Par bernard.kuchukian le 29/09/13

Le Conseil National d'Arménie Occidentale me communique un dossier de presse tout à fait remarquable sur l'histoire des Arméniens en Syrie, qui est notamment celle de la France en Syrie, et des accords SYKES - PICOT, ministres des affaires étrangères de Grande Bretagne, l'un, et de France, l'autre. Il y a 100 ans.

J'ai plaisir à l'accueillir sur mon site, et invite mes lecteurs à le consulter.

Ils apprendront ainsi que la France a été une grande puissance dans l'orient jadis. Avant d'abandonner peu à peu son role de puissance protectrice des Chrétiens d'Orient. Ce qu'a enfin découvert Le Figaro ces jours-ci.

Par bernard.kuchukian le 23/09/13

Tandis que le Conseil d'Etat, donc la plus juridiction administrative de notre pays, a déjà jugé qu'il n'était pas compétent, prémices maintenant de la discussion ultérieure quant à savoir si la juridiction judiciaire est compétente pour ordonner au gouvernement français de prendre un décret de projet de loi afin de mettre l'Etat français à la norme européenne en matière de reconnaissance du génocide arménien.

On redécouvre alors nécessairement les vieux textes sur le Conseil d'Etat et le Tribunal des conflits. Qui prévoient, je schématise, que ce dernier ne peut être saisi qu'à la demande du gouvernement seulement.

Dans ces conditions, Q.P.C. de Philippe KRIKORIAN, qu'il a plaidée longuement et brillamment ce matin à AIX EN PROVENCE.

Le sujet dépasse très largement la question arménienne :

Lorsque l'administratif et le judiciaire se revoient ou prévoient de se renvoyer la balle, le citoyen lambda peut-il se faire interdire de saisir le Tribunal des conflits pour que ce dernier siffle la fin de la récréation et dire qui doit juger.

Le citoyen mérite mieux que le rôle de simple balle de ping pong.

Un immense absent de marque ce matin, le procureur général, à qui la Q.P.C. avait été communiquée obligatoirement, parce que c'est la loi organique de 1958, lequel avait demandé le renvoi voici quelques jours, parce qu'il avait autre chose à faire.

La désinvolture et le mépris ont élevés pr le parquet général à la hauteur d'une institution.

Personne n'a donc osé venir soutenir deux feuilles de conclusions, pas bien écrites d'ailleurs.

Dans lesquelles, c'est non. Comme toujours non.

D'ailleurs, chaque fois que je lis des conclusions du parquet à chaque propos d'une Q.P.C., c'est toujours non.

Et alors, je pense immanquablement à Michel POLNAREF.

Vous savez sa vieille chanson « c'est une poupée qui dit non, toujours non, non et non ».

Sur la Q.P.C., nous aurons le point de vue des juges judiciaires d'appel le 10 octobre.

S'il est négatif, je conseille carrément de poser une nouvelle Q.P.C. celle qui va donner lieu à mon autre billet de ce soir.

Ceci donnera lieu alors à des écritures nouvelles qu'il faudra bien imprimer à destination des magistrats qui préfèrent travailler sur le support papier que sur l'écran, à moins que les restrictions de crédits aient empêché le greffier d'imprimer les 338 pages de conclusions de fond de mon ami.

Sic transit gloria mundi.

Par bernard.kuchukian le 23/09/13

Dans deux heures à peine devraient commencer les débats devant la Cour d'AIX EN PROVENCE, déjà de la Q.P.C. très technique soulevée par mon ami Philippe KRIKORIAN en amont de son appel de l'ordonnance d'incompétence du président du Tribunal de grande instance de Marseille en référé.

Alors que les juges cherchent à l'évidence à se dégager parce qu'on leur demande de contraindre l'Etat français à donner une suite pratique à la reconnaissance générale du génocide arménien notamment celui de 1915, il faut faire sauter un verrou du Tribunal des conflits, pour qu'enfin le juge compétent soit imposé.

Mais voici que cette affaire en crée une autre, à suivre. Oh bien sur, elle est nettement moins importante par le nombre des victimes. Pourtant, elle est franco-française, et il existe encore des témoins directs.

C'est celle du massacre de la population française à ORAN le 5 juillet 1962. Elle donne lieu à une proposition de loi datée du 16 juillet 2013 d'un groupe de députés sous la direction de Monsieur Lionel LUCA ; elle rappelle le massacre systématique de plusieurs milliers de Français sans qu'intervienne ni l'armée, ni les gardes mobiles, pourtant encasernés en grand nombre dans les différents bâtiments de la ville. Cette journée de la honte, sous la direction du général CATZ. A l'époque, l'imposition de l'art. 16 de la constitution en France interdisait qu'on l'évoque. Cette nouvelle Saint-Barthélémy ressemble -la seule différence, c'est le nombre- avec le génocide arménien.

Comme quoi l'histoire continue de bafouiller.

Pourtant, les Hollandais nous donnent récemment l'exemple. C'est ainsi que l'Etat néerlandais a été jugé coupable de passivité par la Cour suprême du pays lors du massacre de SBRENICA, dans une décision du 6 septembre 2013. Ceci parce que les militaires néerlandais n'étaient pas intervenu pour sauver trois musulmans.

Une nouvelle fois jusqu'à quand va -t-on appliquer le deux poids deux mesures ?

Je résume comme suit :

Massacrer le juif, et maintenant le musulman est puni.

Massacrer de l'arménien, voire un temps du pied noir, du chrétien quoi, c'est normal.

Par bernard.kuchukian le 19/09/13

Ce billet va déplaire à certains. M'en fiche. Au contraire.

Nous sommes dans le procès tout ce qu'il y a de plus sérieux, honnête et d'une exceptionnelle qualité de droit que fait mon ami Philippe KRIKORIAN à l'Etat français.

Oui, je sais, « c'est quoi ces Arméniens qui attaquent l'Etat français, encore bien heureux qu'on les ait accueillis ».

Je sais très bien ce qui passe encore dans la tète des gens. Bien pensants et distingués. J'ai 66 ans. Et je ne suis qu'un quart Arménien.

On revient au procès. L'avocat fait remarquer deux choses.

Premièrement, il existe un règlement européen obligeant les Etats membres à prendre des mesures de droit pour la reconnaissance du génocide et autres crimes.

Deuxièmement, la France a d'ailleurs voté une loi voici 10 ans reconnaissant le génocide arménien.

Sauf que tout cela est fort aimable, mais il n'existe aucune sanction.

« On les a massacrés, bon, passons à autre chose. On a déjà fait assez avec les Juifs. »

Notre confrère soutient et il a parfaitement raison que promulguer une loi sans sanction à la clé, c'est insuffisant, voire idiot. Ce terme d'idiot est déplacé dans mon sujet. Et puis, la France, terre des droits de l'homme etc. etc. bla bla, doit respecter les règles européennes.

Alors voilà, il attaque l'Etat français devant la juridiction administrative, il fait du droit. Le Conseil d'Etat se déclare incompétent.

Il ne se démonte pas (il ne se démonte jamais mon ami), et passe alors au judiciaire.

Le juge des référés du Tribunal de grande instance de Marseille lui réserve une audience entière. Il le déboute, mais fort respectueusement. Flatteusement même (il faut se méfier des flatteries, toujours). Il explique en effet que l'avocat est d'un niveau intellectuel exceptionnel, que tout cela est très respectable, mais qu'il ne peut rien faire. C'est ainsi.

L'autre (KRIKORIAN) essaie bien d'expliquer que les juges ne peuvent pas tous se déclarer incompétents, sans quoi on serait dans le déni de justice. Il fait appel. Le but est au moins d'aller un jour ou l'autre devant le Tribunal des conflits pour qu'il nous dise qui peut dire le droit en pareille matière.

Attention, ne vous méprenez pas. Nous ne sommes ici ni dans la feuille de vigne, ni dans le loukoum ni dans le beurek.

Nous faisons du droit français et européen. Je résume.

L'Etat français est-il fautiif en promulguant une loi sans sanction, autrement dit une loi qui ne sert à rien. Et respecte-il nos engagements européens ?

En amont de cette affaire, devant la Cour d'appel d'AIX EN PROVENCE, l'avocat a posé une Q.P.C. très technique relative aux prérogatives et possibilités du Tribunal des conflits. Du très haut niveau, vous dis-je. Des dizaines de pages, des tonnes de référence. Du travail... arménien, donc besogneux, professionnel, compétent et complet.

Je suis évidemment allé cette semaine le soutenir avec ses amis. Coté confrères défenseurs des droits de l'homme, et des grands principes, ce n'était pas la foule. Je ne risquais surtout pas de faire de mauvaise rencontre.

Las, la Cour a imposé le renvoi du dossier parce que le représentant du procureur général n'était pas libre ce jour, ou plus exactement qu'ayant en mains le dossier depuis juillet ou début septembre (on ne saura jamais), il n'avait pas eu le temps, étant trop pris par une audience d'assises.

Ce renvoi est inadmissible. Désinvolte et écoeurant. Au surplus, le rôle du parquet n'est que de recevoir la Q.P.C. et de donner, s'il le veut un avis qui n'a rien d'obligatoire. Il vient au surplus ici renforcer l'Etat à travers son agent judiciaire.

Des avocats généraux à la Cour d'appel, il y en a des tas. Vous n'allez pas me dire que sur un sujet de cette taille, on ne pouvait pas trouver un substitut, tiens c'est bien ainsi que cela s'appelle. Parce que face au problème posé, une audience de la Cour d'assises, désolé on s'en fout, pouvait attendre une heure de plus.

Et bien non.

Imaginez une fraction de seconde que le contentieux ait mis en audience un nazillon contestant la Shoah, et ses massacres, autrement dit le génocide des Juifs.

Ou encore contre un raciste primaire poursuivi par la LICRA, le M.R.A.P., S.O.S. RACISME. Stop, j'arrête.

Le procureur aurait été là, aux ordres, pour soutenir ces victimes là.

Le premier, on l'aurait entendu comme au Tribunal révolutionnaire pendant la Terreur : « il n'existe pas messieurs de loi assez dure pour punir ces misérables ». Et allons -y les leçons de morale, de bienséance, j'en passe et des pires.

Mais les Arméniens, non. Sous Juifs, sous Arabes, sous tout ce que vous voulez.

On a enfin les conclusions. C'est une manie dans les parquets, on dit qu'il faut rejeter la Q.P.C.

Le plus grave est que les deux pages des conclusions sont légères, presque insignifiantes. Ce qui est odieux compte tenu des circonstances pour un sujet de cette taille. Même l'agent judiciaire de l'Etat a fait mieux.

Finalement, j'ai bien compris que les Arméniens (et leurs avocats), 98 ans après le premier génocide du 20ème siècle, c'est comme ça:

« on n'en n'a rien à foutre », et « ils nous emmerdent ».

A lundi matin l'audience de la Cour d'appel.

Par bernard.kuchukian le 11/09/13

Sans doute comme une « personnalité de la communauté », la Chambre de commerce franco arménienne m'avait invité la veille à peine à participer en mairie à une réunion de travail avec notre bienaimé sénateur maire, Monsieur Jean-Claude GAUDIN. Lequel va parait-il aller se promener à EREVAN en Arménie d'orient pour valoriser les échanges commerciaux.

J'ai bien fait de n'y être pas allé, car en plus j'avais de vraies informations sur les véritables mouvements économiques, qui ne passent pas par MARSEILLE, mais par l'Europe de l'est.

Je suis allé vérifier cet été sur place.

C'est que les affaires sont choses sérieuses, Monsieur GAUDIN.

Voici qu'hier matin, j'apprends par « La Provence » la signature d'un accord de partenariat entre l'OLYMPIQUE DE MARSEILLE et la TURKISH AIRLINES, grande compagnie de navigation aérienne turque, se prétendant la première d'Europe. Je vous dis bientôt le hub sur ISTANBUL de ce que MARSEILLE ne peut pas faire au sud de l' Europe parce qu'AIR FRANCE et PARIS.

Ce partenariat, c'est carrément de la provocation.

Remarquez que dans les milieux bien pensants marseillais, on déteste les Arméniens, et on aime bien les Turcs, au point d'avoir associé certains d'eux au capital de la C.M.A. G.G.M. premier armateur français, société ayant siège social à MARSEILLE avec une tour géante, des actionnaires libanais et turcs. Pour l'instant, pas de drapeau turc sur leur tour géante à EUROMEDITERRANEE, construite d'ailleurs sur les plans d'un architecte ... libanais.

Il faut aimer les Turcs. Même mon épouse le dit, elle qui n'a rien à voir avec la communauté, suivant son admirable formule d'il y a quelques années chez de bons bourgeois d'ISTANBUL qui nous recevaient, « les Turcs sont des gens charmants (première partie)... sauf lorsqu'ils massacrent les Arméniens(deuxième partie). » (1)

Cher Monsieur GAUDIN, qui l'aimez tellement votre O.M. et chers amis de la Chambre de commerce, je vous dis ici publiquement que le choix de l'O. M. est, comment dire, plus que maladroit. Il est provoquant. Inadmissible.

Enfin, imaginez une fraction de seconde que même maintenant que les Allemands ont reconnu leurs fautes dans la Shoah, et indemnisé les Juifs, le grand club de football de TEL AVIV, il s'appelle le MACCABI, soit sponsorisé par LUFTHANSA ou VOLKSWAGEN ?

Imaginez-vous alors et une fraction de seconde le juste tollé mondial immédiat ?

Les Juifs sont décidemment plus forts que les Arméniens, c'est évident.

Et triste.

Surtout à Marseille.

(1) Restes de ses études à sciences po.

Par bernard.kuchukian le 28/08/13

Au moins à travers les noms de certaines des grandes rues de ses villes, voire un monument à son souvenir, à CONSTANTINOPLE, la Turquie actuelle célèbre le culte ou le souvenir de TALAT PACHA.

Il fut le grand vizir du sultan de l'empire ottoman, celui qui ordonnât en 1915 le massacre des Arméniens. Qui fut condamné à mort en 1919 par le Tribunal militaire de CONSTANTINOPLE, qui prit la fuite en Allemagne. Fut recherché par un commando du parti DACHNAK.

Et légitimement assassiné en 1921 par Soghomon TEHLIRIAN. Je puis écrire « légitimement », puisque TEHLIRIAN poursuivi pour cet assassinat qu'il revendiquait, a été tout simplement acquitté par la Cour d'assises de BERLIN.

Un seul exemple.

Passez à EDIRNE, nom turc de l'ANDRINOPOLE romaine, ainsi fondée par l'empereur HADRIEN. C'est en territoire européen de la Turquie. On y voit la superbe mosquée de SELIM, construite à la fin du XVIème siècle par le génial architecte SINAN (qui s'appelait en réalité SINANIAN et était donc un Arménien, de la région de KAYSERI).

Superbe grandiose, admirable, puisque plus grande que Sainte-Sophie. Sans compter plus loin le complexe de mosquée, école de médecine et hôpital psychiatrique de BAYEDZID II.

La principale artère de la ville d'EDIRNE, qui la parcourt entièrement s'appelle la rue (caddesi en turc) TALAT PACHA. Il y d'ailleurs dans cette rue un superbe hôtel tout neuf à recommander, sauf pour son adresse.

Je sais bien que le quidam était né pas bien loin de là, dans une ville désormais en Bulgarie.

Mais enfin, avez-vous vu que les villes d'Allemagne ou d'Autriche célèbreraient la naissance des enfants du pays auteurs et acteurs actifs de la Shoah ?

Voyons, il n'y a pas de rue Adolf HITLER dans la petite ville d'Autriche où il est né, BRAUNAU. Ni ailleurs. Et si jamais un malade mental s'avisait de donner un tel nom à une telle artère, quel scandale immense ce serait.

Mais non, en Turquie, et l'exemple d'EDIRNE n'est pas le seul, personne ne proteste. Pas même les vertueux bien pensants habituels, alors qu'il parfait que la Turquie est tout de même du Conseil de l'Europe.

Pauvres Arméniens.

Par bernard.kuchukian le 27/08/13

Mais de quoi va-t-on encore se mêler ?

La déconfiture irakienne pour détruire le parti Bass n'a-t-elle pas suffi ? Quand on voit le résultat actuel...

Et il ne s'agit pas ici bien au contraire, de sauver des chrétiens, dont la communauté arménienne locale, mais de politique intérieure syrienne, un grand pays, pour aider indirectement les intérêts américains et surtout Israël.

On s'en fout d'Israël. C'est bien clair, non ?

Non, non et non, ne nous mêlons pas de cette affaire.

Assez de nos frères ou cousins chrétiens tués comme cela en Irak. Pas d'autres carnages futurs en Syrie.

Enfin, c'est quoi cette France qui a fait honteusement cadeau en 1938 du sandjak d'Alexandrette, désormais Iskenderun, à la Turquie, en en privant la Syrie, laquelle viendrait aujourd'hui lui donner des leçons.

Messieurs les socialistes, occupez vous plutôt de nos banlieues.

Merde à la fin.

Par bernard.kuchukian le 13/08/13

« La Provence » de ce matin titre : « Après 26 ans de clandestinité, retour à Marseille de Gilbert MINASSIAN. »

Le journaliste Luc LEROUX, nous explique que le héros de la prescription des condamnations pénales par défaut, ancien journaliste communiste de radio libre, qui a même pris du grade en exil [il est parait-il colonel, décoré pour faits d'arme au Haut-Karabagh], qui conteste toujours le hold-up dont on l'a accusé et pour lequel il a été condamné à une peine désormais disparue, a été reçu à la cathédrale apostolique.

« J'ai toujours été turbulent », a -t-il confessé...

Je veux l'inviter à assister libre et par quelle liberté S.V.P. à la mi septembre prochain à l'audience de la Cour d'appel d'AIX EN PROVENCE, pour entendre Philippe KRIKORIAN dans sa plaidoirie dans la reconnaissance du génocide.

Par bernard.kuchukian le 10/08/13

Voici que Madame Valérie BOYER, qui doit bien être la députée de ma circonscription et dont l'heure de gloire est d'aider mon ami Philippe KRIKORIAN dans son admirable combat pour la reconnaissance pratique (c'est le mot pratique qui compte) du génocide arménien, fait l'objet d'attaques parce qu'elle a attribué ceci :

"Le droit du sol est l'absurdité qui consiste à dire qu'un cheval est une vache parce qu'il est né dans une étable".

A MONTESQUIEU, plutôt qu'à LE PEN père.

Très franchement, cette déclaration faite à propos du droit du sol est une vérité absolue. Et peu importe qui l'a dite.

J'en ai une autre à vous donner, elle est libre de touts droits, dans le même genre :

« Lorsqu'une chatte met bas dans le four du boulanger, elle fait des chatons, pas des petits pains ».

Elle n'est pas de moi, mais d'un vieil ami de mon père, du collège des écoles chrétiennes de SMYRNE, les deux évidemment aujourd'hui disparus, lui qui s'appelait Max MISSIR.

Sauf qu'il employait du français qu'on a même oublié. Employer l'expression mettre bas aujourd'hui, qui est pourtant celle qui s'applique pour un animal mammifère qui donne naissance ferait de vous plus qu'un raciste : en fait, on ne comprendrait pas.

C'est dire. Même les mots font peur.

Courage Valérie BOYER...

Par bernard.kuchukian le 10/08/13

Voici que le député Paul GIACOBBI, qui en préside l'exécutif, a proposé rien de moins que de limiter les achats immobiliers en Corse aux seuls Corses y résidant depuis plus de cinq années au moins. Ou à ceux qui y ont des attaches familiales (sans préciser au juste les contours de ces deux notions).

LE PEN père le rappelle aujourd'hui à l'ordre. Au nom de l'identité nationale, il lui dit, c'est non.

Et il a bien raison.

Sur le moment. Enfin, seulement en l'état actuel des textes.

C'est que si on considère que la Corse est un jour indépendante de l'autre partie de la France, et que comme tout Etat indépendant, elle peut y limiter sur son territoire les conditions d'accès à la propriété foncière, c'est son droit.

Mais la Corse n'est pas indépendante, pour le moment. Et je n'ai pas dit que je suis hostile à son indépendance.

Je veux être cohérent. Tout en sachant que nous sommes dans le processus de délitage de l'empire européen, comme s'est délité l'empire romain décadent avant le haut-Moyen-âge.

Si la Corse est indépendante, elle ne peut être dans l'Europe unie. Le principe (peut être bien salutaire) qu'elle dégage étant inconciliable avec la liberté de circulation et de l'établissement dans l'Europe unie.

Le principe GIACOBBI est en grande partie au moins celui de la Suisse et en totalité celui de la Turquie.

Les étrangers n'ont pas droit à la propriété foncière. Il est à ce sujet inadmissible que les règles de réciprocité ne soient pas revendiquées. Voyons, les Turcs peuvent bien acheter ici, alors que les Européens ne peuvent pas là bas.

Je ne parle pas maintenant des Qataris qui achètent en France : on leur vend tout.

Et je suis revenu au début de mon propos. Car Monsieur GIACOBBI qui n'est pas un imbécile voit plus loin que le bout de son nez corse.

En effet :

On va faire quoi dans l'ile quand les émirs arabes vont y acheter des terres ?

Alors voilà, si on revoyait déjà en Europe les principes pour limiter aux seuls nationaux des Etats de l'Union le droit d'acheter ?

Quand je pense qu'ici en France, une Caisse d'épargne (qui est à la fois celle du département des B.D.R. et justement celle ... de la Corse) a refusé à un avocat français que je connais bien à Marseille de lui vendre le bien immobilier quelle avait mis à la vente et lui avait présenté comme tel, l'acheteur ayant accepté son pris, et que les tribunaux ont trouvé la chose normale...

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P.S. Avez-vous vu que les Pompes funèbres générales viennent d'être achetées par un fonds d'investissement russe ?