Par bernard.kuchukian le 07/09/18

Ce sont les 11 et 12  octobre prochains qu’aura lieu à EREVAN,  capitale de la République d’Arménie, le XVIIème sommet mondial de la francophonie. Tous les Etats, France en tète, concernés par le français,  la civilisation et le monde français, y seront.

Comment imaginer un instant qu’on n’y parlera pas de la cause arménienne, à laquelle le  barreau de Marseille  est pourtant  si hostile, au point de me poursuivre et de demander, avec la coupable bienveillance du parquet ( qui requiert 500 € avec sursis d’amende)  ma condamnation  en correctionnelle pour injure,  lorsque je  dénonce son hostilité équivalente à son indifférence.

Tant il est vrai que face à la taille d’une telle cause, mes censeurs ordinaux sont des   lilliputiens.

Petits, tous petits.

Par bernard.kuchukian le 05/09/18

 

J’accuse  publiquement « Le Canard enchainé » d’ostracisme envers la bâtonnière du barreau de Marseille et aussi, mais dans une moindre proportion, de ses conseils des ordres (en deux mots). C’est inadmissible.

Tout à sa gloire de comptes financiers exceptionnels,  qui permettent sa totale liberté, 2.111.098 € de bénéfices en 2017,  127.958.170 € de capitaux propres (vous avez bien lu), pas un cent de subvention, le  célèbre palmipède  ouvre en effet  à nouveau,  cette semaine,  son concours : « Ma binette partout ».

Il ne s’intéresse  alors qu’au maire d’une commune du Var (77 fois,  la photo de ce dernier dans le bulletin local).

Il doit y avoir là comme une osmose, car l’imprimeur  du bulletin sur papier glacé de notre barreau est  aussi dans le Var aussi (j’ai eu l’honneur d’etre longtemps son avocat). Sans doute le même que pour le maire précité.

Alors voilà, je pose la question.

Dans chaque  bulletin du barreau de Marseille, sans compter les numéros spéciaux,  où alors on est passé entre Joseph STALINE et la gloire de BOKASSA 1er,  on voit la photo de la bâtonnière des dizaines et des dizaines de fois, dans toutes les postures possibles.  

Il y a même des fois où, aux frais de l’éditeur de la revue,  elle en profite pour vanter son cabinet professionnel, où elle est associée de son mari.

Arrêtez-tout, on ne compte plus.

Non,  je le redis, le Canard enchainé n’est pas juste, il devrait les placer dans son concours « Ma binette partout »

Par bernard.kuchukian le 12/07/18
 

 

Il y a des années que Philippa KRIKORIAN (28 voix comme moi aux dernières élections du bâtonnier) explique que fondamentalement, l’avocat doit avoir un statut constitutionnel, là où les autres  ne parlent que de déontologie, de discipline.

 

Et les actuels membres du conseil de l’ordre marseillais, leur bâtonnière en tète, de jolies photos sur papier glacé, en se montrant aux uns et aux autres. Et montrent surtout leur inutilité au surplus dans une profession localement ravagée par une dramatique  chute d’activité.

 

Restons à Marseille, où il a été inventé,   CHAPOTARD nouveau (1) Tous les papiers glacés n’y changeront rien, y compris les belles photos du vieux port, Marseille est une ville pauvre et en crise économique grave. Seuls les couillons, je suis aimable et mordu du style de Marcel PAGNOL,  qui était beaucoup plus intelligent qu’on le croit,  l’ignorent.

 

 

Avec quelques uns de ses amis, dont j’ai l’honneur d’etre, nous avons traduit avec Philippe  cette idée en une association régulièrement déclarée appelée Grand barreau de France.

Dans l’indifférence voire l’hostilité  active totale spécialement de nos pairs locaux.

 

Seulement, voilà, l’intelligence transcende heureusement à trois heures  d’ici de T.G.V.  et le barreau de Paris vient de récupérer notre idée.

 

J’attends maintenant le moment où le prochain bâtonnier local, accompagné en famille,  nous servira à nous l’idée … du barreau de Paris

Droit à l'avocat dans la constitution

« « Chères Consœurs, chers Confrères,

 

Le projet de loi constitutionnelle pour une démocratie plus représentative, responsable et efficace est actuellement en discussion à l'Assemblée nationale.

 

A l'instar de l'Allemagne, du Brésil, du Canada, des Etats-Unis ou encore de la Tunisie avant elle, la France peut faire le choix de renforcer les droits du citoyen, en donnant une valeur constitutionnelle à la protection par un avocat, et ainsi sanctuariser les fondements de la défense auquel chacune et chacun a droit dans une démocratie.

 

Il est fondamental d'évoluer vers une constitutionnalisation du droit à l'avocat.

 

Plusieurs amendements après l'article 12 ont été déposés en ce sens, par des députés de la majorité comme de l'opposition. Ils visent à intégrer à l'article 66 de la Constitution que « toute personne a droit à l'assistance d'un avocat pour assurer la défense de ses droits et libertés ».

 

Le barreau de Paris s'est toujours engagé pour l'égalité et la défense des droits des citoyens et reste aujourd'hui animé par la volonté de voir garantis pleinement les droits de la défense, condition d'une justice impartiale et équitable.

 

Bien confraternellement,  suivent les signatures du bâtonnier et du vice-bâtonnier.

 

 

 

 

 

 

 

  1.  J’en connais plus d’un qui va devoir aller chercher de savoir qui est CHAPOTARD.  A qui la blogosphère avait jadis donné le prénom de Saturnin.
Par bernard.kuchukian le 17/06/18

 

Lorsqu’il était procureur de la République à Marseille, avant de rentrer au pays savoyard  qui est le sien et d’aller  à la Cour d’appel de CHAMBERY, Monsieur Jacques  DALLEST avait eu des mots dont la pertinence n’a pas pris une ride.

Il disait que Marseille est un volcan.

Alors, un volcan ça sommeille, ça se réveille, ça s’éteint.

Pour l’instant, mon volcan à moi,  il sommeille.

Par bernard.kuchukian le 18/05/18

En février 2018, je rappelais ici qu’en 2011, le bâtonnier de Paris déclarait ceci :

« On n’échappe pas à ses responsabilités par quelque artifice de langage. Je souhaite aujourd’hui dire clairement, afin qu’il n’y ait aucun doute dans l’esprit de quiconque, qu’en abandonnant à leur sort nos confrères juifs, notre Ordre a commis une faute dont il répond devant l’Histoire et qu’il a manqué aux principes fondamentaux sur lesquels il repose. Il fait ici et aujourd’hui amende honorable par ma voix « 

J’avais alors lu,   dans un billet appelé «  l’état d’esprit «  rédigé par un candidat au bâtonnat  que  je cite,  « notre histoire et ses traditions sont notre force, ne les perdons pas ».

Je lui demandais alors  : c’était quoi l’histoire et surtout  les traditions pendant l’occupation pour les avocats juifs ?

On a beaucoup écrit sur ceux de Paris. Moins sur ceux de Marseille. On a volontairement oublié.

Je n’ai évidemment pas connu ce temps là.  Je sais cependant – c’est lui qui me l’avait dit – qu’au moins un d’eux (qui était jeune)  avait été exclu de la profession par ses pairs  du moment,   sur ordre,   qui avait du se reconvertir en marchand de bois dans un département voisin. L’histoire des autres est discrètement tue.

Mon commentaire a été d’autant  plus dommage pour le candidat  au bâtonnat en question,  qui entretemps a été désigné comme futur bâtonnier,  que je le trouvais bien conventionnel, et surtout à mémoire familiale comment dire, un peu  courte.

C’est évidemment une histoire qu’on préfère avoir oublié. 

Mais non.
 

La honte est grande.

Alors, les sources sont rares, sauf l’ouvrage de Robert BADINTER,  « un antisémitisme ordinaire », Fayard, 1997.  

Je suis d’autant plus à l’aise de m’y référer qu’en raison de son hostilité connue à la cause arménienne, comme membre du club du Bosphore, je  déteste le personnage.

Il résume  cependant comme suit le sujet,  en page 190 : « en définitive, en province comme à Paris, à aucun moment de la procédure à laquelle participaient les conseils de l’ordre, ne fut élevée la moindre protestation contre la loi excluant du barreau des avocats juifs qui n’avaient en rien démérité.

« Aucune déclaration de principe ne fut formulée, aucune gestion de solidarité collective ne fut esquissée au profit des confrères que l’on éliminait ainsi. 

« Le décret du 16 juillet 1941 fut appliqué dans toute sa rigueur, sans protestation de la part des juristes, avec la participation des instances professionnelles et juridictionnelles qui donnèrent ainsi l’impression de légitimer les mesures d’exclusion décidées par le gouvernement de Vichy. »

Oui mais à Marseille ?

Page 186 de l’ouvrage précité.

« A Marseille, le 8 octobre 1941, le conseil de l’ordre se réunit sous la présidence de son bâtonnier. (…) Il décide d’arrêter la liste des avocats juifs, non d’après l’ordre du tableau, mais d’après celui de ses préférences.

« Il rend ainsi un avis motivé sur chacun des avocats juifs du barreau de Marseille, en distribuant les avis « très favorables’ (pour un  ancien bâtonnier et un ancien premier secrétaire de la conférence «  à l’ascendance exclusivement française justifiée depuis plus de cinq générations, qui, quoi que considéré comme juif, appartient depuis 1913      à la religion catholique » (1), les «avis « favorables’ pour quatre autre avocats, et des avis « défavorables » pour les autres. »

Le nombre total des avocats du ressort  des huit barreaux de la cour d’appel d’Aix en Provence était alors  de 775 non-juifs.  Aix, Digne, Draguignan, Grasse, Marseille, Nice, Tarascon, Toulon,

BADINTER ne nous dit pas combien étaient des avocats juifs de Marseille.

Il nous dit cependant qu’en possession d' avis du conseil de l'ordre, la cour d’appel d’Aix en Provence statua,   par arrêt d’assemblée générale le 5 mars 1942,  sur le cas des avocats juifs concernés.  

Elle maintint en exercice 16 avocats juifs, inscrits ou stagiaires, en seule considération de titres militaires pour 15 d’entre eux. Ce qui en dit long….

Il est certain que cinq avocats juifs furent éliminés du barreau de Marseille.

Je n’en dis pas davantage sur « la force des traditions » du barreau de Marseille (et des autres), surtout dans des circonstances exceptionnelles,  A défaut de courage, au moins ne pas la ramener.

Voulez vous que j’évoque plus tard le sort des avocats liés à  l’Algérie française et au barreau de Marseille. Par exemple le regretté Antoine COPPOLANI ? Lui, je  l’ai un peu connu.

 

  1. Je vois de qui il s’agit.
Par bernard.kuchukian le 09/05/18

Je reçois l’invitation parrainée par la bâtonnière d’un « club des avocats publicistes » pour assister le 30 mai courant à la  conférence de la présidente du Tribunal administratif de Marseille, sur le thème  de la robe et du magistrat administratif.

On précise,  prudemment par les temps qui courent, que chacun paiera sa consommation et ses tapas. Curieux au demeurant les tapas dans un bar qui s’appelle  en effet « French comptoir ».

Notre barreau  est  décidemment impayable.

Passionnant, mais je rappelle que j’ai traité le sujet les 13 et  15 janvier 2017.

Avec la reproduction intégrale  du discours en 1936  d’un avocat général du nom de LYON CAEN,  qui se passionnait plus sur le port de la robe que sur  le réarmement de l’Allemagne nazie .

C’est dommage, car son long discours se résumait de la formule de notre ami Jean de la FONTAINE, « d’un magistrat ignorant, c’est la robe qu’on salue. » Tiens, lui est mort et on ne peut plus le poursuivre…

J’ajoute que j’ai toujours dans mes cartons la position d’une Q.P.C.  sur le 3ème alinéa de l’art. 3 de la loi de 1971 quant aux  avocats et leurs robes.

Celle-là, il va falloir que je m’amuse à la poser d’ici à la fin de ma carrière. Le texte est prêt.

La veille du 30 mai, mon impayable barreau continuera de me poursuivre en correctionnelle,  pour avoir écrit ici voici quelques années,  que son délégué à la culture était un abruti et que lui-même bâtonnier du moment en tète était raciste à la cause arménienne. Rien n’a changé sauf que nous attendons désormais un arrêt de la chambre criminelle sur mes demandes de dépaysement.

 

Par bernard.kuchukian le 24/04/18

 

A toutes celles et tous ceux qui verront, salut.

Il est des barreaux où le bâtonnier du moment (c’est souvent au féminin) prétend s’arroger le droit de faire n’importe quoi,  convoquer sous 24 heures, par exemple.

Là, je rappelle que Joseph STALINE est mort depuis un certain temps et qu’il n’est pas question de rétablir la dictature du bâtonnier ou de la bâtonnière.

Par bernard.kuchukian le 21/04/18

 

Ils sont de plus en plus impayables, et même,  à l’intellectuel,  malhonnêtes, les élus du barreau de Marseille.

Quoi, hier, on nous fait circuler une note d’information sur  je cite « la suite de la mobilisation ». Sous titre,  « agenda pratique de la semaine écoulée ».

Et on cite,  le 17 avril 2018,  la question prioritaire posée par un confrère de Lille (et non son barreau)  quant à  la constitutionnalité de l’obligation d’un avocat de justifier son refus de désignation d’office auprès du bâtonnier ou du président de la cour d’assises.

Bien, sauf que :

  1. Le barreau de Marseille s’est bien gardé de s’associer à cette belle Q.P.C.
  2. L’association Le  Grand Barreau de France, G.B.F., qui n’a surtout aucun lien de près ou de loin  avec le G.O.D.F. (grand orient de France), quelle horreur, est intervenu volontairement aux débats devant le Conseil constitutionnel, avec l’approbation expresse de celui-ci, non seulement pour approuver la Q.P.C. -Mais aussi pour aller encore plus loin dans l’expression de la liberté de l’avocat. C’est notre confrère Philippe KRIKORIAN président du G.B.F. qui a plaidé pour lui.

Evidemment, les élus du barreau de Marseille,  au mieux désormais sous la seule coupe du S.A.F., au pire par des staliniens ou des moscoutaires du temps, se gardent bien de signaler  qu’au barreau de Marseille, il existe des confrères qui se battent aussi pour le véritable  intérêt de la profession.

Pas seulement pour que les bâtonniers et présidents se congratulent tous ensemble sur notre dos après des manifestations publiques à la con qui font bien rigoler les pouvoirs publics.

Par bernard.kuchukian le 19/04/18

         

Le nouveau papier à lettre de la profession marseillaise,  sur lequel écrivent la bâtonnière et ses services, CARPA comprise, ne comporte plus la mention : «  Ordre des avocats au barreau de Marseille ».

Serais-je enfin lu et compris ?  Pas encore vous verrez.

En tout cas, il  y a désormais simplement écrit :   « Avocats au barreau de Marseille », ce qui est mieux,  mais ne nous renseigne toujours pas sur la forme juridique de ce qui est simplement un regroupement  de fait d’avocats.

Comme des gens dans une manifestation (tiens voilà pour les grévistes).

Et pendant ce temps, la ministre de la justice ne répond pas à la question écrite,  pourtant bien précise sur le sujet,  telle que posée par mon ami Gilbert COLLARD, dont on se doute quelque part du nom de famille de son rédacteur.

Madame BELLOUBET va finir par regretter le bon temps où elle siégeait au Conseil constitutionnel.

Par bernard.kuchukian le 07/04/18

Alors voilà,  on continue l’ordre de grève, parce que la grève,  je ne sais pas vraiment en vérité.

Tiens au passage, les experts comptables et les notaires doivent se régaler. Et rigoler.  

Vous imaginez les  clients qui croient que leur avocat rédacteur d’actes fait la grève,  et qui,  du coup vont voir ailleurs.

Je lis  maintenant la liste  pour lundi 9 avril des délégués officiels à la grève.

Pour le Tribunal de commerce, on a alors  trouvé le plus aristocratique d’entre nous, avec deux particules S.V.P.

Mais voyons pourquoi l’aristo chez les commerçants ?

D’accord,  c’est chez les manants à pognon, mais enfin tout de même !  Des grévistes comme des rouges,  cousins des assassins du roi. Diantre, mais dans quel monde sommes nous passés ?

Mon ami,   le bâtonnier Bernard de GUILHERMIER,  qui va certainement commenter ce billet directement ou en off, par piété, Bernard, ne t’étouffe pas.