Par bernard.kuchukian le 29/09/16

 

Je ne sais pas qui des Parisiens ou des Marseillais est le moins cultivé ici, ce que je sais, c’est que dans ses souvenirs, en qualité de doyen des avocats de PARIS, de 1744 à 1838, Pierre-Nicolas BERRYER, référence de la conférence du même nom, dont il parait qu’on va parler prochainement, qui même été un temps député royaliste de MARSEILLE,  était aussi un fieffé  tenant de la colonisation en Algérie.

Voici ce qu’il écrit (pp. 431 et 432)

Début de citation

§ XVI  Colonisation d’Alger

La Providence est venue miraculeusement au secours des faiseurs de constitutions en France, en leur ouvrant, dans les vastes contrées de l’Algérie conquise, une colonie de rechange où ils puissent verser le trop plein de leurs capacités inertes, parasites et menaçantes.

La colonisation, ici, n’est pas seulement un avantage de spéculation ; elle est une nécessité  de conservation pour la métropole.

Le droit de la créer et de la perpétuer n’est disputé à la France, par aucun des Etats européens (…)

Les moyens de coloniser Alger, sans surcharges pour le trésor, surabonderont quand on le voudra. Il ne s’agit que d’adopter les errements suivis dans l’Inde par notre incomparable alliée l’Angleterre (…)

Rétablissons comme elle une compagnie puissante à laquelle nous ferons la cession du sol disponible et du commerce en Algérie, à la charge pour elle, de faire tous les frais de l’occupation territoriale, d’entretenir l’armée sous les ordres du gouvernement, et surtout de négocier avec les naturels du pays, pour les amener peu à peu au degré de notre civilisation.

La vie nomade et son esprit de pillage, le mahométanisme et ses haines contre les chrétiens sont les deux grands ennemis à vaincre par des transactions.

 

Fin de citation.

 

On se calme : la suite c’est que BERRYER explique dans le détail comment il faut revendre aux Arabes les terres qu’on leur a prises.

Par bernard.kuchukian le 26/09/16

 

Il y a une vingtaine d’années, et plus,  j’avais été suppléant légal d’une collaboratrice qui avait quitté le barreau de Marseille pour essayer de s’installer  dans un territoire d’outre mer lointain.

D’où elle est revenue rapidement pour redevenir avocate à Marseille.

Je reçois ce jour une lettre d’information de son banquier m’informant de la limitation à 100.000 € de  responsabilité de ses engagements. Plus de 20 ans après, et alors que le compte est à zéro, depuis une éternité, et que la suppléance n’existe plus depuis lors.

Si l’ensemble des  autres comptes de ce banquier, qui tient par ailleurs ceux clients du barreau tout entier, sont gérés pareil, c’est inquiétant.

D’autant plus que je n’ai toujours pas et par contre de réponse quant à savoir si le plafond s’applique pour le compte clients du barreau ou sous-compte par sous-compte.

Des rigolos vous dis-je.

Par bernard.kuchukian le 22/09/16

 

Voici que le bâtonnier d’AIX EN PROVENCE,  que je salue ici (bonjour KLEIN) alerte le monde, car il découvre que le projet d’édification d’un nouveau bâtiment pour le Tribunal de grande instance de sa ville est passé au panier.

Il faut expliquer qu’en raison de l’accroissement de la population dans le ressort, due notamment au développement des villes anciennes et nouvelles autour de l’étang de BERRE,  depuis 40 ans, l’installation ancienne,  dans les locaux de la Cour d’appel, n’allait plus.

On avait donc été récupérer une vieille clinique  désaffectée en boulevard extérieur, et on avait même installé la salle d’audience principale dans l’ancienne chapelle (pas très belle au demeurant).

On s’est un jour aperçu que tout cela était insuffisant et tordu.

Alors on a promis une cité judiciaire nouvelle,  démoli le plus ancien bâtiment, conservé le plus récent, reconstruit un préfabriqué pour la correctionnelle et envoyé le civil ailleurs, dans un bâtiment pas si mal que cela. En tout cas bien pratique pour les avocats hors d’AIX EN PROVENCE : c’est près de l’autoroute, et il y a un large parking, gratuit,  quoi demander de mieux.

Il tombe mal le bâtonnier d’AIX, à l’aide de qui vient son confrère de MARSEILLE, ce dernier qui pense mal à nos intérêts locaux.   

Car nous sommes entrés en récession et en temps de disette suivie, d’autant plus suivie en justice que tout en matière de crédits d’équipements sera désormais englouti dans le nouveau Tribunal de grande instance de Paris.

La province qui en a l’habitude aura encore moins de miettes.

Moi, je ne signerai pas la pétition et j’imagine que les confrères marseillais non plus. Car, le bricolage actuel est bien pratique.

Cela dit, signé ou non, ce sera d’autant plus pareil qu’il va s’ajouter un paramètre nouveau, celui de l’informatique.

Nous nous approchons en effet du moment où on ira de moins en moins au tribunal, sauf le jour de la plaidoirie et rien que ce jour là.

Alors, construire de nouveaux bâtiments,  c’est d’autant moins utile que l’informatique,  ça coute nettement moins cher.

Par bernard.kuchukian le 20/09/16

 

A quelques semaines de l’arrivée dans la profession d’une invraisemblable fournée de nouveaux avocats, tous candidats au chômage intellectuel ou à la ruine progressive, mais tout le monde déclarera être content, l’arrêté ministériel de ce jour au journal officiel fixe le nombre des notaires nouveaux dans la région. Les notaires ne sont pas suicidaires, tant mieux pour eux. Meme en appliquant la loi MACRON.

Pour Marseille, et sa région dans les deux ou trois années à venir, ils seront 35 (on m’avait dit sous le manteau, 29).

Par bernard.kuchukian le 14/09/16

 

Les membres du conseil de l’ordre n’aiment pas à Marseille que les confrères leur écrivent. Ils sont, comment dire, intouchables.

Par le passé, j’ai bien essayé de leur adresser des recommandations, des observations ou des  remontrances. J’ai même cité les auteurs du temps de la Révolution française qui ont  établi ce droit absolu du citoyen –lire ici avocat- lambda.

Rien n’y a fait.

Donc, je m’y prends autrement et j’écris publiquement. Suivez-moi.

L’affaire se passe ce matin rue Lulli à Marseille.

A hauteur d’un restaurant appelé « Le Mas de Lulli », bien connu des fêtards nocturnes et des célébrités de passage ici. Les murs sont tapissés de photos de vedettes de passage. C’est derrière l’Opéra.  Dont le patron,   plus ou moins en retraite,  est un ancien scaphandrier professionnel   et d’origine grecque. Donc, j’adore.

La partie trottoir est un peu encombrée par les tables en terrasses du restaurant.  On ne peut passer deux à la fois. Ma consœur Luisa STRABONI vient face à moi, elle parait absorbée par son téléphone cellulaire. Elle m’a nécessairement vu puisqu’elle s’est engagée, alors que je viens de lui céder le passage. Par galanterie. Plus qu’une avocate, c’est une femme.

Alors, elle me voit. C’est dur de ne pas me voir, ou alors il faut vite consulter un ophtalmologue. Et une fois passée, elle me dit « pardon ».

Pas « bonjour », mais « pardon ».

Tant pis pour le bonjour. Qu’elle me doit, elle est nettement plus jeune que moi. Passons.

Elle aurait du non pas me dire « pardon » mais simplement « merci ».

Alors, je réfléchis et me dis ceci. La consœur est membre du conseil de l’ordre.

Qui connait mieux que le conseil de l’ordre la « délicatesse » correspondant à la politesse ci-dessus ?

Ce conseil qui a cependant  décidé de me poursuivre en correctionnelle soutenant que j’ai injurié la profession en écrivant sur ce blog d’avocat qu’elle est raciste à la cause arménienne.

J’imagine donc qu’elle se repent désormais, et quelle me demande pardon pour avoir ainsi mal agi. C’est que tout le démontre, y compris le lieu, devant les Grecs, amis de génocide des Arméniens, avec leur pontique.

Je suis dans le doute, à la vérité. 

Heureusement, je fais citer ce confrère et 39 autres membres passés et actuels du conseil de l’ordre en correctionnelle comme témoins. Si elle vient, je lui poserai la question de savoir si ce « pardon » avait ou non un rapport avec cette affaire.

Si elle ne vient pas, et les autres non plus, ce sera un beau sujet d’incident de procédure pénale. Mais il faudra attendre décembre prochain ou plus tard pour le savoir.

Quel beau métier que celui d’avocat.

Par bernard.kuchukian le 09/09/16

 

 DECLARATIONS SUR L’ISLAM APRES L’ATTENTAT DE NICE LE 14 JUILLET

 

 

LETTRE OUVERTE RECTIFICATIVE

 

Monsieur le bâtonnier, cher confrère,

 

Cette lettre annule et remplace celle que je vous ai écrite hier, qui a été mise en ligne sur mon blog avocats, et que je viens d’effacer complètement.

 

Il se trouve en effet que j’ai été abusé par la présentation matérielle de l’article dont je vais faire état plus loin,  et que j’ai cru,  de bonne foi,  que vous étiez l’auteur direct des propos que j’ai condamnés.

 

Je vous exprime ici mes regrets, et vous prie de m’excuser.

 

Ma circonstance atténuante est cependant que ces propos  sont présentés comme ceux du président du Tribunal à une cérémonie publique,  à laquelle le barreau, dont vous êtes le chef, avez assisté, ainsi avalisée, sans la moindre réserve.

 

La photo publiée vous montre  d’ailleurs au premier rang, et sur le même rang,  à la gauche  du magistrat qui déclare,  lui,  une feuille à la main.

 

C’est certes une minute de silence en commun, MAIS AVEC DES COMMENTAIRES  PARLANTS,  et reproduits, qu’on peut considérer également comme communs.

 

Car,  pour autant, le problème de fond n’est pas réglé.

 

Je continue en effet de lire,  effaré, ce que rapporte le journal du barreau de Marseille n° 3-2016,  en page 53, soit avec cette photo,  la  déclaration faite par le président du Tribunal de grande instance,   à la minute de silence organisée par lui, juste avant qu’il ne prenne sagement le chemin de lieux plus calmes, comme la Cour d’appel de Dijon.

 

Plus spécialement le passage suivant :

 

« Cela (on parle des actes de déséquilibrés) sans réflexion aucune, ni référence aux valeurs de paix que toutes les religions, y compris bien sur l’Islam,  entendent d’abord défendre ».

 

Deux observations sur ce commentaire,   déplacé et tendancieux indigne même, y compris lors d’une minute de silence, car le commentaire n’est pas silencieux, lui.

 

  1. Alors de l’auteur des propos précités sait  comme tout le monde que l’auteur de l’attentat de Nice est de confession musulmane, comment sait-il qu’il a agi en qualité  de «  déséquilibré »,   et pas de combattant lucide de la cause ?
  2. Justement, comment peut-il oser déclarer que l’Islam serait une religion qui entend défendre les valeurs de paix ? Elle devrait le faire. Mais elle ne l’a jamais fait dans son histoire, jamais, aujourd’hui moins que par le passé.

 

Il me parait alors  très regrettable  que le bâtonnier  ait pu être présent à une telle déclaration publique d’un haut magistrat, ce dernier pourtant soumis à une obligation de réserve évidente, surtout dans de telles circonstances.  

 

Et qu’en tout cas, c’est le plus grave, la publicité dans notre journal  en ait été faite sans la moindre réserve.

 

Ainsi donc, on peut considérer – et que j’ai fait – que tout paraissait avaliser chez vous,  au nom du barreau,   les propos en question.

 

C’est qu’entre autres choses, les descendants des          1.500.000 Arméniens,  plus  500.000 Assyro –Chaldéens,   massacrés entre 1915 et 1922  - vous ne voulez si peu en entendre parler, que vous me poursuivez en correctionnelle moi qui accuse la duplicité dans l’affaire arménienne-  puis plus tard récemment au Liban, en Irak (il n’y a plus de Chrétiens dans ce pays,  et ils parlaient même la langue du Christ, l’ araméen, ils y étaient 3.000.000), et je n’évoque pas le sort inquiet des 10.000.000 de Coptes d’Egypte, pourraient apprendre à éviter des déclarations aussi honteuses que celle que vous avez mise en valeur, sans broncher.

 

Mais où a-t-on découvert que l’Islam serait une religion de paix ?

 

Quelle référence peut-on  en donner dans une lecture du Coran à laquelle personne à la cérémonie révélée au bulletin du barreau ne s’est  surement jamais livré.

 

Les éminents juristes présents dans leurs jolies robes auraient du savoir  déjà l’évidence de l’art. 10     de la déclaration des droits de 1789, dans le bloc de constitutionnalité de 1958. Nul  ne doit être inquiété pour des opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne   trouble pas l’ordre public établi par la loi. Une centaine de mort dans un attentat au feu d’artifice d’un 14 juillet,  c’est  bien un trouble à l’ordre public, non ?

 

Et un magistrat de ce niveau ne peut faire  de la politique, apparemment avalisée en public par le représentant de notre profession.

 

J’entends bien protester contre  des horreurs de cette taille dans un barreau  et dont  décidemment   la décadence se révèle à tous les niveaux.

 

 

 

 

 

 

 

Par bernard.kuchukian le 17/08/16

 

A l’époque, nous avions à MARSEILLE un bâtonnier du nom de MATTEI.

C’est un pénaliste de grande qualité à ce qu’on dit, et on peut donc imaginer que la communication électronique en procédure essentiellement civile, ce n’était pas son truc.

Et pourtant, lorsque nous l’avions alerté,  il s’était battu comme un lion et engagé avec nous dans l’affaire du R.P.V.A., pour en assurer le développement  intelligent, hors la connerie couteuse et monumentale qui a consisté en  l’imposition du boitier Navista, sans compter la clé Certeurope, dont on finira par voir qu’elle ne sert à rien de nécessaire.

Il voulait en effet  que le barreau de MARSEILLE se distingue par sortie de médiocrité ambiante et obligatoire.

Et puis, MATTEI a dû baisser les bras.

On peut le comprendre, à part un quarteron de confrères dont j’ai eu l’honneur d’être, personne ne suivait.

Pas même localement, où son successeur désigné, un certain GAVAUDAN, manifestait son hostilité aux solutions marseillaises à la MATTEI qui envoyaient Navista et Compagnie à se faire voir ailleurs.

Non, le nouveau était légaliste nationalement, aux ordres du CONSEIL NATIONAL DES BARREAUX, où il s’ était rapidement fait élire.

En privé, il expliquait que du R.P.V.A.,  il s’en fichait, ne s’y était pas abonné, et pour cause, son activité était seulement dans le contentieux prud’homal. Il n’en n’avait donc pas besoin.

Le bougre s’était alors vexé de ce que j’ai écrit ici qu’il était un traitre à nos intérêts professionnels.  J’ai été alors accusé d’« injure à bâtonnier »,  tu parles d’une affaire.  Réputé religieux, ce bâtonnier-là devait donc regretter le temps de l’Inquisition, et à défaut essayer de m’excommunier du barreau.

Il m’a donc  poursuivi au disciplinaire,  comme si j’avais été un voleur de poules, mais il  a pris alors deux superbes claques.

La première, parce que le Conseil régional de discipline, que j’ai empêché  de juger par astuces de procédure, auxquelles personne n’avait pensé – Philippe KRIKORIAN a été admirable - a été légalement obligé de me « relaxer civilement ».  Et d’un.

La seconde, parce que lui et/ou son successeur autre bâtonnier  n’ont pas fait appel de cette relaxe dans les délais, ce qui a conduit à un arrêt d’appel d’irrecevabilité  rendu en audience solennelle qui les a complètement ridiculisés.

Cet arrêt savoureux  a été publié in extenso sur mon blog. Je n’ai rien à cacher. Et de deux.

Par la suite, ce sinistre personnage m’a un beau jour apostrophé dans un couloir du métro de MARSEILLE, en déclarant  qu’il m’annonçait 15 ans de terreurs et poursuites. De plus. De la formule, je n’ai retenu que les 15 ans, oui pour l’espérance de vie.

On aurait pu s’arrêter et oublier. Mais non, les faits sont têtus.

Car voici que la facétieuse chancellerie exige désormais la communication électronique du R.P.V.A. dans les procédures d’appel en matière prud’homale.

Alors, je me marre : voici que le bonhomme dont c’est le fonds de commerce va devoir lui aussi s’acheter une clé et passer par le R.P.V.A.

L’ingrat   ne dira pas merci aux MATTEI, JANSOLIN, KUCHUKIAN  et compagnie, à MARSEILLE, sans oublier cette chère Nathalie  KERDREBEZ à PONTOISE que je salue ici au passage.

Ceux et celle qui ont combattu Navista.

Car, on ne lui imposera plus son boitier de merde.  

A l’aide de sa clé, il pourra se repentir.  Il est heureux que le diable n’existe pas.

Par bernard.kuchukian le 31/07/16

 

J’en ai connu des bâtonniers à Marseille. Et alors qu’on va prochainement passer à une bâtonnière, je puis faire le bilan.

Le plus grand fut indiscutablement Edouard ALEXANDER, disparu en 2004.

Son fils Raymond ALEXANDER, qui fut mon camarade d’amphithéâtre à la Faculté de droit,  puis devenu avocat, mon ami, et qui termine comme moi la carrière,  tous les deux en prenant notre temps, a eu l’idée de recueillir  sur lui.

Voici ce que j’y ai écrit.

 

De ton père, je conserve le souvenir à la fois autoritaire et autoritaire, et surtout juste et courageux.

Deux évènements précis.

Le premier, en 1970, je commençais mal dans la profession. Mon père avait été la victime d’un grès grave accident de la circulation. Michel PEZET le défendait.

Le chèque bancaire de règlement des indemnités revenant à mon père avait été détourné par l’avocat de la compagnie d’assurance adverse. Il n’y avait pas à l’époque le formalisme de la CARPA. L’avocat de l’assureur avait joué le montant au casino, et il avait perdu.

Je me souviens encore de ma mère allant dire son fait au bâtonnier  M.  (1) de l’époque. Lequel,  superbe menteur prétentieux,  lui faisait la morale et qui l’assurait  que le chèque de remplacement était payé : or, c’est elle qui l’avait en mains, il lui a avait été rendu par la SOCIETE GENERALE, la banque de mes parents, avec la mention « sans provision ».

J’en avais parlé en désespoir de cause à ton père, alors membre du conseil de l’ordre. Je sais qu’il y avait fait un scandale : le confrère avait été radié, et le montant payé par son frère, qui était avoué à Aix en Provence.

 

La seconde fois, je commençais à faire mon trou, ton père était devenu bâtonnier, un confrère aixois avait porté plainte contre moi au prétexte que dans la constitution d’une S.A.R.L., je n’avais pas accompli je ne sais plus quelle formalité.

Le con ne savait pas qu’il existait sur le sujet une réponse écrite du garde des sceaux à la question précise, et qu’on y disait comme exactement moi.

J’avais rencontré ton père.

Il m’avait dit : » petit, ce n’est rien, je vais arranger çà ».

Quatre jours plus tard, il m’avait appelé et m’avait copieusement engueulé : « dis-donc, tu crois que c’est moi qui vais écrire la lettre ? ».

J’avais répondu que je n’osais pas, je n’étais pas le bâtonnier.

« Et bien tu vas me préparer la réponse, que je recopierai.  Mais attention, je te connais, c’est moi qui suis censé avoir rédigé la lettre,  mets les formes en lui expliquant que c’est un con ».

Ce qui fut fait.

Dans mon message à Raymond ALEXANDER, j’ajoute : reçois mon meilleur souvenir pour ton père, personnage exceptionnel, et pour toi mon amitié fidèle.

 

 

  1. Il s’appelait MILANI.

Par bernard.kuchukian le 21/06/16

LETTRES DE MON BARREAU : PARRAINS ET MAFFIA SONT SORTIS  DE L’AFFICHE

La blogosphère se souvient certainement de l’affiche d’il y a quelques semaines,  de la prochaine revue du barreau de Marseille, le 30 juin, avec les parrains de la maffia, et leurs chapeaux, tous bâtonniers ou anciens bâtonniers.

Evidemment, j’ai été le seul à protester, mais j’ai eu des échos d’autres protestations, moins courageuses que la mienne, comme toujours, mais toutes aussi réalistes.

Voici que le bâtonnier a pondu, il y a une heure ou deux,  une nouvelle circulaire nous appelant à assister à cette revue-là, alors surtout qu’au même moment il y aura la concurrence de l’euro de football. Un quart de finale à Marseille, à 21 H le soir meme.

On s’en fout.

Non, ce qui compte, c’est la nouvelle affiche, car il y a désormais une nouvelle affiche, totalement différente, nettement plus calme que l’ancienne.

Fini la maffia des bâtonniers et les sous entendus.

On est dans le spectacle, même si le cœur de l’affiche correspond à soit un tambour, soit possible aussi, mais c'est le contraire,  une boite de petits réglisses, censés je suppose calmer les esprits.

Vous savez il en faut davantage pour me calmer, car les auteurs de la nouvelle affiche ignorent l’histoire de la famille KUCHUKIAN.

Il se trouve que mon arrière grand père Paul KUCHUKIAN avait un domaine, au XIXème siècle,  le long du fleuve Menderes,  entre Aldin et Smyrne,  et qu’il y cultivait les bâtons de réglisse : ce sont des arbustes qui poussent tous seuls

Par bernard.kuchukian le 12/06/16

LETTRES DE MON BARREAU : LE SPECTACLE N’EST PAS PAREIL A MARSEILLE ET A PARIS

 

Le barreau de Paris a son « Palais musical » avec son festival,  au moins annuel, beau comité des fêtes, qui sait même coller à l’actualité, puisque l’an dernier, centenaire du génocide  de 1915, on avait eu la délicatesse de mettre à l’honneur la musique arménienne.

Voici  que je reçois hier,  pour cette année, son invitation à plusieurs concerts symphoniques ou  de musique de chambre, en 1ère chambre de la cour d’appel de Paris, ou à la maison du barreau.

Voici quelques jours, j’ai reçu l’invitation du bâtonnier à la revue de notre barreau de Marseille, avec une affiche appelée clairement « les Parrains »,  sous la direction d’un confrère dont on peut et doit-on mettre en cause l’intégrité mentale, y compris si on prétend faire de l’humour,  photomontage de tous les bâtonnier et anciens bâtonniers, en posture de chefs mafieux, y compris pour deux ou trois  portant chapeaux genre Borsalino idoines, sur le thème de la Maffia,  avec avertissement compris.

C’est sûr que, sur ce coup au moins,  le barreau de Paris et celui de Marseille  ne jouent  pas  dans la même division, pas certain  non plus que ce soit le même jeu.

Et ce billet  est officiellement hors   de la guérilla urbaine marseillaise, dernier exemple hier, encore que. On y reviendra.