Par bernard.kuchukian le 19/02/19

 

Voici que le bâtonnier marseillais du moment nous fait passer un communiqué qu’il présente comme émanant du Conseil national des barreaux,  mais qui en réalité vient  seulement de l’association de la loi de 1901, encore appelée conférence des bâtonniers, laquelle appelle hier,  à manifester aux rassemblements républicains qui auront lieu ce soir.

La première observation est celle-ci. Sur un thème citoyen qui non seulement les dépasse mais encore ne leur permet en aucun cas de prétendre exercer quelque action, ils se mêlent de quoi ces bâtonniers, dont l’association est plutôt connue  pour ses banquets ?

La deuxième  est que le communiqué  rappelle la sanction que  toute discrimination fondée sur l’appartenance ou la non appartenance à une ethnie, une nation, une race, ou une religion.  Ce qui au passage est inexact,  puisque le Conseil constitutionnel nous l’a dit deux fois,  et une fois directement à Philippe KRIKORIAN         et à moi-même.  Il n’y a rien d’anormal à ce que la contestation du génocide arménien, celui-ci pourtant reconnue par une loi,  votée à l’unanimité par les parlementaires de la République, ne soit pas sanctionnée,  comme l’est celle de la Shoah.

Le troisième est alors que je ne comprends pas comment un bâtonnier et même deux de Marseille ont pu me poursuive en correctionnelle et me faire condamner à 500 € d’amende avec sursis pour injure et non diffamation  parce que j’avais écrit sur ce blog  que l’un d’eux était raciste à la cause arménienne.   Au passage, au strict inverse du bâtonnier de Paris, qui a prouvé le contraire.

Car, ce faisant, je dénonçais justement  l’indifférence à la cause arménienne. Le génocide arménien de 1901, celui pontique de 1922, sont en effet de même nature que celui qui a conduit plus tard à celui des juifs. On était anti arménien comme on a été  ensuite anti juif.

La quatrième, on reste en famille, est finalement le résumé de ce que déclarait Gilbert COLLARD, hier après-midi sur Europe 1.

« Ce combat mérite autre chose que des manifestations. Depuis qu’on manifeste Youssef Fofana a tué Ilan Halimi. Mohammed Merah : Ozar Hatorah. Coulibaly l’Hyper Cacher. Mehdi Nemmouche : le musée juif. Traoré : Sarah Halimi et Yacine Mihoub : Mireille Knoll. »

Il doit certainement  en oublier.

Par bernard.kuchukian le 24/01/19

 

La première communication du nouveau bâtonnier est de nous informer en janvier de la date de la réception annuelle du barreau fin juin prochain.

C’est gentil, ça révèle une ambition raisonnée.

Je ne suis pas certain que ce soit une mesure  de prise de conscience de la gravité de la situation économique et financière actuelle du barreau de Marseille, qui court à sa ruine en raison d’une part de sa croissance délirante, et de l’autre de la perte régulière de l’activité de la ville.

C’est de l’économie politique à l’égard des nuls.

L’ennui c’est qu’on cherche à  régler problèmes des  nuls par les petits fours.

Par bernard.kuchukian le 16/01/19

 

Antoine, Antoine VERSINI est mort.

Nous le savions malade,  bien malade. Mais il était toujours là. Je l’avais croisé et salué voici quelques jours à peine. Lundi si je ne me trompe.

Je dirai aux siens ma peine et ma tristesse.

Mais ici sur blog avocats où je suis si dur habituellement sur l’immense majorité des confrères marseillais, je veux exprimer,  comme je l’ai toujours exprimé de son vivant, ma sympathie et mon amitié  pour ce  très grand Corse qui vient de nous quitter.

Adieu Antoine.

Par bernard.kuchukian le 26/12/18

Voyez, je ne suis pas sectaire, je lis même « La Marseillaise » communiste. Et pourtant, je suis aux antipodes. Mais  c’est toujours bien écrit.

Alors, il parait que le vingtième vice-président du Conseil régional,   élu des Républicains,  en charge de la commande publique et de la commission d’appels d’offres, rien que çà, tel confrère marseillais,  décrit comme spécialiste de droit immobilier, vous avez bien lu,   allez  donc chercher son nom dans toute la presse nationale et locale,  a déclaré dans un communiqué :

« J’ai proposé ma démission des fonctions que j’occupe au sein de cette institution ».

Sauf que les faits sont plus complexes. Dernièrement, l’entourage de la présidente  du Conseil se serait aperçu que la lettre de démission n’était pas limpide, entretenant le doute sur les volontés de l’intéressé.

« Elle n’était pas clairement rédigée, je l’ai complétée en disant clairement que je démissionnais de ma vice-présidence », assure l’intéressé.

« Dans mon esprit, ma démission était claire dès le départ, si ça peut contribuer à calmer les uns et les autres. Être vice-président sans fonction, ça ne veut rien dire », expose-t-il.

Au passage, l’avocat dit avoir « été piégé » dans la gestion de son appartement insalubre.

« L’émotion empêche l’explication », se défend-il, assurant « avoir reçu le soutien d’élus de tous bords ».

Fin de citation.

Des noms !

Vérifications effectuées, déjà l’intéressé n’est pas mentionné comme spécialiste en droit immobilier sur la liste officielle du Conseil national des barreaux.

 « La Marseillaise »  qui publie une photo des lieux litigieux– et ce n’est pas triste, je vous assure, tandis qu’on espère que leur acquisition n’a pas été financée par la vertueuse CAISSE D’EPARGNE locale dont  le démissionnaire est l’un des avocats- s’est au moins trompée sur ce point là.

Quant au  surplus, on ne veut pas savoir. On a compris que l’intéressé reste élu au conseil régional,  il n’en n’a surtout pas démissionné.  

Moi, oui je fais savoir, parce que professionnellement, j’ai été  dans le temps la victime de la bienpensance de certains confrères, pour capter la clientèle, ici celle de la CAISSE D’EPARGNE, en avançant leur morale et leur vertu   politiques comprises comparées à d’autre.  Au singulier. Si on voit bien ce que je dis.

Par bernard.kuchukian le 19/12/18

On est en plein délire. On peut facilement imaginer que par les temps difficiles en cours, l’ordre – qui n’existe toujours pas- mais enfin qui devrait servir à quelque chose d’utile, passe son temps à autre chose qu’au communiqué débile  reçu ce soir, savoir :

Mes chers confrères, 

 

Je vous informe qu’à compter du 1er janvier 2019, les procédures en cours devant le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale du Morbihan seront transférées en l’état au Tribunal de Grande Instance de Vannes en application des dispositions de l’article 114 de la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIème siècle.

 

Nouvelles coordonnées :

 

+ TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE - Pôle social - CS 42503 - 56019 VANNES Cedex

: : pole-sociaux.tgi-vannes@justice.fr TEL : 02 97 43 77 14

 

Votre bien dévouée, 

 

Le Bâtonnier
Geneviève MAILLET

 

 

Ordre des Avocats du Barreau de Marseille

51 Rue Grignan 
13006 Marseille

 

 

©2012-18 Ordre des Avocats du Barreau de Marseille - https://www.barreau-marseille.avocat.fr/ - Tous droits réservés

 

Commentaire : franchement, quel est l’intérêt pour l’avocat marseillais moyen de voir son attention alertée sur un machin pareil ? Je n’ai rien contre la charmante commune de VANNES, Morbihan. Je me souviens  avoir déjeuné,  il y a longtemps dans la cour du château Trompette à coté  d’Alain SOUCHON. Bon pour autant, VANNES, pardon les confrères bretons, VANNES, on s’en fout.

Par bernard.kuchukian le 17/12/18

Il y a un à peine un mois       presque jour pour jour,  les gilets jaunes n’étaient pas  encore passés à l’attaque, on apprenait par une circulaire,  que  le conseil de l’ordre des avocats marseillais  a décidé d’apporter son soutien à l’opération « dégun sans stage », qui devait aider  nous disait-on,  les collégiens  mais seulement ceux issus des troisièmes  issus de quartiers difficiles,  à trouver des stages en entreprises. Du coup, notre ineffable bâtonnière faisait passer le mot et nous invitait  à rejoindre le défi, comme si on n’avait pas déjà autre  à faire en matière de défi pour sauver une profession, qui se suicide. Ici, l’appel n’était plus ici sur du papier glacé en couleur, c’était un message de courrier électronique, c’est moins cher. Ouf.

Je posais la question au passage : les loges maçonniques, par exemple le Grand Orient, participent-elles à cette belle œuvre  sociale ?

Il paraissait en tout cas que,  par manque de réseau ( ???) des « jeunes » de 3ème, venus de collèges d’éducation prioritaire (autrement dit de machins pourris)  peinaient à trouver un stage,  de qualité en plus,   dans des entreprises, et que ce serait  au barreau de s’en charger.

J’écrivais alors, ne marchez- vous pas sur la tète.

Le conseil de l’ordre n’est pas celui de l’administration de certaines assistantes sociales, dont la bâtonnière du moment serait le chef.  Si vos voulez faire de la politique, faites en, mais ne mêlez pas la profession à cette affaire.

La question de l’égalité des chances ne concerne pas les confrères,  sauf  à la rigueur quand ils se lancent en politique. Remarquez, on dit que certains élus en profiteraient alors  pour faire des affaires immobilières pas bien jolies-jolies à ce qu’il parait.

« Dégun »,  d’après le dictionnaire du marseillais de mon ami le professeur Jean CHELINI,   çà veut dire «  personne », et pas une personne (déterminée).

QUESTION : ils sont devenus quoi vos stagiaires ?

 J’imagine la tète des entrepreneurs  en recevant des stagiaires dont le modèle  des donneurs de recommandation est … la grève folle et suicidaire.

Pire, également la suggestion de l’incitation faite à la grève fiscale, sociale, à empêcher les radars routiers de fonctionner et finalement à un autodafé de livres de droit devant le palais de justice. J’allais oublier l’entrave à  la liberté des enchères  fait prévu et réprimé par l’art. 313-6 du Code pénal.

Par bernard.kuchukian le 13/12/18

Pendant que nous continuons de recevoir d’heure en heure des appels  fous à une grève suicidaire pour la profession, voici que ce matin notre barreau – peut etre sans sa bâtonnière, mais on a envoyé quelques copains là bas à nos frais évidemment- va participer à cette connerie de sous conférence bidon sur la COP qui se tiendra à KATOWICE.

Voici dans le rapport relatif à cette manifestation, évidemment établi avant les évènements actuel avec l ;a complicité des élus bienpensants de notre barreau,  sous la présidence du maire de Marseille, qui désormais se terre dans son hôtel de ville, voici un seul passage du rapport rédigé pare ces gens là. Il n’est qu’un exemple,  sur plusieurs dizaines de pages, tout le reste est du même genre.

Lisez.  Un summum d’absconnerie.

 

« Considérant la nécessité d’expérimenter cette transition juridique dans des processus de gouvernance multi-niveaux, notamment en Méditerranée, marquée par une conception du droit romano-germanique, les États sont invités à faciliter l’engagement d’une dynamique méditerranéenne expérimentale de transition juridique portant sur tous les aspects évoqués aux articles précédents par le lancement d’un laboratoire méditerranéen de la transition juridique et de la résilience urbaine, animé par une alliance de villes et alimenté par des échanges de pratiques et d’outils entre territoires d’expérimentation. »

 

P.S. Il faut absolument créer la profession de traducteur en français vernaculaire.

Par bernard.kuchukian le 12/12/18

Surnaturel,  cet après midi à la Cour d’appel.

D’un coté, l’avocat d’un appelant, au demeurant pas trop pressé de plaider,  compte tenu des circonstances dans  l’intérêt ou sans contrariété de l’intérêt  de son client.  De l’autre l’avocat d’un intimé,  lui plus pressé (c’est une histoire de compte bloqué).

L’avocat de l’intimé est un ex-puissant bâtonnier,  plein de décorations, qui dit que c’est sa dernière plaidoirie avant de s’arrêter au 31 décembre. Grand défenseur de l’ordre (voyez tous les sens du mot), et du clan des bâtonniers. Il est pressé, il veut plaider.

L’avocat de l’appelant,  que le susdit bâtonnier avait traité de prurit,  il y a quelques mois,  parce qu’il mettait en cause une décision du conseil de l’ordre,   est alors touché par la grâce.

Il se met  en grève sur le coup à la barre, et vient chanter la gloire de celle  décidée hier par un conseil de l’ordre qu’il déteste et qui le lui rend bien.

Et alors,  la main sur le cœur,  presque avec des trémolos  dans la voix d’approuver le communiqué lu à l’audience  par la membre d’un conseil de l’ordre voisin, laquelle,  connaissant l’un et l’autre, évidemment tout étonnée, s’attendait à l’exact contraire.  Et devait bien se marrer.

Renvoi sans problème, comme toutes les autres affaires dans lesquelles les renvois étaient demandés.

Salut.

Par bernard.kuchukian le 11/12/18

Alors voilà qu’on demande, voyez ce que je viens d’écrire, aux avocats de Marseille de venir manifester demain matin devant le vieux Palais de justice de la ville, munis de leurs vieux codes (on imagine Dalloz et Litec).

On ne nous dit pas pourquoi ce sera, mais on imagine qu’on va décider alors d’un grand autodafé.

La bâtonnière se prend donc pour le grand inquisiteur de notre  temps, ou plus banalement pour le chancelier élu Hitler  quand il faisait bruler les livres des Juifs et des autres.

Attention, on est maintenant  passé dans le délire. Au secours la psychiatrie !

A l’aide l’Assistance publique de Marseille : je propose celle réputée du  service du professeur Jean-Michel AZORIN,  au secteur sud. Je précise que je le connais seulement de haute réputation, moi, qui ne suis pas son patient.

Par bernard.kuchukian le 11/12/18

 

Voici :

« « 

Mes chers confrères, 

Je vous informe que le Conseil de l'Ordre, qui s'est réuni cet après-midi, a voté en complément du rassemblement devant la Préfecture demain, Mercredi 12 décembre à 11h, une grève totale des audiences et la suspension des désignations ordinales de 00h01 à 23h59. Ce mouvement pouvant être éventuellement reconduit. 

Un membre du Conseil de l'Ordre sera présent à chacune des audiences pour lire la motion du Barreau. Toutefois, je vous remercie de bien vouloir noter que chaque avocat devra effectuer lui-même la demande de renvoi.

En ce qui concerne le rassemblement de demain, il sera précédé d’un rendez-vous à 10h30 sur les marches du Palais Monthyon avant de se déplacer ensemble vers la Préfecture. Nous vous invitons à apporter vos vieux codes.

Nous comptons sur votre soutien et votre mobilisation, 

Votre bien dévouée, 

Le Bâtonnier
Geneviève MAILLET

 

 

:

 

Ordre des Avocats du Barreau de Marseille

51 Rue Grignan 
13006 Marseille » »

 

Quand un professionnel libéral est en grève,  il ne travaille pas et n’a donc pas de recettes.

Il perd de l’argent, dont les autres profitent. Voyez que dans le même temps, les experts comptables font de la publicité télévisée  pour donner des conseils.

C’est bien ce que je dis. Par leur conduite inconsidérée, les élus de la profession la trahissent. Ceux qui trahissent sont des traitres. Et ceux qui les ont élus sont comme les électeurs du président MACRON des cocus.