Par bernard.kuchukian le 13/12/18

Pendant que nous continuons de recevoir d’heure en heure des appels  fous à une grève suicidaire pour la profession, voici que ce matin notre barreau – peut etre sans sa bâtonnière, mais on a envoyé quelques copains là bas à nos frais évidemment- va participer à cette connerie de sous conférence bidon sur la COP qui se tiendra à KATOWICE.

Voici dans le rapport relatif à cette manifestation, évidemment établi avant les évènements actuel avec l ;a complicité des élus bienpensants de notre barreau,  sous la présidence du maire de Marseille, qui désormais se terre dans son hôtel de ville, voici un seul passage du rapport rédigé pare ces gens là. Il n’est qu’un exemple,  sur plusieurs dizaines de pages, tout le reste est du même genre.

Lisez.  Un summum d’absconnerie.

 

« Considérant la nécessité d’expérimenter cette transition juridique dans des processus de gouvernance multi-niveaux, notamment en Méditerranée, marquée par une conception du droit romano-germanique, les États sont invités à faciliter l’engagement d’une dynamique méditerranéenne expérimentale de transition juridique portant sur tous les aspects évoqués aux articles précédents par le lancement d’un laboratoire méditerranéen de la transition juridique et de la résilience urbaine, animé par une alliance de villes et alimenté par des échanges de pratiques et d’outils entre territoires d’expérimentation. »

 

P.S. Il faut absolument créer la profession de traducteur en français vernaculaire.

Par bernard.kuchukian le 12/12/18

Surnaturel,  cet après midi à la Cour d’appel.

D’un coté, l’avocat d’un appelant, au demeurant pas trop pressé de plaider,  compte tenu des circonstances dans  l’intérêt ou sans contrariété de l’intérêt  de son client.  De l’autre l’avocat d’un intimé,  lui plus pressé (c’est une histoire de compte bloqué).

L’avocat de l’intimé est un ex-puissant bâtonnier,  plein de décorations, qui dit que c’est sa dernière plaidoirie avant de s’arrêter au 31 décembre. Grand défenseur de l’ordre (voyez tous les sens du mot), et du clan des bâtonniers. Il est pressé, il veut plaider.

L’avocat de l’appelant,  que le susdit bâtonnier avait traité de prurit,  il y a quelques mois,  parce qu’il mettait en cause une décision du conseil de l’ordre,   est alors touché par la grâce.

Il se met  en grève sur le coup à la barre, et vient chanter la gloire de celle  décidée hier par un conseil de l’ordre qu’il déteste et qui le lui rend bien.

Et alors,  la main sur le cœur,  presque avec des trémolos  dans la voix d’approuver le communiqué lu à l’audience  par la membre d’un conseil de l’ordre voisin, laquelle,  connaissant l’un et l’autre, évidemment tout étonnée, s’attendait à l’exact contraire.  Et devait bien se marrer.

Renvoi sans problème, comme toutes les autres affaires dans lesquelles les renvois étaient demandés.

Salut.

Par bernard.kuchukian le 11/12/18

Alors voilà qu’on demande, voyez ce que je viens d’écrire, aux avocats de Marseille de venir manifester demain matin devant le vieux Palais de justice de la ville, munis de leurs vieux codes (on imagine Dalloz et Litec).

On ne nous dit pas pourquoi ce sera, mais on imagine qu’on va décider alors d’un grand autodafé.

La bâtonnière se prend donc pour le grand inquisiteur de notre  temps, ou plus banalement pour le chancelier élu Hitler  quand il faisait bruler les livres des Juifs et des autres.

Attention, on est maintenant  passé dans le délire. Au secours la psychiatrie !

A l’aide l’Assistance publique de Marseille : je propose celle réputée du  service du professeur Jean-Michel AZORIN,  au secteur sud. Je précise que je le connais seulement de haute réputation, moi, qui ne suis pas son patient.

Par bernard.kuchukian le 11/12/18

 

Voici :

« « 

Mes chers confrères, 

Je vous informe que le Conseil de l'Ordre, qui s'est réuni cet après-midi, a voté en complément du rassemblement devant la Préfecture demain, Mercredi 12 décembre à 11h, une grève totale des audiences et la suspension des désignations ordinales de 00h01 à 23h59. Ce mouvement pouvant être éventuellement reconduit. 

Un membre du Conseil de l'Ordre sera présent à chacune des audiences pour lire la motion du Barreau. Toutefois, je vous remercie de bien vouloir noter que chaque avocat devra effectuer lui-même la demande de renvoi.

En ce qui concerne le rassemblement de demain, il sera précédé d’un rendez-vous à 10h30 sur les marches du Palais Monthyon avant de se déplacer ensemble vers la Préfecture. Nous vous invitons à apporter vos vieux codes.

Nous comptons sur votre soutien et votre mobilisation, 

Votre bien dévouée, 

Le Bâtonnier
Geneviève MAILLET

 

 

:

 

Ordre des Avocats du Barreau de Marseille

51 Rue Grignan 
13006 Marseille » »

 

Quand un professionnel libéral est en grève,  il ne travaille pas et n’a donc pas de recettes.

Il perd de l’argent, dont les autres profitent. Voyez que dans le même temps, les experts comptables font de la publicité télévisée  pour donner des conseils.

C’est bien ce que je dis. Par leur conduite inconsidérée, les élus de la profession la trahissent. Ceux qui trahissent sont des traitres. Et ceux qui les ont élus sont comme les électeurs du président MACRON des cocus.

 

Par bernard.kuchukian le 24/11/18

Dans la déclaration des droits   de l’homme de 1789, il  est inscrit le droit de résistance à l’oppression : «  Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression. »

Dans celle de 1793, autrement dit de l'An I, l’article 33 affirme que la résistance à l'oppression est  la conséquence des droits de l'homme.

Le peuple,  qui s’était révolté en 1789,  contre le pouvoir en place, se méfiait déjà en 1793 de ceux qui disaient les représenter.  C’est que l’article 35 donnait donc au peuple la possibilité d’insurrection contre ses dirigeants : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.»

Le problème est que la version de 1793 a été abandonnée, et que la constitution de 1958 s’appuie seulement sur la version de 1789, nettement  plus « douce ».

 

Il alors troublant de lire dans la lettre-circulaire du bâtonnier de Marseille, datée du 23 novembre,  l’appel à une grève insurrectionnelle et à commettre des délits (refus collectif de l’impôt - article 1747 du Code général des impôts; dégradation légère de biens publics - article 322-3, 8° du Code pénal ).

 

Plusieurs questions se posent, alors.

 

« Je soumettrai au vote ». Oui, mais quelle sera l’instance délibérante? Assemblée générale ou conseil de l’ordre?

 

Aux termes de l’article 18 du décret n°91-1197 du 27 novembre 1991 prétendant organiser la profession d’avocat:

"L'assemblée générale ne peut examiner que les questions qui lui sont respectivement soumises soit par le conseil de l'ordre, soit par un de ses membres, à la condition qu'il en informe le conseil de l'ordre quinze jours à l'avance.

Le conseil de l'ordre libère dans le délai de trois mois sur les avis et les vœux exprimés par l'assemblée générale.

En cas de rejet, le conseil motive sa décision. Les cisions du conseil sont portées à la connaissance de la plus prochaine réunion de l'assemblée générale. Elles sont consignées sur un registre spécial tenu à la disposition de tous les avocats. "

 

Or, le bâtonnier n’est pas membre du conseil de l’ordre, qu’il ne fait que présider. Il n’a donc pas le pouvoir de soumettre des questions à l’assemblée générale.

 

Le conseil de l’ordre se prononcera-t-il sur les vœux émis par l’assemblée générale?

 

Pourra-t-on déférer les délibérations ou décisions à la cour d’appel ?

 

Ne peut-on voir, dès lors, dans ce désordre généralisé,  un cas d’empêchement définitif du bâtonnier, au sens et pour l’application de l’article 15, alinéa 5 de la loi n°71-1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques?

 

 

Par bernard.kuchukian le 23/11/18

 

Je reçois comme tous les confrères  ce soir une circulaire de quatre pages nous annonçant que l’heure est grave (sic), tandis que le gouvernement ne veut rien entendre, sa majorité – soit celle qu’ont élue les avocats protestataires contre Marine LE PEN- refusant de changer quoi que ce soit à un projet de réforme qui,  de vous à moi,  ne casse pas plus de trois pates à un canard.

 

En voici le texte inoui.

Mes chers confrères,

 

L’heure est grave !

Nous vous avons demandé de vous mobiliser, puis de laisser la place à la concertation.

Après plusieurs mois de négociation avec le Gouvernement, nos instances nationales avaient réussi à obtenir de nombreuses avancées. Mais le Gouvernement a chosi de rompre ses engagements par l'intermédiaire de ses Députés. Ce que nous ne pouvons pas accepter. 

 

Nous n’avons pas perdu ce combat, et d’autres sont encore à venir (retraite, réforme de la procédure, création de structures dédiées).

 

Encore faut-il collectivement démontrer notre capacité de mobilisation, de réflexion, de propositions.

 

L’importance inédite de l’enjeu pour la Justice justifie l’organisation d’une assemblée générale extraordinaire, en présence des Bâtonniers des Barreaux du Sud Est, et du Président de la Conférence des Bâtonniers, que j’ai conviés.

 

Soyons une force de mobilisation et de proposition.

 

Je présenterai :

- le projet de loi Justice 

- le calendrier parlementaire

 

Je cèderai ensuite la parole au Président de la conférence des Bâtonniers, ainsi qu’aux Bâtonniers présents désirant la prendre.

 

Nous échangerons ensuite ensemble.

 

A l’issue, je soumettrai au vote les propositions concrètes d’actions que vous avez suggérées et dont je vous remercie, et qui suivent sous forme synthétique :

 

Moyens d’actions relatives à l’exercice professionnel

 

         Envoi, le même jour au même moment d’un message RPVA, mails (y compris auprès élus et chancellerie) et réseaux sociaux avec un texte court à déterminer. Exemple Photo du Communiqué de presse ou Phrase choc

 

         Utilisation d’un Kit de communication avec le logo du communiqué de presse sur tout support utilisé dans le cadre professionnel à destination des clients et autres correspondants (courriers, mails, enveloppes) «Les avocats plaident pour votre Justice »  Affichage du communiqué dans les salles d’attentes

 

         Suspension les conventions nous liant contra legem avec les juridictions (exemple convention TI, envoi des conclusions papier avec les accusés de réception dans les procédures écrites RPVA).

 

         Grève du zèle tournante par journée avec un relais presse

 

- Déposer des DML en masse le même jour et en informer la presse

- Demander dans les dossiers prêts procéduralement des fixations à la Cour y compris au besoin en collégiale le même jour

- Demander des copies systématiques du dossier en matière pénale

- Plaider systématiquement tous les dossiers

- Transmettre les actes en taille de police 5

- Grève désignation CRPC

 

         Grève totale entraînant un blocage de toute l’institution judiciaire

 

         Grève totale sauf contentieux des libertés

 

         Organisation d’états généraux de la justice en invitant les citoyens à s’exprimer sur leurs doléances et leurs propositions pour une justice du 21e siècle dans les maisons de la justice et du droit.

 

         Appel aux avocats à mettre sous séquestres les versements URSSAF TVA

 

         Engager une action collective contre l’Etat ou Président de Juridiction suivant la compétence, pour non-conformité du TGI /CPH etc aux conditions accès handicapé, normes sécurité, traitement des données personnelles etc

 

Moyens d’actions ne touchant pas à notre exercice professionnel

 

         Blocage sous forme de manifestations de certains lieux (tribunaux, péages, rassemblements déclarés devant la préfecture ou autre avec diffusion d’un tract pédagogique par exemple)

Occupation des maisons de la justice et du droit dans tout le ressort

Déplacement à Paris le 27 novembre si date confirmée

Fédérer les autres Barreaux et pousser le Barreau de Paris à agir

 

         Masquage des radars avec un crêpe noire et une bande blanche

 

         Créer une pétition sur change.org pour l’organisation d’un référendum national sur la réforme de la justice (proposer de choisir entre la réforme Macron-belloubet et notre  proposition de contre réforme citoyenne)

 

         Faire de la prise vidéo de la parole citoyenne et diffuser massivement en ligne nos actions

         Création d’une cellule de communication

         Mobiliser nos élus et notamment demander des rendez vous à leur permanence.

 

         Avoir communication de la liste des 52 parlementaires qui sont d’accord pour exercer un recours constitutionnel et trouver les 8 parlementaires manquants.

 

         Associer les syndicats de magistrats et greffiers et personnels justice à la contestation

 

          Arrêter toutes communications et participations institutionnelles avec les collectivités territoriales et autres institutions y compris inviter les élus nationaux à en faire de même

 

         Démission en bloc de tous les élus au niveau local, et pourquoi pas inviter ceux de la profession à en faire de même

 

         Une journée rencontre avec le public (porte ouverte à la CARSAM)

 

         Création d’une caisse de grève. 

 

Votre bien dévouée, 

 

Le bâtonnier
Geneviève MAILLET

 

 

Il parait  dans ces conditions qu’on doit se réunir lundi matin pour etre une force de proposition. Mieux vaut lire une connerie pareille qu’etre aveugle, quand on sait   le silence à peine  distingué des élus à chaque fois que des protestations de la base, la mienne par exemple, ont été émises, notamment sur blog avocats. Au pire, ça m’a valu des poursuites pénales parce que j’avais écrit que certains désignés par le conseil de l’ordre étaient des abrutis et que le bâtonnier du moment était raciste à la cause arménienne. Attendez la suite.

Alors il parait qu’on (qui c’est on) va décider sur les points suivants :

Suspendre les conventions de procédure avec les juridictions. Ah, bon, je rappelle que ceux dont je suis qui ont prétendu qu’elles étaient illégales ont été montrés du doigt. C’est sur, moi, je n’ai pas de décoration.

Demander des fixations à plaider. Bonne idée. Les magistrats concernés à la cour d’appel appuiera sur un bouton pour vous dire que la juridiction est submergée (on ne saura pas si c’est vrai ou non). Affaire suivante.

Transmettre les actes de procédure en taille de police 5. Là, c’est grandiose. J’ignore de quels logiciels se servent ceux qui font de telles propositions. Sous mes Word à moi, ça commence à 8 et c’est à peine lisible pour celui qui écrit.

Grève totale de l’institution judiciaire. Ah oui, et pourquoi,  car les avocats ne défendent pas la justice, mais leurs clients. Et  ils travaillent contre leurs propres intérêts professionnels en adoptant des positions suicidaires. Que les grévistes  se suicident  donc entre eux, qu’ils nous foutent la paix et nous rendent les clients qu’ils nous ont volés par leur bien pensance.

Maintenant on passe au presque sublime. Il y a en effet un appel au séquestre des cotisations obligatoires et de la T.V.A. Ca s’appelle en droit l’incitation  à  la grève de l’impôt, c’est prévu par l’art. 1747 du Code général des impôts,  et ainsi réprimé 3.750 € d’amende et 6 mois de prison.

Et ce n’est pas fini. On appelle aussi  à masquer les radars. Là, ce sont les art. 322-1 et 322-2 du Code pénal. 2 ans de prison de 30.000 € d’amende.

Charmants conseils ordinaux …

L’apothéose est à la fin. On propose la démission en bloc (en bloc) de tous les élus au niveau local, au passage pourquoi pas les Parisiens aussi, et enfin on veut inviter ceux de la profession à en faire de même.

Voilà la seule bonne idée de cette circulaire.

Qu’ils démissionnent tous.

Par bernard.kuchukian le 16/11/18

 

Il parait,  d’après  une circulaire,  que  le conseil de l’ordre marseillais  a décidé d’apporter son soutien à l’opération « dégun sans stage »,  qui aiderait,  nous dit-on,  les collégiens  mais seulement ceux issus des 3ème issus de quartiers difficiles,  à trouver des stages en entreprises. Du coup, notre ineffable bâtonnière fait passer le mot et nous invite à rejoindre le défi, comme si on n’avait pas déjà autre  à faire en matière de défi pour sauver une profession, qui se suicide. Ici, l’appel n’est plus ici sur du papier glacé en couleur, c’est un message de courrier électronique, c’est moins cher. Ouf.

Question au passage : les loges maçonniques, par exemple le Grand Orient, participent-elles à cette belle œuvre  sociale ?

Il parait en tout cas que par manque de réseau ( ???) des « jeunes » de 3ème, venus de collèges d’éducation prioritaire (autrement dit de machins pourris)  peineraient à trouver un stage de qualité en plus  dans des entreprises, et que ce serait  au barreau de s’en charger.

Dites- donc, ne marcheriez  vous pas sur la tète.

Le conseil de l’ordre n’est pas celui de l’administration de certaines assistantes sociales, dont la bâtonnière du moment serait le chef.  Si vos voulez faire de la politique, faites en, mais ne mêlez pas la profession à cette affaire.

La question de l’égalité des chances ne concerne pas les confrères,  sauf  à la rigueur quand ils se lancent en politique. Remarquez, on dit que certains élus en profiteraient alors  pour faire des affaires immobilières pas bien jolies-jolies à ce qu’il parait.

« Dégun » d’après le dictionnaire du marseillais de mon ami le professeur Jean CHELINI,   cà veut dire «  personne », et pas une personne (déterminée).

Ainsi, traduction de mon titre en français : que personne aille se faire. Ce qui n’a aucun sens. Mais je me suis mis dans le coup. Je suis.  Le temps de trouver ce que ça voudrait dire,  ils  ne seront plus en âge de chercher un stage.

Maintenant, il a bien la solution,  mais ils sont mineurs, ces faux stagiaires à qui on ferait mieux d’apprendre au moins le français, pour autant que leurs enseignants le sachent, on pourrait les inviter au beaujolais nouveau organisé le lundi soir 19 novembre à la maison de l’avocat. L’ennui, c’est que le vin, donc l’alcool, et le saucisson ne correspondent pas. Aie.

Sans compter que la remise du Mérite à la bâtonnière,  par le maire Jean-Claude GAUDIUN, prévue hier soir, sera sans doute aussi décalée. C’est que le maire a bien d’autres soucis lui aussi que les stages des 3èmes.

En quittant pour le parquet général de Chambéry celui  de Marseille, Jacques DALLEST avait écrit,  et m’avait même écrit,  que Marseille est un volcan. L’éruption n’est pas pour demain. Par contre, les solfatares….

Par bernard.kuchukian le 15/11/18

 

Décidemment, quelque chose ne tourne VRAIMENT pas rond  du tout  chez nous.

N’étant surtout pas élu, ni investisseur dans des opérations publiques, je suis bien à l’aise.

On parle encore ici  des effondrements marseillais et des morts correspondants.

Voici maintenant que c’est au tour d’une autre élue municipale et régionale de devoir partir. De surplus, elle est proche de la famille.

Et il y a MARSEILLE HABITAT.

Aie, élus locaux  et avocats locaux.

Il y avait eu voici quelques années déjà une affaire,  évidemment enterrée malgré plainte,   avec un juge d’instruction, d’un organisme national  et de contrôle des opérations de logements sociaux,  mettant en cause une proche  de Monsieur Renaud MUSELIER, président (LR) du conseil régional Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur. Là, on parlait de favoritisme au bénéfice de certains avocats bien comme il faut  dans des marchés publics de justice.

Alors voilà, il parait que notre barreau met maintenant  en place un téléphone gratuit de 400 confrères (qui sont-ils au juste ?) chargés d’aider les victimes des affaires de famille.

Les donneurs de leçons  locaux de vertueuse morale politique ont tous les culots, c’est vrai.

Par bernard.kuchukian le 14/11/18

Tellement aveuglée par l’envie de voir sa photo en couleur, partout et toujours, la bâtonnière de Marseille a perdu la raison, au point de laisser faire n’importe quoi,  et n’importe qui,  sur la revue en papier glacé,  éditée trois quatre fois par an  par la profession. Une fois passé la masse des  photos  évidemment glorieuses, à l’égard de la susdite – il y a un vrai coté CEAUCESCU, en plus chic, plus glamour- on peut donc y écrire n’importe quoi.

Pas n’importe qui cependant, il faut etre bien en cour.

Ici, la cour c’est le SYNDICAT DES AVOCATS DE FRANCE, le S.A.F., au surplus bien subventionné par la profession.

Alors, sous  un directeur de publication appelé Julien AYOUN, voici  que le journal du barreau de Marseille n° 3-2018,  paru tout récemment,  nous annonce « la rentée qui a gonflé ses voiles ».  Ouf. C’est sous la signature de la bâtonnière (qui s’appelle ici bâtonnier). On a compris que le directeur de la publication, c’est elle, et que notre ami AYOUN est là pro format. Le pauvre.

Voici donc en page 20, un article – communiqué du S.A.F.         panégyrique à la gloire d’un avocat parait-il franco –palestinien, mère française, père palestinien de Jérusalem, donc israélien de ce coté là. Il est  légèrement activiste, au point d’avoir organisé l’assassinat,  heureusement  raté,  d’un rabbin, condamné par un tribunal militaire israélien pour complot et appartenance à un mouvement considéré là-bas comme terroriste. Les juges militaires israéliens ont peut etre  eu la main lourde, 14 ans, on a réduit à 7 ans.

Il parait, c’est l’article publié librement par le S.A.F. dans la revue de notre profession à Marseille, que le quidam, défendeur des droits de l’homme, a fait je cite  le choix du droit et de la justice en devenant avocat.

Il parait aussi que faire taire l’avocat, c’est un avertissement donné à tous les Palestiniens c’est leur dire que toute défense est vouée à l’échec c’est mesurer le verbe  c’est interdire la contradiction. Il parait que le confrère devrait avoir le soutien de l’ensemble du barreau.

Bon, vous avez compris qu’il n’y a guère que les Palestiniens qui soient dignes d’intérêt, pas les autres, tandis que  les Juifs sont bien gentils, ils ont en effet  libéré le bonhomme.

Sauf évidemment que l’appel  officiel à la défense du terroriste a fait grincer des dents au barreau de Marseille.

D’abord parce qu’il parait qu’au moment de son arrestation, il n’avait pas prêté serment. Ensuite et là j’ai peur, parce qu’il parait que le rabbin en question est donné comme radical et même d’extrême droite.

 Alors voici que la bâtonnière,  qui se révèle la vraie directrice de la publication,  publie ce jour un communiqué alambiqué,  de deux pages,  pour nous expliquer  qu’il faut etre inquiet et vigilant quant aux répercussions des déclarations incontrôlées sur différentes tribunes.

Et la bâtonnière d’exhorter. Il parait en effet qu’il ne faut pas mêler les voix des avocats à ceux qui incitent à la violence.

On parle de qui ici au juste ? Jusqu’à preuve du contraire qu’un quidam lourdement condamné dans une affaire pénale grave. A moins que le droit palestinien s’il existe soit très libéral quant à l’assassinat du rabbin. Et du Juif.

Mais alors, dites donc, le barreau de Marseille pratique  ici la politique du deux poids trente six mesures.

Voyons, moi qui n’ait tué ou blessé personne, sauf l’ego inconsidéré des élus du moment, lorsque j’écris que la commission ordinale de la culture invite à nos frais pour faire sa propagande contre les  électeurs du Front national (un tiers des Français), un saltimbanque,  lui-même condamné en correctionnelle pour cette injure : les électeurs du Front national sont des fils de pute), on me poursuit en correctionnelle. Encore heureux qu’on ne me flingue pas. Et lorsque que j’ajoute que le même bonhomme  (un certain MADENIAN) fait le beau en critiquant les Arméniens, bref lorsque j’écris que cette commission est peuplée d’abrutis, c’est moi qu’on poursuit en correctionnelle pour injure. Qui donc : le bâtonnier. Bon pour l’instant, je suis relaxé. Vous allez vous qu’ils auront le culot d’un appel incident…

Mais ce n’est pas tout, lorsque j’ai écrit qu’un bâtonnier, un autre, est comme son conseil,  raciste à la cause arménienne, qu’il n’ont pas défendue, ni même mentionnée dans leur si joli bulletin sur papier glacé, au titre des  grandes causes (vous savez, par exemple, l’humanité, sans le H du journal)  ne serait-ce qu’au moment du centenaire, tandis qu’une loi FRANCAISE l’a reconnu à l’unanimité de ses parlementaires, c’est encore moi qu’on poursuit en correctionnelle, les mêmes, et qu’on fait condamner à 500 € d’amende avec sursis. Bon j’ai fait appel, l’histoire n’est pas terminée.

Dites donc,  Madame la bâtonnière, ne pourrait-on pas transférer ici du SHAKESPEARE  (si vous connaissez bien sur) avec son « quelque chose de pourri dans le royaume de Danemark ». Il faut que je fasse  cependant attention, on va  peut etre me poursuivre pour injure pour avoir comparé le Danemark de SHAKESPEARE avec le barreau de Marseille.

Le plus cocasse,   si on peut employer ce terme, est ici. C’est qu’au sein même du S.A.F. dénonciateur, on doit trouver à la fois des confrères juifs ashkénazes et des séfarades, des amis d’Israël, et des antisionistes. Oui, ca existe. Il y a  même du couscous belge. Alors.

Et moi, c’est vrai j’ai un peu de COHEN dans le sang,   je  me sens un peu séfarade et beaucoup   sioniste et pour tout vous dire Bibi me plait  beaucoup.

Remarquez bien, ça ne me sert à rien, puisqu’on continue à penser,  ce qui est infâme,  que défendre la cause arménienne,  comme je le fais,  signifie qu’on discute la Shoah.

Sauf que dès qu’on a un peu de culture, on sait que la seconde est malheureusement la fille de la première.

Et qu’on devrait savoir que malheureusement personne n’a le droit à etre peuple élu exclusivement surtout en matière de génocide. J’imagine que les bizounours n’ont pas le niveau pour comprendre.

Par bernard.kuchukian le 14/11/18

Décidemment, quelque chose ne tourne pas rond  du tout  chez nous. N’étant surtout pas élu, ni investisseur dans des opérations publiques, je suis bien à l’aise.

On parle encore ici  des effondrements marseillais et des morts correspondants.

Enfin,  c’est plutôt du malaise, car je connais amicalement, aux idées politiques différentes des miennes, le confrère concerné, dont le nom s’étale hier dans « Le Monde » sous la plume du correspondant local (un ancien du Provençal)

Au 65, rue d’Aubagne, les propriétaires assurent avoir toujours voté et réglé les travaux demandés.

Les appartements, avait précisé le procureur de la République, n’étaient pas indécents. « Qu’est-ce que j’aurais pu faire de plus ? Je me pose la question depuis une semaine et la réponse, c’est malheureusement : rien », confie au « Monde » tel confrère marseillais  propriétaire d’un appartement dans cet immeuble et par ailleurs avocat de la copropriété. Celle-ci proche tout de même de sociétés publiques.

Conseiller régional, proche de Renaud Muselier, président (LR) du conseil régional Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’intéressé  se dit « dévasté par le drame : je ne peux pas imaginer que l’immeuble va s’effondrer si deux experts ne le disent pas. Dans le cas contraire, il y aurait eu un arrêté de péril imminent et le relogement aurait été fait. C’est ce que j’ai dit aux enquêteurs ».