Par bernard.kuchukian le 18/03/14

 

Le gisement culturel et historique exceptionnel constitué, à la BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE, par le fonds GALLICA, en ligne, permet de faire des découvertes, pour comment dire, briser les silences, les mensonges, les hypocrisies.

 

Sauf que celles-ci ont toujours, dans notre pays, la vie dure, même très dure voire agressive. Car certains vont même jusqu'à prétendre interdire de vous sentir victimes d'actes de racisme, d'ostracisme, de réserves, de choses pas très belles, puisque fondées uniquement sur les trois dernières lettres de votre nom de famille.

 

A bientôt 67 ans, je connais admirablement la question, moi qui en plus, ne suis qu'un morceau d'Arménien. Fier de l'être.

 

Un exemple d'avocat : impossible d'avoir un nom comme le mien et d'être voire surtout de rester l'avocat d'un institutionnel. Vous êtes barré. D'autres minorités dans l'originalité du nom de famille n'ont heureusement pas ce travers. Au contraire même.

 

C'est spécialement valable dans une ville aussi raciste que MARSEILLE, qui compte tout au plus un seul élu municipal important arménien. Quand on lit les actuels bulletins de vote, on est atterré. Même dans les deux ou trois quartiers réputés arméniens de la ville, on compte les IAN sur les doigts d'une main, jamais en position d'éligibilité. Et c'est valable de l'extrême gauche à l'extrême droite (sauf une exception socialiste, une).

 

Pour le barreau, sous l'odieuse menace, je n'écris rien ici. Mais je n'en pense pas moins.

 

Revenons à la littérature historique. C'est donc à ce moment que je découvre la réimpression par HACHETTE et la B.N.F. d'un ouvrage de témoignages de victimes de massacres d'Arméniens, mais en 1895. Publié au MERCURE DE FRANCE en 1896. Car la question arménienne n'a pas attendu 1915 et le déchainement de TALAT PACHA. Elle a toujours existé spécialement à l'aube du XXème siècle.

 

Mes cousins américains sont d'ailleurs les descendants d'un Vincent KUCHUKIAN parti à NEW YORK dès 1907, quelques années après ces massacres là. Et bien avant la suite sinistre.

 

L'ouvrage réimprimé est terrible en descriptions, détails et inventaires.

 

Mais c'est sa présentation qui est la plus remarquable.

 

Car il est préfacé rien moins que par Georges CLEMENCEAU lui-même.

 

Le futur tigre et vainqueur de la grande guerre s'y révèle un défenseur exceptionnel de la cause arménienne, et un dénonciateur à la fois des massacres et de l'hypocrisie bien élevée générale.

 

Je le cite :

 

« « La vérité et connue et la tartuferie de nos diplomates d'Europe ne peut plus abuser que des complices de l'universelle lâcheté » ».

 

« « Mensonges, les traités : lettre morte, les promesses du Sultan,, les stipulations protectrices contresignées pour la forme par les délégués de toutes les puissances » »

 

« « Si ce qu'on est convenu d'appeleur l'Europe a laissé massacrer les chrétiens à plaisir, l'église ne pouvait faire autrement que de s'émouvoir » »

 

« « La puissance qui lança jadis si bruyamment toute l'Europe chrétienne à l'assaut de l'islamisme est trop engagée dans les détours d'une diplomatie compliquée pour écouter l'intérêt d'une fois chrétienne d'ailleurs dissident » »

 

On croit revoir la scène du catéchisme à l'institution Mélizan de MARSEILLE dans le « Mayrig » d'Henri VERNEUIL. Tiens, en voilà un superbe exemple : pour réussir au cinéma comme réalisateur, Achod MALAKIAN avait du changer son nom de famille.

 

Il n'y a pas si longtemps encore un futur professeur ensuite doyen de la Faculté de droit d'AIX EN PROVENCE, plus tard lâchement assassiné en Egypte, avait du changer son nom de famille arménien en une autre consonance pour aider à avoir son agrégation. Il me l'avait confié en privé. Je pourrais en dire plus. Ce ne serait surement pas agréable pour certains.

 

Pour en revenir à CLEMENCEAU, il résume si bien :

 

«« On invite les Arméniens à déposer leurs armes, on les menace de mort s'ils n'obéissent pas » ».

 

Les armes dans la France d'aujourd'hui ne contiennent pas de poudre. Mais elles restent des armes, avec des menaces.

Par bernard.kuchukian le 16/03/14

L'intelligence de l'homme politique est malheureusement sous estimée dans le monde occidental et spécialement en France.

L'épiphénomène de la CRIMEE sera réglé ce soir, et on passera à autre chose.

On espère simplement que d'un point de vue économique, la casse ne sera pas trop grande pour les entreprises françaises. Etre intelligent n'est pas interdit...

Mais quel rapport me direz-vous avec les Arméniens ?

Beaucoup plus que vous croyez.

Les Russes ont toujours eu le soin extrême de la protection des orthodoxes, et ce soin s'est étendu à la protection des minorités chrétiennes d'Orient. C'est bien pourquoi, la RUSSIE des Tsars, celle des communistes ensuite et la RUSSIE nouvelle maintenant se sont toujours intéressées aux Arméniens. Question religion, il n'y avait aucun problème, certes la majorité des Arméniens est de confession apostolique, techniquement une religion autocéphale, mais les orthodoxes font parfait ménage avec elle.

Les protéger, mais contre qui ?

Dans le monde actuel, contre tous les autres. L'islam actif et agressif, le plus souvent sunnite, en toutes ses formes, les Turcs compris.

Avec la protection secondaire de ceux qui protègent les chrétiens d'Orient, comme c'était le cas jadis en IRAK, avant la folie américaine, voire en IRAN, chiite, et aujourd'hui que POUTINE est là, en SYRIE. Parce qu'elle est mélangée et un peu laïque. A ce sujet, des informations ne sont pas des hasards.

- L'espace aérien turc est prêté à l'armée de l'air israélienne pour s'entrainer, ce qui ne ravit surement pas le Kremlin,

- La protection des frontières arméniennes, coté turc compris, est faite par l'armée russe, à la demande de ceux d'EREVAN, qui savent parfaitement ce qu'ils font.

- Et tant pis si ISRAËL n'est pas contente.

Et, j'y arrive, une toute petite information, presque confidentielle, et compréhensible seulement par les initiés.

Dans le Caucase (on sait que je suis un peu Caucasien par une de mes arrières grand-mères), il y a l'affaire de HAUT-KHARABAH, une toute petite république autoproclamée, reconnue par une poignée d'Etats dans le monde, à la demande ... du Kremlin.

C'est rempli d'Arméniens de montagne, tous modestes, qui ne souhaitent qu'une chose, garder leur religion, leur foi chrétienne, en territoire jadis azéri, celui d'AZERBAÏDJAN. Alors, c'est la guerre, qu'ils ont gagnée militairement, mais on n'en sort pas politiquement.

Et voici que dès que l'épisode de CRIMEE sera terminé, en attendant peut être celui de la TRANSNISTRIE, ce morceau russe de MOLDAVIE (celle-ci qu'on appelait jadis la BESSARABIE, on parle maintenant d'une solution russe au HAUT-KHARABAH.

Aux dernières nouvelles, les Arméniens du HAUT-KHARABAH se voient bien en république russe autonome, comme ce soir la CRIMEE, les Arméniens d'ARMENIE aussi. Il parfait même que les Azéris verraient bien l'affaire d'un bon oeil, au moins, ils n'auraient pas perdu la face politique.

Quand je vous disais qu'il est fort ce POUTINE...

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P.S. Je sais que je suis lu par de nombreux détracteurs, dont certains me vouent une réelle haine. Alors je me dis que grâce à moi, au moins, tant que la blogosphère existe encore, ils apprennent un peu de géographie. Et ça me fait bien plaisir

Par bernard.kuchukian le 05/03/14

Oui, mais celle des avocats Turcs seulement.

C'est du moins ce qu'on comprend ce soir à travers la communication, sur son site Internet qui, lui, ne va pas fermer prochainement, au chapitre « Libertés et droits de l'homme : actualités ».

Le C.N.B. se félicite ainsi de la relaxe récente du bâtonnier d'ISTAMBOUL et de son conseil de l'ordre. Qu'on poursuivait parce qu'ils parlaient trop, en défendant je crois bien des Kurdes. Les Arméniens, ils ne pouvaient pas les défendre, car les Kurdes les ont déjà fait disparaitre.

Comme nous sommes contents ce soir.

Non, nous ne sommes pas contents, parce que cette liberté n'est que pour ces élus Turcs là.

Pas pour les avocats français ordinaires sur la blogosphère, et spécialement comme ça a été le cas pour moi, pour un avocat français mais aussi arménien poursuivi justement en raison de sa liberté d'expression dans son blog.

Alors faute d'avoir pu faire tomber la tête de l'avocat, on fera tomber le support de sa liberté.

Comment dit-on finalement ?

« Vérité sur le Bosphore, erreur en deçà « ?

Ca doit être cela.

Par bernard.kuchukian le 25/02/14

La communauté juive de THESSALONIQUE a indiqué ces jours-ci s'être portée devant la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) pour réclamer à l'Allemagne la réparation "du préjudice moral" et matériel des nazis subi par ses membres en 1943.

Ce recours a été décidé après que "la cour suprême grecque eut rejeté en 2013 une réclamation similaire pour des raisons de compétence, mettant fin à une saga judiciaire entamée en 1997 dans le pays", selon un communiqué de la communauté.

Les Juifs de THESSALONIQUE demandent "surtout la réparation du préjudice moral ainsi que le retour d'une rançon de 2,5 millions de drachmes payée en 1943 au commandant du troisième Reich de la région, soit 45 millions d'euros en valeur actuelle" pour libérer des milliers de juifs contraints au travail forcé.

"Environ 10.000 hommes juifs" de THESSALONIQUE, [également appelée Salonique (1)], deuxième ville grecque dans le nord du pays, avaient été soumis "au travail forcé pour la construction des autoroutes ou des voies ferrées dans le pays".

En raison du nombre élevé des victimes enregistrées au cours de deux premiers mois de ce travail forcé, la communauté avait décidé de payer une rançon aux nazis pour les libérer avant qu'ils soient de nouveau arrêtés et déportés au camp de concentration d'AUSCHWITZ-BIRKENAU en Pologne où la majorité de la population juive de THESSALONIQUE a péri.

Mais l'Allemagne a toujours fait valoir que la question des réparations de guerre avait été réglée dans le cadre d'accords entre Etats lors de la conférence de PARIS en novembre 1945.

Surnommée à l'époque "JERUSALEM des Balkans", THESSALONIQUE, ville multi-culturelle et un pont entre l'Orient et les Balkans, comptait avant l'occupation nazie environ 50.000 juifs. Il n'en reste aujourd'hui que 1.500.

Ville attachante s'il en est, je vous l'assure, j'y suis passé cet été, comme toute la Macédoine ... grecque.

Ils ont bien raison les Juifs de SALONIQUE, comme auront raison à la suite les descendants des autres Grecs chassés de Turquie dans les années 20, de réclamer leurs dus à la même Cour européenne des droits de l'homme.

Car les Turcs ne se sont pas contentés de chasser les Grecs et leurs amis Arméniens, Français, Italiens, Autrichiens, de SMYRNE en 1922 (2), mais aussi de quantités de localités.

Il faut entrer en Turquie et y voyager comme je l'ai fait récemment pour trouver un peu partout des villages grecs, des maisons grecques, dont les propriétaires ont été chassés. Les Grecs ont eu un peu plus de chance que les Arméniens, on ne les a pas tous tués. Dans les milieux activistes arméniens, on appelle cela outre le génocide arménien, et assyro-chaldéen, l'exode des Grecs pontins (de Pont Euxin).

Justement, les Arméniens.

Moi qui ne suis qu'un activiste en révolution et non un révolutionnaire comme mon fidèle ami Philippe KRIKORIAN, cette information va le conforter dans ses projets à l'identique comme ligne prochaine de combat la Cour européenne des droits de l'homme, face au refus systématique de la justice française de tirer les conséquences pratiques de la reconnaissance du génocide. Comme il aura raison contre la frilosité des juges français.

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(1)SALONIQUE parait être un mot des Français qui ont raccourci le nom de THESSALONIQUE lorsque FRANCHET D'ESPEREY (l'un des deux maréchaux donnés par les pieds-noirs à la France) y a établi son Q.G. à la tète de l'Armée d'Orient, celle dont le grand monument est sur la Corniche à MARSEILLE. Il fallait aussi faire pression sur le roi CONSTANTIN de Grèce, alors germanophile, ce qui obligea d'ailleurs un de ses officiers, le général SARRAIL, à marcher sur ATHENES, à la tète des troupes françaises pour destituer le monarque hellène. Ce qui fut fait.

(2)SMYRNE, la patrie des KUCHUKIAN.

Par bernard.kuchukian le 03/02/14

Voici maintenant que le ministre des affaires étrangères iranien, Mohammad JAVAD ZARIF, a affirmé dimanche 2 février 2014 à la télévision allemande que l'extermination des Juifs sous le régime nazi avait été « une cruelle tragédie funeste qui ne doit plus jamais se reproduire ».

« Nous n'avons rien contre les Juifs et le plus grand respect pour eux à l'intérieur de l'Iran et en dehors. Nous ne nous sentons menacés par personne », a déclaré, sur la chaîne de télévision allemande Phoenix, M. ZARIF, après avoir participé à la conférence sur la sécurité de Munich.

Contrairement à son prédécesseur, Mahmoud AHMADINEJAD, qui avait nié l'existence de l'holocauste, le nouveau président iranien Hassan ROHANI a condamné « le massacre des Juifs par les nazis »

Voici qui est digne.

Je ne suis pas sur que le même genre de déclarations ait été faite formellement en Iran à propos du génocide des Arméniens et des Assyro-Chaldéens.

Je suis même certain du contraire, l'Iran n'a pas reconnu.

Mais l'Etat Israël non plus, quelle honte non ?

A coté de cela, un tout petit bémol pour l'Iran, qui a défaut de reconnaitre le génocide, a aidé le petit Etat arménien.

Et un gros bémol pour la Catalogne, dont le Parlement a reconnu le génocide arménien, tandis que les Cortes, le Parlement de Madrid, pour l'Espagne, ne l'a pas fait.

Voulez vous un fil conducteur : il est tout simple. Les relations d'Etat avec la Turquie qu'il faut ménager à tout prix, d'Israël, qui a besoin du ciel turc pour l'entrainement de ses avions de combat, de l'Espagne pour le business, etc.

Pauvres crétins d'Arméniens. Vous nous emmerdez.

Par bernard.kuchukian le 02/02/14

Le 30 janvier écoulé, dans une longue interview accordée à l'agence France Presse quant à la situation tragique en Syrie, le président BACHAR AL-ASSAD a fait une référence inattendue aux massacres d'un million et demi d'Arméniens (1).

C'est la première fois qu'un chef d'État syrien reconnaît les massacres de masse des Arméniens et qu'il nomme la Turquie ottomane (2) comme en étant l'auteur.

Lors de l'interview, le président BACHAR AL-ASSAD a en effet comparé le génocide arménien de 1915 aux tueries brutales des civils commises par des combattants étrangers en Syrie :

« Le niveau de barbarie et de sauvagerie atteint par les terroristes nous rappelle ce qu'il s'est passé au Moyen âge en Europe il y a plus de cinq siècles. À l'époque moderne, cela nous rappelle les massacres commis par les Ottomans qui ont tué un million et demi d'Arméniens et un demi-million de Syriaques orthodoxes en Syrie et sur le territoire turc. »

Sans surprise, deux jours après, l'ambassadeur syrien aux Nations Unies, BACHAR JAAFARI, a fait une remarque similaire : « Et qu'en est-il du génocide arménien lors duquel un million et demi d'Arméniens ont été massacrés ? »

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(1) Lui aussi a le chiffre de notre monument inauguré en 1975 (un tout petit peu le mien) de la cathédrale apostolique du Prado.

(2) C'est gaullien, comme « la Russie soviétique ».

Par bernard.kuchukian le 28/01/14

Voici que le très sérieux journal Le Monde nous apprend hier, j'avoue que jamais au grand jamais personne ne m'en avait jamais parlé dans la communauté, que l'actuelle demeure présidentielle à ANKARA, à l'époque ANGORA, était jadis avant 1915 la propriété des KASAPYAN, une famille de riches commerçants arméniens .

Ceux-ci ont été contraints à l'exil. Leurs biens, comme ceux de centaines de milliers d'autres Arméniens de l'empire ottoman, ont été spoliés par l'Etat turc naissant. En 1923, la maison fut « offerte » au fondateur de la Turquie, moderne et républicaine, Mustafa KEMAL.

Du coup, je regrette n'y pas y avoir été voir.

Alors voilà, je me dis ceci ce soir.

1°. Pourquoi tout ce silence pendant 100 ans ?

2°. Après tout, pas d'étonnement. A l'époque, ANGORA quelques dizaines de milliers d'habitants, en plein coeur de l'Anatolie, pas si loin que cela de la Capadoce, c'est plein d'Arméniens.

Certains de leurs descendants sont à MARSEILLE aujourd'hui, des proches à moi, et même une consoeur qui fut ma collaboratrice.

3°. Ils sont devenus quoi les descendants des KASAPYAN ?

4°. Et pourquoi ne pas revendiquer leurs biens spoliés ?

Et puis j'ajoute ceci. Je me souviens d'un défilé avenue du Prado pour un 24 avril.

Certains criaient : « rendez-nous nos terres ». Il y avait avec moi Armand AMANATIAN, mon ami et menuisier préféré, qui rétorquait, « mais on va en faire quoi Bernard ? ».

Armand, toi et moi, tu vois, on se trompait.

Et puis j'ajoute encore ceci. Après qu'on ait inauguré le monument aux morts de la cathédrale apostolique en 1975, celui des 1.500.000, on m'a demandé un discours, que j'ai prononcé sur la seule base du droit, moi qui ne suis qu'un Arménien d'eau douce, puisque si mélangé. Et je disais devant plusieurs centaines de personnes interloquées : mais un jour viendra où la petite république d'Arménie sera. Personne n'y croyait, pas même moi, et pourtant elle existe.

Alors, j'ajoute enfin ceci. Imaginez une fraction de seconde qu'on ait découvert que la présidence fédérale de l'Allemagne à BERLIN est un ancien bâtiment propriété d'une famille juive, volé par les nazis, et les juifs propriétaires exterminés.

Vous auriez tous les jours, plusieurs fois pare jour, des films, des reportages, tout ce que vous voulez et sans arrêt partout. Pour fustiger, dénoncer. Et ce serait justice.

Moi, je veux la même justice pour les Arméniens, à commencer, c'est un détail mais quel détail pour les KASAPYAN.

Par bernard.kuchukian le 28/01/14

On prétend que le pantalon est historiquement une invention arménienne. Passée ensuite par l'Italie.

Copiée par les Turcs leurs envahisseurs. Toujours est-il que pantalon se dit et s'écrit « pantalon » en turc moderne aussi.

Alors, je puis donc parler de celui de notre président de la République, hier en visite officielle hier à ANKARA.

Lamentable photo officielle aussi, sur laquelle on voit la poignée de main des deux présidents.

A notre droite, Monsieur GÜL, c'est le Turc. Un long manteau impeccable. Il a surement l'habitude, car à ANKARA, il fait froid. J'y étais en novembre, je sais. Sous le long manteau, on voit le bas de son pantalon. Impeccable tombée sur une paire de chaussures parfaite.

Ces Turcs là sont bien les fils d'ATATURK : noeud papillon, habit, chapeau, gants blancs.

A notre gauche (normal), Monsieur HOLLANDE, notre président. Pas de manteau, mais un trois quarts vaguement froissé. Tombant mal en tout cas.

Apparemment, le président de la République française ne sait pas qu'à ANKARA, on est sur le plateau anatolien et qu'en janvier, il y fait très froid. Sous ce trois quarts, un pantalon froissé, fripé , s'effondrant sur une paire de chaussures qui donne le sentiment du quelconque.

La présidence française de la République, dont jadis sous Monsieur SARKOZY, le chef du protocole était un ambassadeur de France, au nom arménien, Jean- Pierre ASVAZADOURIAN, auteur d'ouvrages de référence, serait bien inspirée, pour l'image de notre pays, de s'intéresser plus aux traités en la matière et à ce qu'ils conseillent qu'à la tenue de livraison des pizzas sur scooter nocturne.

Par bernard.kuchukian le 27/01/14

D'après LE POINT,

En visite en Turquie, le président a abordé le sort des Arméniens en 1915, mais il est resté flou sur une éventuelle pénalisation du négationnisme.

Lors de la première journée de sa visite d'État en Turquie, le président français, François HOLLANDE, a exhorté la Turquie à faire son "travail de mémoire" sur les massacres de centaines de milliers d'Arméniens par l'empire ottoman en 1915. "Le travail de mémoire est toujours douloureux, mais doit être fait", a déclaré François HOLLANDE lors d'une conférence de presse avec son homologue turc, Abdullah GÜL, dont le pays refuse de qualifier les événements de 1915 de "génocide".

Interrogé sur une éventuelle nouvelle loi française réprimant la négation du génocide, le chef de l'État français a assuré que la France "fera le droit et rien que le droit" (1)

Les relations franco-turques sont émaillées de crises à répétition depuis l'adoption en 2001 par le Parlement français d'une loi reconnaissant le génocide arménien, suivie de tentatives législatives avortées pour en réprimer la négation. La dernière en date, adoptée en décembre 2011 par le Parlement avec le soutien du précédent président français, Nicolas SARKOZY, a été invalidée en février par le Conseil constitutionnel. Juste après son élection, François HOLLANDE avait confirmé son engagement à pénaliser la négation du génocide arménien.

"Il ne faut pas faire revivre aux générations futures les souffrances vécues il y a cent ans", a pour sa part déclaré lundi M. GÜL, "il faut laisser cette affaire aux historiens". La Turquie reconnaît le "massacre" de plusieurs centaines de milliers d'Arméniens en 1915-1916 dans les territoires alors administrés par l'Empire ottoman, dont elle est l'héritière, mais récuse le terme de génocide. Les Arméniens avancent, eux, le chiffre de 1,5 million de morts dans un génocide.

Trois commentaires seulement :

1. On est à deux ans du centenaire du génocide arménien. Le « devoir de mémoire » et surtout « l'affaires aux historiens », ça commence à faire long. Non ?

2. Massacrer plusieurs centaines de milliers de personnes de la même religion et de la même origine ce n'est pas un génocide. Non, c'est une opération de police.

3. Et SMYRNE en 1922 ?

Et un quatrième. Je lis ça et là que le chiffre de 1.500.000 est faux et on critique à ce sujet sa mention sur le monument aux morts arméniens de MARSEILLE, édifié par la communauté en 1975 que l'Etat français a obligé pratiquement à placer à l'intérieur de la cour de la cathédrale apostolique marseillaise, donc en territoire strictement privé. Surtout pour ne pas "choquer" le consul général de Turquie, dont le résidence est du meme coté de l'avenur du Prado, à deux cents mètres plus loin.

Ce monument, réalisé sous la direction de mon grand ami, le regretté VARJAN, j y 'ai contribué, j'avais 28 ans, comme d'autres. Comme tous ceux qui ont participé à cet évènement à l'époque, j'affirme que les informations historiques que nous avions ne nous ont pas trompés. Putain, TOYNBEE, (2) et MORGENTHAU (3), qui ont tant écrit sur le sujet, ils ont rêvé ou quoi ?

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(1) Notre ami KRIKORIAN en connait un chapitre sur le sujet, sans succès malheureusement. Le droit est bien défaillant.

(2) TOYNBEE, le célèbre historien, alors premier secrétaire de l'ambassade britannique à CONSTANTINOPOLE,

(3) MORGENTHAU, juif et ambassadeur des Etats -unis à CONSTANTINOPLE également.

Par bernard.kuchukian le 27/01/14

C'est du moins la question sinon la conclusion à laquelle on parvient en lisant la dépêche de ce jour de la très sérieuse A.F.P. qui nous annonce des professeurs mieux formés pour enseigner la shoah. Si j'ai bien lu dans une déclaration faite prés de DIEUFELIT, il ne parle que du génocide des Juifs. Pas des autres.

Spécialement pas de celui des Arméniens.

De deux choses l'une.

Ou Monsieur Vincent PEILLON, le ministre, est raciste.

Ou il est opportuniste, ce qui est bien vilain aussi, car sa déclaration a lieu aujourd'hui au moment même où son président de la République est chez les Turcs à ANKARA.

ET là bas, les Arméniens, ça n'existe pas non plus.

Bon, je suis rassuré ce soir, j'ai lu que Monsieur François HOLLANDE était allé tout à l'heure au mausolée de Kemal ATATURK (très beau mausolée, je connais, je vous le recommande dans la capitale turque, où il n'y a pratiquement que cela à voir).

Et qu'il n'a pas été par exemple à celui nettement plus petit à ISTANBUL à la mémoire de TALAT PACHA, le bourreau des Arméniens.

C'est une piètre consolation pour moi et les miens.