Par bernard.kuchukian le 12/02/17

 

A celles et ceux qui se demandent comment on fait depuis quelques années pour éviter d’augmenter les cotisations, tandis que la ressource provenant des CARPA est désormais nulle, en attendant de présenter un solde négatif si ce n’est déjà fait, la publication récente  des budgets comparés du barreau de Paris donne une réponse étonnante. C’est en ligne sur Internet.

C’est simple, on  finance le trou en faisant du bénéfice sur les assurances obligatoires.

Exemple parisien pour  2017, recettes assurances 30.000.000 €, dépenses assurances 20.826.314 € ; un moins de 10.000.000 € qui passent  donc en   bénéfice d’équilibre.  Les comptes d’exploitation des années antérieures sont du même ordre.

L’ennui, c’est qu’il a été jugé par la Cour d’appel d’AIX EN PROVENCE, (arrêt MINASSIAN, au rapport de Madame FARJON, si je me souviens bien)  il y a longtemps, mais on l’a oublié, qu’il fallait distinguer les cotisations proprement dites,  d’une part,   du remboursement de la prime d’assurance collectives obligatoire, lequel devait se faire au marc le franc –au marc l’euro si vous voulez-, d’autre part.

Aie.

Tiens je vais me renseigner à Marseille. De nouvelles poursuites contre moi ?

Par bernard.kuchukian le 09/02/17

     A L'OCCASION DE LA  JOURNEE DE LA FEMME

Du moins pour le barreau de Marseille, qui classiquement, c’est chaque fois la même chose lors d’une grande élection ici présidentielle, marque d’une manière ou d’une autre son opposition au Front national.  45 % du corps électoral local.

Alors, les gauchistes et crypto communistes (c’est dingue qu’il en existe autant chez nous) font de l’insidieux.

Par exemple, on organise un machin pour les « droits des femmes ».

De qui va-t-on parler ?

D’anciennes communistes, on va aussi projeter un film féminin socialiste et plus contre le général Pinochet, on va encore et encore et encore nous rassasier de la résistance et des femmes en résistance.

Et on nous appelle à venir assister à ce machin-là.

Or,  nous sommes en février 2017, une femme,  une seule est candidate à la présidence de la République, une deuxième fois, cette fois –ci elle est en tête,  tout en ayant une chance malheureusement réduite   de gagner.

Sur ce phénomène – un mouvement politique réputé machiste qui veut porter au pouvoir une femme et quelle femme – au surplus avocate, oui elle est dès nôtres Marine –silence.

Alors taisez-vous toutes et retournez à vos veilles lunes. A la lecture d’une « Marseillaise » en faillite.

Une fois encore, vous êtes hors-jeu.

Car votre version est que le droit des femmes n’est pas d’accéder à la fonction suprême  dans la république.  Surtout quand elle n’a pas vos idées politiques.  Hors-jeu, totalement hors-jeu,  vous dis-je.

Par bernard.kuchukian le 07/01/17

 

« Le Monde » daté de demain publie un entretien avec Aquilino MORELLE, qui fut l’un des  conseillers de François HOLLANDE, puis  viré après une salle affaire. Passons.

Il écrit quelque chose qui finalement apparait comme une évidence que nous n’avions pas vue ni ressentie complètement. Ou pas voulu voir.

HOLLANDE n’a voulu être président de la République que seulement pour  en avoir le titre.

La gloire ou la gloriole comme vous voudrez. 

Alors,  bien sûr à un autre niveau, mais la démarche intellectuelle est la même, on pense instantanément à tous les bâtonniers que j’ai connus dans ma longue vie d’avocat.

A Marseille, sauf deux,  Edouard  ALEXANDER et au début de son mandat (ensuite il a compris qu’il labourait l’océan en vain) Dominique MATTEI.

Le plus grave n’est même pas dans la simple recherche du titre,  peut être prestigieux. 

Dans la réalité,  même en  partant avec le projet le plus grandiose, en termes de grandeur et non pas de règlements de comptes,  dignes tout au plus de la cour de la section des petits à l’école matérielle, l’ego surdimensionné par-dessus le marché, l’intelligence est vaincue par l’ordinaire,  majoritaire et/ou indifférent des autres.

Rien n’est plus vrai chez nous.

Nous avons désormais un nouveau bâtonnier qui est une bâtonnière.

Elle serait bien inspirée de méditer ce qui est écrit ici.

Par bernard.kuchukian le 23/12/16

 

La position des guillemets est ici fondamentale. Je cite en effet le titre d’un ouvrage  dont on annonce la publication mi-janvier prochain aux éditions First, celles des Nuls, écrit par Monsieur Mathieu MADENIAN, avec un sous titre, « Plus qu’un livre, un cri. »

Pourquoi lui ?

Parce qu’il a été invité au moins deux fois officiellement par le barreau de Marseille dans l’administration qui prend fin ces jours-ci.

Une première fois, aux frais communs,  par une commission dite de la culture, à propos de laquelle j’ai écrit à l’époque que ses animateurs étaient des abrutis, ce qui m’a conduit à des poursuites correctionnelles non terminées  et en cours. Oui, il parait que j’aurais injurié quelqu’un.

Entretemps, Monsieur Nicolas SARKZOY parlant de Monsieur Christian ESTROSI avait lui-même écrit que c’était un abruti,  et mon ami Gilbert COLLARD d’ajouter « mangeur de petits pois ».

A l’époque, MADENIAN s’était contenté  de dire des électeurs du Front national qu’ils étaient des fils de pute, ce pourquoi il a été condamné définitivement  par la 17ème correctionnelle.

Plus tard, au barreau de Marseille, MADENIAN est venu animer une soirée je crois contre le cancer.

Et bien, cher ami, quant à se faire enculer,  j’ignore qui ira. Mais  ni moi, ni mes amis.

Par bernard.kuchukian le 18/11/16

 

Comme tous les avocats du barreau de Marseille, comment faire autrement, le bâtonnier du moment m’avait invité ce midi  au » beaujolais nouveau » à la maison de l’avocat.

Il n’y avait pas la grande foule,  à peine  10 % des confrères inscrits. En fait, on a l’impression que la fête était surtout pour permettre aux candidats à la prochaine élection partielle du conseil de l’ordre de venir faire campagne.

L’explication de cette partielle désaffection est peut être aussi ailleurs.

Car, j’ai compté un nombre dérisoire de confrères de confession israélite, et aucun  de confession musulmane.

C’est que le beaujolais nouveau, c’est du vin (pas terrible, je vous le concède), ce qui ne pose aucun problème aux premiers, plus de la charcuterie pour faire passer. Ce qui pose problème aux seconds. Du cochon, pas de la charcuterie cacher ou hallal. On en recvient aux histoires de cantine qui passionnent tant la classe politique.

Je me suis donc posé la question de savoir si cette célébration était bien laïque, neutre. Remarquez que personnellement, je n’avais rien à dire.

En effet, le beaujolais c’est du vin, et le vin est une invention arménienne, il y a plus de 6.000 ans avant le Christ.

Les Arméniens ont inventé que deux choses, le vin et le pantalon. Et leur charcuterie était heureusement absente ce midi : je la déteste.

Ainsi donc, pour une fois, mais surtout sans le dire, mon barreau célébrait les Arméniens à travers le vin qu’ils ont inventé. Heu-reux.

Vous voyez, on avance.

Pour le surplus, on risque de faire du sur place, car je n’imagine pas que la maison de l’avocat,  qui aura peut-être un arbre de Noel abritera aussi une crèche pour la même Noel. On va leur conseiller de consulter l’ami Robert MENARD, à la mairie de BEZIERS, qui va leur expliquer comment on fait.

On fera peut-être aussi du sur place, si le Conseil d’Etat,  saisi d’une procédure de référé liberté contre l’ordonnance du 31 juillet 2015,  qui a prescrit le binôme sexuel,  appliqué ici pour les prochaines élections partielles, se décide enfin à statuer, alors que les 48 heures légales pour le faire sont largement expirées maintenant.

C’est que l’ordonnance en question n’a jamais été ratifiée par le Parlement, en étant toujours à l’état de projet de loi d’habilitation, qui pourrait bien ne jamais aboutir à une loi, puisque l’ordre du jour du Parlement est fixé par le premier ministre, qui a d’autres choses à faire actuellement.

Et alors, cette ordonnance n’est jamais qu’un règlement, de la compétence contentieuse du Conseil d’Etat, et non susceptible de question prioritaire de constitutionalité.

Mais c’est vrai je me suis  éloigné de la charcuterie de ce midi.

Par bernard.kuchukian le 04/11/16

 

Mais jusqu’où va aller l’ostracisme des organes censés représenter le barreau de Marseille  à la cause arménienne ?

Voyons, voici qu’on apprend qu’on y a enfin découvert l’utilité et l’usage de la question prioritaire de constitutionnalité, dont c’est vrai je fais grand usage,  au point qu’on annonce une conférence sur le thème organisée par tel confrère ayant apparemment l’oreille du bâtonnier et du conseil de l’ordre.

Il ne s’agit  évidemment ni de moi (je suis le seul avocat marseillais a avoir autant plaidé  rue de Montpensier), non  plus que de Philippe KRIKORIAN (qui est l’auteur de Q.P.C. et y a plaidé aussi).

Nous avons même plaidé ensemble,   sur interventions, suscitées par la chambre criminelle de la Cour de cassation,  et  voulues par le Conseil constitutionnel,  la Q.P.C. de la loi Gayssot, en tant que son exclusivité par rapport à la sanction de la contestation des autres génocides, est contraire à la déclaration des droits.

C’est au point que la décision du 8 janvier 2016, historique à bien des égards, a obligé le législateur à revoir sa copie, tandis qu’un texte est actuellement en commission mixte Assemblée nationale-Sénat, qui va intégrer une modification de la loi de 1881 pour, sous certaines conditions, sanctionner la contestation du génocide arménien et d’autres encore. Rien que sur ce blog, et sous réserve de la sincérité de ses informations, compte tenu de la censure, mon commentaire a été lu près de 32.000 fois.

Bon, on fait simple, ni Philippe ni moi ne sommes invités.

Par bernard.kuchukian le 02/11/16

 

Je parle de numérique.

La France entière des avocats avait découvert,  il y  a sept ans,  le combat du barreau de MARSEILLE,   à l’époque sous la direction du bâtonnier MATTEI, et avec l’impulsion de quelques rarissimes confrères, les doigts d’une seule  main,  dont je suis fier d’avoir été, pour  être en avance  dans l’introduction du numérique et notre vie professionnelle.

Las, un conseil de l’ordre rétrograde avait alors torpillé nos efforts, et les bâtonniers suivants avaient  sonné la retraite. Piteusement.

Le pire est qu’on n’essaie même pas maintenant  de profiter,  comme d’autres,  des avancées nées cet été  de la loi MACRON.

Un tout petit exemple : pour appliquer le système de la multipostulation de première instance dans le ressort de la cour d’appel, nous avons accès aux dossiers par le R.P.V.A., en ligne.

J’ai eu  la curiosité de comparer les possibilités ouvertes aux confrères par le  R.P.V.A. pour placer au rôle les affaires nouvelles dans chacun des  huit tribunaux du ressort. Apparemment, AIX-EN-PROVENCE, DIGNE, DRAGUIGNAN, GRASSE, NICE, TOULON le permettent.

Seuls deux tribunaux ne le permettent pas.  TARASCON  et … MARSEILLE.

Je suis franchement  désolé pour les sympathiques confrères de TARASCON,  mais j’avais rêvé de quelque chose de plus grand pour MARSEILLE.

Par bernard.kuchukian le 29/10/16

 

Comme,  bien sûr, jusqu’ici à coups de renvois,  pour éviter les trois mois de prescription,  je suis et demeure poursuivi en correctionnelle par certains pairs, qui prétendent être la profession,  et seulement par eux (le parquet s’en moque) parce que j’ai écrit ici librement, ah-oui, parlons-en de la liberté, sur la plateforme institutionnelle de notre profession de  blog avocat,   que le barreau de Marseille était raciste à la cause arménienne.  

Attention, je n’ai volé ni tué, ni  physiquement blessé aucun client, ni personne d’autre d’ailleurs.

Non, j’ai frappé à l’ego de certains.

J’en suis fier.

Et si être raciste est une infraction, alors les racistes, ce sont ceux qui me poursuivent.

Un monde à l’envers, quoi.

Le terme raciste n’était  peut-être et d’ailleurs pas le bon en français, que voulez-vous je m’appelle Kuchukian, et ne perçois peut être pas toutes les subtilités de la langue française. Celui d’ostraciste aurait été plus exact.

Mais on verra plus tard, un jour peut-être,  si cette affaire est plaidée au fond, quoi penser de la nuance sémantique par rapport à l’infraction  qui m’est reprochée d’injure simple, tandis que je soutiens par questions prioritaires de constitutionnalité,  qu’on fait obstacle à transmettre au Conseil constitutionnel, que l’infraction reprochée n’existe pas.

En attendant, pendant le temps des incidents de procédure que je soulève comme tout plaideur en a le droit le plus absolu,  qu’on parait ici ne reconnaitre qu’aux criminels devant les cours d’assises où plaident certains de mes délateurs, je  peux synthétiser à l’avance, si le fond de cette lamentable affaire pour le barreau de Marseille, en parvient un jour à une audience de plaidoiries sur le fond.

« Cri du cœur », oui, c’est un cri du cœur.

J’écris cela à l’exact  moment où j’apprends qu’un ministre néerlandais,  devant telle situation internationale désespérée, ne sait plus comment s’exprimer en flamand, alors il s’exprime en  français.

Pour lui, « cri du cœur », c’est la liberté, celle de la France. Celle AUSSI des miens.

Moi aussi, je saurai la défendre.

 

P.S. Si j'avais écrit que le barreau était raciste à la cause juive, à la cause de l'esclavage des noirs, à la cause des gitans, ou quoi encore,  pas à la cause des avocats kurdes, car le barreau de Marseille les soutient, aurais-je été poursuivi ?

Par bernard.kuchukian le 26/10/16

 

Oui, puisqu’il parait  que c’est le cout par tête d’avocat parisien (comptés pour 27.000) de l’investissement des 150.000 €,  que nous a révélés notre ami HUVELIN,  soit le cout  du nouveau système appelé numérique  « plateforme participative » : 150.000  €/ 27.000 = 5,55 €.

Ce n’est pas bien cher,  me direz-vous.

Mais, compte tenu de ce que le barreau de Marseille n’a rien prévu  du tout de tel, ni plateforme machin, ni investissement informatique,  je me dispense de faire la calcul pour ici : la valeur numérique de l’avocat marseillais est donc nulle.

Nous sommes nuls. Pardon, valeur zéro, c'est mathématiquement plus exact.

Enfin, la base, car comme chacun le sait, surtout eux-mêmes, les élus de la profession sont infiniment supérieurs en valeur. Enfin, ils le pensent.

Par bernard.kuchukian le 26/10/16

 

Voici que le barreau de Paris est fier d’avoir,  sinon redécouvert l’eau tiède, mélange d’eau froide et d’eau chaude,  comme on doit savoir, mais le droit légitime et démocratique de la base  des avocats de s’adresser aux élus, à travers ce qu’on va appeler maintenant « la plateforme participative ».

Si les  ignares connaissaient un peu leur histoire de France et leur droit constitutionnel, ils auraient lu notamment SIEYES, et les autres  défenseurs  du droit de pétition.

Car, c’est ainsi que s’appelle le droit le plus démocratique et républicain qui soit  de s’adresser directement aux élus.  Issu au demeurant des cahiers de doléances des sujets du monarque avant la Révolution.

Ici,  les destinataires sont  les puissants membres du conseil de l’ordre,  qui ont tous tendance à se croire enfants naturels du roi Soleil,  faute d’avoir la filiation légitime du bâtonnier, son  fils ainé.

Je leur alors conseille à tous par exemple la lecture des Auteurs de la Révolution, publié dans la Pléiade en 1989 : ils y trouveront  au moins une jolie collection de références.

J’arrête ici ma critique moqueuse, car ce que vient de faire le barreau de Paris, une fois encore bien sûr, est une excellente chose. On doit les féliciter, et je le fais ici.

Quant au barreau de Marseille, il restera encore à la traine, comme d’habitude.

Je me souviens  pourtant du temps où bien avant l’invention parisienne de la plateforme participative, j’adressais chaque semaine des suggestions par messages de courriers électroniques aux membres du conseil de l’ordre local.

Dans l’indifférence et le mépris, oui le mépris, le plus total.

Enfants naturels de Louis XIV vous dis-je.