Par bernard.kuchukian le 09/09/12

Du magazine Nouvelles d'Arménie au sujet des francs maçons d'Arménie de l'obédience du grand Orient:

Notre massacre est un complot judéo maçonnique, car nous commencions à détenir le commerce du moyen orient .

Et encore:

Il est paradoxal de lire le rapport du 24 février 1913, adressé par l'ambassadeur d'Allemagne à Constantinople (Wangenheim) au chancelier impérial (Bethmann Hollweg), qui déclare : « Ici, en Allemagne, nous avons pris pour habitude de considérer les massacres d'Arméniens, qui se répètent périodiquement, comme n'étant qu'une simple réaction naturelle au système d'assèchement mis en place par les hommes d'affaires arméniens.

Les Arméniens sont appelés les Juifs de l'Orient, et les gens oublient qu'en Anatolie il existe aussi une lignée robuste de paysans arméniens qui possède toutes les qualités d'une population rurale saine et dont tout le méfait consiste à défendre âprement sa religion, sa langue et ses biens contre les peuples étrangers qui l'entourent. »

Je cite au moment où pour la première fois, les manuels publics français d'histoire dans les collèges font état du génocide arménien de 1915. Le moins qu'on en puisse dire est que l'événèment n'a pas été traité à chaud.

Par bernard.kuchukian le 03/09/12

Citation d'un ministre à propos d'un certain pays voisin.

"Un pays où l'on ordonne illégalement de remettre en liberté et où l'on glorifie publiquement n'importe quel bâtard qui a tué des gens simplement parce qu'ils sont Arméniens".

Par bernard.kuchukian le 01/09/12

Où l'on apprend que le mouvement de résistance de Syrie actuellement dans l'opposition se propose de s'attaquer aux Arméniens du pays s'il prend le pouvoir.

Plus tard, les Etats occidentaux dont la France, elle jadis garante des chrétiens d'Orient, dont les Arméniens, pleureront et mettront les morts et tout cela dans les manuels scolaires.

La diplomatie n'est plus ce qu'elle était, regretté professeur de la PRADELLE.

Bon, dans leur malheur, les Arméniens du coin sur majoritairement apostoliques donc considérés un peu comme des cousins par les Russes. On peut espérer que le colonel POUTINE veille sur tout cela.

C'est tout ce qu'il faut désormais espérer.

Par bernard.kuchukian le 27/08/12

En ce temps-là, il y a presque cent ans, les Arméniens et les Assyro-Chaldéens chassés de Turquie, enfin les survivants des massacres de 1915, fuyaient au sud est ... par la Syrie.

Les Turcs annoncent maintenant que des Syriens quittent leur pays pour se réfugier en Turquie, et ajoutent que c'est une charge trop lourde pour eux de les accueillir.

C'est vrai qu'on n'a pas vraiment l'habitude là-bas d'accueillir les réfugiés : ça ne marche pas dans ce sens-là.

Mais, je ferais bien de faire attention à ce que j'écris. Je vais me retrouver poursuivi pour avoir tenu ici des propos antiturcs.

Par bernard.kuchukian le 03/08/12

La grosse découverte de cet été est que la France se place derrière l'Azerbaïdjan dans un classement mondial, en matière de dépenses de justice dans son budget général.

Avant d'aller plus loin, par rapport au Français moyen (1) il faut dire où est l'Azerbaïdjan. En gros, c'est derrière la Turquie en frontière de la Russie, de la Géorgie, de l'Arménie et de l'Iran

C'est un pays riche en pétrole au bord de la mer Caspienne. Sa capitale est Bakou.

L'Azerbaïdjan est en guerre larvée contre l'Arménie dont les frontières sont encore heureusement gardées par l'Armée rouge. Le tout concerne aussi des terres arméniennes reconquises sur le territoire azéri par les Arméniens. Qui est le Haut Karabakh, organisé en(sympathique) république auto proclamée.

Bon, on se doute que compte tenu du nom de famille du signataire de ce billet, on ne va pas encenser les Azéris : c'est ainsi qu'on appelle les citoyens de cet Etat.

Venons-en au fait.

Pourquoi les Azéris dépensent-ils plus d'argent que les Français en matière de justice. Je vais vous expliquer.

Il n'y a pas de tribunaux de commerce, ni d'ailleurs de conseils de prudhommes là bas, et donc l'Etat doit y payer les juges qui rendent cette justice là. En France, totalement pour les juges consulaires et en très grande partie pour les conseillers prudhommaux, parce qu'il est effectué par des juges occasionnels (2) ce travail est gratuit.

Voici donc pourquoi les dépenses françaises de justice sont faibles. On fait ainsi des économies.

C'était tout simple à comprendre.

N'hésitez donc pas à me consulter si vous voulez d'autres réponses à des sujets pratiques de ce genre.

(1) Le Français est un monsieur décoré qui ignore la géographie.

(2) A tous mes censeurs, je rappelle que la formule est noir sur blanc dans une ordonnance de Madame FABRE, présidente de la chambre commerciale de la Cour de cassation.

Par bernard.kuchukian le 21/07/12

Bien qu'ayant quelques gouttes très éloignées de sang juif, ne suis pas juif.

Je suis plutôt philosémite, ce qui est normal puisque je suis pied noir, né à Bab el Oued, entouré partout de juifs.

Je me souviens du temps où, en sortant de l'école communale là bas, avec les copains juifs de ma classe (1), nous avions passé une convention avec le chechma (2) de la grande synagogue de la rue de Dijon, pour jeter chaque semaine du riz sur les mariages, en échanges des bonbons et sucreries qu'il nous distribuait. Ainsi se passaient les choses avec les sépharades.*

Je sais la shoah. J'y suis d'autant plus sensible que je sais aussi le génocide arménien, qui l'a précédé et dont l'ignorance universelle a pu y conduire.

J'ai visité certains des camps de concentration d'Allemagne, et aussi de Pologne, Auschwitz et Birkenau, sans compter ceux qu'on ne peut pas voir, puisqu'ils ont été rasés lorsque les choses tournaient très mal pour les nazis.

Israël est un pays inouï de courage et de liberté. Même avec ses excès du coté des Palestiniens.

Je vois qu'on y a organisé au début juillet 2012 un concours de beauté parmi les survivantes de l'holocauste, dont la lauréate a 79 ans. Cette affaire a fait grand bruit localement, mais si peu dans la communauté juive de France. Je ne devrais pas prendre parti.

Je le fais cependant.

Je trouve cette initiative courageuse, remarquable, digne même. Oui, digne parce que derrière elle, il y a le message d'espoir du judaïsme.

» L'an prochain, Jérusalem » ai-je entendu toute ma jeunesse et mon adolescence là bas. Jusqu'à ce que ce soit vrai.

C'était la traduction du « lehaim », hébreu, « à la vie ». Ces vieilles dames pomponnées, apprêtées, c'était en effet le plus fantastique bras d'honneur de l'image de la vie contre celle de mort du nazisme.

Pourquoi ce billet ?

Parce que ces Israéliennes ont ainsi donné à toutes les victimes et désormais à leurs descendants le message suivant : on n'a rien oublié, on est toujours là, et vous devez faire avec nous qui sommes là et vous avons survécu.

A mes frères et amis Arméniens, qui se battent pour la reconnaissance du génocide, et refusent même de mettre les pieds en Turquie, chez les descendants des assassins, je dis, voyez, témoignez, affrontez de face.

Nous aussi, sommes toujours là.

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(1) La place des juifs dans l'enseignement public de l'Algérie française était fondamentale. Exemple. Entre la maternelle et le primaire, ainsi j'ai eu sept institutrices et instituteurs. Presque tous étaient des pieds-noirs, sauf un seul, venu de métropole, le seul qui ne fut pas juif. A mon âge, je me souviens encore des noms des six premiers (MSELATI, CHICHEPORTICHE, AKNIN, TOUBIANA, SEROR, etc.) J'ai oublié celui du septième.

(2) C'est l'équivalent du bedeau dans la synagogue. Un peu plus peut être, car je crois qu'il prépare les prières. Il porte un grand chapeau à bouts recourbés. Je ne suis jamais sur de l'orthographe de son nom.

Par bernard.kuchukian le 08/07/12

Ara TORNIAN, président du Conseil des organisations arméniennes de France a récemment du rappeler au président de la République, Monsieur François HOLLANDE, son engagement en faveur de la pénalisation du génocide arménien.

Il y avait de quoi être inquiet, après la décision qu'on sait du Conseil constitutionnel, puisque le propre ministre des affaires étrangères, Monsieur Laurent FABIUS, s'était exprimé en termes signifiant que le gouvernement abandonnait le projet, dans quelque version qu'il fut, KRIKORIAN ou autre.

TORANIAN a donc du employer un mot fort à l'égard du chef de l'Etat. La trahison.

Aux dernières nouvelles, il semble que la violence du mot ait fait mouche, puisque Monsieur HOLLANDE a confirmé son engagement de pénaliser la négation du génocide arménien.

Donc, l'emploi du mot « trahison », voire « traitre », ça marche. En principe.

En politique en tout cas.

Ce qui est normal, puisque l'arrêt BILGER du 4 mai 2012 de la Cour de cassation limite finalement la liberté totale d'expression aux seules attaques violentes ad hominem mettant en cause l'intégralité morale de la personne en dehors de son activité.

Evidemment, cette trahison-là ne mettait rien en cause de ce genre à l'encontre du président de la République dont seule l'action présumée est attaquée.

Et vous voudriez que dans la vie du barreau, ce soit autre chose du côté de chez nous ?

Par bernard.kuchukian le 09/06/12

C'est le genre d'information qui en dit long sur les mentalités et la vérité, et du coup, il faut bien la cacher. On n'a donc pas manque de le faire avec et y compris au moment de la mascarade qu'a été le vote de la loi de répression du génocide.

J'apprends qu'il existait à Istanbul une statue monumentale, représentant des hommes stylisés face à face. Elle était dédiée à la réconciliation entre la Turquie et l'Arménie.

Sur ordre du premier ministre ERDOGAN, par ailleurs ancien maire de la ville, elle a été détruite.

L'oeuvre était d'autant plus inacceptable, selon lui, qu'elle se trouvait à

proximité du tombeau d'un saint musulman.

Le premier ministre ne s'est, il est vrai, jamais distingué comme un

amoureux des arts.

Je pense que c'est seulement cela, non. Et qu'il ne faut rien y voir d'autre.

Par bernard.kuchukian le 04/06/12

Ce message est spécialement à l'attention de mon ami Philippe KRIKORIAN.

Je reçois, je suppose comme tout le monde, par courriel, le programme des réjouissances de MONTPELLIER du 21 au 23 juin, le déjeuner final sur invitation (1) pour la célébration du bicentenaire de la reconstitution du barreau local.

Tiens, encore un machin que le barreau de MARSEILLE a zappé, le bicentenaire...

Mais à MONTPELLIER, c'est vrai qu'ils sont fiers d'avoir eu CAMBACERES, malgré ses moeurs célèbres par l'histoire de son chapeau, de sa canne et de l'observation finale de l'Empereur.

Nous à MARSEILLE, on n'a rien de tout cela.

PORTALIS y avait cependant fait ses études secondaires, quant à EMERIGON, maitre du droit maritime -qui c'est celui-là ?- y avait été avocat.

Mais ceci n'intéresse pas notre barreau, qui ne se passionne culturellement, voire cinématographiquement, seulement qu'au sort du député local qui donna la nationalité française aux Juifs d'Algérie.

Evidemment, pas d'Arménien là-dedans. Ces gens-là ne sont pas présentables. Et en plus, ils protestent. Pouah.

Il faudra donc aller voir à MONTPELLIER comment c'est fait un bâtonnier désigné, je veux dire notre excellent confrère Luc KIRKYACHARIAN (2).

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(1) Le grand cinéaste Henri VERNEUIL (Achod MALAKIAN) m'avait confié un soir ce qu'il devait dire souvent alors qu'on hésitait à l'inviter à table. « Vous savez, je suis propre sur moi, et je sais manger avec une fourchette et un couteau ».

(2)Le nombre de fois où on va lui massacrer son nom de famille à celui-là... Que ne s'appelle-t-il pas MOHAMED ?

Par bernard.kuchukian le 01/06/12

Indirectement sans aucun doute. Et en plus, ils ont perdu la bataille qui l'a décidé.

Le 9 janvier 1915, une dépêche d'ATHENES aurait été adressée au LONDON DAILY TELEGRAPH, et reproduite plus tard par le NEW YORK TIMES.

On y écrivait que l'attention et l'anxiété du gouvernement ottoman étaient entièrement mobilisées à cette époque par la possibilité d'un passage en force des Dardanelles de la flotte alliée. Pour les lecteurs qui ne savent pas, les Dardanelles, c'est en face de l'actuelle ISTANBUL, qui était CONSTANTINOPLE en ce temps.

On rappelle que l'Allemagne, l'Autrice et l'Empire ottoman étaient en guerre dans le même camp.

En face, il y avait les Anglais, les Français, un peu les Italiens, et localement les Grecs.

L'ambassadeur du Reich allemand aurait alors averti que dans l'éventualité d'un passage en force de la flotte alliée dans les détroits, les Turcs déchargeraient leur colère par un massacre de leur population chrétienne.

A CONSTANTINOPLE dans les ministères, on ne faisait plus aucun mystère de ses sentiments vis-à-vis des sujets chrétiens. Avant de signer son sinistre décret, le ministre de l'intérieur TALAT PACHA (1) avait dit au patriarche grec qui lui faisait ses remontrances à la suite des excès commis par ses policiers qu'il n'y avait pas de place pour les chrétiens en Turquie, et que tout ce qu'il pouvait faire de mieux pour les siens était encore de disparaître et de laisser les lieux aux réfugiés musulmans.

La suite, on la connaît, l'intervention des Dardanelles eut lieu, ce fut le désastre de GALIPOLI, les Alliés y perdirent 150.000 hommes, et quelques mois plus tard les Arméniens 1.500.000 d'entre eux, sans compter les 4 ou 500.000 Assyro-Chaldéens de plus dont personne ne parle jamais.

Coté alliés c'est WINSTON CHURCHILL qui dirigeait les opérations politiques, un peu Aristide BRIAND, et le militaire, mais il était aux ordres, c'était Louis FRANCHET d'ESPEREY.

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(1) TALAT PACHA qui se ventait d'être franc maçon et a été sagement assassiné en 1921 au nom du Dachnak par Soghomon TEHLIRIAN, ce dernier promptement acquitté ensuite par la Cour d'assises de BERLIN.