Par bernard.kuchukian le 05/06/13

Enfin, en Espagne, tout au moins.

Il parait qu'un groupe de députés activistes et de gauche vient de s'attaquer à l'aide financière indirecte subventionnant le bas prix du gin tonic à la buvette du Palais des Cortes (la chambre des députés espagnols). Du coup, les élus devront le payer plus cher.

On découvre à cette occasion que cette boisson est très en vogue dans le pays, ce qui est vrai, j'en atteste d'autant plus que j'en suis buveur, et que les Espagnols savent le présenter avec raffinement, au point de vous demander à chaque fois quelle marque de gin vous souhaitez boire, même dans le plus petit bistrot.

Bref, on a trouvé la solution à la crise, du moins en Espagne, c'est donc la faute au prix du gin tonic à la buvette de l'assemblée.

Ceci rappelle Pétain (qui avait été ambassadeur de France à Madrid quelques années auparavant), lorsqu' en 1940, il avait décidé que la cause de la débâcle française était la consommation du pastis (en Algérie, l'anisette).

Par bernard.kuchukian le 05/06/13

Ne cherchez pas ailleurs.

C'est l'arrêté du 22 mai écoulé, paru au journal officiel de ce 5 juin 2013 qui nous l'annonce.

Il accepte en effet le legs universel fait par Mademoiselle Danielle SMAGA à la France.

En voilà une excellente citoyenne, aujourd'hui décédée, et dont le geste doit être salué avec solennité.

Oui, parce que par les temps actuels, les legs universels faits à l'Etat ne doivent pas encombrer ses services administratifs.

Je crains que ce geste soit insuffisant pour sauver la finance de la République, qui a toutefois d'autres moyens pour disposer du patrimoine de ses autres citoyens.

Par bernard.kuchukian le 29/05/13

Qu'on ne se méprenne pas sur mon titre.

Non, je veux dire qu'il n'y a plus provisoirement de tètes de la justice à Marseille.

Le procureur de la République, tout d'abord, Monsieur Jacques DALLEST, qui s'en va, après avoir constaté que la ville est un volcan. Dieu qu'il a raison, et ce sera plus calme pour lui à CHAMBERY, dans le superbe palais des ducs de Savoie.

Le président du Tribunal de grande instance maintenant, Monsieur François PION, dont la presse locale annonce ce matin qu'il est nommé directeur adjoint du cabinet du garde des sceaux.

Pour cette désignation, l'effet de volcan de certains dont on m'accuse d'être, j'assume, est évident.

Le président PION connait mieux que personne les problèmes internes de la juridiction, des juridictions, et la question de la communication électronique. Dont il connait les difficultés d'application par résistances internes. Je n'en dis pas davantage.

Je peux me permettre de l'écrire : il me l'a dit franchement en une réunion de travail à laquelle j'étais convié en la compagnie du bâtonnier MATTEI. Personne n'a exigé que je reste secret.

Quelque part, à la chancellerie, il arrive ainsi un magistrat hautement informé de la matière, la théorie et la pratique aussi.

Pendant ce temps là, au C.R.D. à AIX, on essaiera de me suspendre.

Drôle de monde, non ?.

Par bernard.kuchukian le 28/05/13

Le patronnât français est traversé d'une crise grave spécialement quant à sa gouvernance, et à la crise. Il n'ya donc pas que les avocats.

Il s'est créé un mouvement interne des Pigeons, qui dit-on prend de l'ampleur. Aussi et surtout sur la liberté d'expression et de décision intelligente.

Quel dommage que statutairement, le MEDEF. me soit interdit.

Je vais appeler des amis du patronat ce matin.

Par bernard.kuchukian le 28/05/13

Mais pourquoi faut-il toujours supporter l'obstination et la bêtise coupable de ceux qui gouvernent ou décident, face aux observations pertinentes de la plèbe ?

Moi qui avais rapporté sur ce blog mes mésaventures de location de véhicule électrique lors d'un déplacement entre ORLY et VERSAILLES (heureusement, j'avais gagné le procès en appel, mais ça n'a rien à voir), je découvre ce matin que le fournisseur de batteries de RENAULT est désormais failli. Et que du coup, on prend conscience du problème fondamental de l'alimentation électrique voire du réseau de distribution.

Ceci doit bien vouloir dire quelque chose.

Ceci veut dire que spécialement en France, la prétention, le dédain du pouvoir, ici le pouvoir industriel conduit en tout domaine à des catastrophes sans que personne ne réagisse jamais. C'est interdit. Pardon, on se l'interdit. Dans quelques mois, on finira par reconnaitre que le modèle français de véhicules électriques était une vaste foutaise, couteuse et inutile, mal pensée, mal organisée.

Comme fut jadis à la télévision le prétendu génial système des 819 lignes au lieu des 625, puis le SECAM à la couleur bouffé plus par le PAL allemand.

Comme fut un peu dans les années 60 le plan calcul destiné surtout à sauver l'emploi du personnel de Machines BULL, désastre financier et technologique permanent.

Et si on avait eu sur le coup un Bill GATES, on l'aurait cassé.

Par bernard.kuchukian le 22/05/13

Le 17 septembre 2011, j'écrivais ici un billet à la gloire de Barthélémy EMERIGON.

C'est l'un des plus grands auteurs du droit commercial, le plus ancien de l'assurance en droit maritime.

J'avais découvert dans une cour perdue et isolée où personne ne passait plus, du vieux palais de justice de Marseille, quatre grandes têtes monumentales en pierre sans doute sculptées à l'époque de sa reconstruction sous le second Empire. J'étais persuadé qu'il y avait là celle d'EMERIGON. Et alors me voila démarcher de tous les cotés, y compris Dominique MATTEI qui était alors bâtonnier : puisque personne ne voulait d'EMERIGON, nous allions le mettre dans la cour d'honneur de la maison de l'avocat .

Je voulais ainsi qu'on rendre l'hommage qui lui est du à EMERIGON.

Fin du XVIIIème siècle. Balthazard EMERIGON, Avocat né à Aix en Provence, mais ayant fait toute sa carrière professionnelle à Marseille, maitre du droit maritime. Ordonateur par leur mise des règles de l'assurance maritime.

Voici ce qu'en disait l'immense Alfred JAUFFRET, mon incomparable maitre en droit commercial à la Faculté lorsque j'y étais étudiant.

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ridc_0035-3337_19...

Et puis plouf, on nous a expliqué que je mentais, que ce n'étais pas EMERIGON. Bon, on est passé à autre chose.

Voici qu'on fait des travaux dans ce palais, et que vraisemblablement on ne sait pas quoi faire des quatre statues.

Alors on vient de les confier à la maison de l'avocat, et je découvre ce soir avec le bonheur que vous imaginez qu'il y a là celle d'EMERIGON, qui va siéger solennellement avec trois autres dont je vous dirai prochainement les noms.

J'imagine cependant qu'on ne m'invitera pas à l'inauguration.

M'en fous, quelque part là haut, EMERIGON et JAUFFRET sont avec moi.

Mes confrères sont des ingrats, et maintenant je vais m'occuper de mon dossier disciplinaire.

Par bernard.kuchukian le 07/05/13

Il va falloir une solide dose de courage pour répercuter cette information ahurissante de CHALLENGES : la S.N.C.F. a perdu 150 wagons.

Oui perdu, en ce sens que ces wagons sont pris en location par la S.N.C.F., qu'elle en doit donc la restitution aux bailleurs propriétaires, qu'elle paie des montants de location sur ces wagons, notamment qu'on ne sait pas où ils sont passés et qu'elle ne peut donc les restituer.

Alors, quelqu'un de très intelligent chez elle la S.N.C.F. a tout compris et faisant fi des principes, il a promis au personnel une prime de découverte des wagons perdus.

Et comme par hasard, ceux qui avaient, contre rémunération et même financement par la collectivité du déficit abyssal de leur caisse de retraite (un temps c'était égal au budget du ministère de la justice) la mission de gérer les wagons utilisés par la S.N.C.F., je veux dire tous les wagons quels qu'ils fussent, ceux-là même ont fini par retrouver déjà la moitié des 150 wagons perdus.

Applaudissements.

Je fais simple :

La S.N.C.F., et quelquefois nos impôts par les subventions, paient du personnel pour qu'il ne perde pas les wagons, et elle lui donne ensuite des primes pour qu'il aide à retrouver les wagons perdus parce qu'il n'a pas fait le travail pour lequel il a été rémunéré.

Version alternative, la mission du personnel de la S.N.C.F. n'est pas de surveiller les wagons de chemin de fer.

Version encore plus alternative : les wagons, on s'en fout, l'essentiel est la garantie de l'emploi. Justement pour recevoir aussi des primes de découverte des wagons perdus, etc.

Par bernard.kuchukian le 07/05/13

Catherine DENEUVE met en garde Gérard DEPARDIEU de ne pas refaire je ne sais pas quoi sans quoi elle ne le défendra plus.

Par bernard.kuchukian le 05/05/13

Les économistes nous annoncent actuellement les difficultés accrues de la banque de détail, en raison de la crise, qui vient remplacer celles de la banque d'affaires. Schématiquement, nous autres Français, serions les champions de la gentille banque de détail, plus sure et moins risquée que la banque d'affaires laissée aux autres, les vilains spéculateurs. J'ai même lu un journaliste nous parler du modèle français de la B.N.P. (sic) et pourquoi pas tant qu'il y serait du Crédit mutuel.

Le seul avantage avec l'âge venant, c'est qu'on peut comparer avec le passé. Certes comme le disait notre ami Marx, bienvenue sur un sujet bancaire, l'histoire ne se répète pas, elle bafouille.

Justement, je me souviens du temps où la National Westminster Bank anglaise donc, à l'époque la première ou la deuxième banque du Royaume, avait décidé en 1995 de fermer purement et simplement son réseau continental européen, dont le français. Dans le document explicatif en anglais bien sur des traités de cession de ses agences, on expliquait à demi-mots qu'elle n'avait plus la taille suffisante pour être une banque de détail hors du Royaume, ce qui matériellement était vrai, car il supposait d'innombrables agences. Donc qu'elle n'avait plus d'avenir européen continental. Pour autant, elle aurait pu demeurer banque d'affaires, mais voilà, elle ne l'était pas. Elle avait une filiale, désormais sulfureuse, Coutts, remarquable machine, avec des clients aussi prestigieux que la reine d'Angleterre. Pourquoi n'ai-je jamais eu de compte à Coutts. C'était facile à l'époque.

Coutts est maintenant je crois spécialisée dans le transfert d'importants capitaux(ça porte un autre nom) que je n'ai jamais eus, et je vous assure que moi, pas comme l'ancien ministre, c'est vrai.

Où vais-je en venir vous dites-vous ? A cela. Nous sommes revenus en 1995, mais comme pour sortir de la crise de 1995, des abus considérables ont été commis depuis lors, il faut par un effort inouï, gommer, et il en faudra de la gomme, tous les rêves et toutes les exagérations. L'histoire ne dira jamais assez le mal qu'auront fait tous les spéculateurs à l'immobilier qui avaient perdu en 1995, et qui plus tard, aujourd'hui, ne perdront pas leurs immeubles, mais risquent de faire perdre tout le système.

Par bernard.kuchukian le 29/04/13

Non parce HOLLANDE en DALLADIER et MERKEL, je n'ose pas écrire la comparaison, on ne va pas aller bien loin.

Les GUDERIAN de la finance et des affaires nous auront éliminés en trois coups de cuiller à pot.

On se calme, et on se met au travail.