Par bernard.kuchukian le 28/07/13

Ils y a près de 5.500.000 fonctionnaires qui représentent 20 % des emplois de notre pays.

Prenez la question par n'importe quel bout.

Jamais vous ne pourrez démontrer que la productivité française peut s'accomoder d'un cinquième d'effectifs qui ne rapportent rien, et qui, au contraire, coutent à la collectivité.

Par bernard.kuchukian le 21/07/13

Ah ces Grecs ! Tous des fils d'HOMERE, le plus célèbre menteur de l'histoire. (1)

HOMERE qui était censé être aveugle.

Et être né à SMYRNE.

Voici qu'un miracle vient de s'accomplir dans une des iles du Dodécanèse, au large de SMYRNE, l'ile de KALYMNOS. C'est tout petit, même si sur Wikipedia, un Grec lui donne en mentant 110.581 km². Je crains qu'il ne faille lire 110.581 hectares, soit 1.105 km².

Depuis que l'Europe et les banques exigent de revoir les comptes hellènes, on s'est aperçu de l'existence dans cette ile et je suppose aussi ailleurs de faux aveugles et mal voyants, pourtant aidées par la collectivité à nos frais.

On rapporte que sur 152 cas enregistrés à KALYMNOS, au moins 100 étaient faux. Les faux aveugles et vrais pensionnés ne percevront plus leur rente.

Encore heureux d'HOMERE ne soit plus là.

Quelle histoire aurait été en effet la suppression de sa pension d'aveugle.

Il y a beaucoup plus de deux ans, dès le début de la crise grecque, je vous avais bien dit...

_______________________________________

(1) Pardon dans l'au-delà, papa, natif de SMYRNE comme HOMERE et helléniste. C'est bien toi qui me l'a appris.

Par bernard.kuchukian le 21/07/13

Voici que l'actuelle faillite de DETROIT affole pour commencer les détenteurs de papier, d'obligations municipales de cette ville. Qui ne pourra plus les payer.

Ca rassemble un peu l'escroquerie apparemment en moins et avant la guerre à STAVISKI et aux bons du Crédit municipal de BAYONNE.

Oui, mais moi, je suis vieux, je peux parler et écrire, voilà qui me rappelle voici bien des années la terreur des avocats marseillais du moins de ceux qui suivaient un peu à l'époque les choses autrement qu'en déclarations moralistes et bien -pensantes. La ville commençait d'aller mal, et elle avait été priée de fermer les activités bancaires de son Crédit municipal.

Chez qui étaient en ce temps-là les fonds de la CARSAM, la CARPA locale. Ceux de nos confrères qui avaient ces affaires en mains ont confessé avoir eu des sueurs froides, une fois commencé le transfert des fonds vers une autre banque. Et ont avoué n'avoir soufflé que lorsque le dernier bon municipal de caisse a été payé. Ce qui a pris quelques mois.

Par bernard.kuchukian le 21/07/13

Je découvre par hasard que les Arabes s'intéressent au train.

Des Arabes sérieux, normaux, honnêtes et riches de surcroit, ce qui ne gâte rien. Ceux qui ont eu l'idée de faire se rapprocher les deux villes saintes de l'Arabie saoudite, La Mecque et Médine, distantes de 450 km.

Compte tenu de la masse énorme des pèlerins, ils ont donc voulu une liaison ferroviaire par T.G.V. à 360 km/heure.

Ils ont lancé un appel d'offres international très particulier, compte tenu des difficultés évidentes du chantier, le désert, 45 ° à l'ombre, des masses de passagers considérables.

Six milliards 700 millions d'euros de budget, c'est bien non ?

Qui a gagné ce sauvetage industriel par la religion ?

Surtout pas l'habituel Cocorico français ALSTHOM/S.N.C.F., mais un consortium d'Espagnols [Le TALGO (1) créé sous le général FRANCO en 1942, vous savez le AVE de Madrid-Séville], et de quelques autres entrepreneurs majeurs dans lesquels j'imagine le québécois de Sherbroock BOMBARDIER.

Remarquez que c'est sûr que ce qui se passe dans les gares de la banlieue parisienne avec le matériel ferroviaire français et/ou son entretien et/ou sa surveillance, sans compter le soin des passagers a de quoi inquiéter justement ces Arabes-là.

Leurs cheiks, et donc leurs chèques.

__________________________________

(1) Tren ligero auto articulado Goicoetchea

Par bernard.kuchukian le 21/07/13

Et bien je demande à voir. Je rappelle qu'en tète des niches fiscales, il y a les zones franches, les avantages des D.O.M. T.O.M., sans compter ceux aux fonctionnaires et souvent les hauts fonctionnaires, les élus, etc. etc.

Si on part du principe que ceux-là sont intouchables, on n'ira pas bien loin au delà de l'effet d'annonce.

Par bernard.kuchukian le 20/07/13

La faillite (aux Etats unis c'est, dans un premier temps la demande de placement dans un processus qui ressemble à la sauvegarde ou au redressement judiciaire chez nous) de la ville de DETROIT nous interpelle et me terrifie.

Je connais cette ville, où je suis passé voici de très nombreuses années, et j'avais déjà constaté son délabrement dans l'ordinaire, pas les grands immeubles de prestige qu'on pourra toujours montrer à la télévision. DETROIT fut fondée par un presque aventurier français qui changea de nom aux Amériques pour s'appeler de LAMOTHE CADILLAC, lui qui n'était pas aristocrate de naissance.

Le souvenir en est vivace, et je me souviens du musée d'histoire de la ville, avec à son ouverture quotidienne, la levée des couleurs, trois drapeaux, l'Union Jack, les trois lys de la maison de France (et pour tenir compte de la suite, les trois couleurs). Sans compter bien sur le drapeau américain. Ce musée est en face de celui des beaux arts, dont on nous annonce qu'il va devoir commencer à vendre des oeuvres d'art magistrales pour éponger un peu de passif municipal.

La ville s'est dépeuplée avec la crise de l'automobile et l'envahissement du marché américain. C'est ancien, et finalement au bout d'inutile espoirs, ce sont 18 milliards de dollars à trouver.

Les premiers à comprendre en science politique et donc en sociologie ce phénomène sont bien nos cousins canadiens, avec les deux admirables films « La fin de l'empire américain », puis « Les invasions barbares », ce dernier palme d'or à CANNES. Que celles et ceux qui n'ont pas vu ces chefs d'oeuvre les comprennent.

Ce qui est grave, c'est l'effet contagion. Le temps est passé où l'Amérique prenait des idées en Europe. C'est depuis longtemps le contraire, exactement depuis la déclaration d'indépendance.

Techniquement, il est étrange de constater que lorsque la pseudo rigueur des finances publiques (c'est normalement pareil partout dans le monde et sans doute plus rigoureux aux Etats-Unis encore) est en défaut, ce qui est le cas ici, il y a une double détente.

Dans un premier temps, la puissance publique supérieure met la main à la poche. C'est toujours ce qui s'est passé.

Dans un deuxième temps, c'est là que l'affaire de DETROIT est nouvelle et significative, dans un deuxième temps si la puissance publique supérieure ne veut plus ou ne peut plus, on fait alors appel au droit commercial. Spécialement celui des procédures collectives.

Comme si finalement, c'est celui-ci qui seul disait la vérité. Oui, mais alors, c'est la démonstration que les règles de la comptabilité publique sont du mensonge, et que seule la comptabilité privée est sérieuse.

Remarquez que quelque part, on le sait tous, lorsque sur un ton agacé on fait remarquer quelquefois que si nous autres avocats fonctionnions comme tout ce qui est public, nous serions en faillite...

Par bernard.kuchukian le 19/07/13

Les superbes assurances que j'ai récemment dénoncées commenceraient donc à s'émousser.

Enfin, les dirigeants devraient tout de même imaginer qu'à force de nous raconter toujours les mêmes salades, on n'y croit plus. Ce n'est pas qu'on soient devenus plus intelligents. C'est que les salades sont un tantinet avariées, à force d'avoir servi.

Par bernard.kuchukian le 14/07/13

Dramatique accident de chemin de fer. On a trouvé la responsable. Une éclisse baladeuse. Comme si une éclisse pouvait se balader sans qu'on l'aide un peu.

Vous allez voir, on va nous refaire le coup de l'accident du Concorde avec la barre de fer tombée au sol d'un aéroport parisien qui ne surveillait pas l'état de ses pistes. Alors, on ne s'est pas cassé la tète et on a appliqué l'art. 1384, la responsabilité du propriétaire de la barre de fer. Je crois que l'affaire est en cassation. On verra.

Ici, l'éclisse appartient à la S.N.C.F., elle est responsable. Evident. On finira par s'arrêter là, sans s'interroger sérieusement.

Mais oui, ce bout de ferraille, vissé en quatre points sur des rails, par des personnels de qualité, ceux de la S.N.C.F. et des sociétés sous-traitantes, sans compter les contrôles, qui se dévisse « comme ça ». Et puis d'ailleurs, tous les autres rails ont des éclisses qui peuvent aussi se dévisser ainsi. Mais voyons.

Dans les gogos que nous sommes tous censés être sont les plus anciens, qui avaient des trains électriques dans leur jeunesse, qui savaient eux comment accrocher leurs rails de pacotille, et qui savent mieux que d'autres que, dans le vrai, c'est autrement plus sérieux. Et sans hasard possible.

Alors, si on ne se voilait pas la face et si on cherchait une explication avec autre chose de plus embêtant ?

Par bernard.kuchukian le 27/06/13

Il y avait déjà le bâtonnier à payer. J'ignore combien.

Il y avait aussi les subventions aux syndicats d'avocats et aux associations diverses et variées. En partant des P.V. des délibérations désormais en ligne, du conseil de l'ordre, on peut calculer facilement pour combien. On doit avoisiner les 100.000 € l'an. J'ai tout attaqué.

Voici que je découvre maintenant dans une délibération du 11 juin, qu'on va également payer certains membres du conseil de l'ordre pour s'occuper de déontologie (Dieu comme on aime ça) et aussi de la commission d'accès au droit.

1.000 euros par mois et par membre du conseil de l'ordre choisi. Ouf, ils ne seront que deux. C'est voté.

Dans le même temps, je suppose que les recettes stagnent, car il existe des confrères qui ne paient plus leurs cotisations. Ce n'est pas grave. La CARPA a des réserves. Après nous, le déluge.

Revenons au vote du financement des deux élus : proprement irréel, quand on vous explique que les fonctions correspondantes prennent du temps. Et qu'il faut les rémunérer. Ah bon.

Mais qui donc vous a-t-il obligé à vous présenter aux élections et à être élu ? Personne. Si vous ne tenez pas la fonction, démissionnez.

Petit à petit, l'organe crée ainsi la fonction, il m'avait bien averti le professeur Edmond BERTRAND quand j'étais étudiant.

Et ce n'est pas tout.

On avait convoqué au conseil de l'ordre les représentants des syndicats pour leur parler de ce projet de rémunération. Ainsi donc, voici que ces gens là sont dans la gouvernance locale.

Le plus amusant est qu'ils se sont opposés à la rémunération, rappelant que la fonction est gratuite.

Remarquez que c'est logique. Parce que si on rémunère les membres du conseil de l'ordre, il n'y aura bientôt plus rien pour financer les syndicalistes. Donc eux.

Oui mais, si les membres du conseil de l'ordre financent les syndicalistes, il faudrait au moins que ceux-ci remercient ceux-là en approuvant leur rémunération.

Ces syndicalistes sont des égoïstes, sans coeur. Il est finalement heureux qu'on ne m'ait pas élu au conseil de l'ordre. J'aurais pris un et même plusieurs coups de sang. Voilà.

Par bernard.kuchukian le 07/06/13

Lorsqu'on essaie d'avoir le recul nécessaire, on ne peut que constater les dégâts. La peur est devenue le maitre mot de la société française en particulier.

On ne pense plus qu'à se barricader. Il y a des années que je constate la construction de murs de clôture qui n'existaient pas auparavant comme un leitmotiv des réclamations familiales : les femmes en tète. Faute de pouvoir analyser et corriger ses contradictions fondamentales, du genre liberté totale de principe, mais à la condition de n'être pas concernée par ses excès, la société n'a plus comme parade que le repli sur soi.

On ne peut pourtant ouvrir à tous pour une fois et qu'on s'aperçoit qu'ils n'auraient pas du être là comme on l'imaginait se renfermer chez soi. C'est aussi incohérent que dangereux pour tous.

Ceci est vrai à tous les niveaux. C'est au moment où je lis qu'un cimetière de la région parisienne va se doter de camera de vidéo surveillance, que poursuivant la politique sécuritaire du déclin et de la soumission aux évènements, on nous annonce qu'on va barricader aussi la maison de l'avocat de Marseille.

Ainsi donc, dans un premier temps, la publicité est de dire que l'avocat est librement accessible, par ici les dossiers des plus démunis, on s'aperçoit qu'on a ainsi et surtout attiré le grand n'importe quoi de la société, dont personne ne veut, surtout pas dans les tribunaux.

Et alors, du coup, tout le monde devient la victime de cette erreur de raisonnement des gens si bien pensants, qui cultivent au demeurant sans véritable intérêt le droit des laissés pour compte de la société, et celui es victimes complémentaires ainsi créées.

Je recense à l'instant à ,la formule de notre ancienne consoeur passée avec tant bonheur dans le music -hall, Caroline VIGNEAUX. Vous savez, ces deux formules que j'avais remarquées voici quelques jours :

« La robe, la djellaba du justicier. »

Et le commentaire sur l'avocate commies d'office et gratuitement, ainsi imposé au justiciable incrédule et moqueur : « c'est mieux qu'une pute. »