Par bernard.kuchukian le 09/11/18

 

 

Ceci est un billet de l’ami Pierre DOYEN, que je fais mien.

 

La Nouvelle Calédonie, ce confetto  vestigial de  notre ex-empire colonial demeure français.  Il n'y a vraiment pas de quoi à pavoiser, sauf à être les imbéciles heureux d'une nation masochiste !

 

Les autochtones du confetto n'ont guère d'affinité avec la France et sa culture.

 

Français, ils veulent l'être mais en dérogeant  à la loi commune, aux fins d'expression de la coutume  kanak. Il s'agit en quelque sorte par ce moyen d'obtenir réparation des torts faits à la personnalité kanak durant la période coloniale.

 

Un second référendum est prévu pour définir, dirons-nous aimablement, la manière pour les Kanaks d'être français. C'est à dire avoir tous les attributs d'un peuple souverain, le drapeau (ils ont déjà), les jugements et les actes administratifs rédigés en patois local.

 

Précisons  qu'en matière de statut personnel, le Néo-Calédonien a la faculté d'opter pour le statut tribal. Cette disposition sera purement et simplement reconduite.

 

La spécificité française locale, il faut bien qu'il y en ait une, consistera  pour la République à veiller au bon fonctionnement de ses services publics  comme dans l'Hexagone. Ce qui occasionnera un surcoût pour le Trésor. Cela ne fait rien,  le contribuable français paiera.

 

Ce confetto  sera riche en problèmes pour la République, qui sont rémanence de la colonisation passée.

 

La Nouvelle Calédonie n'est profitable qu'à une seule catégorie de personnes, la poignée d'industriels capitalistes exploitant les mines de nickel. Quant au brave peuple français, bon débiteur fiscal il est, bon débiteur fiscal il restera.

 

Nous  avons d'autres confetti, dont un dans l'océan indien,   Mayotte    et ses  quelques îlots, constituant depuis 2011 le cent-unième département français, dont la population est à quatre vingt quinze pourcent mahométane.

 

Beaucoup de nos compatriotes sont descendants d'hétérochtones de plus ou moins longue date, tous sont citoyens   français, devenus  exactement  autochtones.  La seule catégorie d'immigrés dont l'ascendance est inassimilable, sont gens de confession mahométane !

 

Pourquoi ? Parce que  le mahométisme est hostis humani generis(1) .  Ses affiliés pour être dans les bonnes grâces de leur dieu, se doivent de vouer un mépris d'une profondeur abyssale envers  qui n'est pas musulman, quitte à devoir adresser le sourire d'ibn Kathir(2) au patron mécréant. Car il faut bien vivre ; dans l'attente de pouvoir faire triompher la loi du divin Maître esclavagiste. La doctrine préconise de se tenir à distance de tout ce qui est-non mahométan, ne pas adopter la manière de vivre des mécréants et ne pas les fréquenter parce que impurs.

 

Pareille attitude ne permet pas de fonder une communauté nationale. Le mahométisme ne connaît pas d'autre communauté digne des musulmans  que la oumma. Se déclarer citoyen d'un Etat, laïc de surcroît, est faire acte d'apostasie. Le mahométisme est suprématiste.  Les musulmans sont les hommes les meilleurs du genre humain. Les autres ne sont que bétail. C'est le terme même dont fait usage le Coran. Le bétail est divisé en deux catégories, à savoir la première les athées et les polythéistes,  la seconde comprenant  les juifs et les chrétiens que nous qualifions de cheptel.

 

La première catégorie  refusant la conversion  est expédiée sans autre forme de procès à l'abattoir, quant à la seconde, les dhimmis,  pour le même refus de conversion, elle est condamnée à mort  assortie du sursis avec  mise à l'épreuve. L'obligation à satisfaire est le paiement de la jizya, qui est une extorsion de fonds au profit du trésor public de la oumma. Le la défaut de paiement de la jizya expose son débiteur défaillant à sa mise à mort.

 

Des ethnologues  du temps de l'Algérie coloniale avaient constaté que les indigènes vivant pleinement parmi les européens étaient agnostiques !

 

Nous gouvernants sont aussi dépourvus d'intelligence politique que ceux de la République coloniale. L'histoire algérienne n'a pas servi de leçon. Il nous faudra nous séparer de ce cent-unième département.

 

De Gaulle disait à Alain Peyrefitte" Qu'on ne se raconte pas d'histoires ! Les musulmans, vous êtes allé les voir ? Vous les avez regardés , avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français ! Ceux qui prônent l'intégration ont une cervelle de colibri , même s'ils sont très savants ».

 

De Gaulle n'est plus, demeurent les colibris. On dirait même que leur nombre s'est bougrement accru !

 

C'est ainsi que le 22 avril 2018, trois cents colibris, parmi eux quelques fort savantes gens, demandaient en un manifeste que les autorités religieuses mahométanes déclarassent caducs les versets coraniques commandant le meurtre des mécréants.

 

L'esclave de Dieu(3) peut-il demander à  son Maître d'abroger ou de déclarer caduque la loi divine ? Mieux encore, l'esclave peut-il sur requête des ennemis de son maître, à ce dernier  demander la correction de la loi ?

 

 

 

  1. Ennemi du genre humain.

 

  1. Ibn Kathir est un théologien du XIVème siècle de notre ère, commentateur du Coran  qui, au sujet du verset interdisant aux musulmans d'avoir pour amis des incrédules, sauf s'ils ont le pouvoir sur vous. Dans ce cas dit le Coran  soyez amicaux envers eux tout en conservant votre religion par devers vous, mais en les maudissant en votre cœur. Ibn Kathir dit :  « Nous sourions à des gens  bien que nos cœurs les maudissent .»

 

  1. Esclave de Dieu  est le titre par lequel le mahométan est fier de s'affubler. Ce n'est même pas une ironie de notre part.
Par bernard.kuchukian le 02/11/18

Même président de la République, le Français reste  un monsieur décoré qui ignore la géographie.

Qui la combat même.

Voilà  maintenant en effet que la présidence française s’attaque directement aux élus démocratiquement des Etats voisins. Encore heureux qu’on ne leur déclare pas la guerre. C’est vrai qu’on la perdrait.

L’Italie, avec son ministre de l’intérieur SALVINI. Mais aussi, tiens on n’y avait pas pensé (voir ci-dessus), le Brésil, avec son président élu  BOLSONARO. Oui, Françaises et Français, le Brésil est un Etat voisin de la France, puisque notre département de la Guyane – c’est la France, et en plus on en est fiers avec la base de Kourou, pour les fusées, comme on était fier jadis avec celle du Sahara,  pour notre  bombe atomique. On sait comment ça a fini.

Là, on ne comprend plus.

Voyons, quelle politique va-t-on suivre pour le traitement des migrants.

Il y aura en effet ceux musulmans venus passant par l’Italie, qu’on doit protéger, dont on ne veut pas, on en a déjà assez,  et qu’on essaie de refiler à SALVINI. Qui n’en veut pas non plus. Et ceux tous noirs,  à moins qu’ils ne soient indo-américains, venus du Brésil à la frontière poreuse de la Guyane, dont on ne sait pas trop quoi faire, parce que c’est en Guyane, et qu’on aimerait bien refiler à BOLSONARO, qui n’en veut pas non plus. Il a déjà son compte. 

Peut-on m’expliquer alors pourquoi on vient nous raconter des salades, la vérité étant qu’empêtrés dans ses contradictions, le président du moment est complètement perdu. L’ennui, c’est qu’il nous perd aussi avec lui.

Ce billet mais c’est seulement son coté géographique qui le fait,  remet à ma mémoire cette  histoire,  que m’avait racontée mon ami et confrère Jean ROUSSEL. Après avoir été longtemps  avoué de première instance, à       MARSEILLE,  il  était devenu avocat, et en fin de carrière,  il  a été un temps député du Front national.

Il avait fait  en cette qualité  un voyage de parlementaires français au Brésil, ainsi avait été reçu,  comme les autres, toutes idées politiques confondues, par le consul de France  à BELEM, si je me souviens biens.

C’est qu’il existait à l’époque localement une double  petite sous communauté de Français qui vivait là, une volontairement, , l’autre en exil, en raison de condamnations pénales sévères en France, alors qu’il n’existait pas, je crois qu’il n’existe toujours pas, de convention d’extradition.

Les intéressés  traficotaient avec la Guyane française toute proche, jouant aux intermédiaires et aux banquiers.

A l’occasion du déjeuner prévu  en raison de leur visite, notre consul  avait communiqué aux parlementaires la liste des Français,  enregistrés au consulat,  qu’il allait inviter, et indiqué une autre liste de Français,  non enregistrés, qu’il n’inviterait pas. Vous avez compris, c’étaient les délinquants à casier judiciaire.

Tous ensemble, de quelque bord qu’ils aient été, les députés avaient alors  protesté et exigé la présence aussi   au repas,  des condamnés en exil.

Refus du consul qui disait ne pas vouloir  que l’argent de la République servit à payer le repas  de ceux-ci. Alors, sur la proposition d’un député communiste, tous les parlementaires,  unanimes, s’étaient cotisés pour financer l’allonge donnée au cuisinier pour que tous les Français,  quels qu’ils  fussent soient  invités au repas.

Et ROUSSEL d’ajouter, « Bernard,  si tu avais vu la tète du consul … »

Par bernard.kuchukian le 23/10/18

L’étude à laquelle se sont livrés,  voici quelques années,  quelques uns de nos compatriotes des Antilles,  d’origine  africaine, donc  descendants d’esclaves,  révèle ceci. Dans un premier temps, on avait  créé  des esclaves chrétiens par leurs prénoms,  puis on a heureusement  aboli l’esclavage.

Dans certains cas, les esclaves ainsi libres ont même pris,   puis  conservé les noms des familles blanches et françaises  qu’ils servaient avant l’abolition de l’esclavage.

Ca veut dire quoi au juste.

Ca veut dire qu’en ce temps là, premièrement,  on avait la volonté d’assimiler au moins par la forme, deuxièmement,  que les esclaves devenus libres étaient fiers d’avoir les mêmes prénoms chrétiens que leurs anciens maitres, voire leurs noms de famille.

Lisez donc les annuaires de Martinique et de la Guadeloupe et comptez les Saint ou Sainte Quelque Chose, qui sont tous parfaitement noirs. Et Français.

Par bernard.kuchukian le 21/10/18

 

L’hebdomadaire d’expression molle L’EXPRESS est allé découvrir un sociolinguiste (ça parait exister, voyez vous) qui nous explique,  savamment,  que la   manière dont vous parlez serait un attribut de votre personne, au même titre que votre nationalité ou votre sexe ».

Le quidam susdit fait parait-il   le parallèle entre cette attitude et la xénophobie ou l'homophobie : “c'est un droit de l'homme qui est bafoué. Quand on traite les individus différemment selon leur manière de parler, ce sont les êtres humains que l'on discrimine”.

Hou la la,  mais  alors les muets ne sont pas protégés.

Et encore, d’après ledit  sociolinguiste,   l’article 2 de la constitution, qui stipule que “Le français est la langue de la République” serait  tout aussi discriminatoire : “le français n'est qu'une des langues de France.

Je n’ai pas peut etre de quoi discuter sociologie avec ce gars là (encore que dans l’ignorance des titres du quidam en question,  je puisse afficher un  titre,  avec mention  S.V.P.,  et  formation d’un institut d’études politiques,  soit un cours très sérieux de sociologie). Comme juriste,  titré de 3ème cycle d’études supérieures, d’expression française au surplus, je puis par contre  lui décerner un superbe bonnet de crétin.

C’est que ni la  constitution de la République,  ni  les lois et règlements ne stipulent quoi que ce soit. Ce sont les  en effet contrats privés qui,   seuls,  stipulent.

La constitution et les lois et règlements disposent. De mon temps, aux examens de 1ère année à la Faculté de droit d’Aix, c’était le zéro peut etre pointé,  quand vous osiez exprimer le contrainte.

Il subsiste en  accusateur Monsieur APATHIE, complexé,  le pauvre,  par  son superbe accès toulousain – par assimilation, il est de Gascogne-. Un peu de mon passé familial.

MELENCHON, lui,  a touché la France en 1962 à MARSEILLE, dont il est le député. Par accident, peut etre, mais c’est fait.

Si tous ces accusateurs  ignorants  (mon adjectif est  bien aimable) voulaient bien se souvenir de l’accent de Marcel PAGNOL,  qu’honorât jadis sa gloire,  après celle de son père,  l’Académie française, et  aussi l’accès marseillais de ses acteurs au cinéma, on n’en serait pas là.

PAGNOL,  lui-même se moquait de CHARPIN, vous savez PANISSE dans la trilogie, parce que ce dernier  parlait marseillais, mais  avec l’accent pointu des Aixois (supérieurs aux Marseillais,  comme ils prétendant l’etre, ces misérables).

Sauf que PANISSE en colère parlait alors … provençal.

Et que dans la trilogie, la considération qu’on devait à Monsieur BRUN,  le Lyonnais,  ne venait pas de son accent pointu, mais de ce qu’il était vérificateur des douanes françaises.

Albert CAMUS l’avait un tout petit peu. Moi,  qui suis de Bab-el-Oued,  je n’ai pas l’accent pied noir. Sauf, parait-il  quand je suis très, très  en colère.

Voici  d’ailleurs qui  à mon âge, et comme membre de l’ethnie qui disparaitra bientôt, celle des pieds-noirs, me ravit quelque part. C’est que majoritairement, ceux qui parlent le français avec l’accès pied noir sont  désormais les Arabes, et spécialement à la télévision  algérienne.  

Sauf quand elle se croit obligée de diffuser des films,   aussi débiles que mal faits,  de propagande contre l’Algérie française par ses militaires (moi qui  descends aussi d’hommes de l’Armée d’Afrique, remonte et génie, je déteste), la télévision algérienne,  d’expression française,  est un régal pour les oreilles.

Revenons à MELENCHON, qui est un peu pied noir comme moi.

Un peu : il n’est pas né en Algérie française, mais à Tanger, au Maroc voisin,  alors sous protectorat français,  fils qu’il était d’un receveur des postes, lui  d’origine espagnole,  né à Oran. En Algérie française.

J’ai revu la vidéo de l’incident.

Pas de quoi casser les pates d’un canard, pourtant animal emblème du Sud-Ouest aussi (ma mère était une BéGUé, les siens étaient venus GIMONT en Algérie française ; voici pour le foie gras).

Il a très bien fait, MELENCHON,  de relever cette bien mauvaise journaliste, outre ses « euh », « euh », qui  parlait un français incompréhensible. Ce que ce « compatriote ! » lui a fait aussi remarquer en se moquant d’elle,  à juste raison.

Un peu comme Alfred JAUFFRET,  le maitre absolu du droit commercial, qu’il était,  celui qui me l’enseignait, moi en plus avec un diplôme supplémentaire au concours spécial de la matière,   voici plus de 50 ans, magistralement,   en français,  et de temps à autre, avec un reste d’accent marseillais : « je suis de Menpenti ».

D’ailleurs, jadis, à la  question idiote d'un avocat parisien qui lui demandait à l’époque comment on plaidait à AIX EN PROVENCE, le bâtonnier FILIPPI, qui, lui, avait tout simplement  l’accès corse, avait répondu au paltoquet nordiste :

 « Debout et en français ».

 

P.S.- Menpenti est un (petit) quartier jadis plus  populaire,  de Marseille, un peu moins aujourd’hui, à l’est de la ville. Voici pour l’ethnie.

Par bernard.kuchukian le 07/10/18

 

Envoyée d’Italie en France; pas de confusion, c'est celle du dessus.

Par bernard.kuchukian le 06/10/18

 

L’hommage présidentiel rendu à Charles AZNAVOUR,  qui venait de décéder,   est rempli de symboles et  coïncidences. Il intervenait en effet à quelques jours d’un sommet international de la francophonie,  prévu,  de longue date à EREVAN,  en République (nouvelle) d’Arménie. Le 11 octobre. 

Dans la cour des Invalides, on  a entendu le chef de l’Etat  parler  beaucoup du français, présenté comme l’élément clé de l’identité française.

L’entourage présidentiel avait du,  sans doute, lui  rappeler  le message unanime des académiciens français en 2008 :

« Depuis plus de cinq siècles, la langue française a forgé la France. Par un juste retour, notre constitution a, dans son article 2, reconnu cette évidence : « La langue de la République est le français ».

Et les académiciens de s’opposer alors et  absolument à ce qu’on modifie le texte suprême,  en y adjoignant une formule relative à l’appartenance  des langues régionales  au patrimoine commun.

Ils ont  alors employé une formule absolue :

Le droit ne décrit pas, il engage. Surtout lorsqu’il s’agit du droit des droits, la constitution.

Ils auraient pu ajouter, la situation est étonnante, que l’évidence de la langue française avait attendu l’année 1958 pour figurer dans une constitution de la République : aucun autre texte constitutionnel antérieur n’en fait état. Aucun.

On célébrait donc hier aussi   le français, sa défense et quelle défense,  à travers un fils d’immigrés arméniens, le lendemain  même  du soixantenaire  de la promulgation de la constitution de 1958, dont l’art. 87 dispose  aussi que  la  République participe au développement de la solidarité et de la coopération entre les États et les peuples ayant le français en partage.

Voilà pour EREVAN et les Arméniens.

Pas tout à fait.

Ces chrétiens d’Orient,  lorsqu’ils s’exprimaient jadis aux croisés le faisaient en français auprès des Français qui venaient là, et dont ils faisaient l’un de ceux-ci,  LEON V de Lusignan roi de leur pays,  . Plus tard, c’est encore sous la protection de  la France et de  son français,  qu’ils  se plaçaient avec les échelles du Levant,  inventées par FRANÇOIS 1er.

En ce temps-là, il y avait même un tribunal français à CONSTANTINOPLE. C’est ISTANBUL, aujourd’hui, dans le quartier de Galatasaray, à quelques centaines de mètres du consulat français, qui fut jadis notre ambassade, à côté de l'actuel consulat italien, dans une toute petite rue, au nom rigolo de TomTom.   L'ancien palais de justice de France existe toujours,  qui ressemble furieusement à l'ancien palais de justice de GRASSE, en haut de la rue, sur une place,  bien en vue.

A son  fronton, on lit encore,  sous des armoiries diverses et variées vantant les codes et le commerce maritime, les mentions en français bien sur :« Lois, Justice, Force ».

Etonnez vous,  après cela, de constater    que lors des premiers grands massacres d’Arménie en 1895,  toutes les victimes et  tous les témoins victimes les aient  dénoncés  en écrivant,  en français,  au Mercure de France et à Georges CLEMENCEAU  (réimpression,  « Les Massacres d’Arménie, témoignages des victimes », Mercure de France,  par Hachette Livre, Bibliothèque nationale de France, collection Gallica).

Il n’est pas jusqu’à l’éphémère Arménie, créée par la volonté française du  traité de Sèvres en 1919, elle ne dura que quelques années jusqu’au traité scélérat

Par bernard.kuchukian le 20/09/18

On voit se développer le thème.  Faut-il rendre l’apprentissage de l’arabe obligatoire à l’école ?

Quelle affaire,  qui me rappelle mon enfance de petit pied noir de Bab-el-Oued.  En terme plus méprisant,  bien à la mode,  mon  cul, de « petit-blanc ».

Car très  majoritairement les Français d’Algérie ne parlaient pas l’arabe, les cons,  mes frères, tandis que beaucoup d’Arabes,  presque tous parlaient le français.

Pas mieux dans ma famille maternelle.

Pire même, je me souviens  ainsi de mon grand père Irénée Bégué,  scandalisé lorsqu’il avait  appris  un beau jour que mon grand frère avait décidé d’apprendre l’arabe en cours du soir. « Tu n’y penses pas, ici on parle le français ».

Robert (mon frère) avait raison.  Cependant, c’était tellement mal fichu, qu’il avait  appris l’arabe littéraire, plutôt que le vernaculaire, ce qui le rendait « Antar », celui qui raconte,  aux oreilles  des Arabes qu’il côtoyait à la Française des pétroles  sur les chantiers pétroliers d’Hassi-Messaoud.

Moi-même, j’ai été le sujet de la même discussion en entrant en 6ème, on nous proposait d’apprendre l’arabe au lycée. Je ne me souviens plus qui de mon père ou de ma mère s’y est alors  opposé. Paix à leurs âmes, surtout à  l’opposant, qui  avait tort.

Bon ici et maintenant  comme disait l’autre.

On n’est pas encore en Algérie, ca viendra peut etre. Le français est la seule langue constitutionnelle.  Pour l’instant.

D’ores et déjà, on peut cependant  suggérer quelques modifications, par exemple géographiques.

Voyons, il y a ici  plein de lieux dénommés saint quelque chose.

Ainsi, à   Marseille, j’habite entre deux quartiers l’un Saint-Barnabé, et l’autre Saint-Julien.

Et bien avançons,  je suggère qu’on double les appellations actuelles,  en arabe, au moins en phonétique latine.

Ainsi donc, si vous passez à Marseille, vous pourrez venir me voir,  entre Sidi Barnabé et  Sidi   Julien.

Il va etre content Monsieur LANG. D’ ailleurs s’il était turc, voyez  si je suis large d’esprit, on l’appellerait LANG effendi (et même,   comme il a été ministre, LANG pacha).

 

P.S. Je pense aux bons bourgeois marseillais bien pensants,  qui habiteront aussi  désormais à Sidi  Giniez, bien  loin des Arabes de Sidi Louis,  et aussi  de la mairie de secteur tenue par le Front national,  à Sidi Marthe.

Par bernard.kuchukian le 15/09/18

94 ans, 84 ans de métier, Charles Aznavour est Français.

Viscéralement.

Ombre au tableau : il est « très déçu qu’on fasse passer mille choses avant la chose la plus importante : notre pays ».

Interviewé sur Europe 1 par Nikos ALIAGAS, on sent l’homme meurtri dans sa chair, dans son âme peut-être, profondément française.

« Notre pays », dit-il avec une incommensurable tristesse dans la voix.

On s’imagine alors à ses côtés,  contempler, immobiles et impuissants, notre maison France.

Elle est bien mal en point avec sa toiture trouée, ses tuiles qui jonchent le sol envahi par les détritus et les mauvaises herbes. Elle fait pitié avec ses volets de guingois tout vermoulus, les vitres de ses fenêtres cassées, la porte arrachée et ses murs moisis d’humidité.

À l’intérieur, glacé par les courants d’air, les belles tapisseries tombent en lambeaux, les peintures s’écaillent et on entend le sinistre « floc floc » d’un robinet qui fuit.

Rats et autres animaux s’en sont donnés à cœur joie à ronger tout ce qu’il y avait à ronger : même les photos de famille posées avec amour sur les meubles et les beaux livres qui racontaient l’Histoire de France ne sont plus que des souvenirs à peine visibles.

Notre maison ne tombe pas en ruine à cause du temps qui a passé mais parce qu’elle n’a pas été entretenue, qu’elle a été abandonnée.

Et prise d’assaut par des inconnus à qui on dit que puisqu’elle n’est pas aimable, il faut la faire couler.

Abandonnés la politesse et l’exigence, la courtoisie et l’élégance, la gouaille joyeuse, les mots d’esprit et l’humour décapant.

La France de Charles Aznavour, c’est celle où le mérite et le facteur humain fonctionnaient à plein ; celle où on ne passait pas son temps à geindre et on ne quémandait rien, celle où on ne laissait pas des clandestins s’approprier jardins publics ou ronds-points.

« Notre France », c’était un tout charnel avec ses fils du Nord et ses filles du Sud, ses Bretons, ses Auvergnats, ses Alsaciens, ses créoles, ses quelques immigrés italiens, espagnols, arméniens, polonais, africains…

Est-ce à tout cela que pense Aznavour lorsqu’il déclare au micro d’Europe 1 être « très déçu qu’on fait passer mille choses avant la chose la plus importante : notre pays » ?

ALIAGAS demande à l’artiste de préciser sa pensée : « C’est-à-dire défendre l’identité française, vous voulez dire ? »

Eh bien oui : « L’identité, le passé », lui répond celui qui accepta en 2009 la charge d’ambassadeur d’Arménie en Suisse, après avoir reçu l’année précédente la citoyenneté arménienne.

Et puis, « la gauche, la droite », qu’importe, il « ne connaît qu’une chose, c’est la France ».

« Notre pays », c’est aussi un France d’ordre pour Aznavour.

C’est ce que l’on pourrait comprendre lorsqu’il dit qu’il faut « respecter les gens qui ont des fonctions ».

De qui veut-il parler ? L’auditeur qui écoute les infos, sur Europe 1 ou ailleurs, ne peut alors s’empêcher de penser à ces policiers, ces pompiers, ces personnels de santé qui ne peuvent accomplir leur devoir dans certains quartiers,  où l’on ne respecte plus les « fonctions ».

Et puis, le chanteur souhaite « préserver le patrimoine chanté et pas aller chercher n’importe quoi à travers le monde ». C’est vrai, cette manie de penser que si cela vient de l’étranger, c’est forcément bien !

Enfin, il redoute une chose : de laisser « à nos enfants le pire en ayant profité du meilleur », lui qui vient de signer une tribune en faveur de l’écologie.

« Notre pays » ? Pourrons-nous dire encore longtemps « Notre pays » ?

Par bernard.kuchukian le 09/09/18

Dans   le gros ouvrage consacré à son père,  écrit par la fille du général FRANCO, en collaboration avec deux historiens,    dont un Américain,  professeur à l’université du Wisconsin, Madrid 2008, elle écrit ceci (c’est ma traduction) :

« « Le général Pétain était ambassadeur de France ici en Espagne et avait des rapports importants avec mon père. Quand se produisit la déroute des Français pendant la guerre mondiale, il se fut à  prendre congé de mon père et papa lui dit alors :

« Mais, mon général, pourquoi allez vous prendre maintenant la direction de la France ? Vous avez toujours été le héros de Verdun, lors de la guerre précédente. Pourquoi maintenant ? Les mêmes, ceux qui ont perdu la guerre, ceux qui vont pactiser avec les Allemands ? » »

Elle ajoute que Franco  aimait beaucoup Pétain  (ambassadeur à Madrid en 1940).

Par bernard.kuchukian le 31/08/18

Voici donc que le président de la République du moment reproche,   en termes critiques,  à la limite injurieux,   aux Français qui l’ont élu (deux électeurs sur trois),  leur penchant gaulois.

A l’évidence, Monsieur MACRON ne connait et n’aime ni ASTERIX ni OBELIX, non plus que leur camp breton. Ni l’histoire sans doute non plus.

A l’époque, en effet le changement,  auquel les Français seraient réfractaires aujourd’hui selon lui, c’étaient les Romains envahisseurs de la Gaule.

Le parallèle gaulois, c’était bien,  en ce temps là,  le refus d’invasion  extérieure,  avec  le changement de civilisation et de mode de vie, imposé par un envahisseur venu du sud.  Que les Gaulois n’avaient pas pu  vaincre chez lui  à Rome et qui finalement les avaient envahis.

La comparaison avec les Romains s’arrête là.  Les envahisseurs d’aujourd’hui n’ont  hélas rien de comparable.