Par bernard.kuchukian le 08/03/18

Bien que la distance parcourue soit courte, j’ai eu le temps,  ce matin,  de lire,  dans le métro  marseillais,  les professions de foi des trois candidats,  à la prochaine élection de l’inutile bâtonnier de notre barreau,  du moins dans sa forme actuelle.

D’abord, ils ne sont que trois et  il n’y a pas de femme parmi eux.  Je laisse  au placard sur ce point  -est-il de détail ? – et pour l’instant les commentaires susceptibles d’être pratiqués.

Ensuite, leur  style est nul, en dessous de zéro, par des formules vides de sens, par  des banalités habituelles, niveau intellectuel de la cour des petits à mat. Sup. (maternelle supérieure).

Il y a l’un  d’eux, ouvertement machiste, ce qui touche à la provocation dans un barreau désormais majoritairement féminin.  Je tais charitablement son nom de famille,  car  il parait  que la charité est chrétienne,  donc juive dissidente,  voilà qui me plait alors.

Il pousse même jusqu’à reprendre un tas d’idées que je suis le premier à avoir exprimées en vain, sauf qu’en réalité,  il les combat.

Par exemple la constitution de groupes de réflexion ouverts  aussi élus politiques ou à leurs  acteurs et mouvances. Oui, enfin, ceux  qu’ils  voudront bien choisir eux.

Les hasards font qu’on imagine que je connais pratiquement le dessous de certaines cartes à propos de quelques uns, évidemment  ceux qui ne sont pas dans la bienpensance.

Pire,  le sus dit candidat,  prétend défendre  la liberté d’expression des avocats  alors que  c’est le travail du législateur,  pas celui des bâtonniers. Et qu’alors il occuper  de revoir sa culture.

Et alors qu’il est l’un de ceux qui attaquent la mienne en justice. Par exemple.

J’ai donc eu le plaisir, en passant dans un couloir de la maison de l’avocat,  ce matin aussi, où il faisait campagne,  de lui dire  mon point de vue sur lui.

Ceci  se dit en deux mots complémentaires , très courts. Ca soulage. Faux cul.

Plus généralement, on peut résumer désormais  ainsi la situation.

Les professions de foi  sont sur papier glacé financé par nos cotisations, des banalités de faux culs.

A des niveaux différents, il est vrai. Donc ce sont des banalités.

Mais,   question, à qui s’adressent  au juste ces banalités  ?

Réponse, aux confrères,  qui doivent voter pour eux.

Si on s’en réfère aux récents scrutins, ils devraient être de moins en moins  nombreux.

Si c’est bien le cas, ce sera alors un signe excellent.

Voilà qui voudra dire,  en effet,  que les cocus  de toutes natures, pour éviter la monotonie,  qu’ils sont,   désertent désormais  le bal qu’on leur organise prochainement.

Pourvu  que l’espoir renaisse au moins ainsi.

Par bernard.kuchukian le 05/03/18

L

Il est des moments où le silence est coupable.

Voici  donc pour la bâtonnier du barreau de Marseille

 

LETTRE OUVERTE A LA BATONNIER GENEVIEVE MAILLET DE MARSEILLE A PROPOS DE LA LIGUE CONTRE LE CANCER ET  ACCESSOIREMENT DE LA DEFENSE DE LA CAUSE ARMENIENNE

 

Sous le timbre aussi ambigüe qu’illégal d’ « Ordre des avocats du barreau de Marseille » et encore « barreau de marseille.avocat.fr »,,

La circulaire que j’ai reçue hier,  comme tous les confrères, par courrier électronique,  se réfère à la charte de partenariat signée dit-on  par le barreau  de Marseille (qui ne parle donc plus d’ordre),   avec le comité 13 de la Ligue contre le cancer, qui parait être une association déclarée, elle.

Elle   amène nécessairement les commentaires suivants, dont il est tout à fait possible que je fasse participer sous peu  mes lecteurs de «  blog  avocats « et sur sa copie de Facebook.

Il y parait  donc que le bien être,  au moins préventif du cancer  au travail,  passerait à la fois par des activités physiques et la gestion du stress  (sic). 

Grands dieux, et surtout grands compétents qui sauraient  donc pourquoi et quand naissent les cancers.

Voici ainsi  le barreau de Marseille  qui a versé   dans l’oncologie.

Si le sujet n’était pas aussi grave – je vais y venir - j’en connais plus d’un à la tète des  services des hôpitaux de Marseille et de l’Institut Paoli-Calmettes  qui ne manqueraient pas de  rigoler,  s’ils savaient çà (on dit que ça soulage).

Car, c’est décidemment une manie chez les bâtonniers qui se succèdent de donner des conseils pratiques aux confrères.

Sous le bâtonnat MAILLET, c’est apparemment,   mais apparemment seulement,  plus sérieux et moins combinard  par exemple que sous le bâtonnat GAVAUDAN, lequel nous avait,  entre autres choses, successivement  proposé  les services d’un copain,   marchand d’extincteurs,   puis  ceux d’un  autre copain, obscur artiste peintre,  qui est,  heureusement,   vite revenu à sa médiocrité inconnue.

Voici donc maintenant que,  pour une somme modique, on se propose   de faire  masser les confrères, ce  qui va donc faire mieux que la Faculté.

Ce qu’on lit prêterait aussi à rire pour les confrères directement concernés,  qui ont dans leur malheur, au demeurant,  les moyens de se faire masser, s’ils en ont besoin,  car    ces dépenses sont  évidemment prises  en charge  intégralement par   l’assurance maladie.

Cependant, moi, je ne rigole plus.

Les confrères atteints du cancer sont nombreux, et par la force des choses, j’y viens, j’en connais quelques uns, que je rencontre ça et là, et notamment des consœurs que je vois à l’I.P.C.,  lequel gère les cancers féminins,   où j’accompagne mon épouse,  puisque,   non  avocat,   elle cependant  atteinte d’un cancer très grave. Plus grave encore que le mien.

Jadis, par exemple, elle m’avait  accompagné  dans un déplacement à plaider hors Marseille, pour accueillir au retour dans notre voiture une  certaine consœur,  provisoirement handicapée, éloignée d’ici,   à qui personne d’autre n’avait offert son hospitalité confraternelle, laquelle  avait pu rejoindre mieux qu’en train,   son domicile.

Madame B.   ne  s’accommode donc pas non  plus de l’humour gymnastique que préconise la circulaire reçue.

Là où l’initiative du    barreau de Marseille est parfaitement odieuse,  méprisante et révélatrice du niveau de barbarie de son conseil de l’ordre, c’est lorsque l’invitation m’est adressée aussi.

Même si c’est mécaniquement.

Tout le monde sait bien,  y compris chez les bâtonniers,  qui se succèdent depuis quelques années, que j’ai été opéré voici un peu moins de quatre ans d’un cancer, et que mon rein gauche a été enlevé.

On sait aussi que comme d’autres confrères (et amis) atteints de cette affection, je suis en état de récidive, depuis quelques mois, avec développements de métastases  du cancer du rein sur le poumon.

Au passage, ni le professeur E. (Hôpital de La Conception),  qui m’a opéré,  ni le professeur B. qui suit l’état de mon rein restant, ni le professeur F.(Hôpital Nord) qui a examiné mon poumon et m’a renvoyé au service d’oncologie médicale de l’hôpital de La Timone, où je suis suivi de cette récidive du cancer du rein par le professeur Z, et les docteurs  P. et  X., ne m’ont parlé,  pour me sauver,  de séances de massages individuels. Voire de sport.

Je suis pardon je subis  – et d’autres avec moi – des traitements plus sérieux.

Et pourtant, je continue à subir  aussi  - je tiens bien – depuis des années le procès ignoble,  en correctionnelle,  que me font sur leur citation directe, premièrement, Erick CAMPANA, un ancien bâtonnier,  à la vertu  très contestable,  qui a même proféré contre moi en audience des menaces de mort,  dénoncées au parquet,  deuxièmement un  certain MEYNET, confrère parfaitement  inconnu sauf de lui,  et  troisièmement le bâtonnier en exercice,  encore que techniquement on ne sache pas exactement  qui il est.

Ce procès pénal  en cours est encore  plus ignoble,  car  le barreau a déjà pris deux superbes claques,   par deux rejets de ses demandes contre moi devant le  Conseil régional de discipline, la première  (confirmée en appel),  parce qu’avais écrit que le GAVAUDAN précité, une fois terminés  l’œuvre des extincteurs et des œuvres d’art bidon,  était un traitre à nos intérêts professionnels (exact, justifié par la fin,   mais des années, échéance finale le 31 décembre prochain, du boitier Navista,  au cœur du débat).

Et la seconde parce qu’il  - le C.R.D. - n’a pas suivi le dossier aux fondements actuels  de poursuite qui  est   devenu pénal.

Oui, je maintiens qu’Untel a été un abruti, et oui,  je maintiens que  le barreau de Marseille est raciste à la cause arménienne.

Pas d’injure la dedans.  Que de la vérité.

Le journaliste Denis T. a  récemment  écrit  dans « La Provence »,  c’est normal puisqu’elle  qui a passé une convention commerciale  de bienveillance avec la direction du barreau, que j’avais inventé,  avec mon fidèle ami et défenseur Philippe KRIKORIAN,  que nous avions inventé,  le procès perpétuel parce que j’avais, les droits laïcs de la défense sont  sacrés, multiplié les incidents de droit et de procédure.

Quelle superbe collection de Q.P.C.  posées  en effet par  deux des confrères parmi les 300 à peine qui ont déjà traité la question au Conseil constitutionnel et y sont allés plaider plusieurs fois.

Or, T. , mon ancien neveu,  est désormais  lui même désormais atteint par le cancer de la prostate.

Le barreau de Marseille,   envers qui il montre tant de duplicité, tandis que stress aidant, il  craint pour sa place,  pourrait  peut être le faire  profiter de l’offre de la circulaire précitée. C’est à lui conseiller.

Alors on résume simplement.

Mon  affaire correctionnelle  revient  sur votre citation directe,  fin mars à plaider,  sous réserve de mon état de santé alors et des effets du Sutent sur moi.

Si elle  n’est pas dépaysée, comme mon avocat en a le projet,  et si elle se plaide, en préalable je lirais cette lettre pour donner publiquement une certaine idée de l’absence de délicatesse, comme ils disent, de mes détracteurs dans ces circonstances,.

Ce qui ne m’empêchera pas d’obtenir,  sans aucun doute pourtant,  que vous soyez à nouveau tous ridiculisés en droit,  par invocation et application de la jurisprudence de la liberté d’expression.

Les  grands ignorants que vous êtes,  sauf pour conseiller le  sauvetage des    cancéreux,  par des cours de gymnastique,  tandis qu’ils essaient dans le même temps  de les accabler par le stress,   qui peut pousser au  désespoir,  continuent de feindre d’ignorer le droit,  au moins  celui des affaires COSTA         et GOUVEIA, à BOUTIN, en passant par EON, BILGER, et MORICE.

Un  instant sur BOUTIN, la plus récente (9 janvier 2018) : la notion d’outrage,  si elle n’est pas accompagnée d’appel à la violence et la haine, est désormais hors sujet de poursuites.

Ce n’est au demeurant que la reprise en la développant de la décision du Conseil constitutionnel  du 8 janvier 2016  que Philippe et moi avons obtenue il y a deux ans sur le refus de pénalisation de la contestation du génocide arménien.

Sauf que l’indigne est que malgré tout ce qui se juge au Conseil constitutionnel,  à la Cour européenne des droits de l’homme et à la Cour de cassation, oui l’odieux  est  dans la poursuite pénale encore en cours  contre  celui qui reproche à une institution, celle des avocats du barreau de Marseille, l’année de son centenaire,  son indifférence hostile contre une cause internationale et même nationale, puisque la loi française l’a reconnu, la reconnaissance du génocide arménien de 1915.

Le barreau de Paris, je le rappelle, a eu, lui, une attitude plus digne.

 

Finalement,

N’hésitez  pas à donner connaissance de ce courrier intégralement  y compris son post scriptum au prochain conseil de l’ordre.

Les circonstances  empêchent d’exprimer,  en conclusion provisoire,  la moindre formule de politesse (et puis quoi encore) à la fin de cette longue  lettre ouverte.

 

Marseille, le 27 février 2018

 

BERNARD KUCHUKIAN

 

P.S. IMPORTANT

 Si à défaut d’humanité,  tous au barreau de Marseille,  pourtant cité du droit (sic),  vous  saviez la note du 24 mai 1915 du département français des affaires étrangères à l’agence Havas, sur autres initiatives  du tsar de Russie et du gouvernement britannique, qui a créé – malheureusement pour les victimes dont je suis à mon niveau garant du respect de la mémoire – la notion de crime contre l’humanité. Je cite.

 

« « Depuis un mois environ, la population, kurde et turque de l’Arménie procède de connivence et souvent avec l’aide des autorités ottomanes à des massacres des Arméniens. De tels massacres ont eu lieu vers la mi-avril à Erzeroum, Dertchun, Eghine, Akn, Bilitis, Mouch, Sassoun, Zeitoun et dans toute la Cilicie : les habitants d’une centaine de villages aux environs de Van ont tous été assassinés ; dans la ville même, le quartier arménien est assiégé par les Kurdes. En même temps, à Constantinople, le gouvernement ottoman sévit contre la population arménienne inoffensive. »

«  « En présence de ces nouveaux crimes  de la Turquie contre l’humanité et la civilisation, les gouvernements alliés font savoir publiquement à la Sublime Porte qu’ils tiendront personnellement responsables de ces crimes les membres du gouvernement ottoman, ainsi que ses agents. » »

Archives du ministère des affaires étrangères, Paris, guerre 1914-1918, Turquie, tome 887, f .127. In Arthur BEYLERIAN, Les grandes puissances,  l’empire ottoman et les Arméniens dans les archives françaises, » Publications de la Sorbonne,  Paris 1983.

 

Il  est vrai cependant  que le barreau de Marseille, alors placé sous le bâtonnier d’Erick CAMPANA, avait organisé à nos frais un voyage à ISTANBUL en compagnie du bâtonnier Dominique MATTEI invité,  pour apporter son soutien aux avocats kurdes poursuivis par le régime turc actuel.

Et dire qu’on m’avait même conseillé un bon hôtel à ISTANBUL.

Prudemment, le site Internet du barreau de Marseille ne mentionne plus ce voyage dans les activités de sa commission dite internationale…

Par bernard.kuchukian le 28/02/18

Il parait que ma  vieille copine Maryse,  qui y fut avocat, et qui est le maire actuel  d’AIX EN PROVENCE, veut très sérieusement faire quitter sa ville et sa proche banlieue de la nébuleuse métropolitaine marseillaise. Celle qu’on vient pourtant (péniblement) de mettre en place, tandis que très sérieusement le gouvernement envisage pour les grands métropoles un système de fonctionnement équivalent au périmètre du département.

C’est étonnant,  cet écart total de conception des choses.

A la vérité, ce n’est pas tout à fait nouveau.

Déjà, lorsque nous étions  ensemble sur les bancs de la faculté,  je ne sais plus quel publiciste (FABRE ou DEBBASCH) nous disait envisager déjà  de couper le département des Bouches-du-Rhône en deux, dans sens de la largueur, avec une préfecture au nord, à AIX, et une au sud, à MARSEILLE.

On avait du piquer cette idée dans quelques obscurs travaux de la Convention nationale, laquelleavait connu le contentieux de 30 km entre les deux villes, avec une période où la préfecture était une semaine à AIX et l’autre à MARSEILLE…

Ce qui est étonnant est que le retour de ces idées séparatistes intervient dans un cadre général où tout le monde veut se séparer des autres, les Ecossais, les Catalans, les Padaniens en Italie (le mot est inventé),  et je ne parle pas des Corses, tout en demeurant,  c’est inouï,  dans un cadre communautaire européen, du  fédéralisme.

On a ainsi le sentiment qu’on vogue tranquillement vers un  Moyen-âge  des temps modernes avec la constitution d’indépendances régionales ou locales,  au moins théoriquement incluses  dans des ensembles infiniment plus grands,  ici l’Union européenne.

Alors, Maryse est-elle folle ?

Point du tout, bien au contraire, elle est dans l’air du temps.  Et même en avance sur son temps.

Pourquoi ? Tout simplement par la  disparition de la notion de fraternité.

Il n’y a plus de fraternité et il ne peut plus y avoir de fraternité ici et ailleurs en raison de l’invasion de groupes et d’idées qui ne s’assimilent pas et ne pourront jamais s’assimiler. Vous voyez très bien ce que je veux dire.

Au fond d’elle-même, Maryse imagine bien aussi  la partition en deux de la ville de Marseille sa voisine  dans 20 ans environ, avec un morceau islamiste au nord, et un morceau non islamiste à l’est et au sud.

Je ne sais pas si elle est déjà passée  à Chypre,   seulement à pied  à Nicosie,  du coté grec au coté turc, avec une frontière en plein milieu de l’artère principale de la ville et une chicane à pièces d’identité. Les tombeaux des Lusignan, mes suzerains du temps,  chez les Turcs.

C’est en tout cas  sans aucun doute son cauchemar, et elle a raison.

Je dis à Maryse qu’il y a peut être une autre solution, qui s’appelle Marion. Mais c’est une autre affaire, que je ne verrai peut être pas. Je suis trop vieux.

En attendant, je dis aussi que nous marchons  aussi tranquillement et heureusement vers la partition des barreaux.

Il n’y       a plus aucune raison de tous ces barreaux. Soit un seul, si on veut une organisation nationale unitaire, soit autant qu’en voudront les confrères qui s’y associeront volontairement.

Non, ce n’est pas une vue de l’esprit.

Pas plus tard que par un avis de ce matin,  l’Autorité de la concurrence a ouvert la voie à l’officialisation d’une scission en deux de la profession de géomètre.

Cette idée de partition est aussi la conséquence de la fin de la fraternité celle ici professionnelle.

Vu notre nombre,

Les pénalistes n’ont rien en commun avec les civilistes, même au niveau de la pensée, les pratiquants de l’A.J. rien à voir avec les autres, les rédacteurs d’actes  qui lorgnent ou devraient lorgner vers l’abatage du scandaleux monopole des notaires en matière immobilière, rien à voir avec les autres.

Et dans la dégringolade générale, les tenants des caisses de règlements pécuniaires livrent désormais un combat imbécile et désespéré  de vieilles lunes contre les libéraux qui veulent aller à la Caisse des dépôts et consignations.  Et s’affranchir d’une socialisation rampante,  désormais faillie.

Evidemment, plus le barreau est important, plus l’écart se creuse.

Il faudra bien un jour se décider à donner des statuts aux barreaux actuels, et alors  faire choix d’un modèle juridique.

Face aux normes européennes et à l’Autorité de la concurrence, il faudra bien aussi que chacun s’exprime quant à son appartenance.

Et alors,  il sera impossible de continuer d’imposer un modèle unique.

Par bernard.kuchukian le 18/02/18

En 2011, le bâtonnier de PARIS  déclarait ceci :

« On n’échappe pas à ses responsabilités par quelque artifice de langage. Je souhaite aujourd’hui dire clairement, afin qu’il n’y ait aucun doute dans l’esprit de quiconque, qu’en abandonnant à leur sort nos confrères juifs, notre Ordre a commis une faute dont il répond devant l’Histoire et qu’il a manqué aux principes fondamentaux sur lesquels il repose. Il fait ici et aujourd’hui amende honorable par ma voix « 

Alors voila que je lis dans un billet appelé «  l’état d’esprit «  rédigé par un candidat au bâtonnat  que  je cite « notre histoire et ses traditions sont notre force, ne les perdons pas ».

C’était quoi l’histoire et surtout  les traditions pendant l’occupation pour les avocats juifs.

On a beaucoup écrit sur ceux de Paris. Moins sur ceux de Marseille. On a volontairement oublié.

Je n’ai évidemment pas connu ce temps là.  Je sais cependant – c’est lui qui me l’avait dit – qu’au moins un d’eux avait été exclu de la profession par ses pairs  du moment  sur ordre  qui  avait du se reconvertir en marchand de bois dans un département voisin. L’histoire des autres est discrètement tue.

C’est dommage. D’autant plus dommage pour le candidat en question,  que je trouve bien conventionnel, et à mémoire familiale comment dire, un peu  courte.

Par bernard.kuchukian le 17/02/18

Publié également sur Facebook.

C’est la question que je me pose,  en lisant le message que m’adresse automatiquement, sur une de mes adresses de courrier électronique,  un candidat à la prochaine élection du bâtonnier de Marseille, dans l’organisation actuelle du barreau local.

Il est simplement affligeant que ce candidat utilise  en l’accolant au sien paternel  le nom célèbre et glorieux d’un très grand avocat, qui fut son grand père.

Il est d’ailleurs amusant de savoir que ce dernier,  dont la municipalité a donné son nom à une rue,  devant un  palais de justice,  n’ait jamais réussi à être élu nulle part, bâtonnat compris, où il eut comme résultat quelques voix ou dizaines.

Comme quoi, plus tard, je n’ai pas été tout seul.

Quelques formules délirantes que je lis alors.

« Dans le respect des traditions » … Mais qui peut donc encore aujourd’hui s’abriter derrière des traditions ? La lustrine, l’encre violette et la plume sergent major, l’obéissante imbécile, etc.

« Confident » Non le bâtonnier ne peut pas être le confident de l’avocat, puisqu’il est par principe et définition son concurrent, pire il est de droit son censeur dès lors qu’il a le droit de la poursuivre au disciplinaire et j’en connais même qui poursuivent au pénal, après avoir été discrédités au disciplinaire

« Bouclier ». Ah oui, bouclier en carton pate contre les pouvoirs publics et surtout pas à la hauteur des autres professionnels libéraux

« Notre Histoire ». Mais quelle histoire ? Quelle force ?

Tout ca est bien affligeant.

 

Par bernard.kuchukian le 15/02/18

Egalement publié sur Facebook

 

Il est en décalage permanent par rapport à la presque totalité des autres barreaux français, celui de Marseille,  dans sa forme actuelle,  autrement dit unique, unicité dont je continue à contester la constitutionnalité,   est appelé  à se choisir,  dans la deuxième quinzaine de mars prochain,  un nouveau bâtonnier pour le 1er janvier 2019.

Vous avez bien lu, un nouveau bâtonnier, car à l’instant, il n’y a que trois candidats déclarés soit trois mecs. Pas de nana.

C’est comme si  l’expérience féminine,  pardon féministe,  que nous avons eue depuis treize ou quatorze mois à l’instant,  avait « douché » les esprits.

Tandis que sur les trois candidats déclarés, deux étaient les adversaires malheureux de celle qui a été élue voici un peu plus de deux ans, dont un a tout simplement beaucoup de mal à cacher son « machisme ».  Et l’autre qui n’en pense pas moins.

Les professions de foi des trois candidats  sont d’une banalité habituelle du genre défonce des portes ouvertes et frappe à coté de la plaque qui fait peur, mais qui pratiquement, n’est jamais qu’au niveau général ambiant.

C'est-à-dire généralement quelconque. Avec culture de la médiocrité. Celle qui fait élire.

Par bernard.kuchukian le 17/01/18

Je demande le commentaire de notre ami GIROUD, grand spécialiste de Pierre DAC sur le texte qui suit, attention à lire doucement, c’est subtil.

« « Un concerné n'est pas forcément un imbécile en état de siège,  pas plus qu'un concubin n'est obligatoirement un abruti de nationalité cubaine. » »
 

Citation de Pierre Dac ; Les pensées - Ed. du Cherche Midi (1972)

Par bernard.kuchukian le 05/12/17

L’université d’AVIGNON a l’excellente idée d’organiser,  avec le barreau local  et l’animation de l’indestructible  bâtonnier Christian BONNENFANT,  une conférence sur le thème « « La Liberté de parole, de l’avocat, du journaliste et des élus locaux » ». C’est  dans un amphithéâtre de la ville le jeudi 14 décembre à 16 H.

L’invité de marque sera notre confrère Olivier MORICE,  du barreau de PARIS,  à l’opiniâtreté de qui nous devons les avancées jurisprudentielles récentes  étonnantes en pareille matière, au point que la chambre criminelle de la Cour de cassation a du s’incliner devant celle européenne des droits de l’homme, nettement plus respectueuse de notre liberté de parole.

Il y aura aussi un autre invité David SERVENAY, journaliste d’investigation, auteur d’une B.D. sur le l’affaire BORREL, ce magistrat assassiné à DJIBOUTI, j’arrête là.

AVIGNON, barreau dont Henri COUPON a été le bâtonnier, à la belle langue si bien pendue, quand il n’écrivait pas ses romans policiers.

Par bernard.kuchukian le 21/11/17

Voici quelques années, on a été en  pleine bagarre du temps contre l’organisation des tribunaux de commerce et aussi de leurs greffes privés  et  je suis tout de même  allé ensuite deux fois la porter en questions prioritaires de constitutionnalité,  devant le Conseil constitutionnel.

Le parlement a aussi beaucoup travaillé le sujet. Quelques réformes ont suivi, mais la route est  encore longue.

Dans un coup de colère bien légitime, la preuve, on s’est inquiété ensuite du régime de l’indépendance et de l’impartialité des juges consulaires, j’avais écrit ici à propos de tel évènement : « les cons ».

Que n’avais-je ainsi  écrit ?

Le bâtonnier du moment (dont je ne dis pas davantage, les autres affaires ne sont pas terminées) a alors engagé contre moi des poursuites disciplinaires, qui ont finalement et évidemment été abandonnées.

Le fond de celles-ci était aussi ailleurs et là, le barreau de Marseille a  de plus été débouté. Au passage, ayant fait appel  hors délai de ce débouté, son appel a été jugé irrecevable.

On en est restés là. La liberté d'expression avait gagné.

Voici que des années plus tard,  le même barreau, le mien pour encore un certain temps, m’adresse,  comme à tous, merci,  une invitation à un débat spectacle dans les locaux de la maison de l’avocat, ici à Marseille, le 6 décembre prochain.

Ce sont des confrères parisiens qui l’organisent sur le thème de Georges BRASSENS.

BRASSENS, la justice et la société, quoi.

Les bâtonniers passeraient-ils  donc et ne se ressembleraient-ils  pas ?

C’est que Georges BRASSENS,   qui cultivait avec tellement de  talent l’art de la prétendue mauvaise réputation, au point qu’on donne,  du coup,  son nom à des lycées partout en France, était tout de même l’auteur compositeur de la célèbre chanson :

« Le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est con, on est con ».

J’irai donc le 6 décembre pour participer aux travaux pratiques de cette sympathique connerie là, en l’état de ma compétence,  cependant difficilement reconnue, en matière de traitement des cons.

Par bernard.kuchukian le 15/11/17

 

Pendant que l’A.N.A.A.F.A. indique que sa statistique révèle un moins 13 % l’an dernier (et c’était déjà la même tendance l’année d’avant) dans les bénéfices moyens des avocats de France, c’est le silence total de la part des élus.

Voyez à Marseille, plus gravement touchée : la bâtonnière voyage à Londres  pour signer une déclaration des droits de l’humanité dont tout le monde se fout pas mal. On organise un concours de boules. Et puis une exposition d’artistes de je ne sais pas quoi encore.

La profession crève, les élus s’en foutent. Ils s’occupent de déontologie, tiens aussi de me poursuivre parce que j’ai écrit et je maintiens que le barreau de Marseille est raciste à la cause arménienne. Oh, non, l’affaire n’est pas terminée.  Ma détermination est largement supérieure à leur bêtise courante.

Remarquez, on peut penser qu’ils ont bien raison, puisqu’il ne trouve une majorité de crétins pour les élire.