Par bernard.kuchukian le 08/02/14

En souvenir d'Abderrahmane BELRACHID.

Je suis atterré par l'absence de réflexion collective de haut niveau, à ce qu'il arrive actuellement au groupe FAGOR-BRANDT.

Ne cherchez pas, c'est l'addition de toutes les marques possibles et imaginables des produits blancs d'électroménager franco-français, franchouillards à souhait, BRANDT en tète, mais aussi VEDETTE, sans compter des tas d'autres bien connues, plus l'addition des Espagnols de FAGOR.

Atterré, parce que ce silence est révélateur de la totale incompétence nationale à gérer une affaire qui vient du fond des temps.

L'industrie française, incapable de créativité, sclérosée dans un modèle social de défense à tout prix de la médiocrité institutionnelle, celle-ci présentée comme vertueuse, simplement parce qu'elle est mauvaise, l'industrie française ou ce qu'il en reste désormais est attaquée par le marché international, qui conçoit et distribue des produits d'une qualité infiniment supérieure pour le même prix ou moins.

La concurrence est détestée des Français en toute matière, on en sait quelque chose au barreau, car ils sont incapables d'y faire face tant ils sont mauvais et même formés pour l'être par leur société et pour les salariés par la sécurité sociale (1)

Alors on traite comme toujours la difficulté par le mensonge. C'est habituel en France. On incrimine les Chinois, dont il est faux de prétendre qu'on ne les paie pas, ou les Coréens (là on ne sait plus quoi dire, car on les paie eux). On ne peut rien dire contre les Allemands, qui tiennent le marché et sont même mieux payés que les Français. C'est-à-dire qu'ils travaillent et intelligemment.

Non c'est donc ailleurs. Il faut dire que les criminels qui gèrent cette affaire sont les successeurs de la célèbre publicité de la MERE DENIS, vous savez cette vieille lavandière qui vantait il y 20 ans les machines à laver VEDETTE : c'est sur qu'en s'étant donné le modèle publicitaire d'une paysanne trisaïeule complètement gâteuse, on n'allait pas sauver le marché. De fait, il est aujourd'hui en faillite.

Mais, subconscient, c'était toujours le même raisonnement, sauver le modèle social français de 1945, lui-même conséquence de l'absence de modèle social des années 20, « les Allemands paieront ». Sous entendu, nous on est les meilleurs, les autres non. Ca s'était terminé avec un autre gâteux, Philippe PETAIN, célèbre chouchou des Français.

Français, on est en faillite.

On sera ruinés dans 10 ans suivant Jacques ATTALI. J'ai bien peur qu'il ait raison, mon pays.

Mais on la ramène encore. Et c'est là que réside le désespoir.

Ce n'est pas terminé. On va laisser aux juges consulaires trouver la solution. Ils ne sont pas à la hauteur. Mais au juste qui ici est à la hauteur.

Dans une affaire de cet ordre, seule la Divine providence. Et encore, elle n'y comprend rien en machine à laver.

Un par un, les repreneurs se retirent. Il n'y en n'a plus qu'un. Alors on entend toute la classe politique et judiciaire faire ses déclarations habituelles, sauver l'emploi, la France, le machin et le truc. J'imagine le parquet raconter ses salades à l'audience. Au juste, il y comprend quoi à l'industrie le procureur de la République ?

Tiens au passage, ils feraient bien tous déjà d'aller changer la publicité actuelle de VEDETTE sur Internet. En effet, le seul plus qu'on lui donne est que le produit est fabriqué en France. Tu parles d'un plus. Le fabricant est en faillite.

Revenons au repreneur. C'est qui au juste le repreneur ?

J'ai en déjà parlé ici.

Je crains de ne pas me tromper à l'avenir.

C'est un Algérien, pardon un Kabyle, expert comptable de formation, ma génération : lui a tout compris.

Il veut le minimum d'appareil productif en France car il sait bien qu'avec nos lois, il va à la nouvelle faillite. Et il ne veut pas. Il a compris une chose.

La seule qui compte : les marques seules ont une valeur. Une valeur parce que dans l'inconscient d'un peuple vieillissant, fini, gâteux, elles pourront encore rapporter un peu.

Mais progressivement, il devra délocaliser. Il n'aura pas le choix. Il fera fabriquer où il pourra y compris bien évidemment en Algérie (2)

On le critiquera. On aura tort : industriellement, il sera impeccable. Il survivra. J'ai bien dit il survivra. Parce que les Algériens ne souhaitent qu'une chose. Atteindre le niveau du modèle social français. Et alors ils se casseront la gueule à leur tour. On aura sauvé des années. Pardon, ils auront sauvé des années.

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(1) Rappelez vous ce mot admirable de ce Turinois, rencontré par hasard à SARAJEVO, et définissant le Français : « ... grandeur ».

(2) La renaissance du plan de CONSTANTINE, quoi. Je suis projeté 50 ans en arrière, la C.A.D.A.T., et c'est pourquoi j'ai cité le nom défunt et ami qui est en tète de ce billet.

Par bernard.kuchukian le 03/02/14

Je regarde distraitement la partie non officielle des journaux d'annonces légales. Il y a là des articles écrits par des journalistes internes qui sont au journalisme politique ou économique ce que la musique militaire est à la musique, suivant le mot incontournable du grand Georges CLEMENCEAU (1)

Alors voilà, je lis que le Tribunal de commerce de TOULON a constaté le marasme économique et que l'inquiétude demeure quant à la situation économique. Bon, les juges consulaires locaux n'ont strictement rien découvert, mais au moins ils ont eu le courage de le dire, alors que d'autres contribuent leurs discours paisibles.

Non, je lis aussi que le vice procureur aurait déclaré qu'il demeure essentiel de s'efforcer d'éliminer ceux qui trichent pour permettre à la grande majorité des entreprises commerciales honnêtes de subir le moins possible la concurrence particulièrement déloyale que cet état de fait leur crée.

J'ai rarement lu quelque chose d'aussi stupide.

Enfin, procureur, vous n'y connaissez vraiment rien à l'économie, alors taisez vous.

Ce n'est pas parce qu'il y a des tricheurs que la situation économique est mauvaise, c'est parce qu'elle est mauvaise qu'il y a plus de tricheurs, ; en survie.

Et puis c'est quoi cette attaque contre la concurrence, au bénéfice des « entreprises honnêtes » ?

J'ignore sur quels manuels d'économie politique vous avez fait votre droit, mais ils doivent dater de la fin du règne de Napoléon 1er. C'est fini figurez vous le monopole du pavillon, les barrières douanières, les produits français de qualité contre les chinois de mauvaise qualité, les bons ouvriers français contre les mauvais portugais, polonais, et autres, toutes ces conneries qu'on continue à souffler dans le peuple français amorphe pour sauver à tout prix un système social qui ne peut que s'effondrer économiquement.

Des fraudeurs il y en aura toujours heureusement, car c'est quelquefois de la survie ?

Si vous vous remettiez un peu en cause, vous qui n'êtes finalement qu'un fonctionnaire, à appointements réguliers, et qui ne savez pas ce qu'est une échéance impayée ou la perte d'un client.

S.V.P. taisez vous au moins. Et ne conseillez pas des sanctions encore des sanctions.

Mais enfin, n'avez-vous pas vu l'état dans lequel cette politique imbécile conduit notre pays ?

Il est temps de descendre de ce piédestal.

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(1) Son nom est cité bien à propos, il fut député du Var.

Par bernard.kuchukian le 25/01/14

On apprend que, pour trouver entre 10 et 12 milliards d'euros de recettes, l'Etat italien va privatiser sa poste.

J'ai peur.

Pas pour l'Italie, et nos cousins italiens. Ils se débrouilleront, ils savent faire. Ils feront comme les Canadiens qui, eux, ont décidé de supprimer les facteurs à telle échéance lointaine et de tout remplacer par les messages courriels.

Non, j'ai peur pour la France.

Notre poste à nous est en lambeau, avec un courrier qui arrive quand il peut et suivant le bon vouloir de facteurs, champions toutes catégories des grèves à répétition, et je ne parle pas des Chronopost bidon et compagnie, Marseille devant certainement être en tète des dysfonctionnements.

Même le système, pourtant payant des « carré pro », s'est complètement dévoyé, si j'en juge par celui de MARSEILLE-MONTGRAND où je suis pourtant depuis sa création.

Alors, on peut tout imaginer, y compris les grèves de solidarité à venir des postiers français avec leurs collègues italiens. Voilà qui sera encore sportif ...

Dans notre malheur, il nous restera les messages courriels, et les virements bancaires.

Tiens, je signale à ce sujet que la SOCIETE MARSEILLAISE DE CREDIT, filiale à 100 % de la SOCIETE GENERALE, fait PAYER aux avocats marseillais les virements bancaires qu'ils ordonnent.

Quand je pense que cette banque est partenaire privilégiée (vous avez bien lu) du barreau de MARSEILLE, avec un guichet dans les locaux de la Maison de l'avocat, je me dis qu'il y a quelque chose qui ne va pas ...

Par bernard.kuchukian le 23/01/14

C'est au moment où on veut supprimer les mots « bon père de famille » dans notre vénérable Code civil, que la presse nous étale les frasques sentimentales et même rocambolesques des plus hauts dirigeants de l'Etat. Un « bon père de famille » ne doit pas faire cela, non ?

Mais puisqu'il ne va bientôt plus y avoir cette notion là, vive la liberté voire la licence. Et surtout son étalement.

Je repense à cela en lisant ce matin le bulletin quotidien numérique en ligne en espagnol bien sur du site de l'Institut des journalistes madrilènes qui nous expliquent que le prince héritier Philippe est allé faire du ski sans son épouse. Et on nous explique alors que la maison royale est affaiblie de ce nouveau coup.

C'est vrai que pendant ce temps, le bon peuple et même les meilleurs, doivent se démerder avec le quotidien. Pour faire bonne figure, du coup, l'infant d'Espagne est allé visiter le siège social de la TELEFONICA. Il est malin, il est allé voir uniquement la meilleure affaire commerciale et industrielle d'Espagne, celle qui n'est pas en crise.

C'est une suggestion à l'attention de notre président. Il faudrait lui trouver une entreprise française à visiter où tout irait bien actuellement. J'imagine qu'on a du y penser et qu'on n'a rien trouvé.

Par bernard.kuchukian le 22/01/14

Bienvenue en effet sur la blogosphère des avocats à travers mon blog, pour citer une partie de ce que vous écrivez cette semaine dans LE POINT, vers quoi je renvoie mes lecteurs.

Voici :

« « Allons, tout va bien pour la France. Certes nous traversons une passe plus que difficile, les entreprises s'écroulent comme un château de cartes et le chômage flambe, laissant désorientée une grande part de nos enfants dont l'avenir paraît opaque. Avec l'emploi, la croissance se fait attendre sans que le recours soutenu à la méthode Coué nous permette d'apercevoir enfin le bout de ce mythique tunnel que seuls les responsables politiques paraissent avoir le don de déceler, nous en laissant rêver. Assurément des soldats français risquent leur vie en Afrique et déjà certains y sont tombés, sans que le péril qu'ils venaient combattre paraisse définitivement écarté. Ne l'est pas davantage celui que présente un clown triste dont les propos méphitiques prétendent se parer des plumes de la liberté d'expression. (...) » »

La suite est de la même qualité. Allez lire.

Par bernard.kuchukian le 17/01/14

Il existe à MARSEILLE un quidam, dont je tais ici le nom, qui écrit de temps à autre des billets pseudo financiers ou économiques dans La PROVENCE, ce quotidien local qui est à la presse d'opinion ce que la brouette est à la fusée interplanétaire.

Cet écrivain est généralement heureux de tout, ne critique jamais rien, et même s'il devait commenter un terrible et absolu naufrage en mer, tous corps et biens perdus, il relèverait qu'on a cependant retrouvé, flottant sur la mer océane, un morceau de bouée (1)

Il semble bien qu'il soit plus ou moins, j'imagine plus que moins, appointé par la Chambre de commerce locale.

On comprend alors le pire.

Retenu à PARIS par une édifiante promenade au Conseil d'Etat, dont je vous ai parlé hier, il est évident que je n'ai pas pu assister ni à la messe qui la précède (2) ni à la rentrée annuelle et solennelle du Tribunal de commerce de notre ville qui était au même moment.

C'est dommage, parce que le terrain aurait été propice à dire (3) à ce pseudo journaliste qu'il connait la matière comme moi je suis spécialiste en physique des particules atomiques, ou en traitement des verbes irréguliers dans la grammaire de l'ouzbek du moyen-âge local.

Alors voilà, je me suis contenté de faire des bonds en lisant son billet de veille de rentrée solennelle, dans le journal, à bord de l'Airbus d'AIR FRANCE.

Il prétendait recueillir les propos du président du Tribunal de commerce local lui déclarant, parlant des juges consulaires, je le cite :

Une première fois, « il y a donc un véritable investissement de la part des juges qui rendent un service (en français dans le texte) et attendent que cela soit reconnu ».

Une deuxième fois, « (nous ne voulons pas de ce qu'on nomme l'échevinage) Nous rendons un service »

Si ces honorables personnages avaient un peu plus de culture juridique voire judicaire, ils devraient au moins éviter certains mots, simplement se souvenir des grandes plaidoiries et rappels célèbres des grands avocats.

La mienne devant le Conseil constitutionnel, mais c'est du très minuscule à coté.

Surtout. En 1962. Je ne sais plus si c'est TIXIER VIGNANCOUR, défendant le général SALAN, ou le vieux bâtonnier CHARPENTIER défendant le général JOUHAUD (5 + 5 = 10 étoiles de généraux d'armée) devant des juridictions spécialement constituées pour les condamner, en plein temps d'art. 16, à un moment où les avocats risquaient la radiation à l'audience, qui avaient dit, et les juges n'avaient pas bronché.

« Vous êtes là pour rendre la justice, pas des services. »

C'est embêtant ce qui a été dit, écrit et non contredit, car dans le même billet, il parait que le président a parlé de moi et de quelques autres amis.

Il a dit que « nous sommes [une sorte de nébuleuse] qui critique toujours notre juridiction comme anormale, parce que nous sommes le seul pays à avoir adopté ce système. »

Et d'ajouter : « on parle de conflits d'intérêts ».

Et bien oui, président, on en parle. Pour actualiser la matière, lisez donc mon blog d'il y a quelques jours sur les pratiques d'une juridiction consulaire d'au-delà le Rhône. Et encore, je ne vous ai pas tout dit.

Moi, j'aurais aimé qu'on discute du rapport UNTERMAIER, avec les parlementaires qui en sont les auteurs, sur la réforme des tribunaux de commerce, prochainement au Parlement. Ils sont avec moi et bien d'autres, cette « nébuleuse ».

Et bien non, tout va bien.

Enfin pour le Tribunal, qui parait-il est le 2ème de France. Certes, par le nombre de ses juges, mais surtout pas par le nombre de ses affaires. Paris, Nanterre, ou Bordeaux sont surement avant nous à Marseille.

Plus 20 % cependant pour les jugements de faillites. Il n'y a plus que cela localement.

On aurait aimé le point de vue par juges consulaires élus par elle de la Chambre de commerce locale.

Non, elle n'a rien à dire.

Pardon, oui, ce matin dans la même PROVENCE, le quidam de tout en haut de mon billet reproduit brièvement le résumé d'un rapport d'une société d'assurance crédit, filiale de DUN et BRADSTREET, sans même avoir la loyauté de dire d'où vient ce point de vue. Là, tout va mal.

Ces gens là défoncent des portes ouvertes.

Non, nous de la nébuleuse on aurait aimé savoir ce que la Chambre de commerce va faire.

On le sait. Rien.

Son président qui vend de l'Orangina, a présidé Marseille Capitale de la culture 2013.

Tu parles d'une activité et d'un progrès économique...(4)

(1) Oui, vous voyez que je fais dans le transport

(2) A Marseille, avant la rentrée annuelle du Tribunal de commerce, par tradition, les juges vont en délégation à la messe à l'église la plus proche. Cette touchante et honorable démarche n'a cependant pas permis jusqu'ici à la divine Providence de sauver l'économie locale et régionale.

(3) Je lui bien écrit un jour, il m'a répondu qu'il reconnaissait s'être trompé -il avait vanté, je crois me souvenir, la qualité d'un dirigeant local d'entreprise, considéré par lui comme une personnalité d'avenir. Il ne savait pas que le malheureux était mort depuis deux ans...

(4) La culture c'est trois, virgule quelque chose, du P.I.B. français...

Par bernard.kuchukian le 15/01/14

Le mot commence à être lâché ça et là. C'est « L'épuisement du système ». Et c'est bien cela.

Mais de quel système parle-t-on au juste ?

Car dans un ensemble économique assez unifié et même financier, d'autres pays européens dont l'Allemagne, mais elle n'est pas la seule, s'en sortent mieux que la France qui ne s'en sort pas.

Le système qui s'épuise, c'est donc autre chose.

C'est en réalité tout le système social français né en 1945 qui n'a plus de sens. Ou plus exactement qui n'a plus de support financier suffisant.

Il avait été conçu après la guerre, gagnée par le pays, qui avait moins souffert que les autres, surtout avec l'aide des autres, les frais vainqueurs. Mais il fallait une revanche. Un challenge quoi.

Alors on a distribué des droits nouveaux en grandes quantités. On le pouvait alors. On avait des réserves, une dynamique, colonies comprises.

Mais on a perdu progressivement tout cela, et les colonies qui rapportaient ont été perdues.

N'oubliez jamais que derrière l'affaire algérienne, il y avait l'accès historiquement unique de la France aux hydrocarbures du Sahara. Cela aussi a été perdu.

Et en face, au nom des grands principes totalement alors dépassés, les anciennes colonies, qui rapportaient se sont mises à couter en termes d'immigration.

Et de dégradation de l'appareil productif.

Alors finalement, on rame, et surtout on tourne à vide pour sauver ce qui ne peut pas l'être.

Il faut tout reconcevoir et ce ne sont pas les propositions du président de la République qui parait-il n'est plus socialiste depuis hier qui donneront la solution.

Les usines à gaz ne sont plus d'actualité.

Par bernard.kuchukian le 04/01/14

Réfléchissons un peu. Et même beaucoup.

Numérique + R.P.V.A. = mécanisation de la fonction administrative du dossier du juge.

A la limite extrême, les avocats, voire les parties, converseront bientôt directement avec les juges, lorsque ces derniers auront bien les machines et programmes en main. Inutile d'avoir un intermédiaire. Et en plus, ça avance. Bien.

Alors, on en fait quoi des greffiers ? Leur l'actuelle fonction tend, avec les calendriers MAGENDIE, à imprimer seulement l'arrivée des conclusions, quand toutefois il n'y a pas de problème d'achat de papier et d'encre.

Une loi de dégagement des cadres. Vous n'y pensez-pas, ça ne se fait pas. Ce serait la preuve en plus de ce que les greffiers avaient raison de craindre pour leurs emplois en raison de l'arrivée du numérique.

Trouvé, voilà, on va les convertir en juges.

Aie, mais ça ne va pas marcher, et pour cause les vrais juges vont protester. Et ils auront raison. L'E.N.M. à BORDEAUX, c'est plus mieux que l'E.N.G. à DIJON.

Alors, c'est trouvé, on va en faire comme des juges du divorce. Mais ils ne seront pas juges, seulement des officiers publics d'enregistrement.

Ce sera, vous savez comme l'éternel refrain du « Canada Dry » du temps jadis (c'était de la limonade en réalité).

« Ca y ressemble, ça en a le gout et la couleur, mais ça n'est pas de l'alcool. »

Allez circulez...

Par bernard.kuchukian le 28/12/13

La crise mondiale, spécialement celle des pays anciennement industrialisés, face à la concurrence internationale des nouveaux accédants à l'industrie, avec des couts nettement plus bas, n'est certainement pas prête de s'arrêter. Bien au contraire.

Mais peut-on déterminer quand elle a commencé ?.

J'ai toujours entendu dire par les très vieux Arméniens qui survivent que le produit artisanal ou industriel le plus simple conçu dans une économie quelle qu'elle soit est la chaussure. Les cuirs et peaux donc. Le basique.

Je tombe alors sur une étude d'histoire sociale d'une cinquantaine de pages (en ligne sur Internet), fort bien faite en janvier 2012 par un ancien syndicaliste et homme politique socialiste local, Monsieur Raymond VACHERON. Elle est consacrée aux tanneries du PUY.

Il y rappelle l'histoire et la fin retentissante en 1974 des TANNERIES FRANCAISES REUNIES au PUY justement.

A l'époque, on n'avait pas encore les taux de chômage actuel. Et les frontières françaises n'étaient pas encore ouvertes à tout va.

Mais depuis 1969, la France n'était plus le premier producteur de peaux tannées, détrônée alors par l'Inde. Et l'Amérique latine de détrôner tout le monde en 1973.

En avril 1974, l'industriel propriétaire et président des TANNERIES DU PUY (1), malheureusement visionnaire, on a vu ce qui est arrivé plus tard dans tous les autres domaines industriels, écrivait ceci :

« « Le fait essentiel est que les pays qui composent le marché commun laissent se perpétuer, voire s'accentuer, l'hémorragie de la matière première (...) de telles pratiques consistent à rendre notre outil de travail inutile et donc de retirer le pain de la bouche des nombreux agents qui composent le personnel » ».

Trente neuf ans plus tard, la situation est identique, pardon elle s'est aggravée, et aucune solution de remplacement n'a été trouvée.

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(1) C'était Maurice SIDEM, mon petit-cousin.

Par bernard.kuchukian le 26/12/13

Six cent treize licenciements secs à prévoir, liquidation judiciaire ce jour du secteur des semi-conducteurs de ROUSSET, près d'AIX EN PROVENCE.

C'est infiniment plus grave pour la région que le feuilleton tragi comique et si couteux de la S.N.C.M. à MARSEILLE

Et on dit que pendant ce temps là, on a mis en garde à vue mon amie Maryse JOISSAINS, maire d'AIX EN PROVENCE, parce qu'il parait qu'elle a donné une promotion digne d'un conseiller d'Etat à son chauffeur.

Tout fout le camp. Non ?