Par bernard.kuchukian le 20/09/18

On voit se développer le thème.  Faut-il rendre l’apprentissage de l’arabe obligatoire à l’école ?

Quelle affaire,  qui me rappelle mon enfance de petit pied noir de Bab-el-Oued.  En terme plus méprisant,  bien à la mode,  mon  cul, de « petit-blanc ».

Car très  majoritairement les Français d’Algérie ne parlaient pas l’arabe, les cons,  mes frères, tandis que beaucoup d’Arabes,  presque tous parlaient le français.

Pas mieux dans ma famille maternelle.

Pire même, je me souviens  ainsi de mon grand père Irénée Bégué,  scandalisé lorsqu’il avait  appris  un beau jour que mon grand frère avait décidé d’apprendre l’arabe en cours du soir. « Tu n’y penses pas, ici on parle le français ».

Robert (mon frère) avait raison.  Cependant, c’était tellement mal fichu, qu’il avait  appris l’arabe littéraire, plutôt que le vernaculaire, ce qui le rendait « Antar », celui qui raconte,  aux oreilles  des Arabes qu’il côtoyait à la Française des pétroles  sur les chantiers pétroliers d’Hassi-Messaoud.

Moi-même, j’ai été le sujet de la même discussion en entrant en 6ème, on nous proposait d’apprendre l’arabe au lycée. Je ne me souviens plus qui de mon père ou de ma mère s’y est alors  opposé. Paix à leurs âmes, surtout à  l’opposant, qui  avait tort.

Bon ici et maintenant  comme disait l’autre.

On n’est pas encore en Algérie, ca viendra peut etre. Le français est la seule langue constitutionnelle.  Pour l’instant.

D’ores et déjà, on peut cependant  suggérer quelques modifications, par exemple géographiques.

Voyons, il y a ici  plein de lieux dénommés saint quelque chose.

Ainsi, à   Marseille, j’habite entre deux quartiers l’un Saint-Barnabé, et l’autre Saint-Julien.

Et bien avançons,  je suggère qu’on double les appellations actuelles,  en arabe, au moins en phonétique latine.

Ainsi donc, si vous passez à Marseille, vous pourrez venir me voir,  entre Sidi Barnabé et  Sidi   Julien.

Il va etre content Monsieur LANG. D’ ailleurs s’il était turc, voyez  si je suis large d’esprit, on l’appellerait LANG effendi (et même,   comme il a été ministre, LANG pacha).

 

P.S. Je pense aux bons bourgeois marseillais bien pensants,  qui habiteront aussi  désormais à Sidi  Giniez, bien  loin des Arabes de Sidi Louis,  et aussi  de la mairie de secteur tenue par le Front national,  à Sidi Marthe.

Par bernard.kuchukian le 15/09/18

94 ans, 84 ans de métier, Charles Aznavour est Français.

Viscéralement.

Ombre au tableau : il est « très déçu qu’on fasse passer mille choses avant la chose la plus importante : notre pays ».

Interviewé sur Europe 1 par Nikos ALIAGAS, on sent l’homme meurtri dans sa chair, dans son âme peut-être, profondément française.

« Notre pays », dit-il avec une incommensurable tristesse dans la voix.

On s’imagine alors à ses côtés,  contempler, immobiles et impuissants, notre maison France.

Elle est bien mal en point avec sa toiture trouée, ses tuiles qui jonchent le sol envahi par les détritus et les mauvaises herbes. Elle fait pitié avec ses volets de guingois tout vermoulus, les vitres de ses fenêtres cassées, la porte arrachée et ses murs moisis d’humidité.

À l’intérieur, glacé par les courants d’air, les belles tapisseries tombent en lambeaux, les peintures s’écaillent et on entend le sinistre « floc floc » d’un robinet qui fuit.

Rats et autres animaux s’en sont donnés à cœur joie à ronger tout ce qu’il y avait à ronger : même les photos de famille posées avec amour sur les meubles et les beaux livres qui racontaient l’Histoire de France ne sont plus que des souvenirs à peine visibles.

Notre maison ne tombe pas en ruine à cause du temps qui a passé mais parce qu’elle n’a pas été entretenue, qu’elle a été abandonnée.

Et prise d’assaut par des inconnus à qui on dit que puisqu’elle n’est pas aimable, il faut la faire couler.

Abandonnés la politesse et l’exigence, la courtoisie et l’élégance, la gouaille joyeuse, les mots d’esprit et l’humour décapant.

La France de Charles Aznavour, c’est celle où le mérite et le facteur humain fonctionnaient à plein ; celle où on ne passait pas son temps à geindre et on ne quémandait rien, celle où on ne laissait pas des clandestins s’approprier jardins publics ou ronds-points.

« Notre France », c’était un tout charnel avec ses fils du Nord et ses filles du Sud, ses Bretons, ses Auvergnats, ses Alsaciens, ses créoles, ses quelques immigrés italiens, espagnols, arméniens, polonais, africains…

Est-ce à tout cela que pense Aznavour lorsqu’il déclare au micro d’Europe 1 être « très déçu qu’on fait passer mille choses avant la chose la plus importante : notre pays » ?

ALIAGAS demande à l’artiste de préciser sa pensée : « C’est-à-dire défendre l’identité française, vous voulez dire ? »

Eh bien oui : « L’identité, le passé », lui répond celui qui accepta en 2009 la charge d’ambassadeur d’Arménie en Suisse, après avoir reçu l’année précédente la citoyenneté arménienne.

Et puis, « la gauche, la droite », qu’importe, il « ne connaît qu’une chose, c’est la France ».

« Notre pays », c’est aussi un France d’ordre pour Aznavour.

C’est ce que l’on pourrait comprendre lorsqu’il dit qu’il faut « respecter les gens qui ont des fonctions ».

De qui veut-il parler ? L’auditeur qui écoute les infos, sur Europe 1 ou ailleurs, ne peut alors s’empêcher de penser à ces policiers, ces pompiers, ces personnels de santé qui ne peuvent accomplir leur devoir dans certains quartiers,  où l’on ne respecte plus les « fonctions ».

Et puis, le chanteur souhaite « préserver le patrimoine chanté et pas aller chercher n’importe quoi à travers le monde ». C’est vrai, cette manie de penser que si cela vient de l’étranger, c’est forcément bien !

Enfin, il redoute une chose : de laisser « à nos enfants le pire en ayant profité du meilleur », lui qui vient de signer une tribune en faveur de l’écologie.

« Notre pays » ? Pourrons-nous dire encore longtemps « Notre pays » ?

Par bernard.kuchukian le 09/09/18

Dans   le gros ouvrage consacré à son père,  écrit par la fille du général FRANCO, en collaboration avec deux historiens,    dont un Américain,  professeur à l’université du Wisconsin, Madrid 2008, elle écrit ceci (c’est ma traduction) :

« « Le général Pétain était ambassadeur de France ici en Espagne et avait des rapports importants avec mon père. Quand se produisit la déroute des Français pendant la guerre mondiale, il se fut à  prendre congé de mon père et papa lui dit alors :

« Mais, mon général, pourquoi allez vous prendre maintenant la direction de la France ? Vous avez toujours été le héros de Verdun, lors de la guerre précédente. Pourquoi maintenant ? Les mêmes, ceux qui ont perdu la guerre, ceux qui vont pactiser avec les Allemands ? » »

Elle ajoute que Franco  aimait beaucoup Pétain  (ambassadeur à Madrid en 1940).

Par bernard.kuchukian le 31/08/18

Voici donc que le président de la République du moment reproche,   en termes critiques,  à la limite injurieux,   aux Français qui l’ont élu (deux électeurs sur trois),  leur penchant gaulois.

A l’évidence, Monsieur MACRON ne connait et n’aime ni ASTERIX ni OBELIX, non plus que leur camp breton. Ni l’histoire sans doute non plus.

A l’époque, en effet le changement,  auquel les Français seraient réfractaires aujourd’hui selon lui, c’étaient les Romains envahisseurs de la Gaule.

Le parallèle gaulois, c’était bien,  en ce temps là,  le refus d’invasion  extérieure,  avec  le changement de civilisation et de mode de vie, imposé par un envahisseur venu du sud.  Que les Gaulois n’avaient pas pu  vaincre chez lui  à Rome et qui finalement les avaient envahis.

La comparaison avec les Romains s’arrête là.  Les envahisseurs d’aujourd’hui n’ont  hélas rien de comparable.

Par bernard.kuchukian le 29/07/18

Le président hongrois a accusé l'Union européenne d'être « inefficace et incapable de défendre l'Europe contre l'immigration », dans un  récent discours en Roumanie.

Il cherche manifestement à étendre le périmètre déjà important  du groupe de VISEGRAD.

Et il a également raison.

Viktor ORBAN  s'est attaqué une nouvelle fois aux institutions européennes, désignant la Commission européenne comme un « symbole de l'échec ».

Nouvel épisode des relations tumultueuses entre l'UE et BUDAPEST, la Commission de BRUXELLES a décidé le 19 juillet de former un recours contre la Hongrie devant la Cour de justice de l'UE (CJUE) à propos de lois controversées sur les migrants.

Le chef du gouvernement hongrois a donné sa propre définition de la « démocratie chrétienne », précisant qu'elle était « anti-migrant, anti-multiculturelle et qu'elle se bat pour le modèle de la famille chrétienne ».

Il veut mettre un terme à l’afflux islamique.

Le plus étonnant est son réalisme, non seulement à l’égard de la Russie, mais aussi de la Turquie, du président ERDOGAN, de l’Egypte et aussi d’Israël dont on sait les liens plus que cordiaux qu’il a avec son premier ministre.

C’est surtout la phrase suivante qui est capitale.

 « Aujourd'hui, la sécurité du bassin des Carpates et de l'Europe repose sur la stabilité en Turquie, en Israël et en Égypte, car ils peuvent mettre un terme à l'afflux de musulmans ».

Nous qui avons eu en France un premier ministre arménienne (Edouard BALLADUR) et  un président  de la République d’origine hongroise, nous ne pouvons que regretter qu’ils n’aient  pas été en leur temps aussi lucides ou plus exactement courageux.

La suite on la connait.

 

 

Par bernard.kuchukian le 20/07/18

 

Ce billet est à l’attention personnelle de mon vieil ami Bernard de GUIHERMIER, car c’est lui qui l’a suggéré implicitement.

J’ai par principe de ne jamais faire de l’humour ou des observations sur les noms de famille.

J’ai trop souffert des connards illettrés  et anaux trouvant amusant de m’appeler KUKUCHIAN, avec y et compris  certains magistrats qu’il faut remettre alors à leur place minable, ce que je ne manque surtout pas de faire.

Alors que la traduction en français de mon nom donne ceci, suivant que la racine est turque  ou persane, comme beaucoup de noms arméniens.

En turc, KUCHUK veut dire petit, ce qui donne immanquablement chez mes interlocuteurs qui ont un tout petit peu de culture et qui savent trois mots de turc : « pour toi, ça tombe mal » (1,80m).

En farsi, la langue de la Perse enfin l’Iran actuel, c’est plus subtil, ça veut dire « mignon, délicat ». On me dit là encore que ça ne correspond pas vraiment.

Je préfère la version persane.

Revenons au sujet à traiter. Ainsi donc, le nervi du président de la République s’appelle-t-il  BENALLA.

On voudra bien me pardonner après les prolégomènes ci-dessus : ca tombe mal, car  il suffit en effet de décaler le BEN et le ALLA, d’y ajouter un H, et nous retombons dans la guerre des religions.

JUPITER resterait  grand et  BEN ALLAH  serait donc son mauvais prophète. dont on vient d'apprendre le licebciement.Aie.

Par bernard.kuchukian le 17/07/18

Ma parole, il doit avoir quelque transfuge du Front national passé à Alger en changeant la formule « la France aux Français », par celle de « « l’Algérie aux Algériens. »

« Le Monde » daté d’hier signale  en effet ce que j’ai déjà indiqué  avant lui voici quelques jours ici,  posté sur mon blog (moi, je l’avais tout bêtement vu à la télévision algérienne). Savoir  qu’on  renvoie chez eux les migrants africains passés en Algérie.

Il était question de 600 personnes. 

Sauf qu’il parait que les Algériens ne mettent pas les formes,  (ah, « Le Monde » !) et qu’ils laissent leurs migrants dans le désert.  Mais où les laisser ailleurs au juste, puisque le principe est le retour à la frontière, et qu’au sud, l’Algérie, c’est le Sahara… et le désert.

Bref, en voilà des nouvelles intéressantes, qui permettent encore  de saluer  le premier ministre algérien. 

Ce dernier qui s’est déjà fait remarquer tout récemment par des paroles de reconnaissance de sérieux et de compétence  économique données aux pieds noirs, par critique et opposition aux Algériens eux mêmes.

Par bernard.kuchukian le 16/07/18

Bon, c’est sur, on est depuis hier après-midi, les champions du monde de football.

Si on avait pu aussi etre champions de monde de commerce extérieur, d’emploi, de légèreté des prélèvements obligatoires, fiscaux et sociaux, voire d’intégration sure, paisible et utile, de sécurité,  de respectabilité, c’était pas mal aussi. Et même beaucoup mieux.

Mais là, on est bien loin du compte.

Encore que : les critiques de l’époque de Jean-Marie LE PEN ont fini par porter,  au moins sur ce point de détail, pas si détail que ça au passage.  Il dénonçait en ce temps le silence des joueurs de couleur  lors des  hymnes nationaux, le notre en particulier.

On a vu hier en effet à la télévision  et vaguement entendu que tous les joueurs de l’équipe de France (c’est le mot « tous » qui compte) ont chanté « La Marseillaise » avant la rencontre.

Comme dit l’autre désabusé dans sa chanson, on avance.

Par bernard.kuchukian le 03/07/18

 

On  sait par le Parisien libéré, toujours aussi bon sur ce type d’information, que l’hélicoptère qui est allé chercher dimanche  dans la cour d’honneur de telle prison un dangereux délinquant, condamné pour l’assassinat d’une policière, on sait que c’est une Alouette II.

Bigre. L’engin a du être construit en 1956 ou 1957.

 C’est de l’histoire antique de l’aviation.

A l’époque, c’était produit par  SUD AVIATION à Marignane, qui maintenant est devenue une filiale du groupe AIRBUS.

Du matériel  de qualité et indestructible.

Je pense à l’instant  à un  mien  cousin germain, aujourd’hui décédé,  ayant  occupé une haute fonction  dans le groupe,  en concurrence  à l’export avec l’américain Bell, qui disait tout le temps la supériorité de ce qui se produisait ici.

La preuve, il y a au moins ça qui a marché au crédit français.

Par bernard.kuchukian le 02/07/18

 

A propos de la voie des airs.

Sommes-nous gouvernés par des guignols ?

En voilà une vraie question, qui concerne les deux tiers des Français,  qui ont choisi l’équipe au pouvoir actuellement , parce que la tète de la liste opposée n’avait pas été à la hauteur télévisée  d’un débat au demeurant complètement déconnexé de la réalité. Surtout actuelle.

Que voit-on en effet ?

A l’exact moment où les chaines de télévision bienpensantes de ce pays relaient le transfert de la famille WEILL au Panthéon, avec les discours et hommages délirants qu’on a vus (pas moi, j’étais à autre chose), un hélicoptère de location s’est posé,  apparemment tranquillement, dans la cour d’honneur (ça existe ?) d’une prison de grande sécurité et est  venu y chercher un dangereux repris de justice.

Angéliquement, on vous dit qu’il doit y avoir eu une faute quelque part.

Ben oui, crétins, vos filets de protection, il fallait les placer partout au dessus de la prison, et ne pas faire l’économie de bouts de chandelle de la cour d’honneur.

Au juste, ça sert à quoi une cour d’honneur dans une prison ? A part  de piste d’atterrissage pour hélicoptère, peut être aux réceptions mondaines à l’attention des détenus de haute qualité et du personnel pénitentiaire  alors  trié sur un volet.

Non, sérieusement, on ne rêve plus, c’est un cauchemar.

La France sera encore la risée du monde entier, et j’imagine que dans les salles de rédaction du Canard enchainé, on doit faite attention à ne pas trop en remettre,  en vue du tirage pour mercredi.  Ce serait déplacé,  non ?

En d’autres temps, le ministre aurait démissionné.

On ne démissionne jamais sous la Vème République. On plastrone.

 

P.S. Quelle était la marque de l'hélicoptère. Si c'est de l'AIRBUS, c'est du marseillais, fabriqué à MARIGNANE. Du bon.