Par bernard.kuchukian le 21/06/13

Qui m'a été communiquée ce jour.

Bof.

Bof, parce que cette procédure-là traitée sans urgence va durer des mois et des mois, voire des années. C'est que la rigueur aurait nécessité une procédure à jour fixe. Car ce contentieux global dure depuis trois ans maintenant.

En attendant, la cagnotte de NAVISTA continue de grossir, sur le dos des avocats français, sauf les Parisiens (mais ils ont payé forfaitairement à l'avance, faisant à ce sujet une excellente affaire) nous autres avocats de province n'avons toujours pas le nomadisme parisien, bref, c'est le ron-ron dans l'indifférence imbécile de l'immense majorité des avocats de ce pays. Dont les intérêts professionnels sont trahis sans arrêt. Sauf à Paris.

L'actuel bâtonnier aura terminé son mandat et l'affaire passera à l'un de ses successeurs. A part un seul candidat au dauphinat, Philippe KRIKORIAN, tous les autres s'en fichent royalement. C'est dire.

Le barreau de Marseille a cependant une toute petite chance de se rattraper, en entrant dans le jeu de la procédure en annulation de la convention locale que j'ai lancée et à travers l'intervention forcée du C.N.B. à laquelle j'ai obligé celui-ci pour dire que le signature coté C.N.B. n'avait pas les pouvoirs pour signer la convention nationale en cause.

C'est bizarre, en vieillissant, je me souviens de mieux en mieux des cours du temps où j'étais étudiant. Le professeur Paul de GEOUFFRE de la PRADELLE, tout baigné de la matière, puisque son père était l'un des rédacteurs du traité de VERSAILLES nous enseignait à Science-Po (bof, ce n'était qu'à AIX, il est vrai) que le B.A. ba de la diplomatie en relations internationales est, avant tout traité la vérification PREALABLE des pouvoirs des plénipotentiaires.

Je me dis que la moindre des choses lorsque la chancellerie a passé avec le président de l'époque du C.N.B. la convention scélérate que nous attaquons si mollement, était pour elle de vérifier les pouvoirs de son contractant ; ce qui entrait INDISCUTABLEMENT dans ses prérogatives. Par sa décision du 15 mai 2013, soyons sans illusion, de nature politique au grand sens du mot (pas d'histoires, pas de vagues, même s'ils ont raison, les protestataires sont trop peu nombreux) le Conseil d'Etat a fait comme si la chancellerie n'avait pas connu les statuts et le règlement intérieur du C.N.B. qui lui ont pourtant été légalement communiqués

Et comme si le rapporteur public, Monsieur de LESQUEN n'avait rien dit, alors que ceux qui étaient là ont parfaitement entendu, et que dans le doute, j'ai mis en ligne son rapport public, non équivoque.

La toute petite chance que cette affaire avance un peu est donc au 4 octobre prochain, audience solennelle à AIX EN PROVENCE.

Sauf qu'on peut là encore craindre que le pratique l'emporter sur le juridique. Du coup, puisqu'il faut boire la coupe jusqu'à la lie, je viens de communiquer le dossier au préfet. Il n'a plus qu'à prendre un arrêt de conflit, et nous irons au Tribunal des conflits. J'ai le tarif senior à la S.N.C.F. et à AIR FRANCE, alors ce n'est pas dramatique.

Mais au juste, où en sera alors ma procédure disciplinaire à l'époque, celle engagée par l'ancien bâtonnier et non abandonnée par l'actuel,

Finalement je repense encore au SCHPOUNTZ et au si grand Marcel PAGNOL, vous savez l'affaire du baril d'anchois des tropiques, dans l'épicier de l'oncle à Eoures (1) et la réplique de CHARPIN à FERNANDEL. « Tu n'es pas bon à rien, tu es... »

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(1) Banlieue campagnarde de MARSEILLE, 11ème arrondissement, en bordure d'AUBAGNE. PAGNOL est enterré dans le petit cimetière, à droite, à l'entrée du village.

Par bernard.kuchukian le 20/06/13

Voici le message que nous avons tous reçu cet après-midi de notre bien aimé bâtonnier. Des choses pareilles ne s'inventent et ne s'imaginent pas. Remarquez aussi que le bâtiment, superbe caserne du Muy, péniblement appelé Palais Bugeaud jusqu'ici, s'appelle désormais qu'il est devenu dangereux, Palais Bugeaud. D'ici à ce qu'on soutienne que c'est la faute à l'Algérie française...

Mes Chers Confrères,

Ce matin, le faux plafond d'une des salles d'audiences du Tribunal d'instance, situé au Palais Bugeaud, s'est effondré, heureusement sans faire de victime.

Madame la directrice de greffe du Tribunal d'Instance vient de m'informer que demain, vendredi 21 juin 2013, aucune audience ne pourra être tenue, les dossiers seront renvoyés (audience du Tribunal de Police, du TASS et audiences saisies rémunérations) afin qu'une inspection générale ait lieu.

Je vous indique que les magistrats et les greffiers assureront cependant les renvois sous le préau.

Madame la directrice de greffe doit revenir vers moi dans le week-end, à l'issue de l'inspection générale des salles d'audiences du Tribunal, pour m'informer de la tenue ou non des audiences de la semaine prochaine.

Votre bien dévoué,

Le Bâtonnier

Erick CAMPANA

Convenons finalement que rendre la justice sous un préau, ça a de l'allure. Mais il est vrai que notre ville est la capitale européenne de la culture en 2013. De la culture peut être mais pas de la sécurité passive.

Ah oui, une chose encore, je rappelle que la ville n'a plus de président à son Tribunal de grande instance. Il est désormais là haut, place Vendôme. Ils vont s'en dire des choses à la Chancellerie.

Par bernard.kuchukian le 14/06/13

Les associés de NAVISTA peuvent se frotter les mains à leur nouveau siège social de la place Dauphine.

Les avocats français sont bien des veaux, conduits par leurs chefs élus, qui sont donc des chefs veaux.

Faute d'avoir été dénoncée, la tacite reconduction du contrat du C.N.B. enfin de C.N.B. - COM. va jouer. On nous en rajouté pour deux ans, à compter de lundi prochain. Bref, on a fait tchouffa, comme on disait par chez moi là bas.

Les Parisiens sont et restent tranquilles avec leur exception parisienne.

Bravo à eux une nouvelle fois.

Ah oui, j'ai reçu ce matin une lettre circulaire d'un candidat au dauphinat à Marseille, habituellement superbe donneur de leçons de bienséance. Il rameute les électeurs en leur proposant l'organisation de services de prestations et d'achats communs.

C'est en effet une idée commune et de base pour candidats sans idées. C'est bien la quinzaine fois que je la vois dans ma carrière. A chaque fois, elle fait aussi tchouffa.

Cette fois-ci, il parait qu'on s'est aperçu que ça marche à Paris.

Oui, mais à Paris, ils en ont dans le cerveau. Eux. L'organisateur de services ne dit pas un mot sur le numérique. C'est sur, son credo est d'organiser l'achat à bon prix des crayons bille, des tailles crayons, des gommes et des manchettes de lustrine. Il a du aussi oublier les buvards.

Allez salut.

Par bernard.kuchukian le 14/06/13

Le Monde sorti hier, daté de ce matin, annonce que tous les Bosniaques sont descendus dans les rues de SARAJEVO ces jours-ci pour protester contre l'impéritie du gouvernement.

Pourtant conforme aux accords de DAYTON (1)

Ils protestent parce que la Cour constitutionnelle de Bosnie-Herzégovine, leur Conseil constitutionnel à eux, vient d'annuler un texte qui prévoit l'enregistrement à la naissance de tout bébé naissant dans le pays, cet enregistrement commandant alors la sécurité sociale, le passeport, etc.

Bref, leurs bébés à eux sont actuellement inconnus depuis quatre mois, et on ne trouve pas de solution textuelle de remplacement.

Du coup, les manifestants ont retenu des otages à la Banque centrale de SARAJEVO.

C'est peut paraitre rigolo, il existe en effet une banque centrale en Bosnie-Herzégovine, dont la monnaie est le mark. Au marché officiel, un euro correspond à deux marks bosniaques, si j'ai bonne mémoire.

Bref, banquiers internationaux et députés en congrès ont été séquestrés à SARAJEVO pendant plusieurs heures pour les forcer à trouver une solution.

Du coup, j'imagine ce qui se serait passé si, le 15 mai écoulé, suivant les conclusions de Monsieur Xavier de LESQUEN, rapporteur public, le Conseil d'Etat avait annulé purement et simplement la convention nationale de communication électronique.

Toutes proportions gardées (encore que le parallèle entre les avocats et les bébés ne soit pas vraiment faux), j'imagine que les avocats français auraient pu aller séquestrer leurs élus au Conseil national des barreaux, en attendant que ceux-ci trouvent une solution à l'insoutenable problème posé par le boitier Navista, finalement pour adopter la solution parisienne (ou marseillaise). Ou européenne de la Cour de justice.

Encore que, étonnante coïncidence, nous avons appris hier en même temps que sortait Le Monde en ligne, pour ses abonnés, qu'une assemblée générale extraordinaire serait prévue pour le début juillet prochain au C.N.B. : j'ai bien l'impression que C.C.B. se tient au courant de la situation à SARAJEVO.

Vous savez bien, c'est de cette ville et de l'assassinat de François Ferdinand d'Autriche (2) qu'est née la première guerre mondiale.

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(1) L'ambassade américaine y est un immense bâtiment, en plein coeur de la ville moderne qui jouxte la ville turque, on ne peut pas le rater, surmonté d'un des plus grands drapeaux américains que j'ai jamais vus. Presque la taille du drapeau jordanien sur le palais royal d'AMMAN. C'est dire.

(2) On se calme, moi je ne veux tuer ou éliminer - suivez mon regard - personne. Et puis, SARAJEVO, c'est quelconque.

Par bernard.kuchukian le 11/06/13

C'est du bricolage judiciaire, mais comment faire. J'ai déjà expliqué ici que les conseils régionaux de discipline des avocats n'ont pas de greffe. On désigne un secrétaire de séance parmi les juges avocats présents ce qui n'est évidemment pas concevable.

Mais qu'on continue d'appliquer avec une constance qui ne peut friser l'admiration, puisqu'on ne peut admirer ce qui est illégal.

J'ai déjà mis en ligne les deux ordonnances présidentielles ayant commis à ma demande un huissier de justice, pour essayer de pallier un peu de cette carence.

Voici celui qui a été dressé le 1er juin courant par Maitre Michel Frédéric COUTANT, huissier de justice à AIX EN PROVENCE.

Lisez c'est tout à fait édifiant.

Par bernard.kuchukian le 09/06/13

Je lis ce matin la page de garde de « l'ordre des avocats du barreau de MARSEILLE » sur Internet.

On y apprend que « le conseil de l'ordre administre le barreau, élabore le règlement intérieur, et constitue l'instance disciplinaire de premier degré. »

On commence par la fin.

PREMIERE ERREUR.

Non, il faudrait renouveler un peu les codes de procédure civile en service, non le conseil de l'ordre n'est pas l'instance disciplinaire de premier degré.

Sous les réserves constitutionnelles, dont je fais la collection, cette instance est le conseil régional de discipline, commun aux barreaux du ressort de la cour d'appel.

A moins que - quel aveu qui fait les affaires de mes Q.P.C., vous ne considériez que ledit conseil régional de discipline n'est qu'une sous division des conseils des ordres du ressort. Ce qui devrait être faux.

Et le conseil de l'ordre n'est pas davantage une autorité de poursuite. Cette autorité, c'est pour les avocats, uniquement le bâtonnier. Au demeurant, quand on donne plus loin la liste des prérogatives du bâtonnier, on l'a tout simplement oublié.

DEUXIEME ERREUR

Qui n'en n'est pas, une encore que. Mais quel aveu d'impuissance voulue. Le conseil élabore certes le règlement intérieur. En réalité, c'est faux, en ce sens qu'il se contente de compléter localement ce que le règlement national unifié de la profession, qui est déjà un fleuve, qui a été décidé par d'autres et validé par l'autorité publique. Bref, il vous reste à déterminer la taille et le poids voire la couleur des savonnettes à l'usage des confrères dans les lavabos de la maison de l'avocat.

TROISIEME ERREUR, C'EST PEUT ETRE LA PLUS GRAVE.

Le conseil administre le barreau.

Aie.

C'est bien la démonstration que dans la tète des élus du conseil de l'ordre, il existe un lien de subordination au Conseil national des barreaux, dont il devient alors une simple courroie de transmission.

Bref, quant aux pouvoirs propres, il s'agit alors et seulement de traiter ici de la taille des plaques professionnelles, de l'organisation des réjouissances, au Bar de la Marine et à Pra - Loup, de la distribution des subventions, et surtout de papoter sur les uns et les autres, par exemple en souhaitant les poursuivre au disciplinaire.

Non chers confrères, vous trahissez alors vos électeurs, qui croient, naïvement, que vous allez les défendre et travailler pour eux, alors que vous ne vous revendiquez qu'en boite aux lettres du C.N.B.

S'il vous plait, voyez comme je suis courtois, regardez donc ce qui se passe aujourd'hui à PARIS : vos collègues parisiens viennent de claquer la porte du C.N.B., et de prendre ou reprendre leur indépendance. Faites en autant, je vous prie délicatement, déjà sur le numérique.

Pensez au temps glorieux où le Parlement de Provence à AIX EN PROVENCE n'acceptait pas de valider les édits royaux, ou certains d'entre eux seulement, en résistant. Il parait même que c'était l'un des trois fléaux de la Provence.

A MARSEILLE, pensez au temps où les juges locaux, spécialement les échevins du commerce, faisaient respecter leurs coutumes de droit, les lois de MARSEILLE, au point que les juges du Parlement d'AIX devaient venir se déplacer ici à MARSEILLE, pour juger les appels de leurs décisions.

Et lisez les textes, par pitié.

Au nom de la gouvernance.

Alors vous me direz, « mais enfin KUCHUKIAN, tu nous racontes tes salades, alors que tu encenses sans arrêt le barreau de PARIS »

Je vous répondrai bien sur que je suis cohérent. Je veux que nous soyons indépendants et intelligents, autant au moins que les plus intelligents. Car nous pouvons l'être : nous l'avons prouvé et même avec astuce (voyez vous ce que je veux dire ?) sous l'erre MATTEI.

Alors, le monde étant ce qu'il est, et les choses ce que nous voyons, si on ne peut pas être indépendants, essayons au moins d'être soumis mais plutôt aux intelligents.

Pas aux couillons (terme affectueux marseillais, à la façon du grand Marcel PAGNOL, de l'Académie française, à l'attention des gens du C.N.B.)

Entre la soumission au C.N.B. et celle au barreau de PARIS, désolé, il n'y a pas photo.

Par bernard.kuchukian le 08/06/13

Voici qu'on apprend par Le Monde du droit que le 5 juin, le vice-président du Conseil d'Etat et le président du C.N.B. ont signé une convention pour développer l'application Télérecours par les avocats qui interviennent devant les juridictions administratives.

C'est très bien, sauf que cette convention n'apporte rien de nouveau puisque si j'ai bien compris la mise en oeuvre de Télérecours est autonome, et qu'on n'a pas besoin de passer par-dessus une convention spéciale.

Je lis aussi (oui, parce que le texte des accords est secret) que cette convention passée pour trois ans porte sur les modalités pratiques et techniques de l'inscription préalable des avocats.

J'imagine alors ceci.

Alors les autres utilisateurs de Télérecours (les administrations) n'ont pas besoin de certification de type R.P.V.A., au lieu d'utiliser le système de la Cour de justice de LUXEMBOURG (inscription volontaire individuelle, enregistrement par la Cour, délivrance d'un code numérique comme une carte de crédit, libre accès depuis n'importe quel point de départ, le tout étant gratuit bien entendu) on passe par la reconnaissance d'identification préalable, qui est celle réalisée une bonne fois pour toutes par le R.P.V.A. Bref on remplace un service libre et gratuit, facile et finalement tout bête, par un autre compliqué, dangereux pour la liberté, limité en accessibilité, et payant.

Envisages dans leur collectivité, organisée dans le C.N.B., hors PARIS, évidemment, les avocats sont vraiment des ânes. Tiens, au passage, on apprend que les Parisiens -je vous dis bien qu'ils sont les plus forts- viennent de passer des accords télématiques avec nos confrères de MONTREAL. Une forme d'application internationale de l'art. 18. accords entre barreaux (voir mes billets antérieurs).

Mais ce n'est pas tout.

On sait lire au Palais-royal.

Donc là au moins, suivez mon regard coté conseil de l'ordre, on connait l'art. 18 de la loi de 1971 : on sait donc que légalement, ces questions sont de la compétence non pas du C.N.B., mais des conseils des ordres.

Alors comme les Parisiens ont sans doute d'ores et déjà fait savoir qu'ils n'avaient pas besoin du C.N.B. et de ses machines à complications couteuses, le Conseil d'Etat fait savoir aussi qu'il va passer « des conventions similaires (à celle précitée) localement entre les présidents des cours administratives d'appel et des tribunaux administratifs et les bâtonniers des ordres des avocats ». Erreur technique : la signature de ces accords n'est pas de la compétence des bâtonniers, mais des conseils autorisant les bâtonniers. On en revient à l'art. 18.

Et à notre débat à résumer comme suit. Il n'est pas légal que les conseils des ordres (sauf Paris, je ne peux pas me répéter tout le temps) aient au moins de fait abandonné leurs prérogatives au C.N.B. sur le sujet. Et l'art. 17, 10° de la loi de 1971 doit alors être interprété en ce sens qu'il ne peut, sinon il y aurait contradiction, délégué ses prérogatives au C.N.B.

Et on en revient encore à ce que j'ai appris à BOLOGNE le mois dernier. Décidemment, j'ai bien fait de mettre ce crochet qui n'était pas prévu au départ, dans mon voyage entre TURIN et PADOUE.

Quant au reste, j'essaierai de faire comprendre à mes pairs réunis en conseil de l'ordre mardi soir.

Attention, je ne vais surtout pas à CANOSSA : attention, la première remarque désagréable sur l'affaire disciplinaire, je me lève et je m'en vais.

Au moment où le plus astucieux d'entre nous est au bord de la dépression, et il y a de quoi, compte tenu de la qualité exceptionnelle -équivalente au moins à la parisienne- de sa réflexion et de son travail, voilà ce que je voulais aussi lui écrire, en lui demandant d'être avec moi mardi.

Par bernard.kuchukian le 07/06/13

Je viens de découvrir que les 6ème et 1ère sous sections réunies du Conseil d'Etat n'ont pas rendu un mais deux arrêts différents le 15 mai écoulé sur le même thème de la communication électronique judiciaire. La lecture du second éclaire celle du premier. Je ne m'étais pas trompé, j'avais la même.

NEO-ADESIUM, fournisseur d'Internet pour la chambre nationale des avoués au temps où ceux-ci existaient et où elle leur assurait le service des déclarations d'appel en ligne, et rien que cela, était légitimement furieuse de voir que son contrat de services avait été rompu, du fait de l'arrivée des avocats, du R.P.V.A. et de Navista.

Alors, au lieu de faire un procès à la chambre nationale des avoués, qui, peut être aurait invoqué la force majeure, ou Dieu sait quoi encore, NEO-ADESIUM a attaqué devant le Conseil d'Etat tel arrêté du 5 mai 2010 qui la privait de son contrat, lequel était passé avec des choses en plus, chez le concurrent Navista.

Du coup, sans doute pour éviter d'avoir à faire les frais futurs de l'indemnisation d'une rupture abusive, la chambre nationale des avoués est intervenue dans ce procès. Et comme nous, mais avant nous (chapeau) un petit groupe d'avoués activistes aussi (dont j'ai plaisir à le saluer, mon ancien avoué à Montpellier)

Le Conseil d'Etat (N° 341598, au Lebon) a rejeté le recours. Un seul considérant mérite intérêt, car il résume la situation, ici mais aussi dans le recours marseillais où je suis :

« 7. L'arrêté attaqué confie au Conseil national des barreaux la responsabilité de la gestion de la plate forme électronique nécessaire au fonctionnement du service public de la justice, mais n'a ni pour objet ni pour effet de désigner le prestataire de service appelé à agir pout son compte. Dans ces conditions, alors même qu'il est soutenu que le recours à ce prestataire conférerait à ce dernier une position dominante, aucune des dispositions de l'arrêté attaqué n'a par elle-même pour effet de méconnaitre le principe de la liberté de la concurrence, ni en particulier de placer ce prestataire dans une situation d'abus de position dominante. »

Traduction en français vernaculaire : avocats, tous bienheureux membres du Conseil national des barreaux, démerdez vous entre vous. Moi, Conseil d'Etat, je ne veux pas le savoir. Sous entendu, si vous êtes mauvais, restez mauvais entre vous et ne venez pas vous plaindre.

On comprend alors beaucoup mieux les 16ème et 17ème considérants de l'autre arrêt de la même réunion de sous-sections (n° 342500 au Lebon) Le notre. Voyez mes billets antérieurs, il est en ligne.

Nouvelle traduction en français vernaculaire : vous avez voulu le C.N.B., vous l'avez eu. Réglez maintenant vos problèmes en interne.

Une fois encore, les Parisiens ont tout compris : craignant pour la suite, au lieu de régler les problèmes en interne, ils se sont mis ... en externe.

Je suis terrorisé à l'idée de devoir expliquer cela mardi soir. Au surplus, j'ai bien l'impression que le professeur VELICOGNA était déjà au parfum (il a des amis au Conseil d'Etat) lorsque je l'ai vu à BOLOGNE, lorsqu'il m'a dit qu'il fallait que ces choses se règlent en interne entre avocats. Ce qui est parait-il le cas en Italie, barreau par barreau, tandis que chacun veille au choix du meilleur prestataire.

Que la divine Providence m'assiste.

Par bernard.kuchukian le 07/06/13

Il circule au barreau de Marseille une histoire savoureuse qu'on m'a rapportée de plusieurs sources. J'en suis le sujet.

L'affaire se passe au Ciel. Arrive SADDAM HUSSEIN, sans doute par erreur, qui sait, à qui on dit qu'il n'a pas sa place.

Incrédule, ce dernier fait alors remarquer qu'il existe un superbe et grand fauteuil vide.

On lui répond qu'il est réservé à KUCHUKIAN.

Et qu'on ne pourra décider quant à son occupation que lorsque les Q.P.C. que le réservataire a posées seront enfin jugées.

Certains de mes confrères - j'ai des amis - ont un humour qui me plait.

Par bernard.kuchukian le 05/06/13

J'évoque à nouveau l'incompétence technique aussi triste que lamentable des élus décideurs quant à résoudre intelligemment la question de la communication électronique avec la plateforme nationale du R.P.V.A., autrement que par le système Navista et les oukases du Conseil national des barreaux.

Je déplore à ce propos de constater le silence total conservé par le bâtonnier sur ma lettre ouverte écrite sur ce blog, ensuite de la décision du Conseil d'Etat du 15 mai 2013 dont j'attends toujours la notification.

Oui ou non, alors que le Conseil d'Etat nous le suggère vivement, allons-nous attaquer la décision prise irrégulièrement par le président du C.N.B. de l'époque pour imposer Navista à tous les confrères de France, sauf les bienheureux Parisiens, le tout avec la bénédiction de la chancellerie. J'ai besoin de le savoir : le procès devant le Conseil d'Etat est aussi le mien.

Cette question, qui touche évidemment et aussi la convention nationale de communication électronique, a des effets sur une convention locale prise ici à Marseille, que j'ai attaquée devant la Cour d'appel d'Aix en Provence.

En raison de mon affaire disciplinaire et du travail inouï qu'elle donne à tout le monde, la Cour d'appel comprise, ce contentieux là est remis au 4 octobre prochain.

Dans la notification de renvoi, la Cour note l'absence de réponse à ma protestation. On a écrit par ailleurs en français dans le texte, que je n'aurais pas qualité à agir, car je ne suis pas concerné par le système Navista et le R.P.V.A. Chef d'oeuvre de stupidité, surtout quand on a lu la décision du Conseil d'Etat.

Ma furie est à son comble depuis hier matin.

Je n'ai pas de chance, ma ligne Internet par Free a été écrasée une nouvelle fois. Elle l'avait été déjà voici quelques mois, et le problème avait duré une semaine. Une semaine pendant laquelle il m'avait été impossible, depuis mon cabinet, de me contacter au R.P.V.A., puisqu' il me fallait le faire par l'intermédiaire du boitier Navista attaché spécialement et nommément à la « box » Free en panne de liaison.

J'avais alors pris la décision d'installer une deuxième ligne Internet, de sécurité, en passant cette fois-ci par Orange.

Hier matin, Free étant coupée, nous nous sommes donc rabattus sur la ligne Orange. Laquelle n'était pas écrasée, elle. Internet en partie double, exactement comme les commandes d'Airbus.

Oui, mais comment faire pour le R.P.V.A. ?

Les avis techniques qui m'ont été donnés par l'informaticien de notre barreau, évidemment dépassé par la question, et par mon ami JANSOLIN étaient celles de la prudence. Je n'ai pas eu le temps d'appeler Navista, mais tout le monde m'a expliqué qu'il faudrait reparamétrer ce qui est compliqué le boitier en fonction de la nouvelle box de liaison sur Orange, en attendant la solution du coté Free.

L'informatisation doit être la simplification, pas la complexité permanente.

En attendant, heureusement qu'on avait un peu écouté à l'époque les MATTEI JANSOLIN KUCHUKIAN, on a pu aller lire, avec la clé U.S.B. les messages sur les ordinateurs de la bibliothèque de la maison de l'avocat.

Du très grand bricolage pour sortir d'une inutile usine à gaz.

Car dans une situation de ce type, n'importe quel avocat parisien organisé comme moi, constatant à son cabinet que sa liaison habituelle n° 1 par Internet était écrasée, aurait pu aller librement travailler sur une liaison distincte n° 2, ou n° 3, etc. et même le faire sur son téléphone cellulaire, car il n'a pas besoin de cette connerie de boitier Navista.

Je vous rappelle à tous une fois encore qu'en vertu de l'article 18 de la loi de 1971, si admirablement compris par les avocats parisiens, si intelligents eux, c'est à vous, conseil de l'ordre d'organiser, si possible astucieusement et intelligemment, la communication électronique des avocats.

Les faits sont têtus : vous êtes mauvais. A votre décharge cependant, la désespérante apathie générale des avocats provinciaux. Alors ...