministres des affaires étrangères des deux seules grandes puissances de l’époque dans la région, l’Anglais SYKES et le Français,  notre confrère PICOT. On dépouillait l’empire ottoman, et faute d’avoir rendu la vie aux 1.500.000 Arméniens et  aux 500.000 Assyro-Chaldéens qu’on avait génocidés, on refaisait le monde arabe.

Las, le monde a changé.

Un peu.

Voici donc qu’il y a quelques jours à peine, le président turc a invité à ISTANBUL les intervenants dans le conflit syrien, aux frontières de son pays. Tout le monde s’accorde à penser que son sommet ne servira à rien. Il aura tenté.

Il aurait du se souvenir du temps où ses puissants voisins européens dictaient la loi ottomane, à SAN STEFANO, dont le nom à consonance  italienne n’indique pas qu’elle est une banlieue de CONSTANTINOPLE, versant européen. SAN STEFANO n’existe plus,  remplacée par l’aéroport ATATÜRK,  celui-ci dépassé par la puissance  économique et démographique turque, qui lui-même, coïncidence, va fermer pour un plus grand et plus loin.

Il fallait donc régler politiquement un conflit qui a fait 360. 000 morts en Syrie.  Finalement, de l’ordinaire dans la région. Il n’en sortira rien du tout.

Sauf les symboles.

Le Grand Turc avait invité sur la rive orientale d’ISTANBUL, jadis tenue par les Arméniens.

Passé CALCEDOINE (pardon, KADIKOY,  en turc d’aujourd’hui ), et le stade de FEYNERBACE (dont l’équipe de football a  été fondée par des Arméniens),  en allant au nord, tout de suite après  le superbe SCUTARI (pardon USKUDAR,  en turc aujourd’hui), il fallait trouver un palais,  tranquille,  compte tenu de la nécessaire sérénité à garantir aux invités de marque.

On aurait certes  pu choisir le petit palais de KUCHUKSU (oui attention à la fin du mot),  construit en  style rococo,  mais par un Arménien du nom de Nicolas BALYAN, c’était gênant. Alors à peine plus loin, on a trouvé celui de CENGELKOY, sur le Bosphore également, lui construit par un ancien sultan ottoman.

La symbolique était également au-dedans.

S’en sont-ils vraiment rendu compte ? Au milieu du premier rang, le ministre turc des affaires étrangères, au facies de la montagne anatolienne. Imaginez ce que je n’ai pas écrit.

A sa droite, les gens de valeur sont toujours installés à  droite, l’inamovible ministre russe des affaires étrangères, 16 ans en place, sans interruption,  Sergei LAVROV, dont le nom de famille russifié n’indique pas qu’il est né de parents Arméniens,  vivant en Géorgie.

En face d’eux, sur l’estrade, au dessus,  le président turc, partie invitante. Normal. A sa droite aussi, le président russe POUTINE, à chaque bout,  la chancelière allemande et le président français.

Potiches.

Tandis que chacun y allait de ses vertueuses déclarations, le Turc cependant prudent,  c’est le Russe qui a eu le dernier mot : « Tout le monde ici parle de régime (syrien). Mais là bas, il y a un gouvernement qu’il faut respecter et dont il faut reconnaitre la légitimité… » Circulez.

Par bernard.kuchukian le 28/01/18

Il parait que les informateurs de terrain israéliens attirent l’attention sur l’aggravation considérable  de la situation  des deux millions d’habitants de Gaza, dans l’enclave ghetto qui est la leur. Qu’ils ont voulue au demeurant.

Voilà qui ne va pas arranger les choses, bien au contraire. Il ne m’appartient pas de parler de la situation interne d’Israël : c’est son affaire.

Le seul témoignage que je puis donner,  c’est que je ne suis jamais parvenu à entrer dans Gaza, pour voir.  Par curiosité, car il n’y a rien de beau  à y voir. Il y a déjà trente ans, l’accès m’en avait été aimablement interdit par un officier israélien à la frontière, qui m’avait expliqué les dangers encourus (évidemment, je circulais dans une voiture immatriculée en Israël), et il avait bien raison.

Sauf qu’une génération plus tard, la situation n’a non seulement pas changé en mieux, mais  encore a empiré ; ce qui n’est jamais bon.  

Par bernard.kuchukian le 24/09/17

   

Ida SAINT ELME (1778 – 1845), aventurière cosmopolite,  a voyagé à ALGER, en novembre 1830, quelques mois à peine après la prise de la ville au nom de la France de CHARLES X, par le général de BOURMONT.

Elle est reçue  localement, et communique par l’intermédiaire d’ une « drogmane » juive  avec les femmes arabes (je mets le mot  drogman au féminin, alors qu’il est généralement employé au masculin, mais non ici,  il est ici au féminin).

Après une visite chez celles-ci, dans une maison à la porte « Bab el Ouet » (le mot porte est en trop : « bab » en arabe, c’est la porte),  il faut lire « Bab el Oued » (la porte de la rivière), elle écrit ceci sur les juifs.

« « Ce n’est point une chose indigne d’attention que la situation des juifs dans les pays soumis à la domination turque et notamment à Alger. Quand on sait à quels indignes traitements étaient soumis les malheureux Israelites dans les Etats du dey, on ne conçoit pas comment une seule famille juive a pu s’y fixer et y vivre. Quel contraste offre la vérité avec tout ce qu’on a écrit sur les mœurs de ce peuple stationnaire resté toujours lui, et qui, à cause de cela, ne ressemble à aucun autre peuple ! Les Hébreux, partout refoulés et nulle part anéantis, disséminés sur le globe, conservant partout leurs mœurs et leurs rites religieux, m’inspirent une curiosité qui n’est pas dénuée d’intérêt, depuis que j’ai été à même de les observer en Egypte et dans l’Asie mineure. Chose remarquable, : ennemis nés et opposés en tout les uns aux autres, les Turcs et les juifs ont entre eux beaucoup de rapports et quelques points de ressemblance. Ainsi par exemple, jamais, même dans les plus basses classes, je n’ai vu un juif faire abus du vin ou des liqueurs fortes ; ils sont en cela aussi sobres que les Arabes, sans être soumis, comme ceux-ci, à aucune loi de prohibition. » »

 

P.S. Dans le texte d’origine, juifs est avec un j minuscule, Arabes et Turcs avec un A et un T majuscule, mais Israelites prend un I majuscule.

Par bernard.kuchukian le 12/09/17

 

Ce titre ne va pas je le sais.

Car je vais parler de musulmans chiites qui ne sont pas  des Arabes mais des Persans, de Turcs qui ne sont pas des Arabes, d’Arméniens qui ne sont ni musulmans, ni Persans, ni Turcs, et de Juifs qui ne sont rien du tout de tout ce qui précède.

Mais mon titre est plus simple,  pour la compréhension généralement quelconque du lecteur français moyen.

Alors voilà, je me suis mis à la lecture de « La Transcaucasie », par Calouste GULBENKIAN, écrit en français en 1891 par l’intéressé, corrigé par le patron de l’époque de Normale Sup . et édité chez …Hachette.

C’est un récit de voyage dans les terres à pétrole du temps, avant toutes celles plus importantes que découvrira le magnat arménien, dont celles de Mossoul.

Dont l’histoire apprend qu’elle aurait du être donnée à la France  en 1918 par les  accords Sykes-Picot, que les Anglais nous ont trahi, et trahi aussi  GULBENKIAN, et que le lot de consolation a été le don de la participation allemande dans ces champs pétroliers, pour la création de la Compagnie Française des Pétroles : TOTAL d’aujourd’hui.

Dès la page 2 du récit de GULBENKIAN, on est dans le monde du XXIème siècle. Rien n’a changé.

Il décrit préalablement  les voyageurs qui prennent avec lui le valeur des Messageries maritimes (françaises) qui fait la ligne Constantinople – Batoum en Géorgie, et qui va le laisser à l’escale de Trébizonde.

Trébizonde, la capitale de l’Arménie occidentale. Racine…

Et surtout, je cite (on est à l’embarquement à Constantinople) :

« Ici un Persan coiffé d’un caftant, vêtu d’une culotte flottante et d’une tunique verte serrée à la ceinture, arrivé chargé d’articles de quincaillerie ; près de lui, chose étrange ! sont des Juifs ; c’est qu’il est en pays étranger ; jamais en Perse il ne supporterait ce voisinage. »

Voulez vous me dire ce qui a changé en 2017 entre l’Iran (pays des Aryens suivant la formule imposée à la Perse par Hitler) l’Iran des mollahs, et Israël ? Rien du tout.

Par bernard.kuchukian le 29/08/17

 

Je constate avec intérêt qu’au moins Mediapart me lit comme je le je lis, ainsi que son billet d’hier établissant un rapport direct entre ce qui se passe dans le Rif et dont on ne parle pratiquement pas, et ce qui s’est passé à Barcelone.

L’aveuglement, l’autisme de la presse française voire occidentale, est inquiétant.

Car le Rif marocain en révolte, avec les récentes  « bavures » catalanes, c’est en face de chez nous.

Là où il y a aussi l’Algérie, avec sa crise pétrolière qui peut  nous péter la gueule dans 18 ans, lorsque la banque centrale n’aura plus de quoi payer un budget calculé sur une recette nationale deux fois et demi supérieure au cours du baril de pétrole.

Par bernard.kuchukian le 22/08/17

 

Un superbe exemple,  ancien et historique,   est donné de mon titre, dont l’actualité n’a pas pris une ride,  dans le recueil de documents aux Presses de la Sorbonne, 1983, Cujas, appelé « Les grandes puissances, l’empire ottoman et les Arméniens dans les archives françaises ». (1914-1918). Sous la direction d’Arthur BEYLERIAN, avec  une préface du professeur Jean-Baptiste DUROSELLE, grand spécialiste des relations internationales.

Il s’agit de la consultation ouverte des archives du ministère français des affaires étrangères, avec les références numérotées des dossiers.

Nous sommes au printemps de 1915.

Le génocide majeur arménien vient d’être découvert, et les premiers à le condamner sont les Russes. 

Dans un communiqué du 11 mai 1915 au quai d’Orsay (A.E.M.E., guerre 1914-1918, Turquie, tome 887,  ff. 96-98 v), l’ambassadeur  russe à Paris détaille avec précision les régions des massacres  et ceux-ci,  dont il a eu connaissance. Au nom du tsar Nicolas II, il  propose alors un  communiqué commun à la France et à l’Angleterre qui comporte cette phrase :

 « En présence de ces nouveaux crimes de la Turquie contre la chrétienté et la civilisation, les gouvernements alliés font savoir à la Sublime Porte qu’il tiendront personnellement responsables desdits crimes tous les membres du gouvernement ottoman (…) »

Le même texte est adressé aux autorités britanniques.

Leur ambassadeur à Paris écrit alors  le 19 mai 1915 (même référence,  105-106) que son secrétaire d’Etat approuve la traduction en anglais du membre de la phrase précité. Sans réserve.

Chrétienté et civilisation.

Le ministre français des affaires étrangères lui répond cependant  le 20 mai 1915 (mêmes références, p. 117-117v) qu’il propose de supprimer les mots « chrétienté et civilisation », en raison de, je cite :

« « L’intérêt qu’il y a à ménager le sentiment des populations musulmanes qui vivent  sous la souveraineté de la France et de l’Angleterre (…)

Finalement, le texte officiel de référence,   du 24 mai 1915, transmission à l’agence Havas pour publication, par le quai d’Orsay (même référence, f. 127) dit ceci:

« En présence de ces nouveaux crimes de la Turquie contre l’humanité et la civilisation (…) ».

Toute référence religieuse ou raciale en a été soigneusement gommée.

Par bernard.kuchukian le 22/08/17

 

Quand AZZAM Pacha  (alors secrétaire général de la Ligue  arabe) est allé le voir pour lui annoncer la création imminente d’Israël et la détermination des pays arabes à libérer la Palestine, l’émir ABDELKRIM,  alors en exil en Egypte, lui aurait répondu :

« Surtout pas, n’en faites rien. Cette guerre-là, nous ne pouvons pas la gagner, car il y a deux éventualités : ou nous sommes défaits par le petit État juif, et nous serons la risée du monde ; ou nous gagnons, et nous aurons le monde entier contre nous.

Alors que faire ? Laisser les Juifs coloniser les Palestiniens.

Nous aurons affaire à une situation coloniale classique, et les Palestiniens se libéreront, comme se libéreront un jour les Marocains, les Tunisiens et les Algériens »

Par bernard.kuchukian le 21/08/17

 

Je suis surpris, finalement pas tellement, tant ils sont ignares, de constater que les commentateurs ne s’interrogent pas sur les origines marocaines  des terroristes  qui ont agi un peu partout en Europe.

Et que personne ne fasse le rapport avec les graves évènements actuels du même genre dans le nord du Maroc, la zone du Rif.

Capitale Tanger, tiens  là où est né MELENCHON.

Car le Rif est en rébellion contre le monarque marocain, et la rébellion est dure.

Qui sait si les Marocains terroristes d’Europe ne viennent pas de ce Rif là ?

Je rappelle la guerre du Rif, il y a un peu moins de 100 ans.

Décidemment, entre le Proche-Orient et la décomposition de l’empire ottoman, et ce que je suggère, il y a plus que des questions à poser sur la résurgence  de cette violence. Centenaire.
 

A l’époque, après des combats sanglants, des dizaines de milliers de morts militaires,  la guerre du Rif avait péniblement été gagnée par les Français et les Espagnols, et le territoire de la » république du Rif »  d’ABDELKRIM était  resté dans le giron du sultan du Maroc, ce dernier alors sous protectorat français.

Qui sait si ce ne sont pas des descendants de ces Rifains là qui exportent leur violence ici ?

En Espagne, le général Franco n’est plus depuis longtemps.

C’est lors de  la guerre du Rif justement  qu’il s’était fait remarquer au combat.  Il  avait même reçu la Légion d’honneur française à titre militaire des propres mains du maréchal Pétain, qui sauf erreur de ma part, était  alors ambassadeur de France à Madrid.

 

P.S. Je confesse que mon titre ne va pas. Les  Marocains ne sont pas des Arabes. Je ne pouvais cependant pas titre "dossier berbère": je n'aurais alors été compris que d'une poignée de hauts spécialistes de l'Afrique du nord, d'ou je rappelle que je viens