Par bernard.kuchukian le 03/05/13

Aux Boyer et à mes autres ancêtres toulousains(je suis un Bégué par ma mère).

Je lis ce matin dans La Semaine juridique, N°490, du 29 avril 2013, rubrique des libres propos, une étude d'un jeune maitre de conférence à l'Université de Toulouse 1, Capitole, lui-même avocat, mais qui remercie un autre confrère, sans doute plus compétent que lui sur le sujet, du nom d'Alexandre LECEA. Le titre est « heurts et malheurs de la dématérialisation de la procédure d'appel ».

Allez y voir.

On vous y parle des efforts du barreau de TOULOUSE, et aussi de ceux du ressort de sa Cour d'appel, qui ont passé le 20 mars 2013 une convention inter barreaux, sans citer, les malheureux ont des failles, le texte qui le permet et qui est l'art. 18 de la loi du 31 décembre 1971. Leur copie sera donc notée un point de moins, mais c'est pour la forme.

"Macarelle", mais ils font quoi les avocats toulousains réunis en conseils de l'ordre ?

Ils font, bravo, ce que j'explique mais en vain à mes pairs marseillais. ils passent des conventions régionales et organisent l'affaire entre eux. Personne ne me cite bien sur, mais tout le monde en est déjà à appliquer l'art. 674 du Code de procédure civile que j'ai inventé et que la chancellerie ne reproduit pas encore.

Ils développent l'idée que j'ai réussi à faire passer au bâtonnier de Marseille pour un moment en février dernier, que par miracle le conseil de l'ordre a approuvée, de considérer que les communications numériques entre avocats du barreau de Marseille sont équivalentes à celles de l'art. 673.

Sauf qu'eux sont allés plus loin, ont pris leurs bâtons de pèlerins et ont vu les barreaux de tout le ressort de la cour d'appel, pour passer une convention que reproduit la communication, de La Semaine juridique, une convention inter barreaux.

Messieurs, j'ai le plaisir de vous féliciter. En la forme, vous n'êtes pas des cracs de rédaction, mais c'est finalement bien secondaire. L'essentiel est ce que vous avez décidé.

Je regrette simplement qu'à Marseille, où nous avions notamment grâce à moi (je suis totalement immodeste, je le sais et je m'en fous) pris de l'avance, nous sommes désormais à la traine des autres, parce que le conseil de l'ordre est peuplé de confrères d'une susceptibilité dramatique, trop occupés à voter des subventions à droite et à gauche, plus à gauche qu'à droite peut être.

Donc, allez-y les confrères, maintenez donc les poursuites disciplinaires contre moi parce que je parlerais mal à des pairs incompétents sur le sujet, et qui surtout, veulent le rester.

Par bernard.kuchukian le 01/05/13

Les récents problèmes techniques de blogosphère rencontrés avec le Conseil national des barreaux, à moins que ce soit l'affaire des craintes révérencielles du Mur des cons, conduisent certains confrères blogueurs - les mêmes souvent - à suggérer que, voilà, on pourrait rester entre nous, mais dans une formation fermée, réservée uniquement aux avocats, et donc exclue du grand public. Remarquez, elle existe d'ailleurs déjà, s'appelle la blogosphère (oui, on manque d'imagination, je sais). Tous vous ne la connaissez pas. On y arrive par cooptation. Tiens pour une fois j'ai été coopté. Cà ne m'arrive pas souvent.

Cette blogosphère là brille surtout jusqu'ici par son vide infini, sauf la reproduction de ce qu'y écrivent comme moi ses membres qui interviennent aussi et surtout sur les blogs de grand public, donc sur l'actuel « réseau de la blogosphère ».

Ceux que je dénonce ici n'ont donc strictement rien compris, puisqu'alors que nous nous plaignons actuellement de voir notre publicité réduite par l'absence de lien « avocats.fr » vers « le réseau de la blogosphère », l'un et l'autre publics d'accès, ils veulent qu'on aille tous vers un espace d'accès limité et privé. Au fou !

A ces confrères timorés, tout tremblants de je ne sais quelle peur, je dis bien clairement non. Non au réseau privé. Si vous le souhaitez, suivant votre niveau intellectuel, créez donc une loge maçonnique au mieux, ou une association de pécheurs à la ligne, au pire.

Nos blogs doivent être publics en lecture publique sur l'espace commun public de tous les avocats.

Et si le C.N.B. veut nous couper, même dans notre espace actuel, sans lien avec le site institutionnel « avocats.fr », je suis prêt à prendre la tète d'un autre réseau, y compris si je suis tout seul, sur lequel tout le monde pourra nous lire et même nous critiquer. Oui parce qu'alors l'alternative est soit d'être lui par une poignée librement dans le grand public et chez les avocats, ou d'être lu par une poignée plus petite uniquement les chez avocats. Les comptes sont vite faits.

Et puis la liberté d'expression. Vous connaissez ?

J'imagine que ceci expliquant cela certains vivent à l'avance la terreur professionnelle du C.N.B. si jamais le Conseil d'Etat annule la convention nationale " Navista" parce qu'elle est signée pour la collectivité des avocats, par un quidam... chef avocat qui n'avait pas qualité. Pourtant, mon Dieu, quelle rigolade nationale ce devrait être si le rapporteur public était ainsi suivi dans ses conclusions.

Et puis, la bataille actuelle du Conseil d'Etat, c'est un peu et même beaucoup celle que nous avons menée sur ces blogs, quelques uns dont je ne sais plus si je peux rappeler les noms. Et surtout par moi, qui n'ai ménagé ni mes efforts ni ma responsabilité et qui suis même dans la peine actuellement, puisqu'à cause de cela, je reste poursuivi disciplinairement par mes pairs qui ont confondu l'injure et la susceptibilité des incompétents. Ces pairs dont l'action a conduit à l'impasse actuelle. Le plus triste, c'est qu'il faudra encore leur trouver la solution. Et le pire, c'est qu'on l'aura.

L'audience est le 24 mai, j'y prévois au moins 12 Q.P.C., et 30 pages de conclusions uniquement sur des nullités de procédure.

Sauf si la lettre de désistement d'action arrive avant le 14 mai délai de rigueur.

Par bernard.kuchukian le 28/04/13

J'ai déjà commencé de traiter de cette affaire sur mon blog.

Le serment des avocats et d'autres aussi sont inconstitutionnels.

Rappelez vous : ni le président de la République, ni celui de l'Assemblée nationale, ni celui du Sénat ne prêtent serment. Mais aussi ni le premier ministre, ni chacun des ministres et secrétaires d'Etat. Ni les députés, ni les sénateurs. Ni, ni.

Droit public comparé. Je viens de voir à la télévision que la constitution italienne exige le serment du président du conseil.

Suivant ce que décideront mes pairs dans les jours à venir, la Coeur d'appel d'AIX EN PROVENCE aura à traiter ou non le 24 mai de la Q.P.C. suivante : le serment est-il constitutionnel.

En tout état de cause, même si je ne la pose pas cette fois-ci, elle sera posée un jour ou l'autre par moi ou un autre. Il faut absolument nourrir le débat.

Par bernard.kuchukian le 27/04/13

Ce n'est pas nouveau. Le grand quotidien parisien, malheureusement si bien fait, manque singulièrement d'à propos, en ce 98ème anniversaire de la célébration du génocide arménien, pour publier demain un article relatif à la bonne santé de la partie nord de Chypre, sous perfusion turque. Je dis deux choses.

La première. Oui, c'est un manque d'à propos, parce que les Turcs qui occupent le nord de Chypre sont les petits fils et arrière petits fils de ceux qui ont massacré les Arméniens en 1915, et pris leurs biens, dont leurs maisons et leurs terres. En 1974, d'autres pareils sont arrivés pour un remake de 1915, sans trop de morts, mais en chassant les Grecs au sud, ceux-ci heureusement sous la protection de l'armée britannique.

Ils ont donc pris les biens des Grecs, beaucoup plus violentes que ce qu'on voit à NICOSIE, les traces des combats sont encore notamment dans la station balnéaire qui jouxte FAMAGOUSTE. Sous la direction de leur chef, le docteur Fazil Kucuk (1), ils ont même constitué un Etat fantoche que personne ne reconnait dans le monde. Sauf la Turquie, et quelques tour-opérators allemands. Sans les traces de combats et les destructions, la région est splendide.

La seconde, c'est que le nord de Chypre est vide, sans activité, sans personne, sauf les Turcs qu'on y a importés. Les monuments chrétiens (dont certains arméniens, je veux dire de la religion apostolique arménienne) pillés. C'est de l'opérette cruelle. Avec des gens charmants, car les Turcs sont des gens charmants.

Lorsqu'on cultive le niveau économique du haut moyen âge, en ayant importé sur place de pauvres paysans d'Anatolie centrale, pour qui, occuper les biens grecs c'est la fortune, c'est sur qu'on n'a pas de problème de placements bancaires et de crise mondiale à redouter.

Je connais le nord de l'île et je sais comment on y va, moi j'avais laissé ma voiture de location garée dans une base britannique, après avoir longé des kilomètres de barbelés et une zone tampon avec de vrais militaires internationaux.

Je suis très critique avec les Grecs et les Chypriotes et leurs combines qui risquent encore à tout moment de foutre en l'air la zone euro.

Mais je dis aux journalistes du Monde d'avoir de la décence. Ils en manquent singulièrement. Et encore et toujours merci à la République de Chypre, celle du sud, d'avoir été l'un des premiers Etats à reconnaitre le génocide arménien, et à demeurer au sein de l'Union européenne le plus farouche des Etats opposés à l'intégration de la Turquie. Superbe pays aussi par ailleurs.

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(1) On dit kuchuk français, le u surmonté d'un tréma en turc moderne de Kemal Ataturk équivalent au son tch. En turc mais aussi en farsi (la langue des Perses), kuchuk veut dire petit, et mais je crois, en plus, aimable, en farsi. Allez, déchainez encore contre moi, vous les courageux anonymes.

Par bernard.kuchukian le 27/04/13

Mais, c'est dur, hein ? (1)

Le C.N.B.F. vient de gratifier les avocats retraités d'une augmentation de 1,8 %, contre les 1,3 % officiels. Moi qui ai toujours plus ou moins critiqué vertement les institutions de la profession, il en est une que j'ai toujours respectée, à la fois par principe, et aussi en raison de l'intelligence globale de ses élus. Comme quoi, c'est possible.

Donc, nos élus de la C.N.B.F. qui ont fait nettement mieux dans le passé, sont allés au delà de l'apparence officielle, on les félicite. On regrette qu'ils ne puissent pas faire mieux maintenant, et je sais parfaitement les contraintes administratives qu'ils subissent.

J'écris tout cela à un moment où comme d'autres, je subis les assauts de jeunes blanc-bec dans la profession, qui ne souhaitent qu'une seule chose, que je prenne ma retraite. Que je dégage, quoi. Et pas que moi. C'est non.

Les mêmes aimeraient bien aussi ne pas cotiser (comme je le fais encore) pour le financement des retraites, oubliant que c'est la règle constitutionnelle d'un jeu dont ils profiteront un jour.

Directement ou indirectement.

Les mêmes dont les premiers honoraires perçus servent à financer l'achat de voitures de luxe pour les hommes, les maisons Louis VUITTON et CARTIER pour les femmes, vont ensuite pleurnicher quant au niveau ridicule de nos cotisations professionnelles, spécialement à propos de cette de l'assurance de R.C.P.

Qu'ils comparent donc avec le taux des primes d'assurance de leurs autos, et reviennent ensuite me voir. Le seul bémol est qu'ils peuvent légitiment se plaindre de ce que ces cotisations professionnelles financent d'inutiles subventions et voyages au profit de quelques uns qui sont leurs représentants. C'est vrai, sauf que je suis le seul à attaquer les délibérations de mon conseil de l'ordre lorsqu'il distribue ses subventions à certains syndicats et une avance à fonds perdus à l'Union des jeunes avocats par dizaines de milliers d'euros pour organiser un congrès inutile pour la profession.

A ce sujet, je me suis laissé dire que l'inutile réception biannuelle du barreau de Marseille, avancée cette année au 5 juillet prochain, oui parce que Marseille vous le savez bien est capitale européenne de la culture, donc que cette réception annuelle aurait lieu à la Friche de la Belle de Mai.

Pour ceux qui ne savent pas, cette Belle de Mai là n'est qu'un joli nom, dans un quartier populaire, pauvre, maintenant dangereux. Les anciens locaux de la manufacture des allumettes puis des tabacs. Et pas de CARMEN ici. Cette friche, je la connais et j'y suis allé déjà plusieurs fois : sauf Dieu un jour, rien ne m'arrête. J'ignore si en décidant ainsi l'actuel bâtonnier veut faire passer un message subliminal. J'espère que oui, il est assez intelligent pour cela. Alors :

* Je vais trouver le jean le plus vieux et le plus moche qui sera possible, avec une chemise ravaudée, une cravate en rayonne, et de vieilles chaussures, pour aller à la réception, car j'imagine qu'on m'y invitera. Je ferai le déplacement dans ma vieille 307, ce sera parfait. Je serai un parfait représentant de la société civile de la ville et du barreau de Marseille actuels.

* Et pour en revenir directement au sujet, au président de la C.N.B.F. qui vient de m'écrire en évoquant à juste raison un conteste économique difficile, je dis qu'il ferait bien aussi d'imposer une échelle des valeurs professionnelles dans les obligations, à commencer par l'imposition du recouvrement honnête et par tous des cotisations des avocats compris du droit de plaidoirie, dont la gestion est nécessairement erratique faute de moyens techniques d'ampleur, tandis qu'il est bien certain que les conseils des ordres pensent à toute autre chose plus bling-bling.

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(1) Ce billet est dédié au crétin anonyme (qui c'est Claude B ? ) qui a passé ce matin un commentaire insultant sur un de mes autres billets, m'invitant à dégager.

Alors suivant ma règle du jeu habituel, couac, j'ai effacé. Jouissif à mon age.

Plus tard, un autre tout aussi anonyme MCD, qui est peut etre le meme sous un autre pseudo, est venu esdsayer d'en mettre une autre couche. Il est également passé à la trappe.

Tous les commentaires anonymes passent à la trappe. Par principe.

Par bernard.kuchukian le 26/04/13

Texte d'origine: je vais convoquer ...

Comme Amicus curiae.

L'amicus curiae est quelqu'un, ne faisant pas partie d'une affaire, qui se porte volontaire pour offrir des informations et assister une cour dans le but de trancher une affaire portée devant elle. L'information fournie peut être une opinion juridique sous la forme d'un mémoire (qui est appelé un amicus lorsqu'il est offert par un amicus curiae). C'est un témoignage qui n'a pas été sollicité par une des parties, ou un document qui traite d'un sujet qui porte sur le cas. La décision sur l'opportunité d'admettre les informations est à la discrétion de la cour. La phrase amicus curiae vient du latin et signifie littéralement "ami de la cour".

Ceci est la définition française. On n'aime pas. Aux Etats-Unis, l'art. 37 de la constitution prévoit l'amicus curiae.

Je veux donc faire venir le président du CONSEIL NATIONAL DES BARREAUX à la Cour d'appel d'AIX EN PROVENCE pour qu'il lui donne son point de vue de président sur la constitutionnalité de la déontologie des avocats, et son état actuel de la déontologie, en l'état de plus récentes décisions de la Cour européenne des droits de l'homme, affaire COSTA ET GOUVEIA c. Portugal, REZNEK c. Fédération de Russie, et aussi EON « Casses toi pov.con », sans compter les décisions de la Cour française de cassation et de la Cour d'appel de LYON dans l'affaire BILGER.

On pourrait même ajouter la recherche de son point de vue comparatif avec la déontologie des magistrats avec le Mur des cons. Comme il est possible que le Conseil d'Etat ait annulé dans l'intervalle la convention nationale avec la chancellerie pour la communication numérique et donc le boitier Navista et donc la clé Certeurope, son point de vue serait au surplus utile et d'actualité.

Oui, parce que le 24 mai, la Cour aura à traiter quatorze de mes recours :

* Deux de nature purement administrative, en rapport avec les odieuses poursuites disciplinaires dont je suis l'objet de la part du bâtonnier de Marseille,

* Trois d'incidents dans la procédure disciplinaire proprement dite, dont un de nullité d'une décision de renvoi rendue par le C.R.D. avec expiration du délai pour statuer, et sans doute deux Q.P.C. nouvelles dont une que je bichonne actuellement sur la constitutionnalité du serment,

* Une de nullité d'une convention locale de procédure avec un tribunal de grande instance, avec une Q.P.C. à la clé sur la constitutionnalité des barreaux,

* Enfin huit de nature administrative de mise en cause de la désignation des avocats des huit barreaux du ressort des la Cour d'appel d'AIX EN PROVENCE au sein du Conseil régional de discipline local.

Toutes ces matières intéressent le Conseil national des barreaux et son président : combien de lettres ouvertes pourra-t-il écrire alors...

Par bernard.kuchukian le 26/04/13

Je savais déjà que le barreau de MARSEILLE a envoyé récemment, aux frais collectifs de la profession, deux bâtonniers visiter des avocats kurdes, dont on nous dit qu'ils sont emprisonnés en Turquie.

Je rappelle que la responsabilité des Turcs et celle des Kurdes, qui ne l'ont jamais reconnue et la nient toujours, sont identiques dans le génocide de 1.500.000 d'Arméniens et de 700.000 Assyro-Chaldéens, tous Chrétiens.

Voici que j'apprends maintenant que, par une récente délibération, le conseil de l'ordre a décidé de l'envoi comme observateur d'un de ses membres, toujours aux frais de la profession, pour assister sans doute à Istanbul, le 17 mai, au procès d'un bâtonnier turc.

Il parait que la liberté d'expression et les droits de la défense y sont en danger, dans ce qui reste de l'Empire ottoman de mon père.

En tout cas voici un nouveau beau voyage aux frais communs des avocats de MARSEILLE, pour un superbe weekend end à Istanbul, qui est une ville superbe, il verra.

Dans un pays superbe, avec des gens sympathiques.

Sauf, suivant la célèbre formule de mon épouse (moitié corrézienne, un quart savoyarde et un quart dauphinoise), dans un salon bourgeois d'ISTANBUL il y a quelques années, devant des Turcs médusés, qui étaient alors passés du bonheur à la consternation, "sauf quand ils massacrent les Arméniens".

Mesdames et Messieurs :

Paraphrasons donc Marx.

« Bâtonniers de tous les pays, unissez vous. Tous à ISTANBUL » (1)

Or, le 24 mai, une semaine exactement après le 17 mai, le bâtonnier de MARSEILLE sera là encore, sur exigence du conseil de l'ordre, pour me poursuivre devant l'audience solennelle de la Cour d'appel d'AIX EN PROVENCE. C'est en France.

Par une bizarrerie de l'histoire, dans cette ville qui fut jadis le siège de la Cour d'appel des Echelles du Levant (2), il attaquera la liberté d'expression de son confrère Bernard KUCHUKIAN sur ce blog et ailleurs, malgré les défenses, protestations et justifications. Malgré ce que juge et rejuge la Cour européenne des droits de l'homme.

Comme la France et la Turquie, la jeune République d'Arménie est membre elle aussi du Conseil de l'Europe, et elle a également signé la convention européenne des droits de l'homme, qu'applique la Cour de STRASBOURG.

Je vais donc écrire au bâtonnier d'EREVAN, sa capitale, pour qu'il nous envoie le 24 mai à AIX EN PROVENCE, son propre observateur.

Il pourrait aussi faire un crochet à la réunion du 14 mai du conseil de l'ordre de MARSEILLE, à l'issue de laquelle on serait bien inspiré de suggérer la transmission d'une lettre de désistement d'action des poursuites disciplinaires qu'on pourrait adresser pour moi à mon confrère défenseur et ami Philippe KRIKORIAN.

Désolé, ça fait beaucoup d'Arméniens.

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(1) Et suivant les congrès et réunions, à BRUXELLES, GENEVE, PEKIN, ROME, MILAN, BARCELONE, ALGER, DAKAR (je n'ai pas la liste parisienne)

(2) En culture juridique historique, je crains de mettre ici la barre trop haut.

Par bernard.kuchukian le 25/04/13

J'en ai non seulement le droit, mais le devoir. Ceux qui suivent et lisent par exemple le Dalloz, savent que le Conseil d'Etat a examiné le lundi 22 avril courant le recours formé voici trois ans par le barreau de Marseille, alors sous la remarquable direction du bâtonnier Dominique MATTEI, accompagné de quelques confrères, dont j'ai l'honneur d'être aux cotés du plus brillant d'entre eux, mon ami Jacques JANSOLIN.

Nous attaquions tous ensemble (on était moins de 10) l'accord national informatique entre le C.N.B. et la chancellerie avec le privilège spécial de NAviSTA pour obliger les confrères de province, là où ceux de PARIS, les plus intelligents et les plus forts, avaient eux toute liberté.

Cette attaque faisait suite à celle que j'ai menée cette fois-ci tout seul, parce que PERSONNE absolument personne en France n'a eu le courage de venir avec moi, devant l'Autorité de la concurrence, à qui je dénonçais des pratiques anti concurrentielles, au profit de NAVISTA et de CERTEUROPE, contre tous les avocats de province, la province commençant du_ coté externe du périphérique parisien.

Alors que les Parisiens les plus forts et les plus intelligents n'y étaient pas soumis.

Mon dossier doit encore roupiller rue de l' Echelle, mais je crois que c'est l'usage, en attendant la suite. Car, les gens de l'Autorité de la concurrence ont la lente et sure solennité des sénateurs.

La suite, c'est que les avocats de province ont pris des années de retard en informatique et ont aussi gaspillé de l'argent pour rien.

Lundi, le rapporteur public a parait-il conclu à l'annulation que nous lui demandions de la convention locale, en différant l'application de l'annulation sous délai, comme c'est désormais possible en matière administrative, laissant aux parties un délai de trois mois pour trouver une solution palliative.

Si le Conseil d'Etat suit, personne n'est en mesure maintenant de dire ce qu'il faudra faire.

Les Parisiens ne sont pas concernés, les veinards.

Quant aux autres, j'en suis, il faudra soit suivre par la volonté des faits et l'impossibilité de trouver une solution, palliative immédiate, l'accord scélérat avec NAVISTA et CERTEUROPE. Voyez donc ma communication de ce jour sur les cons.

Au pire, le C.N.B. passera en force et retraitera à nouveau avec les mêmes, expliquant par un superbe pied cde nez qu'il n'a pas d'autre solution pratique.

Ce qui est faux, ou du moins était faux dans le temps. Epoque vieille de trois ans lorsque le barreau de MARSEILLE avait trouvé sa solution à lui, et où au lieu d'investir dans des beuveries ordinales annuelles, Dominique MATTEI avait fait acheter du matériel informatique permettant de nous connecter par CISCO interposée, l' »astuce » de notre système ayant été remarquée par le rapport de Monsieur HATTAB, expert national près la Cour de cassation, en matière de sécurité des communications électroniques. Mais on nous a barré cette route.

Le successeur de ce bâtonnier (devenu membre du C.N.B.) et son conseil de l'ordre ont préféré s'incliner devant les oukases de C.N.B. et C.N.B COM.

On me rapporte maintenant que le matériel de connexion acheté fort cher a même été bradé, ce qui si c'était vrai et tout laisse à penser que c'était vrai, serait un pur scandale. Au delà même de mes dénonciations lorsque j'exprimais que certains étaient des traitres aux intérêts de notre profession.

Je dis que je tiens pour responsables des dysfonctionnements futurs ceux qui ont mal géré les intérêts de la profession, localement comme nationalement. Une fois encore sauf à Paris.

Je rappelle que je n'attends aucune Légion d'honneur, tandis que je n'ai droit qu'aux critiques injustes voire aux poursuites disciplinaires.

Qu'on n'attende surtout pas de moi, surtout par les temps qui courent, le moindre regret oui la moindre excuse.

Ce n'est pas le genre dans la famille KUCHUKIAN.

Maintenant, le président du moment du C.N.B. qui pourfend actuellement le monde entier de ses lettres ouvertes, serait bien inspiré de garder un peu d'encre en réserve pour nous trouver les solutions. Personnellement, il s'en fout. Il est Parisien.

Par bernard.kuchukian le 25/04/13

Soyez honnêtes. Je vous l'avais bien expliqué voici une année au moins maintenant. Et mon ami Jean de VALON était venu m'aider. Merci Jean.

Oh, je n'avais rien inventé. Lui non plus.

Cette histoire est vieille de la nuit des temps. Et Georges BRASSENS que j'avais invité aussi sur ce blog après Jean de la FONTAINE (il est éclectique KUCHUKIAN, non ?) l'avait chanté mieux que nous.

Moi, c'était modeste et technique et Dieu quelles histoires on m'a faites.

J'avais écrit qu'ils sont cons ces juges consulaires à jouer les avocats en donnant des conseils aux commerçants au tribunal de commerce en dehors de tout procès.

Normalement, tous les avocats de France auraient du être derrière moi. Zut à la fin, je défendais les intérêts de la profession.

Non, sous la direction d'un bâtonnier aux petits poings fermés, poussé (il me l'a dit) par un conseil de l'ordre jouant la vertu, je me suis retrouvé à 65 ans poursuivi pour la première et seule fois de ma vie d'avocat (43 ans de barre) devant un conseil régional de discipline.

Soit dit au passage, je viens d'établir qu'en droit, les poursuites du bâtonnier sont rejetées et définitivement rejetés par la stricte application des textes et l'expiration des délais de procédure. Il ne reste plus qu'à le constater ce que je demanderai à l'audience solennelle de la Cour d'appel d'AIX EN PROVENCE de faire le 24 mai prochain.

Mes censeurs n'étaient donc pas bons comme je leur en avais vertement fait le reproche. Sans compter qu'on m'a rapporté que celui qui n'était alors que le dauphin et n'avait pas droit à la parole (c'est le bâtonnier actuel) avait averti : avec KUCHUKIAN, attention à la procédure, il ne vous passera rien.

Mais, mon Dieu je me dis que peut-être je suis après tout pour quelque chose dans l'avancée du sujet général de la connerie.

Ambiante. Individuelle et portative.

On sait maintenant qu'on peut tranquillement dire au président de la République « casses-tu pov.con » (arrêt EON de la Cour européenne des droits de l'homme).

Et en plus, d'après ATLANTICO.FR à ce qu'il parait, on peut avoir sa photo de con affichée sur les murs des locaux du SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE.

Comme on sait que j'ai malheureusement mis fin volontairement et bêtement à ma carrière de magistrat qui commençait plutôt bien en 1969, et comme j'imagine que les magistrats de ce syndicat n'auront pas l'indélicatesse d'afficher des photos d'avocats en exercice sur leur mur, je ne n'y aurai donc pas ma photo. Pourtant, je revendique ma connerie, oui par exemple celle de n'être pas resté magistrat, ce qui entre autres choses, m'aurait permis la liberté d'expression (voir ci-dessus) que mes pairs me refusent.

Aussi, je demande au bâtonnier, qui reste mon ami, il le sait bien et l'a prouvé, Erick CAMPANA, drôle d'ami qui vous poursuit KUCHUKIAN, non ?, de créer lui aussi, pour être « in the wind » un mur de connerie à la Maison de l'avocat de MARSEILLE. Ainsi nous pourrions tous nous défouler en affichant les photos de nos cons locaux.

Après tout, ce n'est jamais que la mise à jour des avis de recherche contre rançons, ou recherche tout court au Far West comme dans les westerns, ou en Chine pendant la Révolution culturelle. Ah, ces magistrats, seraient-ils tous des soixante-huitards attardés ?

Non, tout de même pas. C'est gentil ces photos, ça n'appelle pas au meurtre. Et moi, si j'étais resté dans la profession, j'aurais été un soixante neuvard (c'est ainsi qu'on dit ?) désormais bien attardé.

Par bernard.kuchukian le 24/04/13

La décence qu'on doit à un jour de deuil comme est le 24 avril m'interdit -sinon je n'aurais pas le droit de m'appeler KUCHUKIAN- de commenter la relation parue dans le Dalloz actualité de ce matin de l'audience du 22 avril du Conseil d'Etat dans l'affaire suivie par le barreau de Marseille, sous la direction du batonnier Dominique MATTEI, accompagné d'une poignée d'avocats courageux et déterminés, dont j'ai l'honneur d'avoir été avec lui.

Sachez en tout cas que le rapporteur public a conclu comme nous le demandions à l'annulation de la convention de 2010 passée avec la chancellerie pour la communication électronique avec les juridivtions des premier et second degré.

Entre autres, ce serait la fin de l'obligation du boitier Navista sans doute.

On verra demain.