Par bernard.kuchukian le 04/07/15

 

Lettre à telle membre du conseil de l’ordre auteur d’un discours public de  de présentation du cinquantenaire  « suivant sa prestation de serment » quant à l’appartenance à la profession d’un avocat déterminé.

Puissante élue,

Vous auriez peut être pu vérifier vos informations.

Votre deuxième  cinquantenaire n’a jamais prêté le moindre serment de sa vie, n’est devenu avocat que par  l’effet miraculeux d’une loi de 1971,   qui a intégré tous les conseils juridiques (dont lui)   sans même vérifier leurs titres universitaires.

Ce cinquantenaire-là n’a donc jamais prêté le moindre serment.

Le premier cinquantenaire oui, en 1965,  sauf que le serment en question a été abrogé heureusement en 1972 :c’était celui  le même que j’ai prêté en 1969, qui comportait  le  respect des autorités  constituées (en français dans le texte).

Ce serment là nous a été rendu et n’a été remplacé par aucun autre que nous avons été dispensés de prêter.

De telle sorte que vos deux cinquantenaires,  comme moi d’ailleurs commentateur sommes aujourd’hui sans aucun serment. 

Sauf que les nôtres n’existent plus.

N’hésitez pas à l’avenir à venir chercher des informations EXACTES auprès de moi.

Par bernard.kuchukian le 03/07/15

 

Je sors à  l’instant de la première partie des festivités biannuelles du barreau de MARSEILLE,  soit ici la rentrée solennelle.  

On a donc commencé dans un petit amphithéâtre de l’hôtel Pullman, réunissant quelques initiés, essentiellement des confrères élus ou anciens élus, et quelques autres, eux  un peu intéressés à la vie du barreau.  Des vieux comme moi.

Tous  d’autant plus désintéressés, qu’il n’y avait  rien à boire ni à manger.

Car, la  bouffe, c’est pour plus tard dans la soirée.

Le sujet, c’était l’audition des  deux lauréats des deux années passées dans leurs discours. La participation à l’exercice en forme de concours correspondant n’est plus obligatoire, cependant.  Ils ne représentent donc que les candidats à cet exercice.

Pour commencer, en   genre de  soirée télévisée, avec la musique,  on a eu droit au ridicule le plus complet d’un solennel défilé des membres de la CARPA et du conseil de l’ordre, bien  en robes, plus tous les anciens bâtonniers, dont certains en pas bien bon état.

Et puis   un qui s’est bien mis en avant, Jérôme GAVAUDAN, représentant du  président du Conseil national des barreaux,  dont il est membre.

Derrière lui, j’imagine qu’un autre membre du  même Conseil national, également bâtonnier, Erick CAMPANA faisait justement la gueule de n’être pas au premier rang.

Mon ami  Dominique MATTEI, ancien bâtonnier, avait l’air gêné, aussi.

Bof,  dans quelques mois, plus de ce C.N.B. là,  cette partie de la  soirée aura été  simplement risible une fois encore. Voyez ce que j’ai écrit sur la Q.P.C. En attendant, le cercle bouliste, suivant la formule de DOYEN,  était  bien représenté …

Puis nous avons eu droit à quelques discours, dont un fort bien fait du président du Tribunal de grande instance.

Et puis  est venu  l’éloge des confrères disparus, avec un lapsus admirable dans le propos d’un membre du conseil de l’ordre.

Il parlait d’un avocat disparu, un que j’ai connu mieux que personne, puisque j’ai été collaborateur en même temps que lui de l’immense Paul LOMBARD. Dans ce cas, dans  l’éloge du disparu et on dit par exemple qu’il  a été membre du conseil de l’ordre. Ce qui était le cas de ce pauvre  disparu là.

Et le confrère en parlant, disait –le subconscient  trompe – « bien qu’il ait été le collaborateur de Paul LOMBARD ».

Salut, grand Paul LOMBARD, vous qui     ,  lauréat comme moi (et Gilbert COLLARD et Michel PEZET       ) n’avons jamais élus au conseil de l’ordre.

Ensuite on a rendu hommage à deux confrères cinquantenaires dans la profession, plein  de décorations.  

Lesquels n’ont pas même pu dire merci lorsqu’on leur a remis une jolie médaille et une épitoge.

Moi qui ai 46 ans et demi de barre, je me disais alors deux choses :

  • Je n’ai aucune décoration (vite Marine LE PEN au pouvoir, c’est ma seule chance d’en avoir une),

  • Le barreau fait tout pour que je n’aille pas aux 50 ans. Ils aimeraient tant me supprimer. Pour l’instant, avec le concours actif de la Faculté (de médecine) et de mes amis, dont Philippe, je tiens fort et dur.

Puis, nous avons droit à un discours mi chèvre mi choux du bâtonnier  en exercice  énonçant de grands principes qu’il ne met surtout pas à exécution, je rappelle qu’il me poursuit en correctionnelle en raison de ma liberté d’expression…

Mais ce n’est pas tout.

 

D’abord, j’ai visionné les membres du conseil de l’ordre que je vais citer comme témoins dans mon procès devant le Tribunal correctionnel, en leur demandant de déclarer bien solennellement pourquoi ils n’aiment pas les Arméniens (jusqu’ici ?)

Et puis, le premier lauréat cette année, c’est un certain Thomas GAGOSSIAN.

J’ai été le seul lauréat  Arménien et encore rétrogradé au 3ème rang voici  43 ans. Depuis plus rien du tout. Les choses bougeraient enfin.

GAGOSSIAN a donc une chance d’être élu à un prochain conseil de l’ordre. Quelle première ce serait.

Sans compter qu’il est brillant, et que son discours sur la liberté d’expression m’a  même donné l’impression qu’on l’a censuré.

Je vais vérifier tout cela et lui demander aussi d’être mon avocat en correctionnelle sur le thème de la défense de la cause arménienne, avec mon fidèle Philippe KRIKORIAN. A suivre.

En tout cas, je le félicite ès-qualité – dans la limite de la censure qu’il n’a pas pu braver – . Car, depuis la retraite déjà ancienne de mon vieil ami Jacques VARJABEDIAN,  je suis le doyen des avocats Arméniens  en activité de MARSEILLE.

Voilà, ce soir,  j’ai doublé mon neveu, le journaliste Denis TROSSERO, qui était là aussi,  sur ce coup là.

J’imagine que son billet dans la PROVENCE de demain matin sera plus sucré que le mien. Moi, je ne me refais pas.

Par bernard.kuchukian le 29/06/15

 

La Corse est-elle le lieu d’une xénophobie spécifique ?

Voici la question violente posée dans « Le Monde » d’hier  par Madame Liza TERRAZZONI, chercheuse dans différents laboratoires de sociologie. PARIS et AIX.

Une phrase une seule : ""être maghrébin en Corse, c’est être mis à l’écart par une série de dispositifs, des plus violents (l’action physique ou la ratonnade), aux plus symboliques (être désigné par des tags tels que « Arabi  fora »).""

La démarche correspondante, longuement expliquée et démontrée par la chercheuse, apparemment venue des Corses, est-elle exclusive à la Corse et/ou à tel corps ?

J’en étais là ce matin lorsque je suis tombé sur l’ouvrage de Madame Hélène CONSTANTY, journaliste de l’EXPRESS, « Razzia sur la Corse, des plasticages à la folie spéculative », chez Fayard  en 2012.

Celle-ci était venue auparavant  parler avec moi, au bureau, de l’influence corse au barreau de MARSEILLE.

J’avais  alors minimisé.

Je relis alors la dédicace de Madame CONSTANTY  voici trois ans, en page de garde de son ouvrage : «  Marseille, 30 juin 2012,   pour Bernard, Razzia sur la Corse, de quoi nourrir vos conversations avec vos confrères insulaires ! Amitiés, Hélène ».

Par bernard.kuchukian le 18/06/15

 

On me rapporte que le discours du 1er lauréat de 2014 à la rentrée solennelle du barreau de Marseille le 3 juillet prochain  serait sur le       thème de « LA LIBERTE D’EXPRESSION ».  Diantre.

Je crois aussi comprendre qu’il aurait été imposé au lauréat, dont je tais le nom pour l’instant.

Il s’appelle GAGOSSIAN.

Les élus du barreau de Marseille font de l’humour noir.

Parce qu’en matière de liberté d’expression des avocats, on peut dire qu’ils ont démontré à travers les misères qu’ils ont prétendu me faire et essaient de continuer de me faire,   sans compter tout ce qu’on fait encore à Philippe KRIKORIAN, c’est  tout sauf du libéralisme. Oublié l’art. 10… dont ils n’ont d’ailleurs  jamais entendu parler.

Enfin, il vaut mieux entendre ce prochain discours qu’être sourd.

Cependant, je  ne suis ni sourd ni muet. Et j’aurais fait les travaux pratiques avant un discours magistral…

Bref, c’est à suivre de près.

Par bernard.kuchukian le 10/06/15

 

Je ne sais pas qui a pris l’initiative (parisienne) de placer mon adresse de courrier  électronique dans la liste de diffusion du Palais musical, vénérable association centenaire du barreau de PARIS,  qui organise des concerts et autres évenèments de qualité.

Voici que je viens de recevoir une information pour son festival d’été et ainsi les concerts de demain.

Au programme SCHUBERT, et KATCHATOURIAN.

Je m’arrête donc un instant sur ce dernier, donné comme soviétique/arménien, ce qui démontre  au passage que le rédacteur de l’invitation  est à la fois exact, et prudent.

Et surtout, quelle délicatesse a ainsi  le barreau de PARIS de mettre à l’honneur ce grand compositeur arménien,  en cette année du centenaire du génocide de 1915.

Je me dis que la pseudo « commission de la culture » du barreau de MARSEILLE, ce machin aussi mystérieux et qu’abruti n’est décidemment pas à la hauteur. Lui.

Et aussi qu’au lieu de promouvoir  un médiocre comique,  accidentellement au nom arménien, traitre aux siens (décidemment),  on aurait pu,  par exemple aller voir du côté de l’orchestre et des chœurs de la Fondation GULBENKIAN, qui, elle, est venue au Chatelet pour le centenaire.

Mais, nous aurons peut-être l’occasion de développer, à la barre du Tribunal correctionnel, subsidiairement, si cette affaire la touche vraiment un jour. Il est encore possible à certains de de désister.

Ecrit à ISPAHAN.

Par bernard.kuchukian le 02/06/15

 

Au moment où le barreau de PARIS renouvelle son site Internet, déjà excellent et désormais encore meilleur, je constate que je suis le seul à écrire encore sur le blog des avocats, lequel a été réactivé par le retour de ceux qui en avaient fait aussi la qualité sur la blogosphère.

C’est bien  triste.

Bon, je pars en vacances.

Par bernard.kuchukian le 26/05/15

 

Il parait que le président turkmène (il s’appelle ainsi) s’est fait faire une grande statue en bronze dorée à la feuille d’or.

J’imagine certains élus qui en rêvent.

Bon, pratiquement, question statues, celles qu’on nous avait confiées,  trois têtes  en pierre,  d’un bon mètre de haut chacune, de MONTYON, EMERIGON, et  ABBATUCCI,  qui trainaient dans une cour sombre de l’ancien palais de justice de MARSEILLE, que nous avions exposées fièrement dans la cour ensoleillée   de notre  maison de l’avocat nous ont été reprises une fois les travaux de rénovation dudit vieux palais terminés.

J’en ai repéré deux d’entre elles dans les locaux "rénovés", j’ignore où est passée la troisième. Celle de MONTYON.

Mon préféré, c’est bien sur mon copain EMERIGON, le célèbre maritimiste,  qui fut avocat ici à MARSEILLE à la fin des années 1790, pour qui j’avais démarché, et dont j’étais fier de sa venue à la maison de l’avocat. C’était au temps où le bâtonnier était Dominique MATTEI.

Las, les élus de la profession,  qui se fichent sans doute et pas mal d’EMERIGON, à la condition au demeurant de savoir qui il était, n’ont pas même sauvé son buste.

Je maintiens  qui aurait été très bien à l’entrée de notre maison, où il avait sa place, et non dans une cour, sombre ou ensoleillée.

Et si on en faisait une copie ?

En pierre, pas en or comme chez les Turkmènes (le barreau de MARSEILLE  qui n’a pas de pétrole, aurait ainsi une bonne idée).

Par bernard.kuchukian le 17/05/15

Ce billet est spécialement dédié à la commission de la culture du barreau de Marseille (oui, oui, il parait qu'elle existe).

Ne ratez sous aucun prétexte le film qui vient d’être gratifié de l’Ours d’Or du Festival du film de BERLIN. C’est "TAXI TEHERAN".

Ce taxi-là roule sans permis. Ce taxi-là n'est pas un taxi. C'est en réalité un plateau de cinéma clandestin, un camouflage monté sur roues, le véhicule d'un insoumis. Combien d'interdits l'Iranien Jafar PANAHI  brave-t-il en prenant lui-même le volant ? En installant une petite caméra dans l'habitacle ? Depuis 2010, pour avoir osé contester le cinéaste est banni.

Et pourtant, il tourne. De l’intérieur d'une voiture  qui est  certes exigu. Dans les rues bruyantes et les rocades bétonnées de Téhéran, il  retrouve le monde, son monde. Le voilà donc reconverti en chauffeur de taxi, qui ouvre ses portières à toute la société iranienne. ­Polémiques, négociations, bavardages, témoignages, embrouilles et même crises de panique : la voiture vibre comme une formidable caisse de ­résonance politique. Il y a même un coté picaresque.

D'emblée — un débat houleux entre « clients » sur la peine de mort, le vendeur à la sauvette de C.D. rom des films étrangers introuvables ailleurs, les deux rombières superstitieuses  aux poissons rouges, sa pétulante adolescente de nièce  à la langue bien pendue.

Et aussi cette si belle  avocate des droits de l'homme, avec le bouquet de roses qu’elle nous offre, qui  évoque le cas d’une jeune femme arrêtée et incarcérée pour avoir voulu assister à un match de volley réservé aux hommes.

Alors suspendue pendant trois ans par le conseil de l’ordre local pour l’avoir défendue et cette raison,  et la défense de la liberté, sauf que la décision ne lui a pas être notifiée.

Commentaires savoureux du chauffeur de taxi réalisateur  persan:

« Je ne comprends pas, je croyais que le conseil de l’ordre,  c’était pour protéger les avocats. Non pour les punir. »

Par bernard.kuchukian le 09/05/15

 

 

Audience solennelle du 29 mai 2015 en matière administrative.

 

La Commission nationale informatique et liberté est présidée par Monsieur Alex TURK, par ailleurs sénateur de la République. 

On peut ainsi non seulement s’appeler TURK,  être élu sénateur,  et occuper une fonction aussi importante (1). Et aussi sérieuse que rigoureuse.

J’invite ainsi les membres du conseil de l’ordre du barreau de Marseille qui ont le projet d’instaurer le vote électronique, de lire les trois avis de la C.N.I.L. sous la signature de ce TURK  là,  sous les n° 2005-272 ; 2005-273 ; 272-274  (pour PARIS, NANTERRE et LYON).

Voici par exemple ce qu’elle  écrit  pour LYON.

 

Délibération n° 2005-274 du 17 novembre 2005 portant avis sur le traitement de données à caractère personnel mettant en œuvre un dispositif de vote électronique pour les élections au barreau de Lyon de 2005

 

La Commission nationale de l'informatique et des libertés,

 

Saisie le 10 novembre 2005 par l'ordre des avocats de Lyon d'un dossier de formalités préalables portant sur un projet de vote électronique,

 

Vu la convention n° 108 du 28 janvier 1981 du Conseil de l'Europe pour la protection des personnes à l'égard du traitement automatisé des données à caractère personnel ;

 

Vu la directive n° 95/46/CE du Parlement européen et du Conseil en date du 24 octobre 1995 relative à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données ;

 

Vu la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés modifiée par la loi n° 2004-801 du 6 août 2004 relative à la protection des personnes physiques à l'égard des traitements de données à caractère personnel et notamment l'article 27-II-4°;

 

Vu la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions juridiques et judiciaires ;

 

Vu le décret n° 91-1197 du 27 novembre 1991 organisant la profession d'avocat ;

 

Vu le décret n° 2005-1309 du 20 octobre 2005 pris pour l'application de la loi du 6 janvier 1978 modifiée ;

 

Après avoir entendu, Mme Isabelle Falque-Pierrotin, commissaire, en son rapport et Mme Pascale Compagnie, commissaire du Gouvernement, en ses observations ;

Emet l'avis suivant :

 

L'ordre des avocats de Lyon souhaite mettre en place un dispositif de vote électronique pour les élections au conseil de l'ordre des 22 et 23 novembre 2005. Ces élections sont régies par les dispositions de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971 et du décret n° 91-117 du 27 novembre 1991.

Sur le régime de formalités préalables applicable

 

Aux termes de l'article 27-II, 4° de la loi du 6 janvier 1978 modifiée, sont autorisés par arrêté, ou en cas de traitement opéré pour le compte d'un établissement public ou d'une personne morale de droit privé gérant un service public, par décision de l'organe délibérant chargé de leur organisation, pris après avis motivé de la CNIL  « les traitements mis en œuvre par l'Etat ou les personnes morales mentionnées au I aux fins de mettre à disposition des usagers de l'administration un ou plusieurs télé services de l'administration électronique, si ces traitements portent sur des données parmi lesquelles figurent le numéro d'inscription des personnes au répertoire national d'identification ou tout autre identifiant des personnes physiques ».

 

La mission d'un ordre professionnel concerne, outre la défense des intérêts professionnels, l'organisation et la discipline de la profession dans un but d'intérêt général. Les ordres professionnels disposent à cet effet de prérogatives de puissance publique et l'adhésion à l'ordre est obligatoire.

 

La Commission estime que l'organisation des élections au conseil de l'ordre des avocats relève de la mission de service public de cet ordre et que les avocats sont placés dans une situation d'usagers vis-à-vis de leur ordre.

 

De surcroît, le dispositif de vote électronique proposé par l'ordre des avocats s'effectue par le biais d'un site internet mis à disposition de l'électeur et comporte un identifiant propre à chaque électeur (numéro d'électeur, code d'accès individuel et mot de passe).

 

Le vote électronique du barreau constitue donc un traitement de données personnelles, mis en œuvre par un organisme privé chargé d'une mission de service public, ayant pour fin de mettre à la disposition de ses usagers un télé service de l'administration électronique.

 

La Commission a décidé, dans sa délibération n° 2005-067 du 21 avril 2005, que les élections au Conseil national de l'ordre des pharmaciens relevaient de la procédure de demande d'avis conformément au 4° du II de l'article 27 de la loi du 6 janvier 1978 modifiée.

 

La Commission constate que l'ordre des avocats de Lyon a entendu faire une déclaration en application des articles 22 et 23 de loi du 6 janvier 1978 modifiée.

 

Elle constate également que l'ordre des avocats ne lui a pas adressé le projet d'acte réglementaire, requis par les dispositions des articles 27 et 29 de la loi du 6 janvier 1978 modifiée, qui constituera, une fois l'avis de la CNIL rendu, la décision de l'ordre des avocats autorisant la création du système de vote électronique pour les élections au barreau de Lyon de 2005.

 

La Commission considère néanmoins qu'il lui revient, aux termes de la loi du 6 janvier 1978, de donner un avis sur le traitement de l'ordre des avocats visant à organiser les élections par vote électronique selon les modalités précisément définies par lui et portées à la connaissance de la Commission.

 

Cet avis devra être publié à la même date que la décision de l'ordre des avocats autorisant la création du traitement. 

Sur l'expertise indépendante du dispositif de vote électronique

 

La Commission constate qu'un audit de sécurité face aux risques d'intrusion par internet ainsi qu'un avis rendu par l'expert mandaté par l'ordre des avocats de Paris pour son système, identique à celui de l'ordre des avocats de Lyon, lui ont été fournis.

 

La Commission considère cependant que, dans la mesure où l'expertise indépendante doit évaluer le logiciel de vote au regard des préconisations de la recommandation de la CNIL du 1er juillet 2003, l'audit produit par la société Intrinsec, qui ne porte que sur les mesures de sécurité face aux risques d'intrusions externes via internet et l'étude de l'expert, compte tenu de sa brièveté, ne répondent pas à sa demande.

 

Elle rappelle qu'une véritable expertise du logiciel de vote réalisée par un organisme indépendant est nécessaire pour garantir la sincérité, l'anonymat, la transparence, l'« auditabilité » et la sécurité du scrutin.

Sur la séparation des données identifiantes des électeurs et des votes

 

Le secret du vote doit être garanti par la mise en œuvre de procédés rendant impossible l'établissement d'un lien entre le nom de l'électeur et l'expression de son vote.

 

Il en résulte que la gestion du fichier des votes et celle de la liste d'émargement doivent être faites sur des « systèmes informatiques distincts, dédiés et isolés » selon la recommandation de la CNIL du 1er juillet 2003.

 

Ces fichiers doivent, en outre, faire l'objet de mesures de chiffrement selon un algorithme public réputé « fort ».

 

La Commission constate qu'en l'espèce les fonctions d'authentification des électeurs et de collecte des votes sont hébergées dans des systèmes informatiques rassemblés en un même lieu géographique, le déploiement et l'administration de l'ensemble de ces systèmes informatiques étant assurés par un prestataire technique également responsable de la génération et la diffusion des secrets (clés de chiffrement/déchiffrement). De surcroît, l'hébergement sur un même système de plusieurs élections d'organismes différents en même temps est susceptible de générer des difficultés en termes de sécurité.

 

La Commission rappelle qu'il est souhaitable d'opter pour une séparation tant logique que physique des urnes et de la liste des électeurs et qu'en tout état de cause, le prestataire doit s'engager à garantir une réelle séparation opérationnelle entre ces deux traitements, ce qui implique au minimum deux équipes techniques distinctes. De la même façon, le prestataire doit garantir les conditions permettant d'assurer la séparation totale des données relatives aux différentes élections hébergées sur un même système.

Sur le scellement du dispositif de vote électronique

 

La Commission considère que la procédure de scellement du dispositif de vote par signature électronique proposée par le prestataire du conseil de l'ordre doit être effectivement mise en œuvre.

Sur la surveillance effective du scrutin

 

La Commission prend acte de la mise en place d'une commission chargée de surveiller le bon déroulement du scrutin.

Sur le chiffrement des données

 

La Commission observe que le transport du vote fait l'objet d'un chiffrement mais que celui-ci est limité au tunnel de transport sans concerner le bulletin de vote et les données de l'électeur ; que cette solution n'est pas satisfaisante, les informations transmises pouvant être captées à leur sortie avant d'arriver sur le serveur de vote.

 

La Commission souligne que les données relatives aux électeurs ainsi que leur bulletin de vote devraient faire l'objet d'un chiffrement.

 

Elle demande que le chiffrement complémentaire, prévu dans le dossier de l'ordre des avocats, des données à la sortie de la liaison avec le poste de l'électeur et avant leur arrivée sur le serveur de vote soit effectivement mise en œuvre.

Sur la traçabilité des actions effectuées sur le dispositif de vote

 

La Commission estime que la traçabilité des actions menées sur le système de vote, aujourd'hui limitée, doit être étendue à toutes les interventions opérées sur le système de vote.

Sur la réédition des codes secrets permettant de voter

 

La Commission note la possibilité, pour les électeurs, de se faire communiquer sur place le jour de l'élection les codes d'accès leur permettant de voter dans l'hypothèse où ceux-ci auraient été égarés.

 

La Commission considère qu'une telle faculté nécessite un encadrement rigoureux et, en particulier, que la liste de tous les codes remis de nouveau aux électeurs ainsi que la liste des personnes habilitées à délivrer ces codes doivent être conservées. Il appartient également à l'ordre des avocats de prendre les mesures organisationnelles afin que cette possibilité ne puisse donner lieu à la communication de ces codes d'accès à des tiers.

Sur la gestion des clés de dépouillement

 

La Commission considère que, d'une part, les clés de dépouillement devraient être distinctes de celles permettant la consultation des compteurs et de la liste d'émargement et, d'autre part, que ces clés de dépouillement devraient être remises à la clôture du scrutin aux personnes désignées pour procéder au dépouillement.

Le président, Alex Türk

 

  1. Philippe KRIKORIAN, moi-même et tant d’autres sommes envieux.

Par bernard.kuchukian le 06/05/15

 

Il parait que mon compatriote (oui, il est Oranais, et moi je suis Algérois),  Robert MENARD, maire de BEZIERS, ficherait les élèves des écoles municipales et que ce ne serait pas bien républicain.

Parce qu’alors discriminatoire.

Oh que ce serait vilain.

Moi je connais pourtant un monde où c’est plus facile que de ficher.

Non, c’est vrai quoi.  Il suffit de lire sur une liste  un nom de famille dont la terminaison est en …IAN, pour le barrer systématiquement aux élections.

Ainsi, pas même besoin de fiches.