Par bernard.kuchukian le 08/10/15

 

Je me rappelle l’une de mes plaidoiries devant le Conseil constitutionnel.

C’est un événement pour un avocat  de province, marseillais, quelle horreur,  si unanimement décrié par les beaux esprits.

En plus j’allais  y soutenir le doute sur l’indépendance, la compétence et l’impartialité des juges consulaires.

Dans l’avion qui me menait à Paris, je m’étais rappelé la plus célèbre publicité de tous les temps, celle de Salvador DALI pour le chocolat LANVIN.

« Je suis fou (un temps) ...,  vraiment fou, du chocolat (un temps)...LANVIN ».

J’avais donc commencé pareil,   à l’attention du Conseil : « Il faut être fou pour venir devant le Conseil constitutionnel dire  que les juges consulaires ne sont ni indépendants ni compétents ni impartiaux. »

Bon, c’était joué d’avance, j’ai –nous étions trois- perdu.

Aujourd’hui, je me dis que j’aurais dû ajouter cette phrase superbe de Salvador DALI,  avant de devenir marquis de PUBOL.

« La différence entre un fou et moi, c’est que moi, je ne suis pas fou ; bonjour ».

Par bernard.kuchukian le 06/10/15

 

Ce billet est destiné spécialement à notre confrère Gilles HUVELIN.

Cher ami, je vais très bien. Aucun signe d’A.V.C. chez moi.

Décidemment, cette histoire d’A.V.C. de KUCHUKIAN a la vie dure.

Par bernard.kuchukian le 04/10/15

 

Je crois bien que ce billet est applicable à tous les avocats  de France. Et peut-être d’ailleurs.

Je ne peux parler que de ce que je sais depuis   45        ans. Sauf que moi, je connais justement depuis 45 ans, et dans un grand barreau, au moins par le nombre des avocats, peut-être même aussi par leur talent. Mais si, mais si.

Généralement, il faut être moyen, médiocre,  en tout cas donner la nette impression qu’on ne fera pas de vagues.  Attention: je ne dis pas que ceux-là sont médiocres ou moyens, et/ou n'ont rien dans la tete. Non, je dis qu'il faut qu'ils en donnent au moins l'impression, ce qui quelque part peut etre l'expression d'un grand talent.

Je ne donnerai ici que les noms de personnages décédés.

Ainsi,  je me souviens parfaitement de l’élection d’un  CHIAPPE à la place d’un GUERRE,  pour qui le renouvellement,  alors possible ne devait être qu’une formalité. Mais GUERRE  avait un programme dynamique au moment où la profession venait d’absorber les avoués de première instance. Il fallait donc  calmer le jeu. On l’a fait tomber.

Idem en d’autres circonstances  pour  si charmant et si bien élevé  GUY.

Je me souviens aussi d’un LARDERET, charmant garçon, élu par-dessus tout parce qu’il jouait parfaitement dans l’équipe de football du barreau. Je n’évoque pas les Corses parce que Corses, c’est propre à Marseille.

Et les autres, toujours la même chose. Faites surtout  du vélo, ou du football, vous avez toutes les chances d’être élu.

Bien sûr, les accidents sont possibles, grâce à la bienheureuse Providence divine.

On prétend aussi que tel autre batonnier a été élu parce qu'il était  "bien coiffé", suivant la formule employée plus tard par un de ses successeurs.

Aussi, je m’étonne de constater qu’il existe actuellement  dans notre barreau un avocat chanteur, remarquable au demeurant,  alors qu'il ne se présente pas à l’élection, tandis  que pourtant son élection  y serait un jeu d’enfant.

Donc, je résume,  ne faites rien, ou plus exactement donnez l’impression que vous ne ferez rien. Et vous gagnerez.

Moi, je ne sais pas ne rien faire. Et je ne sais pas mentir.

 Donc, je vais perdre. C'est normal.

Remarquez qu’en proposant de supprimer la fonction et tout ce qui va avec, je devrais avoir des chances. Mais c’est trop compliqué à comprendre pour l’instant tout au moins.

Par bernard.kuchukian le 01/10/15

 

En sortant du Tribunal cet après-midi, j’ai été approché par un jeune confrère,  charmant  d’ailleurs, et fort bien élevé, que je ne connaissais pas, qui s’est présenté à moi.  Je n’ai pas retenu son nom. J’ai reconnu par contre  qu’il est Arabe,  à moins qu’il ne soit Kabyle.

Je rappelle charitablement  à mes contradicteurs que moi, je suis né à BAB-EL-OUED,  où j’ai vécu heureux jusqu’à 15 ans.  

Des Arabes et des Kabyles, j’en avais tout autour de moi. Je connais donc.

Remarquez que c’est pareil désormais à MARSEILLE.

Fort aimablement,  le confrère jeune (je n’écris pas jeune confrère, c’est péjoratif)  m’a rappelé que la commission du jeune barreau (c’est quoi en droit ce machin-là), allait m’entendre le 14 octobre courant sur ma candidature au bâtonnat.

Il parait même que c’est lui qui mènera la discussion.

Alors, il veut savoir qui je suis, etc.

Comme si au bout de 45 ans de barreau de MARSEILLE, on ne savait pas qui je suis. Naïfs, va.

Résumant d’un mot la situation, je lui ai rappelé que notre  barreau n'aime pas et  n’a jamais élu le moindre avocat arménien,  avec un vrai nom en IAN, ni au conseil de l’ordre, ni au bâtonnat, ni même à la CARPA.

Il a souri.

Il avait raison.

Alors, avant de nous quitter, j’ai ajouté ceci :  

« Notre barreau n’a jamais élu non plus le moindre avocat arabe ou kabyle».

Son  sourire m’est apparu  alors comme différent.

Par bernard.kuchukian le 20/09/15

 

Un ami,  avocat et député à la fois m’a fait,  voici quelques jours,  la confidence, de la réception au Palais Bourbon d’un appel téléphonique du propre bâtonnier du barreau de Paris, s’inquiétant de ce que sa toque était pleine, et qu’il fallait faire quelque chose.

Elégante façon d’apprendre au confrère (marseillais),  qui l’a alors justement appris de la bouche du bâtonnier parisien que,  lorsqu’ils sont députés, tous les avocats, y compris les non parisiens, ont ainsi une boite aux lettres au barreau de Paris. Donc   lui aussi qui ne lui appartient pas.

On imagine la suite, parfaitement intelligente, la boite aux lettres  c’est pour faire du lobbying parlementaire. On n’a ainsi aucune peine à lui faire passer les messages. Rien à dire, ces Parisiens sont décidemment les plus forts.

A juste raison après m’avoir dit cela, le confrère marseillais tempêtait  parce qu’ici,  au barreau de Marseille, on lui a récemment plutôt écrit pour  une sombre question de calcul d’heures de formation professionnelle.

A laquelle je suis fier d’avoir aidé à une réponse,  rappelant à l’obscur membre du conseil de l’ordre local pétitionnaire,  que le confrère susdit  siège à la commission des lois, qu’en matière d’actualité de la loi, il en connait donc un certain bout, sans compter ses travaux de questions écrites et propositions de loi. Mais je suppose que le confrère pétitionnaire  doit ignorer l’existence du journal officiel, des travaux parlementaires, de la commission des lois, etc.

Je suppose qu’il ne connait  guère que le bulletin du bâtonnier, dans laquelle il va sans doute alors découvrir la communication en deux pages et  moins de 8.000 caractères sous Word réglementaire  que je viens de lui adresser, du moins si   le conseil de l’ordre a donné son imprimatur. A défaut de quoi, on se retrouvera en référé.

Vous avez compris maintenant pourquoi mon titre « lettres de mon barreau ». On n’est décidemment pas bons ici.

Par bernard.kuchukian le 19/09/15

 

Il m’aura fallu rencontrer,  par hasard,  un confrère ami,  au demeurant bien embarrassé (il était inquiet  et il hésitait à téléphoner à ma fille pour information) ,  dans les couloirs du sous sol de la gare de Lyon,  à PARIS, hier,  pour apprendre qu’il circulerait sur moi ici a MARSEILLE,         le bruit que j’aurais été la victime d’un A.V.C.,  accident vasculaire cérébral, grave au demeurant, expliquant que je ne serais plus la.

 

Première nouvelle…

Le  confrère ami était pressé, moi aussi (je devais déjeuner avec Pierre THIOLLET au Train bleu), mais  j’ai cru cependant comprendre que le faux bruit  (oui, aucun A.V.C. et rien de tel) venait d’un membre du conseil de l’ordre,  je crois savoir qui c’est. Tandis  que ce conseil  n’avait pas apprécié au tout, tant mieux, le texte que j’ai communiqué, à sa demande au bâtonnier du moment,  à publier dans une prochaine livraison du bulletin marseillais de la profession. C’est que le gnan gnan n’est pas mon fort.

Ce texte, vous en avez d’ailleurs  la primeur ici sur « blog avocats ». C’est la sécession,

Bon  revenons en  mon A.V.C.  ; non,  je vous assure que ça va bien de ce cote là et ailleurs aussi.

Rien à voir, mais j’ai été admirablement soigné  d’un cancer au rein voici  16 mois dans l’exceptionnel  service de néphrologie du professeur Eric LE CHEVALLIER (les superlatifs  manquent en grandiose pour écrire ce je pense cet immense médecin) de l’Hôpital de la Conception à MARSEILLE, tout va bien.

Cote cœur, tout allait déjà bien aussi, puisque j’ai en   mains le  certificat d’un cardiologue, par ailleurs chef de clinique a l’hôpital, indiquant  que  je suis admissible à toutes opérations, avec un cœur qui fonctionne parfaitement.

J’hésite maintenant à  mettre en ligne le certificat, parce qu’il émane d’un cardiologue…  arménien. 

Vous voyez ce que je veux dire.

Des fois qu’on vienne mettre en cause sa compétence et sa probité qui pourtant  n’ont pas fait un pli à La Conception.

Allez, salut.

Par bernard.kuchukian le 16/09/15

 

Un confrère,  aussi brillant  qu’imprudent, désormais dans l’ombre d’un conseil de l’ordre, quel chemin parcouru par lui,  met en ligne sur « blog avocats » un intéressant petit billet.

Il copie au passage ma façon de faire, par dossier,  puisque lui aussi a créé un dossier. Ici, le racisme.

Il signale un site Internet d’Etat, pour lutter contre le racisme.

Je prends aux mots sur  ce site, www.egalitecontreracisme.fr ce qui y est écrit.

« « Le racisme se traduit par (…) des comportements (…) à l’égard de personnes en raison de leur origine (…) qu’elles soient réelles ou supposées (…) c'est-à-dire imaginées à partir du nom (…). La loi interdit et sanctionne le racisme sous toutes ses formes. Il s’exprime par un traitement différent et défavorable par rapport à d’autres personnes ( …) Pour qu’on puisse parler de discrimination, il faut un acte défavorable, basé sur un critère interdit par la loi (nom de famille, appartenance ou non appartenance vraie ou supposée à une ethnie, une nation, ou une race ou religion déterminée), se traduisant par un acte par  exemple refus d’accès à un service public ou privé. » »

 

Ainsi donc, lorsque j’ai écrit que le barreau de Marseille est raciste (ostraciste n’existant pas  en français, il aurait plutôt fallu  écrire « fait preuve d’ostracisme »)  envers les Arméniens,  qu’il n’élit jamais, j’en suis l’exemple, je suis parfaitement  en droit de considérer qu’il est ce qu’il est.

C’est en tout cas ma conviction profonde et l’exprimer librement par écrit ne peut  surtout pas être une injure,  ou alors on abroge d’urgence  l’art. 10 de la convention européenne des droits de l’homme.

Allez salut les mecs.

Par bernard.kuchukian le 13/09/15

 

Je bien et bien le fils d’un immigré, puisque mon père est né à SMYRNE, et qu’il est venu en France, pardon en Algérie française,  avec les Arméniens de cette ville lorsque le génocide pontique de 1924 en a chassé les Grecs,  qui l’avaient reçu par le traité de SEVRES, annexe de celui de VERSAILLES.

Mon père, comme Monsieur Edouard BALADUR, appelé BALADURIAN,  jusqu’à un décret des années 30, lequel était né aussi à SMYNE lui en 1929.  Son père y dirigeait la BANQUE OTTOMANE.  Lequel a  d’ailleurs dû aller en classe avec mon père chez les Frères des écoles chrétiennes.

A MARSEILLE, ce BALADUR  là n’a fait que passer. Il a tout compris. Il est allé à PARIS. Bon il n’a pas réussi à être président. Mais il a fait beaucoup.

A MARSEILLE, il a laissé son frère colonel dans l’armée française et le tombeau de famille, au cimetière Saint-Pierre, dont les hasards qu’il me faudra bien comprendre un jour, est tout à côté de celui d’une cousine et d’une tante KUCHUKIAN.

Revenons à moi, le sujet que je connais le mieux : mes pairs n’ont jamais voulu de moi  au bâtonnat ou au conseil de l’ordre.  Ni d’un autre Arménien de non. Si vous parvenez à expliquer la chose autrement que par de l’ostracisme, venez m’expliquer.

Remarquez qu’on s’expliquera en audience solennelle de la Cour d’appel quant aux délibérations ayant décidé de me poursuivre en correctionnelle, et ensuite devant le Tribunal correctionnel, lequel devra dire si j’ai injurié l’institution en écrivant son racisme pardon son ostracisme aux Arméniens et à la cause arménienne.

Tiens, je vais changer de système de défense, et revendiquer la qualité de fils d’immigré. Pour le racisme, ce sera mieux.

Par bernard.kuchukian le 27/08/15

 

A l’attention des bâtonniers X et Y, et des membres du conseil de l’ordre.  

D’avant, pendant et après.

Ici à MARSEILLE, qui maintient ses poursuites abominables contre moi.

Stupides au demeurant.

  • S’ils perdent leur affaire d’injure en correctionnelle, ils sont ridiculisés.

  • S’ils la gagnent, à l’euro symbolique réclamé en dommages-intérêts, je deviens un héros de la cause arménienne, l’année du centenaire du génocide de 1915.

 

Il y a longtemps déjà, dans son Journal, Maurice GARCON  parle  des Juifs, dont le régime de VICHY prépare en 1941 le statut spécial qu’on saura plus tard.

« « Etrange destinée de ce peuple dont les légendes les plus lointaines contiennent déjà le récit d’un exode. Il semble marqué par le malheur et par la persécution, et cependant il survit.

« « On peut se demander si précisément, il ne survit pas à cause des persécutions. Les peuples heureux s’amollissent et disparaissent. Ceux qui doivent lutter toujours conservent leur vigueur » ».

Vous avez compris que le raisonnement précité s’applique aussi  aux Arméniens et à la cause qu’ils s’entêtent à défendre. A moi donc aussi.

Chaque membre du conseil de l’ordre, chaque bâtonnier concerné, sera cité en correctionnelle comme témoin et devra répondre.

Par bernard.kuchukian le 14/08/15

 

Il y a comme cela des coïncidences de temps originales. Voyons, je suis en vacances dans le nord de l’Italie, et ce soir à TRENTE, vous savez la ville du grand concile qui a opéré le (bon) tournant de l’église catholique romaine après la réforme. C’était à la fin du XVIIème siècle. Et puis plus rien jusqu’aux conciles VATICAN I et II.  Vous lirez la suite, ici nous n'aurons aucun tournant.

Voici qu’au même moment, j’apprends ce soir  que le barreau de MARSEILLE a fixé aux 2 et 9 novembre prochains la date de l’élection du bâtonnier,  dont la fonction commencera non pas le 1er janvier 2016, mais le 1er janvier 2017.

Pour respecter un décret de fin 2014 que je suis allé dénicher au Journal officiel, qui supprime le dauphin et prescrit un délai de six mois minimum entre  la désignation du nouveau bâtonnier et la date de la prise de ses fonctions.

Ce long délai est d’ailleurs  débile, de vous à moi, mais c’est ainsi.

Du coup, à MARSEILLE, où on ne rate jamais rien,  on a multiplié par deux. De six mois, on est passé à douze.

Sans imaginer tout ce qui peut se passer dans une vie en douze mois. Imaginez un instant que le bâtonnier élu meure dans ce délai, il faudra donc en désigner un autre (et si on n’est plus dans les six mois précédant sa prise de fonctions ?)

Le décret correspondant n’a  pas été attaqué  en Conseil d’Etat à ma connaissance. Son application à compter du 1er janvier 2015, donne lieu à deux recours KUCHUKIAN et KRIKORIAN c. GILETTA devant la Cour de cassation, à suivre.

Revenons aux prochaines élections.

Je vais m’y présenter.

Je serai battu comme d’habitude, et de vous à moi, ça n’a plus une grande importance. A mon âge. Dommage cependant.

Non, par contre, je veux démontrer que mes pairs marseillais ne m’aiment pas,  parce que je m’appelle KUCHUKIAN et que je défends la cause arménienne (entre autres choses). Au moment où il reste pendante devant le Tribunal correctionnel de MARSEILLE, à juger à la fin 2015 peut être,  une procédure sur citations directe de quelques  élus,  contre moi. Ils  se disent injuriés lorsque j’ai écrit sur ce blog que le barreau de MARSEILLE est raciste à la cause arménienne, en étant battu à l’élection, j’aurai la démonstration absolue de la justesse de ma déclaration.

Le plus rigolo va être que le conseil de l’ordre (qui  me poursuit..) devra publier ma  profession de foi,  où le candidat que je serai videra son sac. Et corrigera son propos d’origine. Le terme raciste n’était pas bon. Je l’avais ensuite corrigé en ostraciste  et je maintiens, c’est mieux. Sans compter tout ce que je vais écrire sur mes procédures disciplinaires, décisions de justice rendues à l’appu